Rassemblement congolais pour la démocratie

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Rassemblement congolais pour la Démocratie Kisangani Mouvement de Libération
Présentation
Président Jean Nengbangba Tshingbanga
Fondation (insurrection armée)
2003 (parti politique)
Siège avenue Lodja 46
Kinshasa/Kasa Vubu
Fondateur Wamba dia Wamba
Idéologie Social-libéralisme
Couleurs jaune, bleu, rouge, blanc
Site web www.rcd-congo.info
Représentation
Députés
6 / 500
Sénateurs
1 / 108

Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) est un groupe rebelle congolais actif dans la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC). Le mouvement fut porté par le Rwanda et fut l'un des acteurs majeurs de la Deuxième guerre du Congo.

À partir du 30 juin 2003, le RCD participe avec le PPRD de Joseph Kabila et le MLC de Jean-Pierre Bemba au gouvernement de transition ou gouvernement « 1+4 » qui est chargé de pacifier le pays en intégrant les milices dans une armée unifiée et de préparer des élections libres dans un délai de deux ans avec une année de prolongation maximum; les élections doivent avoir lieu au plus tard le 30 juin 2006.

1998-1999[modifier | modifier le code]

En 1997, Laurent-Désiré Kabila s'installa comme Président de la RDC, suite à l'alliance de Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) au cours de la Première guerre du Congo, avec l'aide des gouvernements de l'Ouganda et du Rwanda. Cependant, les tensions ethniques et politiques ne disparurent pas à l'est du pays. Des milliers de militants Hutus ayant pris part au génocide au Rwanda et qui avaient dû s'enfuir en RDC entretenaient une guerre de faible intensité avec l'armée rwandaise et les Banyamulenge congolais des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. En février 1998, ces deux provinces furent entraînées en des troubles ethniques. Des troupes Banyamulenge de l'AFDL casernées dans la ville de Bukavu, et les tensions au sein de l'Alliance se firent plus grandes. Le climat se détériora entre Laurent-Désiré Kabila et ses alliés rwandais et ougandais.

Au début août 1998, le nouvellement formé RCD, conduit par son président Ernest Wamba dia Wamba, prit la ville de Goma et commença à s'attaquer au pouvoir de Kinshasa, ce qui marqua le début de la Deuxième guerre du Congo. Le RCD aurait par ailleurs reçu le soutien de l'Ouganda et du Rwanda suite aux tensions entre ceux-ci et Laurent-Désiré Kabila. Le noyau du RCD était composé d'anciens membres de l'AFDL, dont de nombreux Banyamulenge, qui avaient déjà pris des alliances avec le Rwanda contre les forces anti-Tutsi de la région. Les forces pro-gouvernementales de Kabila tentèrent d'arrêter l'avance du RCD avec l'aide des armées d'autres états dont l'Angola et le Zimbabwe, ce qui marqua un pic dans la tension entre les différents pays de l'Afrique centrale.

Au cours de cette période, les congolais vivant dans le Nord- et le Sud-Kivu en vinrent à considérer le RCD comme un brutal oppresseur. Le Rwanda avait pratiquement pris le contrôle de l'organisation, qui avait accru sensiblement la taxation sans qu'il ne soit noté d'amélioration dans les conditions de vie de la population ou dans les infrastructures. Les troupes indisciplinées du RCD et celles des autres groupes armés étaient régulièrement à l'origine d'actes de brutalité contre la population. La domination des Banyamulenge était également très mal perçue.

L'impasse conduit au morcellement du RCD[modifier | modifier le code]

En 1999, le front avec les forces gouvernementales se stabilisa. Le RCD avait par ailleurs gagné de nouveaux adhérents sous la forme d'anciens partisans de Mobutu Sese Seko et d'autres dissidents de longue date. Une fois qu'il fut clair que Kabila ne pourrait pas être renversé, des dissensions se firent jour dans l'organisation, et le Rwanda et l'Ouganda commencèrent à se disputer le contrôle du RCD et des ressources qu'il exploitait, telles les diamants, différents minerais et les ressources forestières.

Les tensions apparurent au grand jour en mai 1999 quand Wamba dia Wamba quitta l'est du pays pour s'établir à Kisangani avec l'aide de l'Ouganda, apparemment suite à une altercation avec l'ancien mobutiste Lunda Bululu. Son organisation fut dès lors connue sous le nom de RCD-Kisangani (RCD-K), ou parfois RCD-Wamba.

RCD/K-ML[modifier | modifier le code]

La mauvaise gestion de Mr Mbusa a conduit le parti dans une crise impossible, depuis plus de 4 ans juste après la monté à la tête du Secrétariat Général, de l'Honorable Sénateur Jean NENGBANGBA T. Assoiffé du pouvoir, Mr Mbusa décide de faire quitter le parti de la MP, pour l'Opposition. Double candidature de Mr Mbusa, à la fois candidat présidentiel et députation nationale. Depuis mai 2012 Mr Mbusa quitte le pays pour des raisons personnelles sans alerte au Secrétariat Général pour une durée qui amènera son invalidation de député national.C'est alors que l'Honorable Sénateur Jean NENGBANGBA prend le bâton de commandement. Après la publication par la Cour Suprême de Justice, le pays entre en crise terrible poussant le Chef de l'Etat de procéder par les Concertations nationales sous le présidium de deux Présidents du Palais du Peuple. Chose tant entendue par l'Opposition après le Conclave du juillet 2013, le plan de Chef de l'Etat était bien accueillit. Ayant un Secrétariat parallèle au Secrétariat Général reconnu par le texte de base du parti, Mr Mbusa intime l'ordre aux députés nationaux du RCD/K-ML, frères ethniques de Mr Mbusa de boycotter ces assises, comme le texte de base déclare qu'après des absences dûment constatées du Président, le membre le plus âgé du Conseil Politique National assume l'intérim; étant à la fois membre le plus âgé et Secrétaire Général du parti, dit oui, on doit prendre part dans ces assises, si on participe, nous allons exposer nos problèmes. Ils ont pris part à ce forum, Honorable Jean Nengbangba Secrétaire Général et Son Adjoint en charge de l'Administration, Mr ESAMBA BOLOKO Jean Robert; Début de guerre politique au sein du parti pour donner deux ailes; aile Mbusa Trubalo-ethnique avec les députés en majorité ses frères et aile Nengbangba avec tout le Conseil Politique National, ayant l'objet de plusieurs mémos au Mineter et de Ministère de la Justice, et marches de soutien à l'Honorable Sénateur Jean Nengbangba, de la destitution de Mr Mbusa comme Président et son exclusion du parti pour connivence avec le M23, et en violation de texte de base. Aujourd'hui le RCD/K-ML prend un nouveau départ avec des nouvelles têtes à savoir: Honorable Jean NENGBANGBA, Président National et Secrétaire Général, Mme Marie Rose KAMBERE Secrétaire Générale en charge des Questions Politiques, Mr Jean Robert ESAMBA BOLOKO Secrétaire Général en charge de l'Administration et Finances, Me Gentil BANTU Président Fédéral de la Ville de Kinshasa et des Secrétaires Exécutifs Nationaux : Secrétaire Exécutif National chargé des Etudes stratégiques, idéologie et formation des cadres : Anselme MUBAKE Secrétaire Exécutif National chargé de l’Administration Interne : Gilbert MBOKO NDALE Secrétaire Exécutif National chargé de Mobilisation et Propagande : Célestin MBOIKOLO OTHO Secrétaire Exécutive nationale chargée de Gender et Questions Sociales : Yvette ISSIMBA Secrétaire Exécutif National chargé de l’Information et Communications : André SUDDIN –bin-MUSEME Secrétaire Exécutive Nationale chargée de Finances et Logistique : Marie-Jeanne SAMBISO NOGWOLIBO Secrétaire Exécutif National chargé des Organisations de masses : ONGs, Associations, Mutualités et Syndicats : Prof NGINDU KALALA Secrétaire Exécutif National chargé des Relations avec les autres Organisations politiques : Philippart MBO MAKASSA Secrétaire Exécutive Nationale chargée des Paysans (agriculteurs, éleveurs, et acteurs ruraux de développement) : Giselle MBELU Secrétaire Exécutif National chargé de la Jeunesse : John NTAKA. Aujourd'hui le RCD/K-ML a une représentation à l'Espace Schengen sous la conduite de Mr Léopold TANGANAGBA.

RCD-Goma[modifier | modifier le code]

Le Docteur Emile Ilunga prit le commandement de la faction orientale, généralement connue sous le nom de RCD-Goma pour la distinguer du groupe de Wamba. RCD-Goma, en tant que plus ancien et l'un des plus puissants groupes, représente le RCD face aux différents autres groupes séparatistes qui en sont issus. Le Rwanda devint le premier support du RCD, transférant ainsi les tensions entre le Rwanda et l'Ouganda dans leurs groupes rebelles respectifs actifs au Congo.

La rupture définitive intervint quand les deux RCD s'affrontèrent à Kisangani, et où l'armée ougandaise fut défaite. Wamba se retira sur Bunia, où il dut faire face à des mécontentements et des révoltes dans son organisation. Mbusa Nyamwisi rejeta le commandement de Wamba et prit le contrôle Nord-Kivu septentrional et l'Ituri avec l'aide de certains militaires ougandais. Nyamwisi renomma le RCD/K-ML en RCD/Kisangani, Mouvement de Libération. Le RCD-Goma garda le contrôle sur le sud du Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le nord Katanga, le Kasaï-Occidental et Kisangani.

En 2000, Adolphe Onusumba remplaça Ilunga à la tête du RCD-Goma. Cette nouvelle orientation apparut après l'échec de l'offensive gouvernementale en novembre 2000 à Pweto. Ce fut aussi à cette occasion qu'il apparut que le Gouvernement ne pourrait reprendre l'est du pays par les armes. Malgré les tentatives pour gagner le soutien des habitants du Kivu, les atteintes continuelles aux droits de l'homme et les abus de l'administration ont toujours ruiné ces efforts.

La « fin » des combats et le Gouvernement de transition[modifier | modifier le code]

Le 30 juin 2003, un gouvernement de transition ou gouvernement « 1+4 » est nommé selon l'« accord global et inclusif de Prétoria » du 17 décembre 2002 qui fut ratifié le 2 avril 2003 lors du dialogue intercongolais à Sun City (Afrique du Sud). Azarias Ruberwa, leader du RCD devient un des quatre vice-présidents. Ce gouvernement d'union nationale est chargé de pacifier le pays en intégrant les milices dans une armée unifiée et de préparer des élections libres dans un délai de deux ans avec une année de prolongation maximum : les élections doivent avoir lieu au plus tard le 30 juin 2006.

Le support rwandais au RCD continue depuis la Deuxième guerre du Congo via les forces tutsis alignées sur le Rwanda et le Burundi dont les officiers les plus en vue sont le général Nkundabatare et le colonel Mutebesi. Le Rwanda a décidé que maintenir sa sphère d'influence dans les Kivus à travers des groupes militaires proches était de son meilleur intérêt. L'Ouganda procède également ainsi depuis plusieurs années.

Autres factions du RCD[modifier | modifier le code]

  • RCD-Authentique (RCD-A)
  • RCD-Congo: faction du RCD-Goma dirigée par Kin-Kiey Mulumba, qui fit sécession en juin 2002
  • RCD-National (RCD-N): groupe rebelle supporté par l'Ouganda, dirigé par Roger Lumbala, secondé par Sisakio qui se sépara du RCD-K/ML et est maintenant allié du MLC
  • RCD-Originel (RCD-O)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]