Longeville-lès-Metz

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Longeville-lès-Metz
Longeville-lès-Metz, Temple protestant réformé.
Longeville-lès-Metz, Temple protestant réformé.
Blason de Longeville-lès-Metz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Woippy
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Maire
Mandat
Alain Chapelain
2014-2020
Code postal 57050
Code commune 57412
Démographie
Gentilé Longevillois
Population
municipale
3 798 hab. (2011)
Densité 1 401 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 55″ N 6° 08′ 10″ E / 49.1152777778, 6.1361111111149° 06′ 55″ Nord 6° 08′ 10″ Est / 49.1152777778, 6.13611111111  
Altitude Min. 165 m – Max. 315 m
Superficie 2,71 km2
Localisation

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Longeville-lès-Metz

Longeville-lès-Metz est une commune française située dans le département de la Moselle. Ses habitants sont appelés les Longevillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Longeville-lès-Metz est une commune située sur la Moselle et contigüe à Metz.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est adossée au mont Saint-Quentin, point culminant de l’agglomération messine.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est divisée en deux quartiers de taille voisine : l’Île Saint-Symphorien et Longeville-Centre. Le pont de Verdun, qui enjambe la Moselle, relie les quartiers entre eux. Les contours de l’île ont beaucoup évolué au cours du temps. La forme actuelle de l’île Saint-Symphorien date du XVIIIe siècle, quand deux îles séparées par un bras de la rivière ont été réunies[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Ban-Saint-Martin Rose des vents
Scy-Chazelles N Metz
O    Longeville-lès-Metz    E
S
Montigny-lès-Metz

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Deux routes principales traversent la commune :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Depuis le 7 octobre 2013, trois lignes de bus du réseau Le Met' desservent la commune :

  • La ligne 5 passe par le centre-ville en provenance de l’ouest de l’agglomération (Jussy, Châtel-Saint-Germain) et à destination de Metz-Magny au sud. Un bus passe toutes les dix minutes en heure de pointe. Le niveau de service est comparable à celui de l'ancien réseau TCRM.
  • La ligne 11 passe par l’île Saint-Symphorien en partant de Metz-Devant-les-Ponts au nord-ouest et en se dirigeant vers Metz-Borny à l'est. La fréquence de passage est d'un bus toutes les vingt minutes en heure de pointe et toutes les trente minutes en heure creuse. En comparaison avec l'ancienne ligne 4/34 qui desservait l'île et passait tous les quart d'heures, les fréquences diminuent de 25% à 50%.
  • La miniligne 19 relie le centre-ville à l'île. Elle est accessible à la demande uniquement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’étymologie du nom de la ville provient de sa situation géographique - À l’époque Gallo-Romaine, la ville était nommée 'Longa Villa’, la ville qui longe le mont Saint-Quentin.

On rencontre les noms de Langevilla (910), Lungeville devant Mets (XVe siècle), Longueville (XVIIe siècle), Longeville-lès-Metz (1801).

En Lorrain, le nom de la commune est Longevelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L’histoire de la ville remonte à l’époque gallo-romaine où Longa-Villa est traversée par une voie romaine. L’île Saint-Symphorien est une zone marécageuse et inondable. Elle complète les fortifications romaines qui la surplombent.

XIXe siècle et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Comme les autres communes de Moselle, Longeville-lès-Metz est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Le développement de la ville prend véritablement son essor fin XIXe siècle-début XXe siècle avec la création de casernes au centre-ville et l’urbanisation progressive de l’Île Saint-Symphorien, le long du boulevard du même nom.

La construction du pont du Sauvage en 1906 (l’ancêtre du pont de Verdun) et l’assèchement des marécages de l’île lance son développement. En effet, les fréquentes crues de la Moselle, la piètre qualité des terrains et le caractère militaire de l’endroit (utilisé comme terrain d’exercice) rendaient l’endroit peu attractif. Les pâturages sont remplacés peu à peu par des habitations. Horticulteurs et pépiniéristes font leur apparition sur l’île après la mise en service du pont. Les pépinières disparaissent en 2010, mais laissent toujours leurs traces dans le nom de plusieurs rues de la commune (rue des pépinières, rue de l’horticulture).

Lors de la seconde annexion, le 1er octobre 1940, la commune de Longeville-lès-Metz, rebaptisée "Langenheim" intègre le district urbain de Metz ou "Stadtkreis Metz". Le pont du Sauvage est détruit par les allemands le 18 novembre 1944, pendant la Libération de Metz. Il est remplacé peu après par un ouvrage provisoire de construction américaine[2]. Malgré la combativité des troupes allemandes de la 462e Volks-Grenadier-Division de l'armée de Knobelsdorff, Longeville-lès-Metz est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le 21 novembre 1944[3], à la fin de la bataille de Metz.

Les travaux de canalisation de la Moselle qui débutent à la fin des années 1950 et se terminent en 1964) rendent nécessaire le remplacement du pont provisoire. Le Pont de Verdun est mis en construction en 1965 et inauguré le 12 septembre 1967. La canalisation de la Moselle limite alors l’impact des inondations et facilite le développement de l’île.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre-François Hennocque    
mars 1989 mars 2001 Pierre Rodesch DVD  
mars 2001 en cours Alain Chapelain DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 798 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
477 508 442 524 751 657 652 704 751
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
604 723 767 779 1 547 1 921 2 206 1 507 1 380
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 972 2 162 3 174 2 910 4 505 4 058 4 379 4 136 4 078
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
4 134 4 012 3 971 3 834 3 850 3 798 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Loisir[modifier | modifier le code]

La majeure partie du plan d’eau de Metz, où les Messins aiment se retrouver les week-ends ensoleillés, est située sur le ban de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

La ville héberge deux installations sportives situées sur l’île Saint-Symphorien à proximité du centre-ville et dont la ville de Metz est propriétaire :

  • le complexe sportif Saint-Symphorien qui correspond à l’ancien Palais des sports de Metz, détruit le 7 mars 1999 par un incendie criminel ;
  • le stade Saint-Symphorien où évolue le FC Metz. Les architectes des tribunes sont Jean-Luc Gibert et Gérard Hypolite, puis Patrick Triacca et Roland Carta, 1988, 1999, 2001 ;
  • le plan d’eau Saint-Symphorien (ou du Saulcy) ;
  • la tour Bismarck, sur la pente du mont Saint-Quentin. C’est la seule, parmi les très nombreuses tours Bismarck érigées dans l’empire allemand, qui soit située en France. À l’origine, sa silhouette altière, bien visible depuis Metz, dominait la vallée de la Moselle. Aujourd’hui, noyée dans la forêt, elle est régulièrement victime d’actes de vandalisme.
  • demeure où Napoléon III a séjourné

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Temple protestant réformé.

Longeville-lès-Metz compte trois lieux de culte :

  • l’église Saint-Quentin, à Longeville-Centre, de style néo-gothique 1867 ;
  • l’église Saint-Symphorien, 1 rue des Pépinières sur l’île Saint-Symphorien, architectes Félix Madeline et Yves Rolland ; commencée en 1955 ; inaugurée le 14 avril 1957 par Mgr Louis, vicaire général ; Pierre Koppe, des ateliers Simminger, a exécuté les vitraux[6] ;
  • le Temple protestant réformé, rue du Général De Gaulle à Longeville-Centre, construit entre 1907 et 1908.

Édifices militaires[modifier | modifier le code]

Plusieurs édifices témoignent du passé militaires de la ville :

  • la caserne Roques, élevée par les allemands fin XIXe siècle pendant l’annexion, au pied du mont Saint-Quentin et bordant la Moselle. Cette caserne est transformée en cité universitaire à la fin des années 1970. Elle se nomme désormais Résidence Saint-Quentin ;
  • le groupe fortifié du Saint-Quentin, construit sur les flancs du mont. Les premiers bâtiments sont une initiative de Napoléon III. Les ouvrages sont achevés par les Allemands. Un grand projet de mise en valeur du secteur est en cours. Il ne devrait pas voir le jour avant le début des années 2020. Les acquisitions foncières par la Communauté d’agglomération de Metz Métropole ont commencé début 2008. Les premiers travaux de dépollution et de débroussaillage du site ont été lancés en décembre de cette année. Le fort de Plappeville est également concerné[7].
  • le château construit au XVIIe siècle, démoli en 1970. Une salle des fêtes l’a remplacé depuis.
  • l’ancien donjon des Gournay, des XIIe siècle-XVIe siècle, situé 78-80 rue du Général-de-Gaulle.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ludovic Obraniak, footballeur né à Longeville-lès-Metz.
  • Jean-François Clervoy, spationaute français, né en 1958 à Longeville-lès-Metz ; frère jumeau de Patrick Clervoy
  • Patrick Clervoy, médecin psychiatre français, né en 1958 à Longeville-lès-Metz ; frère jumeau de Jean-Francois Clervoy
  • Olivier Krumbholz, entraîneur de l’équipe de France féminine de handball, né en 1958 à Longeville-lès-Metz ;
  • René Fuchs, ancien footballeur français de 1949 à 1963, né en 1928 à Longeville-lès-Metz ;
  • Auguste Migette, peintre français né à Trèves, a vécu à Longeville-lès-Metz ;

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Longeville-lès-Metz (Moselle).svg
Les armes de la ville sont :
D'argent à la tour de sable posée sur un mont de neuf coupeaux de sinople, mouvant d'une rivière d'azur, au chef de gueules chargé de trois besants d'or, le premier surchargé d'une ombre de croisette pattée.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L’Île Saint-Symphorien », dans Carte des balades nature Metz Métropole, édition 2007
  2. [1] 95th Infantry Division, le pont du Sauvage
  3. 1944-1945:Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.14:Recensement préfectoral sur les dates de libération)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. L’île Saint-Symphorien. Consulté le 10 octobre 2009.
  7. « Attention travaux », dans Metz Métropole, numéro 31, novembre 2008, p. 8