Saint-Julien-lès-Metz

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Saint-Julien-lès-Metz
Église Saint-Julien.
Église Saint-Julien.
Blason de Saint-Julien-lès-Metz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Montigny-lès-Metz
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Maire
Mandat
Fabrice Herdé
2014-2020
Code postal 57070
Code commune 57616
Démographie
Gentilé Saint-juliennois [1]
Population
municipale
2 976 hab. (2011)
Densité 623 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 05″ N 6° 12′ 12″ E / 49.1347, 6.203349° 08′ 05″ Nord 6° 12′ 12″ Est / 49.1347, 6.2033  
Altitude Min. 162 m – Max. 452 m
Superficie 4,78 km2
Localisation

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Saint-Julien-lès-Metz
Liens
Site web http://www.mairie-stjulienlesmetz.fr

Saint-Julien-lès-Metz est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Julien-lès-Metz est située à 2 km du centre de Metz. Elle s’étend des rives de la Moselle au sud jusque sur le plateau au nord. Le centre se situe sur le versant. Le ruisseau de Vallières venant de l’est traverse la commune avant de se jeter dans la Moselle.

Autrefois distincte de Metz, Saint-Julien-les-Metz a été peu à peu incorporée au sein de l’agglomération. La route départementale 1 qui longe la Moselle et la route départemental 3, en lacets, qui va vers Bouzonville, traversent la commune.

Carte de la commune.
Rose des vents La Maxe Chieulles Vany Rose des vents
N Vantoux
O    Saint-Julien-lès-Metz    E
S
Metz

Toponymie[modifier | modifier le code]

[2]: Ad sanctum Julianum (945); Burgum sancti Juliani (1094); Villa sancti Juliani (1192); La Croix Saint-Julien (1213); Saint-Juliens (1246); Saint-Juliant (1287); Saint-Julliein (1377); Saint-Jullien (1473); La paupellerie de Saint-Jullien (1517); Sanctus Julianus in Burgo (1544); La paupetterie Saint-Julien (1552); Le bourg Saint-Julian sur la montagne d'Ésirmont (1553).

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-lès-Metz faisait partie du Pays messin (ban des Treize). Lors de la guerre des quatre seigneurs en 1324, le village fut brûlé. Une partie des habitants trahirent leur camp et allèrent se joindre aux ennemis. Le faubourg situé en avant de la porte du Pont-Rengmont résista cependant à plusieurs assauts, grâce au sire de Bitche[3]. Au cours du siège de 1444, Saint-Julien-lès-Metz a aussi énormément souffert.

Le village est entièrement détruit par le duc de Guise en 1552, au cours du siège de Metz de Charles Quint. Le faubourg de Saint-Julien-lès-Metz est détruit en 1731 pour faire place au fort de Belle-Croix : il est reconstruit plus loin en 1733 sur la pente nord-ouest de Belle-Croix, avec une église et un presbytère.

Comme les autres communes de Moselle, Saint-Julien-lès-Metz est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Lors de la seconde annexion, le 1er octobre 1940, la commune de Saint-Julien, rebaptisée "Sankt Julian" intègre le district urbain de Metz ou "Stadtkreis Metz". Malgré la combativité des troupes allemandes de la 462e Volks-Grenadier-Division de l'armée de Knobelsdorff, Saint-Julien est libérée par la 5e division d’infanterie de l'armée Patton le 21 novembre 1944[4], à la fin de la bataille de Metz, mettant ainsi fin à quatre années de souffrance.

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-les-Metz a connu récemment un fort développement économique, consécutif à l’étalement urbain de l’agglomération messine. De nombreuses entreprises s’y sont installées, notamment le complexe cinématographique du Kinepolis, ainsi que des administrations, comme les archives départementales de la Moselle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Marcel Simon    
mars 2008   Fabrice Herdé    
Les données manquantes sont à compléter.

L’équipe municipale compte six adjoints et seize conseillers municipaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 976 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
359 408 419 383 518 465 486 561 821
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 134 1 340 1 181 1 482 1 494 1 520 1 603 1 181 1 101
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 208 1 349 1 572 1 801 2 045 2 719 2 678 2 667 2 990
1990 1999 2006 2011 - - - - -
2 971 3 134 2 981 2 976 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalité née à Saint-Julien-lès-Metz[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chateau de Grimond: casernement de l'Inf. Reg. Nr.8 (c.1900)
  • passage d’une voie romaine ; vestiges four, aqueduc, statuettes ;
  • château de Grimont, XIVe siècle, reconstruit au XVIIIe siècle ; surplombe Saint-Julien-lès-Metz à côté des Archives départementales de la Moselle ; détruit jusqu'en 2010. Le château a été réhabilité, en 20 logements sociaux, passifs disponibles en 2013 pour une somme de 2 194 329 €[7],[8].
  • archives départementales de la Moselle ; les étagères présentent plus de 35 km linéaires d’archives départementales, 60 % des documents datent d’après 1940, 13 % pour la période 1800–1940 et 15 % avant 1790. Le Cercle généalogique de Moselle et de Cercle généalogique de Pays messin y ont installé leurs bureaux[9] ;
  • ancien moulin : le moulin à farine qui n’est pas rentable devient moulin à papier, il est détruit une première fois au début du XVIe siècle ; reconstruit un siècle plus tard il devient la propriété de la congrégation de Notre-Dame de Metz ; un incendie ravage le bâtiment en 1983 et la municipalité décide de le raser[9] ;
  • pont du Moulin, construit au XIVe siècle, les inondations des années 1980 ont eu raison de l’ouvrage ; l’édifice vétuste est détruit pour être remplacé par un pont plus large dont les travaux ont commencé en août 2009[9] ;
  • zones de loisirs : complexe cinématographique Kinépolis de quatorze salles, bowling, restaurants…
  • « jardins ouvriers », en contrebas de la rue Paul-Langevin, le long de la rue Moselle

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Julien, 1968 ;
  • ermitage Saint-Anne, chapelle XIXe siècle, érigé par le lieutenant Christophe Frote[10] pour faire pénitence ; en piteux état et avec une partie du toit qui commençait à tomber, il fut détruit fin 2012 pour laisser place à des maisons individuelles et des logements sociaux.

Ouvrage militaire[modifier | modifier le code]

  • Fort de Saint-Julien : le fort fait partie de la première ceinture des fortifications de Metz. Il est situé sur les hauteurs de Saint-Julien-lès-Metz et surplombe la ville et la vallée de la Moselle. En 1867, Napoléon III décide d’urgence de passer un décret gouvernemental pour construire le fort de Saint-Julien, le Groupe fortifié du Saint-Quentin et le fort Saint-Privat. La construction commence en 1867 et lorsque la guerre éclate en 1870 le fort n’est toujours pas achevé. Les Allemands en prennent possession : il le renomme fort Manteuffel et en finiront la construction de 1871 à 1891. Il y aurait eu inscrit à l’intérieur du bâtiment « Érigé pour protéger l’Allemagne et défier la France » mais l’inscription aurait disparu après la victoire de 1918. Une partie du fort abrite aujourd’hui un restaurant spécialisé dans les plats lorrains et alsaciens[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/montigny/saint-julien-les-metz.html
  2. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. Ernest de Bouteiller, François Bonnardot, La guerre de Metz en 1324, poème du 14e siècle, éd. Firmin-Didot, Paris, 1875.
  4. 1944-1945:Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.14:Recensement préfectoral sur les dates de libération)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. http://www.logiest.fr/news/123-1.pdf
  8. http://www.loractu.fr/metz/3548-a-metz-bio-rime-avec-beau-pour-la-semaine-du-developpement-durable.html
  9. a, b, c et d Le Journal de Metz-Orne du 22 novembre 2009, dans Le Républicain lorrain, Les trésors de Saint-Julien, p. 14.
  10. Le lieutenant Frote resta à l’ermitage jusqu'à sa mort en 1844. Les Saint-Juliennois le surnomment « le Saint ».