République démocratique du Congo

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2° 20′ 00″ S 22° 48′ 00″ E / -2.33333, 22.8

République démocratique du Congo

République démocratique du Congo (fr)

Repubilika ya Kongo Demokratiki (kg)

Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo (sw)

Republiki ya Kongó Demokratiki (ln)

Ditunga dia Kongu wa Mungalaata (lua)

Drapeau
Drapeau de la République démocratique du Congo
Blason
Armoiries de la République démocratique du Congo
alt=Description de l'image Democratic Republic of the Congo (orthographic projection).svg.
Devise nationale « Paix, justice, travail »
Hymne national Debout Congolais
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Joseph Kabila
Premier ministre Augustin Matata Ponyo
Langues officielles Français
Le lingala, le kikongo, le swahili et le tshiluba ont le statut de langues nationales
Capitale Kinshasa

4° 24′ S 15° 24′ E / -4.4, 15.4

Géographie
Plus grande ville Kinshasa
Superficie totale 2 345 409 km2
(classé 11e)
Superficie en eau 3,3 %
Fuseau horaire UTC + 1 et + 2
Histoire
Indépendance Royaume de Belgique
30 juin 1960
Démographie
Gentilé Congolais, Congolaise
Population totale (2014 Estimation) 77 433 744[1] hab.
(classé 19e)
Densité 33 hab./km2
Économie
PIB nominal (2013) 30,629 milliards de USD (111e)
IDH (2012) 0,304 (faible) (186e)
Monnaie Franc congolais (CDF) , Dollar (USD)
Divers
Code ISO 3166-1 COD, CD​
Domaine Internet .cd
Indicatif téléphonique +243

La République démocratique du Congo (en kikongo Repubilika ya Kongo Demokratiki, en swahili Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo, en lingala Republiki ya Kongó Demokratiki, en tshiluba Ditunga dia Kongu wa Mungalaata) est un pays d'Afrique centrale. C'est le quatrième pays le plus peuplé d'Afrique ainsi que le pays francophone le plus peuplé[1].

Le pays est aussi appelé plus simplement Congo ou RD Congo ou encore RDC mais aussi « Congo-Kinshasa » pour le différencier de la République du Congo voisine, elle-même appelée « Congo-Brazzaville » pour la même raison. De 1908 à 1960, cette ancienne colonie était appelée Congo belge mais aussi « Congo-Léopoldville » jusqu'en 1966, date du renommage de la capitale en Kinshasa. Avec la zaïrianisation, le pays s'est appelé Zaïre de 1971 à 1997.

Le Congo est le deuxième plus vaste pays d'Afrique après l'Algérie. Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le Grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des Grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerais. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan du Sud au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud[2].

Plusieurs centaines d’ethnies forment la population du pays ; le français est la langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo, lingala, tshiluba, swahili) ont le statut de langue nationale. L'économie repose principalement sur le secteur primaire (agriculture et exploitation minière).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la République démocratique du Congo et des pays limitrophes.

La République démocratique du Congo s'étend de l'océan Atlantique au plateau de l'Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo, véritable colonne vertébrale du pays. Grand comme quatre fois la France, quatre-vingt fois la Belgique, une fois et demie plus grand que le Québec (Canada)[2], ou encore grand comme la partie des États-Unis située à l'est du Mississippi, c'est le 11e État du monde par sa taille avec ses 2 345 409 km2.

Le fleuve Congo donne au pays son seul accès à l'océan Atlantique dans la ville portuaire de Banana (dans un étroit corridor sur la rive gauche du fleuve traversant le territoire de l'Angola, qui dispose de la rive gauche, et dont il crée une petite exclave sur la côte atlantique entre le nord du fleuve et la frontière de l'enclave angolaise du Cabinda).

En raison de sa grande superficie, de sa localisation au centre de l'Afrique, de ses énormes richesses naturelles et de son importante population, la République démocratique du Congo est l'un des « géants » de l'Afrique[2]. Elle est traversée par l'équateur et comprend trois climats : le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne.

Elle possède trois fleuves :

  • le Congo, deuxième plus grand fleuve d'Afrique, qui la traverse totalement et le sépare en partie du Congo-Brazzaville ;
  • le Nil (Nil Blanc), qui le sépare de l’Ouganda ;
  • le Shiloango, non navigable sur son territoire,

et bien des rivières, telle la Fumi, mais la plus importante est l'Uele.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces de peuplement au Congo sont associées à un préacheuléen, découvert sur les sites archéologiques de la Mulundwa au Katanga, de Katanda 2 et de Sanga 5 au Kivu. Les galets taillés ou choppers ont un âge estimé à plus de 200 000 ans, sans qu'il soit possible d'être plus précis aujourd'hui.

Le territoire de la République démocratique du Congo était anciennement peuplé uniquement par des chasseurs-collecteurs, peut-être en partie ancêtres des peuples pygmées actuels. Entre les traces d'un préacheuléen et l'arrivée des premiers villageois, le Congo sera toujours occupé par des groupes nomades, chasseurs-collecteurs, tailleurs de pierre, de cultures différentes.

L'Acheuléen est attesté par de nombreuses découvertes isolées de bifaces et de hachereaux ainsi que par le site de La Kamoa au Katanga.

Durant le deuxième millénaire avant J.-C., le nord de l'Afrique équatoriale vit une vague de migrations de populations productrices de nourriture, néolithiques, parlant pour certaines des langues bantoues. Entre –3500 et –2000, une première occupation villageoise dont l'épicentre se trouvait au sud-Cameroun, aboutit à l'installation d'un mode de production néolithique dans le nord et l'ouest de l'Afrique centrale. Au Congo, les premières traces de ces populations se matérialisent vers -2600 par la dite « tradition Imbonga » près de Mbandaka et du lac Tumba, et par la « tradition Ngovo » au bas-Congo à partir de –2300. De l'autre côté du pays, au Kivu, on voit apparaître des villages de la « tradition Urewe ». Ces villages ne sont que l'extension occidentale de communautés productrices de nourriture, métallurgistes, installées surtout en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, dans l'ouest du Kenya et de la Tanzanie ; les plus anciennes traces y sont datées de –2600.

La métallurgie du fer se développe de manière indépendante à ces installations, les plus anciennes traces se découvrent en Afrique centrale au nord-ouest (sud-Cameroun et zone de Bouar en Centrafrique), et au nord-est (région interlacustre). Au Congo-Kinshasa, le fer n'est pas connu dans la région occupée par la tradition Imbonga ; ce n'est que plus tard vers –2000 que l'on travaillera ce métal (sites de Pikunda et de Munda). Vers la même époque, le bas-Congo connaît ses premières fontes du fer dans le cadre de la tradition Kay Ladio qui suit dans le temps la tradition Ngovo. Au Kivu, dès l'installation des premières communautés villageoises, il est probable que le fer est présent, comme l'attestent les nombreux fours de réduction du fer bien connus au Rwanda et au Burundi.

Plus tard, comme l'indiquent des recherches allemandes sur les affluents du fleuve Congo, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d'eau de l'aval vers l'amont ; des travaux espagnols dans l'Ituri suggèrent qu'il faut attendre –800 pour rencontrer les premiers villages dans certains secteurs de la forêt.

Royaumes et empires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Congo précolonial.
Carte de l'empire Kongo en 1711.

Vers la fin du Moyen Âge, différentes populations, alors organisées en chefferie, s'édifient en royaumes (luba, kuba, lunda, kongo, etc.) qui, pour certains, voient leurs apogées correspondre avec les premiers contacts avec les Européens du XVe siècle. Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant avec les esclavagistes sur la côte et entre eux à l’intérieur du continent. Certains royaumes s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par delà leurs frontières. Le commerce se fait par portage ou voie fluviale.

Ces populations ne connaissaient pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas, les différents royaumes n’ont pas de frontières exactes (le territoire d'une petite ethnie comprend à peu près 5 000 km²). Beaucoup ne connaissent pas la monnaie et font du troc, les membres d'une même chefferie s'entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d'une génération à l'autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents. Les rois ou empereurs n’ont pas de véritable pouvoir. Ce sont plutôt les chefs de villages qui ont de l’autorité. Les royaumes sont plutôt le résultat d’unions temporaires de différents regroupements de villages de même langue pour se défendre contre une ethnie voisine.

La traite des noirs s’étend jusqu’à l’intérieur du continent et correspond, avec la traite de l’ivoire, à l’essor économique ou au déclin des différents royaumes. Elle a eu surtout un impact démographique sur l’est du pays et a fait pâtir la tradition orale.[réf. nécessaire] Les Européens se limitèrent aux régions côtières jusqu’à la moitié du XIXe siècle. À l’est du pays, aujourd’hui Ituri et Kivu, les Arabo-Swahili pratiquèrent également la traite négrière.

Colonisation[modifier | modifier le code]

Les frontières de la République démocratique du Congo ont été reconnues à l'issue de la conférence de Berlin, en 1885. Le 1er août 1885, Léopold II de Belgique accepta la souveraineté sur l'État indépendant du Congo. La spécificité de ce régime colonial résida dans le fait que dans un premier temps le Congo fut considéré comme une possession personnelle et privée du roi. En 1908, le parlement belge, qui avait soutenu par des crédits et par l'envoi de troupes, l'entreprise de colonisation du roi des Belges, vota l'annexion, à la suite notamment de certaines critiques de la presse anglo-saxonne concernant la gestion des représentants du roi au Congo. La Belgique administra la colonie jusqu'à son indépendance en 1960 sous le nom de Congo belge.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1482 : le Portugais Diogo Cão, à la recherche du « royaume du Prêtre Juan » (Abyssinie), atteint l'embouchure du fleuve Congo.
  • 1579 : le Portugais Duarte Lopez est le premier occidental à remonter le fleuve Congo.
  • 1874-1877 : exploration du fleuve Congo par Henry Morton Stanley
  • 1876 : fondation de l’Association internationale africaine (AIA) par Léopold II de Belgique
  • 1879 : retour de Stanley au Congo pour fonder une chaîne de stations de l’AIA/AIC
  • 1884 novembre - 1885 février : Conférence de Berlin
  • 1885 : Léopold II de Belgique devient, par union personnelle, roi-souverain de l’État Indépendant du Congo (EIC)
  • 1908 : Léopold II, roi des Belges, cède l’EIC à la Belgique, naissance du Congo belge, charte coloniale pour la gestion du Congo et scandales dans la presse belge.
  • 1914-1918 : la force publique contribue victorieusement à la guerre au Cameroun et dans l'Est Africain allemand par la victoire de Tabora.
  • 1940 : entrée en guerre du Congo du côté des alliés. La force publique remporte les victoires de Saïo et d'Asosa contre les forces italiennes d'Abyssinie. Certains de ses éléments s'en iront combattre en Égypte et Palestine.
  • 1956 : manifeste de conscience africaine sous la direction de J. Ileo.
  • 1959 : émeutes des ba-Kongo à Léopoldville pour l’indépendance du Congo-Central.
  • 20 février 1960 : ouverture de la Table ronde à Bruxelles qui fixe au 30 juin suivant l'indépendance du Congo.
  • 30 juin 1960 : indépendance du Congo.

Congo belge (1908–1960)[modifier | modifier le code]

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Dès les années 1940, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d'en bas » (Bas-Congo et Bandundu) parlant le kikongo et celle des « gens d'en haut » parlant le lingala, venant de l'Équateur d'abord et finalement de tout l'intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d'abord culturelle et finalement politique, l'Alliance des Bakongo (ABAKO), dont Joseph Kasa-Vubu devint président en 1954. Son rêve devint de rétablir l'ancien royaume Kongo de l'époque portugaise, en fait celui des Bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l'indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu'il s'agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les populations « d'en haut », venant de régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l'émancipation de l'Afrique » du Professeur belge Van Bilsen, publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1er juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l'ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l'heure est venue, il faut accorder aujourd'hui même l'indépendance immédiate ! »

La Belgique, qui croyait à la progressivité de la transition vers l'indépendance organisa les premières élections à l'échelon communal, limitées aux grandes villes en 1957. L'ABAKO triompha inévitablement à Léopoldville et cela impressionna certains unitaristes, tel Patrice Lumumba, un Tetela du Kasaï, intelligent et idéaliste, qui ne tarda pas à fonder son propre « mouvement national congolais » MNC-Lumumba, plus revendicatif que celui du MNC-Kalonji, Albert Kalonji étant aussi un Kasaïen unitariste. Ces jeunes rivalités politiques confrontées aux structures tribales compliquées du Congo allaient former un mélange détonant qui détruirait au bout de cinq années la première démocratie parlementaire congolaise. On ne peut que rappeler ici quelques épisodes saillants :

  • Émeutes de Léopoldville (4 - 7 janvier 1959) provoquées par l'interdiction tardive d'un meeting de l'ABAKO. Arrestation de Kasa-Vubu le 12 janvier. Il sera libéré le 14 mars.
  • Le 13 janvier, déclaration gouvernementale annonçant l'intention belge de réaliser rapidement l'indépendance du Congo unitaire. L'ABAKO rejette cette déclaration deux jours plus tard.
  • La suite de l'année 1959 voit d'abord l'autorisation des partis congolais, suivie d'élections générales sur l'ensemble du territoire congolais marquées par toutes sortes de manœuvres de ces partis dont se dégagent trois pôles : un Cartel des nationalistes fédéralistes formés de 6 partis séparatistes ou autonomistes dont l'ABAKO et le MNC-Kalonji, le pôle du MNC-Lumumba et finalement celui de l'homme fort du Katanga, Moïse Tshombé, conscient de la force économique de sa région et de l'intérêt de s'entendre avec l'Union minière du Haut Katanga (tout comme Kalonji vis-à-vis des exploitations de diamant au Kasaï). Parmi les partis qui émergent on retrouve le PSA (Parti Solidaire Africain d'Antoine Gizenga), le PNP (Parti national du peuple conduit par Albert Delvaux et Laurent Mbariko) Le LUKA (L'Union kwangolaise) par André Petipeti Tamata et Pierre Masikita.
  • En 1960, ce fut la Table Ronde de Bruxelles (du 20 janvier au 20 février) où représentants congolais et belges fixèrent les étapes suivantes. En mai eurent lieu les élections législatives. La première chambre des députés désigne par tirage au sort André Petipeti Tamata comme le premier président de chambre des représentants. Il dirige le bureau provisoire pour valider les mandats des députés élus et l'élection définitive du bureau. Les élections législatives et provinciales marquèrent de nouveaux clivages et alliances (scission de l'ABAKO) d'où résulta un compromis : Joseph Kasa-Vubu fut élu Président par le Parlement, Lumumba étant Premier ministre.
  • Au moment de l'indépendance du pays, le roi des Belges se rendit en personne à Léopoldville (future Kinshasa) pour assister aux cérémonies consacrant la fin de l'union coloniale entre la Belgique et le Congo, et marquant la naissance sur la scène internationale de ce nouvel État francophone (langue officielle) d'Afrique.

Débuts de la première République du Congo (1960–1965)[modifier | modifier le code]

  • 30 juin 1960: proclamation de l'indépendance du Congo belge en tant que « République du Congo »[3],[4], Joseph Kasa-Vubu, Président; Lumumba Premier ministre.
    • L'ancienne colonie française voisine du Moyen-Congo adoptait le titre de « République du Congo »[5] à son indépendance, le 15 août 1960. Les deux pays sont différenciés en affixant leur capitale à leur nom[6].
  • Dans l'armée du nouvel État indépendant, les blancs gardent le pouvoir. La radio accuse alors les anciens colons de complot contre le nouvel État, ce qui provoque la colère des soldats bangalas et balubas qui se mettent à persécuter la communauté blanche. La Belgique menace alors d'intervenir militairement.
  • 11 juillet 1960: les dignitaires du Katanga, sous la direction de Kapenda Tshombé Moïse et à l'instigation de quelques colons belges, proclament l'indépendance de l'État du Katanga, en état de sécession depuis juin. Les autorités du Katanga créent alors leur propre monnaie et leur propre police. L'ONU propose sa médiation à la place des troupes soviétiques ou belges.
  • 13 juillet 1960: Lumumba accepte alors la venue des casques bleus.
  • 20 aout 1960: sécession du Sud-Kasaï qui avait également proclamé son indépendance avant l'indépendance du reste du Congo, le 14 juin 1960. Ainsi, le gouvernement central perd ses deux provinces minières. Les troupes de l'ONU, censées intervenir pour mettre fin à la sécession, n'agissent pas.
  • 2 septembre 1960 : Le Premier ministre Lumumba appelle alors l'Union soviétique à l'aide.
  • 5-14 septembre: lutte entre Joseph Kasa-Vubu et Lumumba. Les soldats balubas et bangalas n'étant pas représentés dans le gouvernement, ils commettent alors un coup d'État, et renversent le Premier ministre. Au sein de l'armée, devenue complètement africaine, le général Mobutu Sese Seko prend les rênes et installe un gouvernement de commissaires. Mobutu est bientôt soutenu par les États-Unis, qui voient d'un mauvais œil le socialisme de Lumumba. Les médias occidentaux montrent en effet Lumumba du doigt et salue la sécession katangaise comme seul rempart de la liberté individuelle contre l'étatisme.
  • La première guerre du Congo commence en 1962. Le gouvernement central s'attèle à reconquérir les provinces sécessionnistes. L'assassinat de Patrice Lumumba en 1961, déporté par Mobutu au Katanga, et la reprise du Katanga et du Sud-Kasaï marqueront le début de l'ascension du général Mobutu Sese Seko. Une fois Lumumba éliminé, les troupes de l'ONU, immobiles, passeront soudainement à l'offensive avec les troupes de Mobutu pour reconquérir les deux provinces rebelles. (C'est ce qu'on appelle the UN betrayal.)
  • 1964 : Le titre « République démocratique du Congo », un nouveau drapeau et une nouvelle devise sont adoptés le 1er août 1964 (nouvelle constitution)[7],[4].
  • 1965 : le Congo est pacifié, toutes les révoltes tribales, ethniques ou des partisans de Lumumba sont matées.

Première République démocratique du Congo sous Mobutu (1965–1971)[modifier | modifier le code]

  • 24-25 novembre 1965: Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu et s'empare définitivement du pouvoir. La libération de Stanleyville marque le début des années de guerre qui se poursuivirent jusqu'en 1966. Toute cette région vit des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il faudra l'intervention de troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage.

Après les décrets de 1966, 1967 et 1969, les mines et les plantations sont nationalisées.

  • En 1971, commence la politique dite de l'authenticité, africanisation des noms pour les citoyens, les villes, les rivières, et le pays lui-même qui devient le « Zaire ». Dès lors il n’y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi être modifié en « République du Congo », mais les deux républiques du Congo étaient généralement distinguées par leur capitale : on parlait de Congo-Léopoldville et de Congo-Brazzaville.

La zaïrianisation forcée sous le régime de Mobutu (1971–1997)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Zaïrianisation.

Dans les années qui suivent la prise du pouvoir par le général Joseph-Désiré Mobutu, ce dernier entame à partir de 1972 une campagne d’« authenticité » afin de maintenir sa popularité. Le pays est renommé République du Zaïre en 1971 d’après un mot local pour rivière, et portera ce nom jusqu’en 1997. De même, le fleuve Congo est rebaptisé Zaïre et une nouvelle monnaie, le zaïre, divisé en 100 makuta (singulier likuta), remplace le franc. Les noms des personnes sont africanisés. Le général Mobutu prend le nom de Mobutu Sese Seko et oblige tous ses concitoyens à supprimer les prénoms à connotation occidentale et à rajouter un « postnom ». L’abacost est promulgué, interdisant le port de costumes occidentaux, et de nombreuses villes sont rebaptisées :

Nom colonial Nom actuel
Léopoldville Kinshasa
Stanleyville Kisangani
Élisabethville Lubumbashi
Jadotville Likasi
Albertville Kalemie
Cocquilhatville Mbandaka
Costermansville Bukavu
Bakwanga Mbuji-Mayi
Luluabourg Kananga
Banningville Bandundu
Nouvelle Anvers Makanza
Port Francqui Ilebo
Paulis Isiro
Thysville (Bas-Congo) Mbanza-Ngungu
Nom colonial Nom actuel
Leverville Lusanga
Baudoinville Moba
Ponthierville Ubundu
Banzyville Mobayi-Mbongo
Cattier (Bas-Congo) Lufu-Toto
Élisabetha Lukutu
Charlesville Djokupunda
Aketi Port-Chaltin Aketi
Bomokandi Bambili
Kilomines Bambumines
Moerbeke (Bas-Congo) Kwilu-Ngongo
Sentery Lubao
Vista Nsia Mfumu
Wolter Luila

À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont confisqués (zaïrianisation), nombre d’étrangers commencent à quitter le pays.

L’économie se met à péricliter avec la hausse du prix du pétrole (double choc pétrolier) et la baisse de celui du cuivre. La corruption et la mauvaise gestion entrainent une inflation vertigineuse. La banque centrale de Kinshasa faisant l’objet de ponctions des dirigeants, le FMI impose en 1978 Erwin Blumenthal à la tête de la banque centrale pour endiguer les détournements d’argent mais celui-ci ne peut se maintenir longtemps. Les hauts fonctionnaires zaïrois investissent l’argent détourné sous forme d’avoirs dans des pays occidentaux.

Seconde République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]

En 1996, les tensions provenant de la guerre civile et du génocide au Rwanda se propagent au Zaïre. La milice Hutu rwandaise Interahamwe, ayant fui le Rwanda à la suite de l'installation d'un gouvernement Tutsi, s'est mise à utiliser les camps de réfugiés Hutus dans l'est du Zaïre comme bases pour des raids contre le Rwanda.
Ces milices Hutu se sont vite associées avec les forces armées du Zaïre (FAZ) pour lancer une campagne contre les Tutsis congolais vivant dans l'est du Zaïre[8].

Par la suite, une coalition des armées rwandaise et ougandaise, sous le couvert d'une petite milice Tutsi, a envahi le Zaïre afin de combattre la milice Hutu, de renverser le gouvernement de Mobutu et finalement, de prendre le contrôle des ressources minières du Zaïre. Ils ont été très vite rejoints par différents hommes politiques du Zaïre, qui s'étaient opposés pendant nombre d'années sans succès à la dictature de Mobutu et qui voyaient une opportunité pour eux dans l'invasion de leur pays par deux des plus fortes armées de la région.

Cette coalition agrandie de deux armées étrangères et des figures d'opposition de longue date, menée par Laurent Désiré-Kabila, a pris le nom d'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL). Leur objectif, de manière plus large, était de chasser Mobutu et de prendre le contrôle des richesses du pays.

À la fin des années 1990, les "juniors" canadiennes, investies dans plus de 8000 propriétés minières, dans plus de 100 pays, pour la plupart encore à l'état de projet[9] multiplient les contrats signés dans les zones de conflit de la République démocratique du Congo[10], même s'il reste compliqué d'extraire les métaux, cuivre et cobalt en raison des conflits.

Le 17 mai 1997, Mobutu fuit le pays, et Kabila fait son entrée dans Kinshasa, s'autoproclamant Président et remplaçant le nom du pays par République démocratique du Congo.

Quelques mois plus tard, le Président Laurent-Désiré Kabila remercie toutes les forces armées étrangères qui l'ont aidé à renverser Mobutu, et leur demande de retourner dans leur pays. Il avait peur que les officiers militaires rwandais qui commandaient son armée ne complotent un coup d'État contre lui dans le but de placer au pouvoir un Tutsi qui répondrait directement au Président du Rwanda, Paul Kagame. Cette annonce n'a pas été bien accueillie par les gouvernements rwandais et ougandais, qui comptaient prendre le contrôle de leur grand voisin.

Les troupes rwandaises se sont alors retirées jusqu'à Goma, d'où elles ont lancé une nouvelle milice, ou mouvement rebelle, baptisé Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), mené par les Tutsis pour combattre leur ancien allié, le Président Kabila. Pour contrebalancer le pouvoir et l'influence du Rwanda en RDC, les troupes ougandaises créent un autre mouvement rebelle, appelé Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), mené par le chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba, fils du milliardaire congolais Jeannot Bemba Saolona. Les deux mouvements rebelles, soutenus par les troupes rwandaises et ougandaises, déclenchent la deuxième guerre du Congo en attaquant, le 2 août 1998, l'armée encore fragile de la RDC. Le 10 août 1998, le Président Laurent Désiré Kabila et quasiment l'ensemble de son gouvernement se retirent à Lubumbashi, où s'organise la résistance militaire. Resté à Kinshasa en ministre de la guerre, Didier Mumengi, ministre de l'information et porte-parole du gouvernement, lance le mot d'ordre de résistance populaire. Il invente le slogan "la Paix se gagne" et organise des "Forces d'Auto-défense Populaire" (FAP). Les mouvements rebelles et leurs alliés rwandais et ougandais échouent à Kinshasa. L'Angola, le Zimbabwe et la Namibie s'impliquent militairement du côté du gouvernement de Laurent Désiré Kabila, pour défendre l'intégrité territoriale de la RDC, pays membre comme eux du SADC (Communauté de développement d’Afrique australe). La guerre s'enlise à l'est du pays.

En 2001, Kabila est assassiné. Son fils, Joseph Kabila, lui succède. Il profite de sa prise de fonction pour appeler à des négociations multilatérales pour la paix, afin de mettre fin à la guerre.
En février 2001, un accord de paix est signé entre Kabila, le Rwanda et l'Ouganda, suivi de l'apparent retrait des troupes étrangères. Les troupes de maintien de la paix de l'ONU, MONUC, arrivent en avril.
Le conflit éclate à nouveau en janvier 2002 à la suite d'affrontements entre des groupes ethniques dans le Nord-est ; l'Ouganda et le Rwanda mettent alors fin au retrait de leurs troupes et en envoient de nouvelles. Des négociations entre Kabila et les chefs rebelles aboutissent à la signature d'un accord de paix par lequel Kabila devra désormais partager le pouvoir avec les anciens rebelles. En juin 2003, l'armée rwandaise est la seule de toutes les armées étrangères à ne pas s'être retirée du Congo. L'essentiel du conflit était centré sur la prise de contrôle des importantes ressources naturelles du pays, qui incluent les diamants, le cuivre, le zinc, et le coltan[11].

Un gouvernement de transition est établi jusqu'aux résultats de l'élection. Une constitution est approuvée par les électeurs, et le 30 juillet 2006, les premières élections multipartites du Congo depuis son indépendance en 1960 se tiennent :

Les résultats de l'élection sont contestés et cela se transforme en une lutte frontale entre les partisans des deux partis dans les rues de la capitale, Kinshasa, du 20 au 22 août 2006. Seize personnes sont tuées avant que la police et les troupes MONUC de l'ONU reprennent le contrôle de la ville.

Une nouvelle élection a lieu le 29 octobre 2006, et Kabila remporte 58 % des voix. Bien que tous les observateurs neutres se félicitent de ces élections, Bemba fait plusieurs déclarations publiques dénonçant des irrégularités dans les élections.

Le 6 décembre 2006, Joseph Kabila prête serment comme Président et le Gouvernement de transition prend fin.

La fragilité du nouveau gouvernement a permis l'installation d'affrontements répétés et de violations des Droits de l'Homme.

Dans l'affrontement se déroulant actuellement dans la région du Kivu, les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) continuent de menacer la frontière rwandaise et le Banyarwanda; le Rwanda soutient les rebelles du RCD-Goma (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) contre Kinshasa; et une offensive rebelle ayant eu lieu fin octobre 2008 a causé une crise de réfugiés à Ituri, où les forces de MONUC se sont révélées incapables de maîtriser les nombreuses milices et groupes à l'origine du conflit d'Ituri.

Dans le Nord-est, la LRA de Joseph Kony (LRA pour Lord's Resistance Army, l'Armée de résistance du Seigneur), s'est déplacée depuis leur base originelle en Ouganda (où ils ont mené une rébellion pendant 20 ans) ou au Sud-Soudan, jusqu'en République démocratique du Congo, en 2005, et a établi des campements dans le Parc National de Garamba[12],[13].

Dans le Nord du Katanga, les Maï-Maï créés par Laurent Kabila ont échappé au contrôle de Kinshasa.

Actuellement, l'ONU maintient la présence de militaires de différents pays dans le cadre de la MONUC (puis MONUSCO depuis juillet 2010), mais plusieurs dissidences et révoltes persistent et de nombreuses violences continuent. Dans la nuit du 4 au 5 novembre 2013, l'armée congolaise a chassé les rebelles du M23 des dernières positions qu'ils occupaient dans les montagnes du Nord-Kivu, à la frontière du Rwanda et de l'Ouganda.

Article détaillé : Conflit dans l'est du Congo.

Politique[modifier | modifier le code]

  • 28 novembre 2011 : élection présidentielle, 11 candidats sont retenus par la CENI (Commission électorale nationale indépendante), dont Joseph Kabila, Étienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Léon Kengo.

Constitution :

  • 2006 - constitution de la IIIe république, adoptée par référendum, confirmée par la Cour Suprême le 4 février 2006. La Constitution a été promulguée par le chef de l'État le 18 février 2006.
  • 2003 - 2006 Constitution de la transition, en vigueur jusqu'au 18 février 2006.

Président (liste) :

Premiers ministres (liste) :

Gouvernement (liste) :

Subdivision administrative[modifier | modifier le code]

Le Congo est divisé en onze provinces (voir la carte ci-contre).

  1. Bandundu
  2. Bas-Congo
  3. Équateur
  4. Kasaï-Occidental
  5. Kasaï-Oriental
  6. Katanga
  7. Kinshasa
  8. Maniema
  9. Nord-Kivu
  10. Orientale
  11. Sud-Kivu
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Les différents niveaux de subdivision sont les suivants :

  1. province ;
  2. district ;
  3. territoire ;
  4. collectivité (secteur ou chefferie) ;
  5. groupement.

Économie[modifier | modifier le code]

Taux de croissance du PIB et volume et de PIB par habitant

L'économie est essentiellement agricole (70 % des actifs) ou tournée vers l'exportation. Les minerais sont de grandes ressources. L'économie a été gravement frappée par la corruption et la mauvaise gestion depuis 1977. Ce qui explique le fort taux de contrebande, d'exportation illicite et d'activité minière clandestine. Les recettes gouvernementales et les exportations ont fortement diminué depuis 40 ans. L'économie a été ravagée par la guerre (1997-2005 : 5 millions de morts). Le plus gros partenaire commercial est aujourd'hui la Chine (importation, exportation, crédit).

Depuis la colonisation belge, l’économie est fortement tournée vers l’exportation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n’a été développée par les colonisateurs ni par les gouvernements du Congo indépendants. Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques…). Le tourisme a été ruiné par les guerres civiles.

La majeure partie de la population reste alors active dans l’agriculture bien que les terres cultivées ne représentent que 3 % du territoire. L'élite politique de Mobutu a détourné énormément d’argent des caisses de l'État. En effet, tous les hauts fonctionnaires mobutistes possédaient des avoirs dans presque tous les pays industrialisés et ont fait du Congo/Zaïre un des pays les plus endettés d’Afrique.

Dans le détail, la République démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales[15]. Son économie s’est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause de détournements de fonds.

L’agriculture reste le principal secteur de l’économie. Les principales ressources agricoles sont le café, le bois (afromosia, ébène, wengé, iroko, sapelli, sipro, tiama, tola, kambala, lifaki…) et le caoutchouc.

La RDC se lance dans la mise en place de zones économiques spéciales pour encourager la renaissance de son industrie. La première ZES devrait voir le jour en 2012 dans la commune kinoise de N'Sélé et sera consacrée aux agro-industries. Les autorités congolaises prévoient déjà d'en ouvrir une autre consacrée aux industries minières (dans le Katanga) et une troisième consacrée aux cimenteries (dans le Bas-Congo)[16].

Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont dominées par la Gécamines et de ses partenariats. Le diamant industriel est extrait par la MIBA. Mais dans un pays ravagé par la guerre civile, une grande partie de l'exploitation et l'exportation de produits miniers se fait clandestinement.

La République démocratique du Congo détiendrait 10 % des réserves mondiales connues d'or. Exploité dans des mines à ciel ouvert comme près de Mongbwalu, le minerai est l'objet de tous les trafics. Randgold Resources, une société sud-africaine, vient de lancer la construction d'une des plus grandes mines d'or d'Afrique dans la même région[17].

Voici une liste des ressources minières par province :

  • Diamant : Kasaï Oriental, Kasaï Occidental, Bandundu, Équateur, Province Orientale.
  • Or : Province Orientale, Maniema, Katanga, Bas-Congo, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Équateur.
  • Cuivre : Katanga.
  • Étain : Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema.
  • Colombo tantalite (coltan) : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Katanga, Maniema.
  • Bauxite : Bas-Congo.
  • Fer : Banalia, Katanga, Luebo, Kasaï-Oriental.
  • Manganèse : Katanga, Bas-Congo.
  • Charbon : Katanga.
  • Pétrole : Bassin côtier de Moanda (en exploitation), la Cuvette Centrale, Ituri, Bandundu (indices)
  • Gaz méthane : Lac Kivu
  • Schistes bitumeux : Mvuzi (dans le Bas-Congo)
  • Cobalt : Katanga.

Le pays ne compte pas seulement une industrie minière, les grandes villes comptent aussi des industries alimentaire, textile, chimique, de montage (chanimetal) et des chantiers navals. Mais elle ne compte aucune industries de pointe[18]. L’industrie des télécommunications sans fil était d’abord sous le monopole de la compagnie Télécel. Depuis la libéralisation, elle se partage entre des sociétés comme Starcel Congo, Vodacom, Airtel, Orange, Sogetel, Supercell, Tigo, Africell, etc.

Le tourisme a été ruiné par les guerres civiles[18].

Pauvreté et inégalités[modifier | modifier le code]

La République démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec 87,7% de sa population en dessous du seuil de pauvreté et des inégalités très marquées malgré ses multiples et diverses richesses. Cette situation s'explique surtout par les différents conflits aux effets dévastateurs qu'a connus le pays. Il reste dépendant de l'aide internationale. L'indice de développement humain de la RDC est extrêmement bas, et il a été classé au dernier rang, 186e, comme le Niger en 2013, par le Programme des Nations unies pour le développement[19].

Les violations des droits humains, – résultat des conflits armés – en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. En 2002, 80 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour, en 2013, c'est 87,7% de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1 25 dollars par jour[19]. Près de 44 % des femmes et environ 22 % des hommes n’ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l’est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa, de 323 dollars, dix fois plus qu’à l’est. La pauvreté se manifeste par la malnutrition qui touche entre 30 et 50 % des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. De nombreux groupes vulnérables se sont formés (réfugiés, orphelins, enfants déscolarisés ou enfants soldats) qui manquent de soins et de nourriture[20].

Éducation et recherche[modifier | modifier le code]

Une vue de l'Institut de la Gombe à Kinshasa.

Du fait de la carence de l’État, le système éducatif au Congo est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est 52 % et le taux général d’analphabétisme (en 2004), très élevé — 33,2 % —, atteint 43,3 % chez les femmes. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 100 $ par mois. Le programme national prévoit l’école universelle à l’horizon 2015, mais l’objectif ne paraît malheureusement pas crédible[20]. La recherche scientifique et technologique est menée tantôt sous la direction du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et tantôt sous la direction du ministère de la Recherche scientifique et technologique.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (source : FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Relativement à sa taille, la République démocratique du Congo est peu peuplée ; la densité de population est comparable à la moyenne africaine. La population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des lacs ; le nord et le centre du pays, domaine de la jungle, sont quasiment vides. L'exode rural a gonflé les villes. Les plus grandes agglomérations sont Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga, Kisangani, Bukavu.

La traite esclavagiste des Portugais à l’ouest et celle des Arabo-Swahilis à l'est a considérablement vidé le territoire. Le régime de Léopold II a conduit à des massacres de grande ampleur et a encore plus diminué la population. Ce n'est qu'avec la crise de 1929 et la fin de la Seconde Guerre mondiale que la population commence à augmenter rapidement. La population est caractérisée par sa grande jeunesse, 60 % des habitants ont moins de 20 ans. Durant la guerre interafricaine (1997-2005), 3,9 millions de Congolais sont décédés majoritairement de maladies infectieuses dues à la malnutrition et à l'exode. C'est le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale[21].

Environ 40 000 enfants travaillent sans protection et dans des conditions extrêmes de pénibilité dans le secteur informel des mines de cuivre et cobalt qui s'est anarchiquement développé depuis les années 1990, au profit de revendeurs et de compagnies privées (ex : Chemaf, Somika, Rubamin, Volcano et notamment le Groupe Bazano via un comptoir appartenant à un Libanais pour faire traiter ses produits dans les usines Bazano de Likasi), sans respect du code minier ou du droit international du travail[22].

Après les nombreuses guerres en son sein et chez ses voisins, la République démocratique du Congo abritait environ 177 500 réfugiés et demandeurs d'asile à la fin de 2007. Ceux-ci provenaient de l'Angola, du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda et du Soudan[23].

Santé[modifier | modifier le code]

De manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants : le taux de mortalité infantile est passé de 12,4 % en 1990 à 11,2 % en 2011, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement, l’espérance de vie est passée de 45,7 ans en 2000 à 48,7 ans 2013 contre une moyenne africaine de 55 ans, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent, près des 3/4 de la population vit en dessous du seuil de pauvreté multidimensionnel[19]. Le paludisme fait des ravages en RDC.

De plus, des maladies autrefois éradiquées comme la trypanosomiase, la lèpre et la peste ont resurgi, et la pandémie du VIH/sida touche 3% de la population entre 15 et 49 ans. Le chiffre pourrait s’élever à 20-22 pour cent dans les provinces orientales où il y a encore quelques troubles. Selon les dernières estimations, environ 750 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents en raison de la maladie[20].

Cette situation perdure depuis déjà des décennies.

Criminalité[modifier | modifier le code]

Viols[modifier | modifier le code]

Les guerres répétitives et incessantes, usant du viol comme arme de découragement des camps adverses, a causé d'énormes dégâts sur la population civile. Pratiqués par tous les groupes armés, hutus, maï-maïs, rwandais, congolais et M23, depuis des dizaines d'années et sur toutes les tranches d'âge (des bébés de 18 mois ont été décomptés parmi les victimes), ce phénomène cause d'importants problèmes sanitaires, et a touché au moins 500 000 victimes depuis 1996[24]. Ces chiffres sont toutefois difficiles à vérifier et le nombre pourrait être bien supérieur.[réf. nécessaire]

En avril 2010, Margot Wallström, l'envoyée spéciale de l’ONU pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits, qualifie le pays de « capitale mondiale du viol »[25]. En 2011, selon une étude réalisée par trois chercheurs, quatre femmes seraient violées toutes les cinq minutes, soit presque une femme par minute[26].

Ethnies[modifier | modifier le code]

Le peuple congolais est composé de plusieurs centaines d'ethnies — certains donnent le nombre de 200[1], 250[2],[27], plus de 365[28],[29], 400[30] ou 450[31],[32] — formant différents groupes. Néanmoins, de nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaître au profit de celles des grosses ethnies.

Groupe bantou (80 % de la population) :

Luba (18 %), Mongo (17 %), Kongo (12 %)
Autres : Ambala, Ambuun, Angba, Babindi, Bangala, Bango, Pende, Bazombe, Bemba, Bembe, Bira, Bowa, Dikidiki, Dzing, Fuliru, Havu, Hunde, Hutu, Iboko, Kanioka, Kaonde, Kuba, Kumu, Kwango, Lengola, Lokele, Lundas, Lupu, Lwalwa, Mbala, Mbole, Mbuza (Budja), Nande, NgoliBangoli, Ngombe, Nkumu, Nyanga, Popoi, Poto, Sango, Shi, Songo, Songye, Sukus, Tabwa, Tchokwé, Téké, Tembo, Tetela, Topoke, Ungana, Vira, Wakuti, Yaka, Yakoma, Yanzi, Yeke, Yela, Batsamba, Baholo, Baboma, kongo, Yombe, Basakata, Bantomba, Batiene, etc.

Groupe soudanique central :

Ngbandi, Ngbaka, Manvu, Mbunja, Moru-Mangbetu, Zande, Lugbara, Logo, Lendu, Balendru Lendu Nord, Walendu Bindi (Indru, Lendu sud).

Groupe nilotique :

Alur, Kakwa, Bari

Groupe chamite :

Hima-Tutsi

Groupe pygmée :

Mbuti, Twa, Baka, Babinga

Religion[modifier | modifier le code]

La population congolaise est très majoritairement chrétienne.

Culture[modifier | modifier le code]

Figure d'ancêtre hemba.

La culture congolaise est très diverse car le Congo-Kinshasa est composé d'une centaine de groupes ethniques, en majorité bantous, et s'étend de l'embouchure du fleuve Congo, puis dans la forêt du bassin du Congo jusqu’à la région des Grands Lacs et la savane.

Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels de la région ont changé à cause du colonialisme, la lutte pour l'indépendance, le long règne de Mobutu, et récemment, la Première et Seconde Guerres du Congo. Malgré cela, les traditions et la culture congolaises ont su garder leur individualité.

La bibliothèque rétrospective de la Rd-Congo : 1960-2004, éditée par les Presses de la Médiathèque francophone de la Funa, recense plus de 9 000 notices bibliographiques, plaçant la République démocratique du Congo parmi les premiers pays d’Afrique francophone dans la publication d'œuvres.

Langues[modifier | modifier le code]

Le français évolue constamment partout au Congo ; la capitale du Congo, Kinshasa, avait en 2008 87 % de francophones, ce nombre est passé à 92 % en 2010[33]. La République fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie. Le pays fait aussi partie de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

La population du Congo parle entre 200 et plus de 400 langues selon le classement[2]. Sur le plan linguistique, il est l'un des pays les plus multilingues de toute l'Afrique. En effet, l'Atlas linguistique du Congo Kinshasa dénombre 221 langues pour une population totale (estimée en 1996) à 42,2 millions d'habitants, c'est-à-dire une langue par tranche de 190 000 locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne. Tous les Congolais parlent l'une des quelque 200 langues « ethniques »[2], voire plus de 400 dialectes. En plus du français, langue officielle, la loi reconnaît quatre langues nationales : lingala, swahili, kikongo et tshiluba. La plupart des Congolais parlent plusieurs langues. Le français, le lingala (à l'ouest) et le swahili (à l'est) servent de langues véhiculaires.

La République démocratique du Congo est le premier pays francophone du monde, devant la France. Une minorité grandissante parle couramment le français (environ 15 millions de personnes dont 3 millions parfaitement[34] selon une estimation de l'ambassade de France et 31 millions selon l'estimation de l'OIF en 2010[35]). En effet, langue officielle, le français est la langue principale de l'éducation, et la langue de l'administration, des médias et des affaires. Le français de la république démocratique du Congo, ancienne colonie belge, a beaucoup emprunté au français de Belgique et au wallon. Il a également développé des caractères propres et de nombreux néologismes[36].

36 millions de Congolais utilisent le lingala comme première ou seconde langue, il est également parlé au Congo-Brazzaville, en Centrafrique et en Angola, ce qui peut faciliter les communications vers ces pays. Le lingala est ainsi une des grandes langues africaines, bien qu'il soit largement méconnu en dehors du continent. Le lingala, parlé initialement par les Ngala, s'est répandu car il était la langue la plus parlée par les militaires et les missionnaires pendant la colonisation belge. Il a connu son apogée sous Mobutu, car il était la langue du pouvoir et de la très populaire musique de Kinshasa[36].

Le swahili, qui compte 10 millions de locuteurs au Congo mais qui est aussi parlé dans de nombreux pays d'Afrique de l'Est, a été introduit au Congo avant la colonisation par le biais du commerce, en particulier celui des marchands d'esclaves. Les Kabila ont favorisé cette langue parlée dans leur région d'origine et elle est la seule avec le français à figurer sur les billets de banque[36].

Le kikongo (2 millions de locuteurs) est la langue des Bakongo des deux Congo, en Angola et Gabon. C'est la première langue d'Afrique centrale à avoir disposé d'une grammaire écrite lorsque le royaume de Kongo est entré en contact avec les Portugais en 1645[36].

Vers les zones frontalières du Cabinda et de l'Angola, le pays compte quelques milliers de lusophones, mais leur nombre exact est inconnu.

Vestige de la colonisation belge, le néerlandais qui fut la deuxième langue administrative du Congo belge de 1908 à 1960 n'est plus parlé que par quelques centaines ou milliers de personnes (+ de 100000 en 1980) le plus souvent âgées de plus de 60-65 ans, mais aussi par des plus jeunes, éparpillées sur tout le territoire, qui sont le plus souvent des métis, ou retraités de l'ex-administration coloniale, des Congolais qui ont fait leurs études dans des institutions religieuses catholiques ou protestantes locales, ou en Flandres pour les plus aisés (région d'Anvers, en majorité), ou d'anciens militaires, souvent métis. D'ici quelques années, le néerlandais, dont les statistiques sont difficiles à établir, devrait peut-être disparaître, car il n'est pas enseigné dans le pays. Isolé du néerlandais parlé en Belgique, ou aux Pays-Bas, le néerlandais parlé en RDC du Congo à tendance à avoir de nouveaux mots lingala, français, ou anglais, dans son vocabulaire, et surtout depuis 1980. Le néerlandais reste cependant une langue de culture en RDC. Les archives, entre 1908 et 1960, sont bilingues français-néerlandais avec d'importantes variantes, avec même certains documents uniques en néerlandais. Les 15 plus grandes bibliothèques du pays ont un fonds de milliers de livres en néerlandais, dont certains rares, ou uniques. Les locuteurs du néerlandais sont le plus souvent bilingues néerlandais-français ou même néerlandais-anglais. Le néerlandais n'est plus une langue universitaire depuis 1971, et il a cessé d'être une langue administrative en 1961, quand fut choisie la langue française comme seule langue officielle par l'État congolais devenu indépendant. L'anglais est plus courant de nos jours. Le président Joseph Kabila a passé son enfance en Tanzanie, et parle plus couramment l'anglais que le français. L'anglais est très présent depuis l'arrivée de rebelles venus d'Ouganda, de Tanzanie, et du Rwanda pendant le conflit congolais. Vu le chaos post-conflit, le recensement des anglophones n'était pas une priorité, et il ne l'est pas encore de nos jours. Le nombre de locuteurs devrait cependant s'élever à plusieurs milliers de locuteurs au moins, si ce n'est plus. Il est au moins plus parlé que le portugais. L'anglais est une langue commerciale, enseignée dans les universités du pays, et devient de plus en plus important, car il est la langue souvent utilisée par les soldats de l'ONU et par les réfugiés (et maintenant certains jeunes) de retour au pays qui étaient partis dans les pays anglophones voisins depuis les années 1960.

Musique[modifier | modifier le code]

Le Congo a une culture musicale très riche, sa musique connue sous le nom de rumba ou encore ndombolo fait danser toute l'Afrique. La musique congolaise a du succès par delà les frontières depuis les années 1960 aux côtés de la musique de la Côte d'Ivoire, de Guinée ou du Nigeria[réf. nécessaire]. Actuellement appelée soukous, elle a donné naissance à d'autres styles de musique comme le quassa-quassa et d'autres. Le kotazo est un style de musique qui est apparu en 2002 un mélange de soukous et ndombolo.

Première génération[modifier | modifier le code]

On situe cette génération entre les années 1930 et 1950, où la fusion de la musique tradition de la région de Léopoldville avec d'autres styles de musique, notamment afro-cubaine et haïtienne, mais aussi d'autres sont venus de l'Amérique latine, ce qui a donné naissance à des styles très variés. Mais le style cubain surpasse tout autre style et la musique congolaise obtient son premier nom : la rumba congolaise, et le chanteur le plus connu de cette époque est Wendo Kolosoy.

Deuxième génération : 1950-1970[modifier | modifier le code]

L'année 1953 marque le début de cette génération ; c'est celle qui a donné naissance à la musique congolaise moderne. Les artistes les plus connus sont les pionniers de la musique moderne : Grand Kalle avec son African Jazz, Luambo Makiadi Franco avec son « OK Jazz » devenus « TP OK Jazz », Tabu Ley Rochereau qui a formé « African fiesta » avec Nico KAsanda. Avec l'« African fiesta », Jeanot Bombenga et le Vox Africa, Conga de Jhonny Bokelo, Co - Bantous de Champro King, la musique du Congo est connue sous le nom de soukous qui prend ses racines dans la rumba des années 1950, et dont le nom est une déformation du mot « secousse ».

Troisième génération : 1970-1990[modifier | modifier le code]

Elle est marquée par la naissance de groupe Zaïko Langa Langa qui produit des musiciens dont Papa Wemba qui à son tour a créé Viva La Musica, Koffi Olomidé, King Kester Emeneya issu de Viva La Musica, Pepe Kalle avec L'empire Bakuba, Kanda Bongo Man, Tshala Muana avec le Mutuashi, Defao, Big star, Ntesa Nzitani Dalienst, Sam Mangwana, Mayaula Mayoni, Négro Succès, Thu Zahina, Géo Malebo, Bella Bella, Festivals des Maquisards, Les Grands Maquisards, Kintueni National, Zembe Zembe, Tabou National, Afrizam, Makinaloka, Kossa Kossa, Isifi Lokole, Yoka Lokole, etc.

Quatrième génération : 1990-2010[modifier | modifier le code]

Marqué par l'ascension du groupe musical Wenge Musica, c'est l'époque de la gloire de la musique congolaise. La musique du Congo prend le nom de « ndombolo ». les figures marquantes de cette époque sont les chanteurs JB Mpiana et son rival Werrason, tous deux issus de Wenge Musica.

Cinquième génération : 2010-[modifier | modifier le code]

Il fut la naissance de deux grands figures marquantes de cette génération aujourd'hui actuelle, il s'agit de Fally Ipupa (ex-musicien du groupe Quartier Latin International de Koffi Olomide, où il a pu apprendre le style de son patron pendant 8 ans, de 1999 à 2006, en étant aussi au début 2002 jusqu'à son départ, chef d'orchestre).

Aussi de Ferre Gola (ex-musicien du groupe Wenge Musica, puis de Wenge Musica Maison Mère de Werrason, de 1997 à 2004, passant aussi chez Koffi Olomide, qui a pu être aux côtés de son rival actuel, Fally, de mai 2005 au mois de juin 2006.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les ingrédients principaux de la cuisine congolaise sont : poisson, viande, patate douce, haricot, tomate, riz, foufou, maïs, sorgho, bananes plantain et manioc presque toujours accompagnés de sauces typiques de chaque région. À part les fruits épluchés, on ne mange pas cru, le climat étant propice aux parasites. Les feuilles de manioc (pondu) sont consommées seules, en accompagnement ou servent pour la cuisson.

Le plat le plus courant est la muambe, poulet à l'arachide et à l'huile de palme, accompagné de riz ou de bananes plantains (makemba).

Sports[modifier | modifier le code]

Le football est très populaire au Congo. L'équipe nationale masculine, surnommée les Léopards, a eu sa période de gloire dans les années 1960 et a participé à la Coupe du monde en 1974. La boxe et le basket-ball sont également pratiqués.

Jours fériés[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés[37],[38]
Date Nom français
1er janvier jour de l'An
4 janvier journée des Martyrs de l'indépendance
16 janvier date anniversaire de l'assassinat du président Laurent Désiré Kabila
17 janvier date anniversaire de l'assassinat du premier Ministre Patrice Émery Lumumba père de l'indépendance nationale
30 avril fête nationale de l'enseignement
1er mai journée internationale du travail
17 mai fête du 17 mai[39] (journée de la prise du pouvoir par l'AFDL, libération du mobutisme)
30 juin date anniversaire de l'indépendance
1er août fête des parents / anciens
25 décembre Noël

Plusieurs de ces jours fériés ont remplacé des jours fériés des régimes précédents[40].

Codes[modifier | modifier le code]

La République démocratique du Congo a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) The World Factbook, CIA
  2. a, b, c, d, e et f Aménagement linguistique dans le monde : Congo-Kinshasa
  3. 142 (1960) Résolution du 23 août 1960 [S/4377], Conseil de sécurité des Nations Unies. (Résolution 142 en ligne.)
  4. a et b Histoire de la République démocratique du Congo, Congolite.ca. [consulté le 7 décembre 2009]
  5. 153 (1960) Résolution du 23 août 1960 [S/4465], Conseil de sécurité des Nations Unies. (Résolution 153 en ligne)
  6. Ndaywel è Nziem, 1998.
  7. Ndaywel è Nziem, 1998, p. 64.
  8. Thom, William G. "Congo-Zaire's 1996–97 civil war in the context of evolving patterns of military conflict in Africa in the era of independence." Conflict Studies Journal at the University of New Brunswick, Vol. XIX No. 2, Fall 1999.
  9. "L'Afrique des Grands Lacs: Annuaire 1999-2000", par Stefaan Marysse et Filip Reyntjens, page 302 [1]
  10. "L'économie congolaise de 2003 à 2011: défis et opportunités", par Mutamba Lukusa, page 102 [2]
  11. (en) « Democratic Republic of Congo profile », BBC News,‎ 12 mai 2013 (consulté le 12 mai 2013)
  12. (en) Thomas Fessy, « Congo terror after LRA rebel raids », BBC News,‎ 23 oct. 2008 (consulté le 2 mai 2010)
  13. (en) « thousands flee LRA in DR Congo », BBC News,‎ 25 sept. 2008 (consulté le 2 mai 2010)
  14. voir Composition du gouvernement de la République démocratique du Congo
  15. Digital Congo
  16. « Le « paradis » où le droit fera la loi », l'Echo, novembre 2010.
  17. GEO no 403 de septembre 2012 p. 90
  18. a et b Le Point du 21 juillet 2011 n. 2027 « République démocratique du Congo, le jour d'après », p. 2.
  19. a, b et c La RDC au dernier rang de l'indice de développement humain du PNUD, Le Monde, 15 mars 2013.
  20. a, b et c Perspectives économiques en Afrique, RDC 2005
  21. (en)The Deadliest War In The World
  22. Rapport sur le rôle de GLENCORE dans le partenariat KCC , voir chap 9.11, p. 62/87 Les produits provenant des creuseurs artisanaux
  23. World Refugee Survey 2008 publié par le Comite américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants)
  24. Dans l'est du Congo, les viols comme armes de guerre, Le Monde, 16 juillet 2013.
  25. La RD Congo, "capitale mondiale du viol", Le Figaro.fr, 28 avril 2010
  26. Democratic Republic of the Congo, Women Under Siege, 8 février 2012
  27. « Du Congo au Canada »
  28. Comité national de l'AIV : Rapport final (PDF)
  29. Bruxelles Export : République démocratique du Congo
  30. ONU, Conférence mondiale contre le racisme, Ntumba Luaba Lumu, ministre des Droits de l'Homme
  31. Discours du président de l'Assemblée nationale de la RDC, Olivier Kamitatu Etsu, à l'occasion de la Conférence internationale sur le Fédéralisme (PDF)
  32. Constitution : le Pprd joue et gagne, Le Potentiel
  33. La langue française dans le monde en 2010 [Broché] Nathan
  34. http://www.ambafrance-cd.org/spip.php?article24
  35. La Francophonie dans le Monde 2006-2007 Nathan, Paris, 2007, p. 17, voir aussi ; accessible sur : http://www.francophonie.org/Rapport-du-Secretaire-general-de.html
  36. a, b, c et d Marie-France Cros, François Misser, Le Congo de A à Z, André Versaille Éditeur, 2010, pp. 125-127
  37. « Le repos hebdomadaire et les jours fériés légaux selon le Code du travail congolais », JDConline.com, 2005.
  38. « Jours fériés 2011 », Ambassade du Royaume des Pays-Bas à Kinshasa.
  39. Diakadi
  40. « Problématique du calendrier des jours fériés légaux en RDC », Le Potentiel, 26 janvier 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Colette Braeckman, « La République démocratique du Congo dépecée par ses voisins », Le Monde diplomatique,‎ octobre 1999, p. 16-17.
  • Albert Buyamba Musualuendu, « Comment Kabila finance-t-il la guerre dont le Congo est victime de la part d’une alliance Rwanda, Burundi, et Ouganda soutenu puissamment par une certaine oligarchie internationale ? », Débat national, Congo Presse Service,‎ 1999.
  • Calvet, Louis-Jean. 1998. « L’insécurité linguistique et les situations africaines » dans Une ou des normes ? Insécurité linguistique et normes endogènes en Afrique francophone, Paris, 1998, Agence de la francophonie, Louis-Jean et Moreau, Marie-Louise (Éditeurs), p. 7-38.
  • Campbell, Scott et Suliman Baldo. « Victimes de guerre: les civils, l’État de droit, et les libertés démocratiques », rapport de Human Rights Watch sur la République démocratique du Congo, Division Afrique, février 1999, [3].
  • Charles Onana, «Ces tueurs Tutsis au cœur de la tragédie congolaise», Parution avril 2009, Éditions Duboiris Paris.
  • Coquery-Vidrovitch, Catherine. « Au Congo, de la rébellion à l'insurrection » dans le Monde diplomatique, Paris, janvier 1999, p. 10-11.
  • David Van Reybrouck, «Congo, une histoire», 2012, Éditions Actes Sud.
  • De Witte, Ludo, «L’assassinat de Lumumba», Paris, Karthala, 2000, 415 p.
  • Édouard Mendiaux, Histoire du Congo. Des origines à Stanley, Bruxelles, Charles Dessart Éditeur, 1961, 248 p.
  • Gaston-Denys Perier, Moukanda, Choix de lectures sur le Congo et quelques régions voisines, Bruxelles, Office de publicité, 1924, 372 p.
  • Gauthier, François, Jacques Leclerc et Jacques Maurais. Langues et constitutions, Montréal/Paris, Office de la langue française / Conseil international de la langue française, 1993, 131 p.
  • Guy Vanthmesche, La Belgique et le Congo. empreintes d'une colonie (1885-1980), Complexe, 2007.
  • Honoré Ngbanda, «Crimes organisés en Afrique centrale», Parution novembre 2004, Éditions Duboiris Paris.
  • Kamundu Batundi, Didier. « Comprendre la crise au Congo », 1999, Lyon, Organisation de défense des droits de l’Homme et de promotion de la paix, [4].
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  • Leclerc, Jacques. Langue et société, Laval, Mondia Éditeur, coll. « Synthèse », 1992, 708 p.
  • Lemarchand, René. « Aux sources de la crise des Grands Lacs » dans l'Observatoire de l'Afrique centrale, volume 3, numéro 30, du 14 au 20 août 2000 ; version revue et corrigée de la conférence donnée M. Lemarchand à Montréal, le 5 août 2000, à l'invitation du Conseil pour la paix dans la région des Grands Lacs, [6].
  • Lemarchand, René et Manassé Ruhimbika. Les Banyamulenge (Congo-Zaïre) entre deux guerres (préface de B. Jewsiewicki), Paris, Éditions l'Harmattan, 2001, 299 p.
  • Marie-France Cros et François Misser, Géopolitique du Congo (RDC), Complexe, 2006.
  • Malu-Malu Jean-Jacques Arthur, le Congo Kinshasa. Clamecy : Karthala, mai 2002. 383 p.
  • Mbungu Nkandamana, Joseph, «L'indépendance du Congo belge et l'avènement de Lumumba, témoignage d'un acteur politique», Paris, L’Harmattan, 2008, 286 p. (Congo-Zaïre, histoire et société)
  • Ndaywel è Nziem Isidore, Histoire générale du Congo. Bruxelles : Duculot, 1998. 955 p.
  • Ngalasso, Mwatha Musanji. « État des langues de l'État du Zaïre » dans Politique africaine, no 23, Paris, Karthala, septembre 1986, p. 6-27.
  • Nkongolo, Jean-Jacques. « Quelle langue d'enseignement pour la République démocratique du Congo ? » dans Une enquête à Kinshasa, Montréal, 1998, DiversCité Langues, [7].
  • Prunier, Gérard. « Une poudrière au cœur du Congo-Kinsahsa » dans le Monde diplomatique, Paris, juin 1998, p.
  • Sébastien Melmot, Candide au Congo — L’échec annoncé de la réforme du secteur de sécurité (RSS), Focus stratégique, Paris, Institut français des relations internationales, septembre 2008.
  • Seynaeve, Geert. « Congo/Zaïre, le calvaire d'un pays néocolonial » dans le Militant, dossier no 21, juin 1997, Belgique, [8].
  • Solvit, Samuel. RDC : rêve ou illusion - Conflits et ressources naturelles en République démocratique du Congo, l'Harmattan (éd.) - Paris, France, 2009.
  • Turner, Thomas, «Ethnogenèse et nationalisme en Afrique centrale, aux racines de Patrice Lumumba», Paris, L’Harmattan, 2000, 456 p. (Congo-Zaïre-Histoire et Sociétés).
  • U.S. Committee for Refugees and Immigrants. 2008. World Refugee Survey 2008. Disponible sur le Web : [9].
  • Bebe Beshelemu Emmanuel, Presse écrite et expériences démocratique au Congo-Zaïre, l'Harmattan (éd.), mai 2006.
  • Wutibaal Kumaba Mbuta, L’ONU et la diplomatie des conflits : le cas de la République démocratique du Congo, L'Harmattan 2012, 417p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]