Langatte

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Langatte
Image illustrative de l'article Langatte
Blason de Langatte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Sarrebourg
Intercommunalité Communauté de communes de l'Étang du Stock
Maire
Mandat
Bernard Simon
2014-2020
Code postal 57400
Code commune 57382
Démographie
Population
municipale
558 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 24″ N 6° 58′ 54″ E / 48.7567, 6.9817 ()48° 45′ 24″ Nord 6° 58′ 54″ Est / 48.7567, 6.9817 ()  
Altitude Min. 256 m – Max. 307 m
Superficie 12,97 km2
Localisation

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Langatte est une commune française située dans le département de la Moselle et la région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Langatte est situé dans l'arrondissement et le canton de Sarrebourg, dans le sud de la Moselle, à la jonction entre le chemin départemental 27 qui vient de Sarrebourg et le chemin départemental 89.

Au centre d’un triangle virtuel formé par les villes de Metz, Strasbourg et Nancy, et précisément à 82 kilomètres de [Metz, le chef-lieu du département, à 69 kilomètres de Nancy, et à 70 kilomètres de Strasbourg, en bordure de la frontière linguistique mosellane mais en pays thiois'

Le territoire communal, avec une superficie de 1297 hectares, est constitué de champs, forêt et d'un plan d'eau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Commune vallonnée du sud mosellan, irriguée par un ruisseau, le Landbach, affluent de la Sarre, dans la vallée de laquelle la commune est située par extension.

Étang du Stock[modifier | modifier le code]

Langatte bénéficie de la présence d'un vaste plan d'eau : l’étang du Stock (à l’origine « Storch », qui veut dire cigogne en germanique). Le plan d’eau agrandi de nombreuses fois au fil des siècles et pour la dernière fois dans les années 1920-1930, sous la direction d’André Maginot, ministre de la Guerre, dans le cadre de la construction de la ligne Maginot dans l’objectif d’inonder la ligne de défense du même nom dans sa partie fluviale, la vallée de la Sarre secteur qui était également appelé ligne Maginot aquatique. Mais ce plan stratégique d'inondation de la vallée de la Sarre, ne sera jamais mis en exécution.

Ce plan d’eau qui a actuellement quelque 750 hectares, est un des plus grands du département de la Moselle et est devenu au fil des ans une zone de tourisme et de loisirs. Il est limitrophe de quatre communes, toutes membres de la même communauté de communes.

Transports[modifier | modifier le code]

Chemin de fer : gare de Sarrebourg à 7 km de Langatte (TGV)

Liaison ouest/est par la route : (Paris / Strasbourg)

La route nationale 4 passe à Sarrebourg et l’autoroute française A4 est à quelques kilomètres...

Sur le plan ferroviaire, la ligne SNCF, (Paris / Strasbourg) passe à Sarrebourg

Liaison Nord/Sud par la route : (Luxembourg / Metz / Nancy / Lyon / Marseille)

l’autoroute française A31 croise l’autoroute française A4 à Metz… Puis croise la route nationale 4 à proximité de Nancy.

Cette autoroute rejoint ensuite l’autoroute française A6 à Beaune…

Dans ces conditions la région est traversée par un axe autoroutier Nord/Sud reliant Luxembourg (Ville) à la mer Méditerranée... Ainsi que d'un axe un axe autoroutier Est/Ouest reliant Strasbourg à l'océan Atlantique via Paris...

Idem sur le plan ferroviaire...

Dans un rayon d’environ 120 kilomètres, il y a six aéroports internationaux, trois sur le territoire français, deux sur le territoire allemand, et un au Luxembourg :

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 1142 : Languater (Longs jardins) en francique (langue germanique), 1301: Langathe, 1374: Languesse, 1379: Langote, 15e siècle: Langata et Langete, 1664: Langd, 1793: Langatte.
  • Seconde Guerre mondiale : Langen (traduction de Langatte) par l'administration du 3e Reich pendant l'annexion de 1939 à 1944.
  • Époque contemporaine Langd (prononcer « land ») en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Sur le plan historique, l'histoire locale est très intimement liée à l'histoire de la Lorraine
  • L'origine de la commune est très ancienne. On retrouve des vestiges d’habitat celtique ou préceltique, ou/ou encore gallo-romain… La région était vraisemblablement peuplée par des tribus celtes, Médiomatriques.

Ultérieurement, sous l’administration « occupante » romaine, Langatte était par ailleurs situé sur la voie romaine "Decumanus" reliant Metz (Divodorum) à Strasbourg (Argentorate) via Tarquimpol. Elle avait la particularité de se diviser en deux au nord de Langatte, l’une des variantes traversait la commune de Langatte pour rejoindre Sarrebourg (Pons saravi), l’autre variante contournait Langatte par Dolving où existe toujours un pont, dont l'origine est gallo-romaine ainsi que des vestiges d'une villa romaine, puis la voie traversait la Sarre par le gué de Hoff (village), pour rejoindre la première variante, à la maladrerie (quartier ouest de Sarrebourg, à proximité du carrefour du Bellevue vers Réding).

En 2010, les travaux de terrassement de le seconde phase du TGV – EST LGV Est européenne, ou permis de mettre à jour sur une courte distance, sur le plateau de Langatte en direction de Gosselming, une partie de cette voie romaine, qui était en excellent état sous environ 2,50 mètres de terre. L’hypothèse est donc confirmée, Langatte disposait déjà d’une voie de contournement à l’époque romaine, ce qui n’est plus le cas actuellement…

  • Particularité linguistique : Le contexte historique (local) particulier, contexte qui fait que la commune de Langatte (comme d’autres communes de la région), était intégrée pendant des siècles au monde géopolitique germanique, puis au Saint-Empire romain germanique… Les restructurations et les réorganisations consécutives aux nombreuses guerres, et notamment la terrible guerre de Trente Ans d'autre part, font que la commune de Langatte est implantée en territoire thiois du département de la Moselle, en bordure de la Frontière linguistique mosellane (Voir carte).

Dans ces conditions, on parle encore en zone thioise du département de la Moselle une langue ancienne, le lothringer platt (en francique) ou le francique lorrain (en français). Il peut être intéressant de consulter à ce titre la page du Groupe allemand et notamment de consulter la carte qui s'y trouve, pour comprendre l'implantation exacte des langues germaniques locales, issues des langues franciques, (en France, au Luxembourg, en Belgique et en Allemagne), ainsi que la page spécifique consacrée au lothringer platt.

La seigneurie de Fénétrange dont le château existe toujours, appartenait aux comtes du Rhin, les (Rheingrafen) appelés aussi les comtes sauvages (Wildgrafen) et notamment la famille Mahlberg, (famille de nobles germaniques). Ces derniers étaient les descendants de Walter von Geroldseck (il a pris le nom de son épouse en se mariant). Les ruines du chateau-fort des Geroldseck sont toujours visibles sur les bords de la Sarre à Niederstinzel. Ils faisaient partie de la lignée de la Maison de Nassau. À ce titre il peut être intéressant d'examiner l'Armorial de la Maison de Nassau et par ailleurs de consulter la page Salm-en-Vosges. Il n’est pas rare dans la région, de retrouver chez quelques brocanteurs, des céramiques anciennes frappées aux armes des Nassau, voir à ce titre l'Armorial de la Maison de Nassau… La Dynastie des Nassau, devenue Orange-Nassau aux Pays-Bas, règne toujours au Luxembourg et aux Pays-Bas, deux pays qui faisaient partie au Moyen Âge de la Lotharingie (Lorraine) de l’époque… Dans ces conditions, Son Altesse royale (S.A.R.), l'actuel grand-duc Henri de Luxembourg (1955), est également Duc de Nassau et seigneur de Mahlberg…

L’on considère que dans la plupart des communes de la région, à la suite de la guerre de Trente Ans, il ne restait en moyenne que 1 ou 2 habitants par village, voire aucun… Ces derniers avaient été massacrés, ou avaient pris la fuite. L’habitat rural avait été pillé et incendié, le bétail avait subi le même sort. Ceux qui faisaient la guerre à l’époque se « payaient » en pillant les habitants, puis les exterminaient et mettaient le feu à leurs maisons, pour effacer toute trace de leur forfait. Les troupes suédoises (qui sévissaient dans la région) sous les ordres du général Bernard de Saxe-Weimar fils de Jean, duc de Saxe-Weimar, et stipendié par Richelieu, avaient très mauvaise réputation, rappelons que c'est le même qui avait fait le siège de Sarrebourg en 1636. Ce dernier, avec ses hordes de guerriers mi-suédois, mi-germains, ravagea la Lorraine avec une sauvagerie inouïe ! L'évocation de ses « Suédois » semait la terreur parmi les populations rurales de l’époque. Il s’est également rendu célèbre pour ses exactions, dignes de ce que feront d’autres… Entre 1939 et 1945 notamment… Des villages entiers ont été brulés, lorsque les habitants fuyaient vers les forêts environnantes, le soudard les faisait poursuivre par ses cuirassiers à cheval, pour les exterminer sauvagement et définitivement.

Conclusion à la suite de cette terrible guerre dite de Trente Ans, la région était devenue un immense champ de ruines, quasiment inhabité, pendant plusieurs dizaines d’années.

Il a fallu avoir recours à l’immigration pour repeupler la région... De très nombreuses familles sont arrivées au début du XVIIIe siècle. Ces gens étaient généralement des descendants de familles nombreuses de régions de montagne, ou la terre cultivable était insuffisante. Ils étaient originaires de Suisse, du Tyrol, de Bavière, et/ou de Savoie, etc. La plupart d’entre deux étaient locuteurs de langues germaniques locales de leurs différents pays d'origine, dans leurs différentes variantes… Leurs descendants ont petit à petit adopté la langue germanique locale de notre région, le francique lorrain, toujours existant. Les familles immigrantes de langue française s’installaient généralement entre elles, comme dans la commune voisine de Langatte majoritairement francophone. Mais il existe des cas d’immigrants français et par conséquent francophones, qui se sont installés dans des communes majoritairement germanophones, et dont les descendants parlèrent petit à petit le francique lorrain, langue germanique. À Langatte (comme dans certaines autres communes de la région) un quartier s'appelle la "Schwytz" (Suisse en francique) ce qui est très significatif de l'installation de migrants de ce pays, qui s'étaient sans aucun doute regroupés entre eux, dans ce quartier (notamment l’actuelle rue du lac, et rues adjacentes…) Des dispositions fiscales attrayantes avaient été prises à l’époque pour attirer les immigrants. Toute nouvelle famille qui s’installait dans un village sinistré par la guerre de Trente Ans, bénéficiait d’une exemption fiscale pendant cinq années. Si une famille acceptait de restaurer une maison en ruine (pour faits de guerre) elle bénéficiait de cinq années d’exonération fiscale supplémentaire.

Les noms de famille des habitants actuels de la région, dont l’origine remonte à cette époque, permettent généralement d’avoir une petite idée de l’origine géographique initiale de la famille. À Langatte par ailleurs, les anciennes maisons (lorsqu’elles n’ont pas subi de restauration contemporaine) étaient quasiment toutes des fermes du XVIIIe siècle. Sans aucun doute s’agit-il de maisons restaurées par les nouveaux arrivants, après la guerre de Trente Ans. Beaucoup de ces maisons ont encore sur le fronton (généralement au-dessus de la porte de grange) la gravure de la date de restauration, ces dates sont presque toutes entre 1710 et 1730… À l’intérieur de ces mêmes maisons, et notamment sur les murs mitoyens (qui n’ont pas subi de transformations) comme les murs dans la partie « agricole » du bâtiment, on peut parfois retrouver les traces de la maison précédente, comme des traces noires (présence de bistre) caractéristiques d’un ancien foyer, donc d'une ancienne cuisine à ce même endroit, parfois aussi la présence de bois intégré dans le mur, témoignant de l’existence d’une maison précédente à pan de bois. La modernisation des bâtiments, par les nouveaux occupants du XXIe siècle, efface peu à peu tous ces vestiges du passé.

  • Guerres napoléoniennes : Ces évènements ne se sont pas forcément déroulés sur les terres de la commune, néanmoins elles eurent un retentissement, dans la mesure où de nombreux ressortissants de Langatte y ont participé, et au moins 4 d’entre eux ont été récipiendaires de la médaille de Sainte-Hélène

Louis Adam, né à Langatte le 4 janvier 1790 engagé dans la Grande Armée. Il était soldat au 139e puis au 51e Régiment d'Infanterie de Ligne entre avril 1812 et juillet 1815. Il a participé aux campagnes de France, de Belgique et était présent à Waterloo. Il lui sera décerné la Médaille de Sainte-Hélène… Paul Klein, né en 1778 à Lohr, puis garde forestier à Langatte engagé dans la grande armée. Il était soldat au 2e Régiment de carabiniers de la garde impériale (premier empire), de l’an VI jusqu’en 1817. Il lui sera décerné la Médaille de Sainte-Hélène ainsi que la médaille de chevalier de la légion d’honneur. A suivi Napoléon à l’île d’Elbe. Nicolas Fuhrmann, né à Langatte le 2 août 1792 était lui aussi engagé dans la grande armée. Il était soldat au 7ème régiment de cuirassiers, entre 1812 et 1850. De retour à la vie civile, il s’établit à Neuf-Brisach. Il lui sera décerné la Médaille de Sainte-Hélène… Charles Hoesch né à Langatte en 1794, (Rue de l’abbé Rohrbacher actuelle maison Fabert) engagé dans la grande armée, il avait fait la campagne d’Allemagne et été fait prisonnier à Dresde… Quelques années plus tard, il fut blessé, puis présumé mort à la Bataille de Fleurus (1815) (près de Charleroi en Belgique)… Revenu au pays en 1822, il s’est marié et a eu 15 enfants. Il fut décoré par Napoléon III de la médaille de Sainte-Hélène. Mais quelques années plus tard, il ne lui a pas été possible de toucher la pension de 250 francs (de l’époque) allouée sur décision de Napoléon III, dans la mesure où en 1871, il était devenu citoyen prussien à la suite du traité de Francfort comme le furent la quasi-totalité des habitants du département de la Moselle et de l’Alsace !

  • Paroisse réformée de 1565 à 1631.

Le tourisme se développe de manière spontanée à partir de la fin des années 1950, et au tout début des années 60, sans marketing touristique, aucun office de tourisme ou autre syndicat d’initiative. La commune n’était à l’époque qu’un petit village à vocation purement rurale.

Économie[modifier | modifier le code]

Langatte a cherché à se développer et à améliorer ses infrastructures. La commune bénéficie de commerces de type débit de boissons et/ou restauration. En 2009, la construction d’un nouveau bâtiment destiné à abriter une boulangerie est entreprise sous l'influence de la communauté des communes.

Plusieurs entreprises, notamment dans le domaine des activités du bâtiment, sont également implantées sur la commune, ainsi qu'une agence bancaire équipée notamment d’un guichet automatique bancaire.

Plus récemment, un cabinet infirmier libéral y a également vu le jour, installé dans l'ancien bâtiment ayant appartenu à l'agence du Crédit mutuel, qui lui-même s’est relocalisé dans la rue de Sarrebourg

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 en cours Bernard Simon    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 558 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
549 575 671 757 805 838 787 798 756
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
713 722 734 670 678 690 641 620 609
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
578 584 533 539 502 498 484 414 411
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
379 349 379 368 426 472 558 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune de Langatte comporte de nombreuses résidences secondaires dont les occupants ne sont pas pris en compte dans cette rubrique démographique.

Plusieurs lotissements sur le territoire de la commune, dont les constructions sont soit en cours soit en voie d’achèvement, vont vraisemblablement faire évoluer à la hausse la démographie communale des résidents permanents.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

De nombreuses fêtes, animations et autres manifestations conviviales sont organisées, pendant la saison estivale

Tous les ans, le samedi qui suit le 14 juillet, un très important feu d’artifice (spectacle son et lumière) est tiré au bord du plan d’eau.

Ce spectacle déplace systématiquement une foule considérable.

Au début du mois de décembre, comme dans de nombreux pays et contrées germaniques, et ainsi qu’en Europe du Nord, il y a également la Saint-Nicolas. L'origine de cette fête est ancienne et est en lien avec saint Nicolas de Myre. Petit clin d'œil à l'évolution parfois étonnante des choses... Dans les pays germaniques, saint Nicolas est appelé Santa Klaus... Au moment des grandes immigrations vers l’Amérique du Nord… Les familles immigrantes et leurs enfants ont tout naturellement emporté dans leurs bagages leurs coutumes locales, y compris celle du Santa Klaus… Mais dans ce pays nouveau, et avec le mélange des cultures, un siècle plus tard, notre gros bonhomme qui vient gratifier les enfants, habillé à dominante rouge (habits de l’évêque qu’il était à l’origine) et portant la mitre traditionnelle de l’évêque sur la tête, et sans doute parce qu’il peut être difficile de trouver une mitre dans un pays en construction… Peu à peu il est apparu avec un simple bonnet rouge, puis une grosse barbe, et au fil du temps, il est devenu le Père Noël… Alors qu’en Europe du Nord-Est, la fête de saint Nicolas a lieu 3 semaines avant Noël…

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Base de loisirs[modifier | modifier le code]

Le tourisme, avec notamment un centre de bien-être, un camping, un village de gîtes sont des sources d’activités économiques non négligeables, permettant de l’emploi salarié permanent. Ces différentes activités ont été développées sur les rives du plan d'eau.

Une borne Hot spot permet aux résidents de la commune un accès internet haut débit sans fil.

En saison estivale, la fréquentation par les estivants et touristes de toutes origines, est importante. Une plage, un toboggan aquatique, et autres infrastructures équipent la base nautique locale.

Ces estivants résident au camping local, dans des gîtes et autres chalets proposés à la location, ou encore dans les résidences secondaires construites sur place.

Dans l’objectif d’accroître l’offre de tourisme aquatique et de bien-être, un centre de bien-être a été construit sur place, ce qui permet par ailleurs un fonctionnement toute l’année de la base de loisirs de Langatte.

Pour pouvoir faire face à l'affluence, un agrandissement de ce centre de bien-être est actuellement en cours (2012).

Le nombre de résidences secondaires par rapport aux logements en général est de 66,64 % à Langatte en 2012.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Un enfant de Langatte, fils de l’instituteur et chantre de l’église, Nicolas Rohrbacher et de Catherine Gantener s’illustra en devenant prêtre, écrivain, professeur, docteur en théologie, historien, puis homme politique en étant député aux états généraux, il s’agit de l’abbé René François Rohrbacher, né à Langatte le 27 septembre 1789, il est mort à Paris le 17 janvier 1856.

Son lieu de naissance, est probablement la maison de ses parents, qui était située dans l’actuelle rue de l’Abbé-Rohrbacher, vraisemblablement en lieu et place de l’actuelle caserne des pompiers…

Son parrain était Messire François René de Frimont, prêtre de la paroisse et voisin de ses parents. Janséniste, il devint vicaire épiscopal de l’évêque de la Meurthe (département). (Langatte était à l'époque dans l'ancien département de la Meurthe.)
René François Rohrbacher été un enfant de type intellectuel, qui souhaitait faire des études. Enfant, il faisait des conférences à ses camarades de classe, dans un coin du cimetière du village, situé à proximité immédiate de la maison de ses parents.

Un décret de Napoléon Bonaparte demandait à chaque famille de sept garçons et plus d’en inscrire un dans un lycée ou école d’arts et métiers, contre quelques aides financières. Le jeune Rohrbacher regrettait de ne pas remplir les conditions lui-même dans sa propre famille. Trois familles se trouvaient dans ce cas à Langatte, et le jeune Rohrbacher trouvait regrettable qu’aucun enfant de ces familles ne demande à bénéficier de ces avantages.

Après des études au collège de Sarrebourg, et de Phalsbourg, R.F. Rohrbacher poursuivait ses études à Nancy. Son père le voyant étudier dans la solitude, l’appelait « mon hibou. » Ses amis l’appelaient le paysan de Phalsbourg, le cosaque ou l’original de Nancy…
Félicité Robert de Lamennais et ses disciples de la Chesnaie le désignaient entre eux comme le gros franc Lorrain. L’historien Jules Michelet, démasqué plus d’une fois par lui, et écrasé de plus d’un coup de sa massue, puissante, ne trouva rien de mieux pour sa défense que de l’appeler « le vil copiste. » Dans le monde entier, le clergé et les savants le connaissent comme un des pères de l’histoire et l’un des hommes les plus doctes de ce siècle.

Plus tard, ses proches lui appliquaient le mot d’Horace : « Justum et tenacem propositi virum… » (« L’inflexible ténacité de l’homme de bien, dans la vérité et la justice… »).

Les funérailles de R.F. Rohrbacher ont été célébrées en janvier 1856, dans la chapelle du séminaire de la Congrégation du Saint-Esprit, située au 30, de la rue Lhomond à Paris, présidés par monseigneur Alexis-Basile-Alexandre Menjaud, évêque de Nancy et aumônier de l'empereur Napoléon III.

Travailleur émérite, R.F. Rohrbacher se distingua en rédigeant environ 45 ouvrages, dont une encyclopédie de 28 volumes et une autre de 6 volumes… Véritable historien, il rédigea également un ouvrage de cartographie, entre autres œuvres.

Un vitrail de la façade sud, de l’église paroissiale (Saint-Barthélemy) de Sarrebourg, illustre certains évènements de l’histoire de l’église, et évoque René François Rohrbacher, originaire de Langatte et auteur de nombreux ouvrages à ce sujet.

Walter Mondale est le petit-fils d'Antoine Lobsinger, originaire et né à Langatte le 24 novembre 1818, et décédé le 13 novembre 1888 à East Saint Louis (Illinois), situé dans le Comté de Saint Clair (Illinois), dans l'état de l’Illinois États-Unis. Les Lobsinger avaient immigré en Amérique du nord, à l’époque des grandes immigrations vers ce pays. La maison familiale originale des Lobsinger était située dans l'actuelle rue du lac à Langatte, elle a malheureusement été détruite en 2008, pour laisser place à une nouvelle construction. Néanmoins, des descendants (américains) de la famille Lobsinger sont venus au début des années 2000, faire des recherches historiques à Langatte, et ont pu prendre des photos, dont la maison de leur ancêtre avant destruction. Ces éléments figurent sur le site internet de ces derniers aux États-Unis.

Il est décédé accidentellement dans un crash d’avion Cessna 172 qu’il pilotait lui-même le 15 avril 2000, à Fox Lake, au nord de Whitehorse, près de Fox Creek, Alberta Canada.

  • Georges Mouton, comte de Lobau et maréchal de France, avait été propriétaire de la fortification « la tour du Stock » dont il avait fait une résidence secondaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

L’inscription sur les armoiries est : « D'azur à la fasce ondée d'argent, à la bordure d'or chargée de huit coquilles de sable. »

Le blason ou les armoiries de Langatte symbolisent un fond bleu (azur) ce qui représente la présence de l’eau, traversée par une onde, ce qui symbolise la présence du ruisseau, entourée d’une bordure dorée avec la présence de huit coquillages (toujours la symbolique du milieu aquatique…)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011