Kikwit

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Ville de Kikwit
Administration
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes Kazamba, Lukemi,
Lukolela, Nzinda
Province Bandundu
Députés
de la ville
3
Maire M. Niangi Boma
Démographie
Population 397 737 hab. (2012)
Densité 4 323 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 02′ 28″ S 18° 48′ 58″ E / -5.040981, 18.8161915° 02′ 28″ Sud 18° 48′ 58″ Est / -5.040981, 18.816191  
Superficie 9 200 ha = 92 km2
Divers
Langue nationale kikongo, lingala
Langue officielle français
Localisation

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Ville de Kikwit

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Ville de Kikwit

Kikwit est la ville principale de la province du Bandundu en République démocratique du Congo, située sur la rivière Kwilu. La ville est reliée à Kinshasa par la route nationale 1 à l'Ouest, et aux deux Kasaï à l'Est. Cette ville est considérée comme une pépinière de l'intelligentsia congolaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville fut à l'origine un dépôt portuaire de l'État indépendant du Congo pour l'acheminement du caoutchouc et de l'ivoire.

Une fois l'État devenu colonie belge, la Belgique y aménagea une cité européenne et une cité indigène. La cité indigène comptait déjà 600 travailleurs de factoreries et d'administration en 1910. Les ouvriers africains provenaient de différentes ethnies et étaient déportés et obligés de vivre dans la ville.

En 1920, cette cité est nommée Makaku ou Makal. En 1937, elle est rebaptisée Poto-Poto et devient un centre extra-coutumier.

La croissance de Kikwit est surtout due à la population européenne durant la période coloniale. Située entre Léopoldville (Kinshasa) et le district du Kwango, et en plein centre de la province, la ville est le relais obligé, un poste d'État, un centre de dispersion du courrier et du carburant et un centre de concentration d'huile de palme y sont ouverts dès 1911. En 1923 plusieurs établissements commerciaux s'installent dans la ville et profitent de la situation géographique de celle-ci. En 1928, l'École du travail est ouverte, suivie par l'École de moniteur en 1930. En 1940, la ville devient un centre d'opération bancaire avec l'ouverture d'une succursale de la Banque du Congo Belge. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population blanche de la ville se plaint de la proximité de la cité africaine et le nouveau flux d'Européens poussent l'administration à aménager deux nouvelles zones d'habitations. La cité africaine de Poto-Poto est déplacée vers Wenze en 1946 et « Bruxelles » en 1948.

En 1995, la ville dut faire face à une grave crise du virus ebola.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1943 1950 1970 2004
3 675 8 588 100 000 294 210


Communes[modifier | modifier le code]

Kikwit est divisé en 4 communes, chacune ayant plusieurs quartiers :

  • Kazamba : Lwano, 30 juin, Inga, Fac.
  • Lukemi : Wenze, Ndangu, Misengi, Nzundu, Etac, Ngulunzamba
  • Lukolela : Mudikwit, Yonsi, Bongisa, Lunia
  • Nzinda : Lumbi, Ndeke-Zulu, Kimwanga, Sankuru, Bruxelles

Kikwit obtient son statut et est divisé en commune par l'ordonnance loi 095/70 du 15 mars 1970.

Radios[modifier | modifier le code]

Plusieurs radios émettent à partir de Kikwit : Radio Tomisa, radio diocésaine, Radio Sango Malamu et Radio Télévision Venus[1] Radio Okapi.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

  • Fernand Allard (1878-1947), missionnaire belge, y travailla entre 1921 et 1925.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Horaire de diffusion des émissions du Centre Lokole