Sainte-Marie-aux-Chênes

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Sainte-Marie-aux-Chênes
Église Sainte-Marie
Église Sainte-Marie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Marange-Silvange
Intercommunalité Communauté de communes du pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
Roger Watrin
2014-2020
Code postal 57255
Code commune 57620
Démographie
Gentilé Quercussiens
Population
municipale
3 894 hab. (2011)
Densité 382 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 32″ N 6° 00′ 11″ E / 49.1922222222, 6.0030555555649° 11′ 32″ Nord 6° 00′ 11″ Est / 49.1922222222, 6.00305555556  
Altitude Min. 205 m – Max. 323 m
Superficie 10,19 km2
Localisation

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Liens
Site web saintemarieauxchenes.fr

Sainte-Marie-aux-Chênes est une commune française située dans le département de la Moselle à une quinzaine de kilomètres de Metz. Les habitants sont les Quercussiens et les Quercussiennes (du latin quercus, chêne).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l’ancienne Duché de Bar, prévôté de Briey, archiprétré d'Hatrize.

Fief des le Hungre, la Cour, Gournay, des Armoises, Heu. En 1817, Sainte Marie aux Chênes comptait 388 habitants répartis dans 64 maisons.

La clairière de Harroville[modifier | modifier le code]

La tradition populaire veut que la première agglomération du ban de Sainte Marie aux Chênes soit un hameau gallo-romain du nom de « Harris villa » regroupant autour d’une grosse ferme portant l’appellation de son propriétaire les très modestes habitations des ouvriers attachés au service de la « villa ». Ce serait là l’origine de la désignation, sur l’actuel village, à gauche de la route de Montois (sur la côte, après la mine Ida, dans le coin des haies, avant le « ravin » qui précède le bois de Magieux); à cet endroit, la charrue mettait encore à jour naguère des débris de tuiles romaines.

La fontaine du Breuil[modifier | modifier le code]

En ces temps reculés, au fond du vallon qui passe au pied de la mine Ida et qui descend vers Homécourt par « la carrière », au lieu-dit « Le Breuil » jaillissait une source dont les eaux froides et ferrugineuses avaient la réputation d’être fébrifuges et en particulier de guérir les affections pulmonaires ainsi que de soulager, par lavage, les maladies d’yeux. Pour cette dernière raison, la fontaine aux eaux miraculeuses jouissait d’une grande renommée auprès des populations celtes des environs. Entourée de chênes (ces arbres vénérés à lépoque des celtes par nos ancêtres les Gaulois), cette source coulait, dit-on, à l’ombre de l’un des plus anciens et des plus majestueux « roi des forêts ». Aujourd’hui, tarie en grande partie par les mines, elle n’a plus qu’un très faible débit, un très mince filet d’eau.

On comprend aisément qu’un tel nom ait pu donner naissance à la pieuse tradition sur les origines chrétiennes de notre petite cité. Toujours est-il que ce nom est attesté dès le XIIe siècle et se trouve diversement orthographié : « Sancta Maria ad Querqus » (d’où l’appellation savante de Quercussiens donnée aux habitants de Sainte-Marie), « Sancta Maria achesne » Sainte Marie au Chesne (1593), Marie-aux-Chênes en 1793 quand la Révolution française se déchaîna contre l’Église (on ne peut manquer de faire le rapprochement avec l’appellation de Marieneichen donnée pendant la dernière occupation allemande). Avec le concordat de 1801, le village retrouva officiellement le nom de Sainte Marie aux Chênes.

La guerre de 1870 et la période contemporaine[modifier | modifier le code]

Village du comté puis duché de Bar, Sainte Marie aux Chênes devint Français en 1766 puis fit partie du département de la Moselle (1790), relevant de l’arrondissement de Briey.

Occupé en 1870 par les armées Prussiennes et Saxonnes, le village servit de base arrière lors de la Bataille de Saint Privat (18 août 1870), ce qui lui valut d’être annexé par le nouvel Empire allemand lors du traité de Francfort alors que l’arrondissement de Briey restait à la France. Sainte Marie devint alors un village frontalier (cf le « café de la douane »). Le cimetière militaire Franco-Allemand ainsi que des monuments parsemés sur les territoires des communes avoisinantes témoignent de cet épisode de l’histoire. Normalement, lors de la signature des préliminaires de paix à Versailles, le 26 février 1871 (JO du 03 mars 1871), la commune devait rester française puisque située dans l'arrondissement de Briey. Néanmoins pour obtenir plus d'espace autour de la place-forte de Belfort, il fut conclu lors du traité de paix signé à Francfort le 10 mai 1871 (JO du 31 mai 1871) que la commune, comme celles de Redange, d'Aumetz et de Vionville, devint allemande. Ce qui arrangeait le vainqueur qui n'ignorait pas la valeur du sous-sol.

Cette période fut marquée par l’ouverture des mines de fer et une immigration italienne et polonaise importante.

Sainte Marie redevint française en 1918. Elle fut réannexée de facto par l’Allemagne nazie en juillet 1940 et revint à la France après la Bataille de Metz, à l’automne 1944. Notons, pour lui rendre hommage, qu’au cours de la deuxième annexion, des jeunes quercussiens assassinèrent un officier allemand. Pour éviter des représailles, un ouvrier immigré italien, bien qu’innocent, se dénonça et fut pendu. Une stèle, située près de la maison de retraite, lui rend hommage.

Années 1960/1980 : alors que de plus en plus fort sonne le glas des mines de fer et de la sidérurgie Lorraine, le village devient un bourg doté d’un Collège d’Enseignement Supérieur (Collège Gabriel Pierné), d’une Zone Industrielle conséquente, d’un accès direct à l’autoroute de l’Est (A4). Un hypermarché ouvrit ses portes en 1984 drainant une clientèle venant également de la Meurthe et Moselle voisine mais condamnant à terme le commerce de proximité des villages voisins…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Année d’élection Nom Prénom
1793 Colmar Jacques
1795 Drouot Jean
1796 Cuny François
1797 Labriet Maurice
1798 Geny Henry
1801 Mercier Joseph Léon
1804 François Jean Baptiste
1807 Le Thueur de Fresnois Nicolas
1811 Mathieu Joseph Pierre
1815 Huguet Nicolas Sébastien
1821 Berthelemy Jean Charles
1863 Gille Sébastien
1865 Lapointe Charle
1871 Louis Charles
1904 Förger Karl
1919 Guillot Théodule
1927 Domptail Aimé
1937 Houpert Jean
1942 Gasser Joseph
1943 Hirt
1944 Houpert Jean
1959 Brasmes Jules
1965 Revenu Ernest
1974 Klammers Marcel
2014 Watrin Roger

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 894 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
398 351 353 371 366 383 320 324 289
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
311 287 283 305 277 828 1 365 1 690 1 725
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 931 2 667 2 421 2 628 2 915 3 290 3 365 3 326 3 317
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
3 302 3 328 3 553 3 625 3 894 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains.
  • Cimetière militaire Franco-Allemand sur la route de Saint-Privat-la-Montagne,
  • Ossuaire (1870)

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie.
  • Église Sainte-Marie : nef 1773, chœur gothique tardif, clocher roman 12e ; fragment d’une Vierge en bois 15e.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011