Bukavu

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Ville de Bukavu
Costermansville,
Costermansstad
Administration
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes Bagira, Ibanda
Kadutu
Province Sud-Kivu
Députés
de la ville
4
Maire Mr Philémon Lutombo Yogolelo
Démographie
Population 806 940 hab. (2012)
Densité 13 449 hab./km2
Géographie
Coordonnées 2° 30′ 55″ S 28° 50′ 42″ E / -2.515364, 28.8450792° 30′ 55″ Sud 28° 50′ 42″ Est / -2.515364, 28.845079  
Superficie 6 000 ha = 60 km2
Divers
Langue nationale Kiswahili
Langue officielle français
Localisation

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Ville de Bukavu

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Ville de Bukavu

Bukavu (prononcé [bukavu] avec le son ou), anciennement Costermansville ou Costermansstad, est une ville de la République démocratique du Congo située sur la rive sud-ouest du Lac Kivu et la capitale de la province du Sud-Kivu. La ville compte environ 245 000 habitants, et quelque 250 000 autres dans la banlieue et les villages alentours. Bukavu est voisine de la ville rwandaise de Cyangugu.

Avec un relief montagneux, il offre un climat tropical de montagne en deux saisons : une saison sèche ( qui dure environ 4 mois, de mai à août) et une saison de pluie pendant les autres mois de l'année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien territoire du royaume de Bashi (nom de pays de Bashi, ethnie shi). Il était dirigé par le « muluzi » Nyalukemba, lors de l’arrivée des premiers Européens dans le Bushi à la fin du XIXe siècle (Muluzi ou Baluzi au pluriel, veut dire « le noble ou noblesse chez le Shi. La ville s'appelait Rusozi. Le nom Bukavu vient de la transformation du mot 'bu'nkafu' (ferme des vaches). Bukavu fut fondée en 1901 par les autorités coloniales belges. En 1927, Bukavu fut rebaptisée Costermansville (ou Costermansstad en néerlandais) en l'honneur de Paul Costermans. En 1953, après une consultation auprès des "Européens", les autorités coloniales lui rendirent son ancienne appellation : Costermansville redevint donc Bukavu. La ville accueillait une importante population européenne sous le régime colonial. En 1967, Bukavu fut le théâtre d'une bataille opposant 600 soldats katangais et 170 mercenaires blancs aux 15 000 hommes du général Mobutu. Ces mercenaires, belges et français pour la plupart, étaient commandés par un aventurier belge, Jean Schramme. La bataille s'est soldée en novembre 1967 par la défaite des mercenaires et leur fuite vers le Rwanda.

Place de l'indépendance

De nombreux crimes de guerre, viols, massacres y ont été perpétrés entre 1996 et 2004 dans la guerre d'agression des troupes rwandaises de Paul Kagame,de l'armée ougandaise,et des proxy Nkundabatware et Mutebusi, contre les troupes congolaises auxquelles malheureusement celles-ci se sont alliées circonstanciellement (et non sans conséquences politiques et humanitaires) les FDLR et les milices Mai-Mai.

En 2004, la ville fut le théâtre de combats sanglants entre les troupes rwando-ougando-burundaises et les troupes gouvernementales congolaises.

Éducation[modifier | modifier le code]

En rapport avec le système éducatif congolais, Bukavu compte de nombreuses écoles primaires. Celles-ci accueillent les élèves âgés de 6 à 12 ans. L'éducation primaire dure 6 ans et est sanctionnée par un certificat d'études primaires. Les élèves sont obligés de passer des contrôles réguliers pendant l'année scolaire. Ceux qui échouent se voient obligés de reprendre l'année. Après l'école primaire, vient l'école secondaire comportant le cycle d'orientation et les humanités. Les élèves sont admis dans un cycle d'orientation de 2 ans après leur certificat. Celui-ci est un tronc commun permettant d'approfondir la formation primaire, mais aussi qui ouvre à des choix pour une option précise aux humanités. Ce sont 4 années post cycle d'orientation. À Bukavu, les écoles les plus connues sont le Collège Alfajiri (ex-Collège Notre-Dame de la Victoire), le Lycée Wima (ex-Pensionnat Albert 1er), le Collège Kitumaini, l'institut Namango, l'Institut Bwindi, l'École Polytechnique ou Institut Technique Fundi Maendeleo (ITFM), l'École d'Application Pédagogique (EDAP) de l'Institut Supérieur Pédagogique (ISP), l'Institut d'Ibanda. Toute la province est émaillée d'écoles secondaires. La fin de ce cycle est sanctionnée par les examens d'État. Ceux-ci sont organisés à l'échelle nationale et donnent droit à un diplôme d'État. Ceux qui réussissent peuvent s'inscrire à l'université ou dans des Instituts supérieurs. Ils dispensent tous un enseignement universitaire. Bukavu compte, l'Université catholique de Bukavu, l'Université Protestante (UEA), l'Université officielle de Bukavu (UOB), l'Institut Supérieur Pédagogique (ISP), l'Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR), l'Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) et bien d'autres institutions privées.

Économie[modifier | modifier le code]

Bukavu possède un aéroport (Kavumu, code AITA : BKY ou code OACI "FZMA").

Selon la société Jeppesen qui établit officiellement les cartes de navigation, l'aéroport comprend une piste de 6562 pieds (soit 2000 mètres) en asphalte située sur un axe Nord/Sud (164° pour la piste 17 et 344° pour la piste 35). Son aéroport s'élève à 5657 pieds (environ 1725 mètres) d'altitude et se situe entre le lac Kivu et la chaine volcanique du Kahuzi-Biega. Cet aéroport permet le transport des biens et personnes vers le Sud Kivu et le Maniéma principalement grâce aux petites compagnies aériennes locales car les infrastructures routières aujourd'hui sont inexistantes. Une à deux fois par semaine, l'aéroport est desservi par les compagnies nationales basées à Kinshasa. Elle possède aussi un grand port situé dans le territoire d'Uvira sur le lac Tanganyika (port de Kalundu) qui contribue en grande partie dans l'économie de celui-ci.

Évêché[modifier | modifier le code]

Cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix de Bukavu

L'archidiocèse de Bukavu (créé comme Vicariat apostolique du Kivu en 1912) a payé un lourd tribut aux différents conflits qui n'ont cessé de ravager la région du Sud-Kivu. Mgr Christophe Munzihirwa, jésuite, archevêque de Bukavu, fut assassiné le 29 octobre 1996 durant la prise de la ville par les troupes de l'AFDL de feu Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président de la R.D.C. Après la seconde guerre d'août 1998, Son successeur, Mgr Emmanuel Kataliko, fut contraint à l'exil là où il fut précédemment évêque (à Butembo) par les autorités du RCD-Goma qui contrôlaient alors la région. Suite aux pressions populaires et de la communauté internationale, il rentra triomphalement à Bukavu en septembre 2000 pour décéder quelques semaines plus tard le 4 octobre 2000 d'un arrêt cardiaque lors d'un voyage à Rome, vraisemblablement épuisé par les mois de lutte incessante pour la défense du peuple du Kivu. Après un long intérim assuré par Mgr Joseph Gwamuhanya, ancien recteur de l'Université catholique de Bukavu (l'actuel étant l'Abbé Paul Kadundu), le Vatican désigna Mgr Charles Mbogha, évêque d'Isiro comme archevêque. Lors de sa messe d'intronisation, celui-ci fut frappé d'une attaque cérébrale qui lui paralysa partiellement le côté droit et l'obligea à s'absenter longuement de Bukavu. Il fut secondé dans sa tâche par Mgr François-Xavier Maroy, alors vicaire général puis évêque auxiliaire, jusqu'à son décès en 2005. Monseigneur Maroy a été nommé archevêque de Bukavu en 2006.

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Bukavu

Celle-ci est la liste incomplète des maires (auparavant appelés « bourgmestres ») ayant dirigé la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, RD Congo depuis l’Indépendance (1960 jusqu'à nos jours).

Personnalités nées à Bukavu[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]