Paul Kagame

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Paul Kagame
Paul Kagame, lors d'un sommet dédié à la planification familiale à Londres en juillet 2012.
Paul Kagame, lors d'un sommet dédié à la planification familiale à Londres en .
Fonctions
5e président de la République du Rwanda[1]
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&0513814 ans, 0 mois et 24 jours)
Réélection (au suffrage universel)
Premier ministre Bernard Makuza
Pierre-Damien Habumuremyi
Prédécesseur Lui-même
(président de la République rwandaise)
5e président de la République rwandaise
Élection (par le Parlement)
Premier ministre Bernard Makuza
Prédécesseur Pasteur Bizimungu
Successeur Lui-même
(président de la République du Rwanda)
Vice-président de la République rwandaise

(&&&&&&&&&&&020755 ans, 8 mois et 5 jours)
Président Pasteur Bizimungu
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction abrogée
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Tambwe, Province du Sud (Ruanda-Urundi)
Nationalité rwandaise
Parti politique Front patriotique rwandais
Conjoint Jeannette Nyiramongi
Enfant(s) 4 enfants
Religion Catholique romaine[réf. nécessaire]

Paul Kagame
Présidents de la République du Rwanda

Paul Kagame, né le , est le président de la République du Rwanda depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le sur la colline de Nyarutovu dans la commune de Tambwe, province du Sud (ancienne préfecture de Gitarama) près du centre de Ruhango, Paul Kagame quitte son pays avec sa famille en 1961 après son indépendance, à l'âge de quatre ans, à la suite des persécutions des Tutsi depuis la révolution rwandaise en 1959. La famille s'installe à Gahunge, dans le district de Toro en Ouganda. Paul Kagame aurait fait ses études secondaires successivement à la Ntare School de Mbarara, puis à la Old School de Kampala de 1972 à 1976.

À l'âge de 22 ans en 1979, il rejoint les maquisards venus de Tanzanie sous la direction du futur président ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, dans un mouvement de résistance au régime d'Idi Amin Dada, qui devint la NRA, National Resistance Army, soutenue politiquement, économiquement et militairement par les États-Unis d'Amérique. Plusieurs réfugiés rwandais font aussi partie du noyau de cette rébellion qui renverse ensuite le président Milton Obote, puis celui de Tito Okello. En 1986, après le coup d'État de la NRA,Yoweri Kaguta Museveni devient président de la République de l'Ouganda et plusieurs de ses compagnons d'armes rwandais, deviennent officiers dans l'armée ougandaise. Paul Kagame est gradé major et obtient un poste important de directeur adjoint des services de renseignement militaire de l'armée ougandaise.

En 1989, il épouse à Kampala Jeannette Nyiramongi, dont la famille était réfugiée au Burundi. Tous deux sont parents de quatre enfants.

Formation militaire[modifier | modifier le code]

Après son mariage, Kagame est envoyé, en juin 1990, aux États-Unis pour un stage de commandement militaire (Command Staff) à Fort Leavenworth au Kansas.

Arrivée de Paul Kagame sur la scène internationale[modifier | modifier le code]

Paul Kagame et George W. Bush, en à la Maison-Blanche.

Venant d'Ouganda, le 1er octobre 1990, le Front patriotique rwandais (FPR), formé dans les années 1980 par des exilés rwandais arrivés depuis 1959 et dirigé par Fred Rwigema rentre au Rwanda par la force, après des négociations sans succès pour leur retour au pays. Dès le 2 octobre 1990, Fred Rwigema est tué pendant les combats[2]. La mort de ce dirigeant emblématique est cachée plusieurs jours aux combattants du FPR. Le président ougandais, Yoweri Museveni, parrain du FPR, dont plusieurs responsables se sont illustrés comme officiers dans les rangs de son armée, impose son chef des renseignements militaires, Paul Kagame, vieil ami de Fred Rwigema, pour résoudre cette crise circonstancielle du FPR. Paul Kagame entre sur la scène internationale en prenant les commandes du FPR qu'il avait créé avec Fred Rwigema.

De 1991 à 1993, alternant combats, défaites et victoires, Paul Kagame négocie parallèlement les accords d'Arusha avec le Président Juvénal Habyarimana, poussé à la discussion par l'ONU, par l'intermédiaire de Pasteur Bizimungu qui devient président de la république pendant la première partie de la période de transition, après le génocide. Avant la période de ces négociations et lors d'un séjour du 17 au 23 septembre 1991, Paul Kagame est arrêté à Paris par les services français une douzaine d'heures, pour terrorisme, juste après avoir été reçu par Jean-Christophe Mitterrand et Paul Dijoud conseillers du gouvernement français pour les Affaires africaines auprès de l'Élysée. Paul Dijoud justifie cette arrestation : « Les accompagnateurs du major Kagame, qui circulaient avec des valises de billets, s’étaient fait repérer par la police et ont été arrêtés, sans que le Quai d’Orsay en ait été averti, puis libérés le soir après l’intervention du ministre des Affaires étrangères »[3]. De son côté Paul Kagame affirme que Paul Dijoud l'avertit que s'il n'arrêtait pas les combats tous les siens seraient massacrés[4].

En 1994, au moment de l'attentat contre le président Juvénal Habyarimana, les soldats belges de la Minuar sont accusés par ceux qui s'apprêtent à former le gouvernement intérimaire d'en être les auteurs. Dix d'entre eux sont préposés à la sécurité de la présidente Agathe Uwilingiyimana par le général Roméo Dallaire qui est à la tête des casques bleus de la force d'intervention de l'ONU. Mais ils sont faiblement équipés d'armes individuelles et ne peuvent empêcher que la présidente, qui est une hutu modérée soit assassinée par des Tutsis partisans du futur président Kagamé. Sur ordre de l'état-major de l'ONU à Kigali, les militaires belges doivent attendre un secours qui ne viendra pas. Emmenés par des militaires Tutsis au Camp Kigali, ils y sont abattus après s'être défendus pendant des heures avec leurs armes de poing dans l'attente d'un secours qu'ils avaient eu le temps d'appeler depuis la radio de bord de leur véhicule. Le général Dallaire, passant en voiture devant le camp, reconnaîtra plus tard avoir vu des corps de soldats belges dans la cour, mais ne pas être intervenu. Par la suite, Paul Kagame est accusé à son tour d'avoir commandité l'assassinat du président Juvénal Habyarimana, notamment par la France et par les anciens collaborateurs de Kagame comme Ruzibiza, le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière, et par des officiers dissidents du FPR. Cette thèse est remise en cause depuis janvier 2012 par l'enquête des experts nommés par le successeur du juge Bruguière.

Paul Kagame mène les troupes du FPR à la victoire militaire contre les Forces armées rwandaises et le gouvernement intérimaire grâce à l'embargo sur les armes adopté pas le conseil de sécurité de l'ONU contre les forces gouvernementales. Malgré des troupes inférieures en nombre (15 000 hommes contre 50 000) et des moyens militaires moins importants, faisant preuve d'un grand sens stratégique et d'une grande fermeté, il bénéficie aussi de l'épuisement des troupes adverses mobilisant toute leur énergie dans la conduite du génocide des Tutsi qui fait environ 10 000 morts par jour pendant cent jours et extermine environ 90 % des Tutsi de l'intérieur du Rwanda. Il devient vice-président de la République et ministre de la Défense le .

« L'homme fort » du Rwanda[modifier | modifier le code]

Paul Kagame est ensuite l'artisan de la « reconstruction » du Rwanda, complètement détruit et vidé par le génocide. Il chasse les dirigeants « hutu » ayant organisé et conduit le génocide des Tutsi, et contribue à la mise en place d'un régime où les femmes ont une place parfois majoritaire, comme au parlement. Ses opposants qualifient ce régime de « tutsi », alors même que la référence politique « Hutu - Tutsi » est anticonstitutionnelle depuis l'adoption de la constitution de 2003[5], et que la majorité des ministres et des députés avaient, dans l'ancienne république exclusivement « hutu », une carte d'identité « Hutu ». En fait, depuis une dizaine d'années, tous les Premiers ministres qui se sont succédé sont « hutu » d'origine ainsi que la majorité du haut état-major[réf. nécessaire].

Il est aussi l'un des principaux artisans du renversement de son homologue du Zaïre en 1997, le président Mobutu Sese Seko, dont le pays est quatre-vingt dix fois plus grand que le Rwanda. À la suite du génocide des Tutsi au Rwanda et de la déliquescence du régime de Mobutu, faits majeurs ayant entrainé les Grands lacs dans le chaos, il est l'un des principaux acteurs des deux guerres du Congo. Des proches de ses officiers racontent qu'au départ les Rwandais, alliés avec l'Ouganda et l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila, n'avaient pas l'intention de renverser Mobutu Sese Seko, mais que la faible résistance qu'ils auraient rencontrée au Zaïre les aurait alors décidés d'aller jusqu'à Kinshasa lors de la Première guerre du Congo.

Vice-président et ministre de la défense de juillet 1994 à avril 2000, Paul Kagame est élu président de la République par le Parlement, le 17 avril 2000, après la démission de Pasteur Bizimungu. À la suite de l'instauration d'une nouvelle constitution par référendum, il est réélu au suffrage universel direct le (95 % des voix) et le (93 % des voix)[6].

Beaucoup d'observateurs accordent à Paul Kagame le mérite d'avoir apporté la stabilité et la croissance économique de ce pays dévasté. L'efficacité de la lutte contre la corruption au Rwanda, y compris contre des proches de Paul Kagame, est maintenant reconnue au plan international. Par contre, des ONG, telles que HRW et Amnesty International, critiquent avec insistance ce qu'elles considèrent comme des manquements au respect des droits de l'homme, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et le climat des périodes électorales. Ses opposants considèrent son régime comme une autocratie répressive favorisant la minorité tutsie au prix d'assassinats encore inexpliqués.

Régime de Paul Kagame et droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Front patriotique rwandais.

Arguments de ses partisans[modifier | modifier le code]

Paul Kagame est le seul dirigeant à avoir mis fin concrètement au génocide des Tutsi. Il est bien placé pour dénoncer la démission de la communauté internationale malgré la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée à Paris en 1948 par les nations unies.

Les partisans du régime Kagame accusent les ONG et institutions internationales de faire parfois le jeu du négationnisme en ne soutenant pas la lutte contre l'idéologie du génocide. Cette lutte contre l'ethnisme est un des thèmes du FPR et de Paul Kagame, bien avant le génocide de 1994. Ce combat contre l'idéologie de l'ethnisme est inscrit dans la nouvelle Constitution de 2003. La majorité des responsables rwandais actuels, à tous les niveaux de la société, étaient qualifiés de « Hutu » dans l'ancienne république dite « hutu ».

Le développement économique, la mise au travail intensif des Rwandais, la lutte contre la corruption et l'exigence de "bonne gouvernance" sont des axes majeurs de sa politique.[réf. nécessaire]

La recherche d'une démocratie ancrée dans les traditions africaines ne doit pas être nécessairement calquée sur les idéaux occidentaux. Kagame intervient parfois directement dans des conflits locaux pour obliger les responsables à respecter les paysans.

En 2014, 51 des 80 sièges de la chambre des députés, soit 63,75%, sont occupés par des femmes, 30% des ministres sont des femmes[7].

Il est un des rares dirigeants africains qui prend parfois le risque de tenir tête aux dirigeants occidentaux.

Il respecte la constitution et le non renouvellement de son deuxième mandat.

Critiques et accusations de ses opposants[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne en RDC contre les forces génocidaires et les civils innocents hutu qui fuyaient les atrocités du FPR qui s'y étaient réfugiées (miliciens interahamwe et anciennes Forces armées rwandaises), les troupes de l'armée patriotique rwandaise sont accusées de s'être livrées à des massacres de civils[8],[9]. En 1996-97, Kagame est accusé d'ingérence dans les affaires internes du Zaïre du Maréchal Mobutu et d'en violer la souveraineté nationale.[réf. nécessaire] Cette ingérence débouche sur la première guerre du Congo et la chute de Mobutu. Selon ses opposants, le sentiment de culpabilité de la communauté internationale vis-à-vis du génocide de 1994, qui a causé 800 000 morts selon l'ONU, n'y est probablement pas étranger.[réf. nécessaire] Le gouvernement de Kagame est accusé d'utiliser le prétexte de l'argument sécuritaire afin de piller les ressources naturelles de l'est du Congo, région où vivent les Banyamulenge, Congolais rwandophones, immigrés au Congo en 1896[10].

Paul Kagame en 2010.

En décembre 2008, un rapport de l'ONU accuse le Rwanda de soutenir la milice tutsi de Laurent Nkunda en RDC[11].

L'ancien président de la République Pasteur Bizimungu a été emprisonné pour quinze ans, six mois avant l'élection présidentielle de 2003, par la justice rwandaise. Il est gracié trois ans plus tard par Kagame. On déplore la disparition de plusieurs opposants et des assassinats[12]. D'autres ont été maltraités pendant la campagne électorale.

À l'approche de l'élection présidentielle du , plusieurs opposants de Paul Kagame sont assassinés[13]. Un certain nombre d'associations, dont Reporters sans frontières, ont demandé de faire pression sur le Rwanda pour qu'il n'y ait plus d'assassinat politique[14]. Condamnant notamment le meurtre du journaliste Jean-Léonard Rugambage, assassiné alors qu'il enquêtait sur une tentative de meurtre contre Faustin Kayumba Nyamwasa, autre opposant à Paul Kagame, Reporters sans frontières rappelle qu'il classe le Rwanda à « la 157e place, sur 175 pays, du classement mondial 2009 de la liberté de la presse », et dénonce « le climat de terreur, l’escalade de la répression contre les voix indépendantes et la dérive totalitaire au Rwanda » sous Kagame[15]. Au nombre des opposants tués, figure André Kagwa Rwisereka, ancien membre du FPR, chef d'un parti d'opposition au FPR de M. Kagame, retrouvé presque décapité, une machette à côté de son corps[16].

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a refusé de recevoir Paul Kagame le 16 juillet 2010 à la suite de manifestations d'ONG protestant contre sa venue alors que certains proches de M. Kagame font l'objet de mandats d'arrêt pour génocide déposés par un juge espagnol[17].

Le , à la suite de l'élection présidentielle, Kagame est réélu président du Rwanda avec 93 % des voix[6].

Le 1er janvier 2014, l'ancien responsable des services de renseignement rwandais, entré en dissidence au milieu des années 2000, Patrick Karegeya, est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, à Johannesburg. Le général Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise lui aussi en exil, dénonce un assassinat politique[18].

Affaires juridiques contre Paul Kagame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attentat du 6 avril 1994 (Rwanda).

Enquête en France[modifier | modifier le code]

Une enquête est ouverte en France concernant l'attentat contre le président Juvénal Habyarimana en avril 1994. En 1998, les familles des trois membres d'équipage français de l'avion présidentiel abattu ont porté plainte pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».[réf. nécessaire] La responsabilité de Paul Kagame dans cet attentat est un cheval de bataille des anciens du Hutu power et de leurs soutiens français, et d'anciens collaborateurs de Kagame évincés. Mais l'enquête du juge Bruguière[19], censée conforter cette accusation, a été complètement remise en cause par deux enquêtes balistiques : celle d'experts du Royaume-Uni pour le compte du Rwanda et celle d'experts français nommés par le successeur du juge Bruguière, le juge Marc Trévidic[20].

Enquête en Espagne[modifier | modifier le code]

Un peu plus d’un an après l’enquête du juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière accusant Kagame d’avoir commandité l’attentat du 6 avril 1994[21], et s'appuyant sur des éléments de cette enquête, la justice espagnole met en cause le chef de l’État rwandais et son entourage. Notamment, l’enquête espagnole désigne Kagame et le FPR comme responsables de l’attentat du 6 avril.

L’Audience nationale, la principale instance judiciaire espagnole, a annoncé des poursuites contre 40 militaires rwandais, dont 11 généraux, pour «génocide, crimes contre l’humanité et terrorisme» commis après le génocide des Tutsi en RDC contre des ressortissants espagnols. Saisi en 2005 de l’assassinat, entre 1994 et 2002, de neuf Espagnols, six religieux et trois humanitaires, le juge Fernando Andreu, qui a instruit en vertu du principe de «compétence universelle», se livre à un réquisitoire de la méthode de prise de pouvoir puis de son exercice par le Front patriotique rwandais (FPR) de Kagame. Le président Kagame, dont la responsabilité serait désignée sans ambiguïté, est épargné, pour l’instant, en raison de son statut de chef d'État en exercice.

Le juge accuse le mouvement rebelle tutsi d’avoir commis, entre 1990 et 1994, des attentats contre les politiques et intellectuels hutus, afin de «provoquer la terreur et tester la réaction de la population civile», qui se livrait en représailles à des massacres de Tutsis[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Depuis l'approbation de la nouvelle Constitution le 26 mai 2003, la forme longue du Rwanda n'est plus République rwandaise mais République du Rwanda.
  2. La cause de sa mort est l'objet de nombreuses versions. Selon certains il aurait été tué par des concurrents au sein du FPR, pour d'autres il aurait été tué par les Forces armées rwandaises et Paul Barril dans un interview, accordé aux auteurs du film Tuez-les tous !, affirme qu'il a été tué par des Français à partir d'un hélicoptère
  3. Audition « Mission d'information sur le Rwanda, audition de M. Paul Dijoud », sur Assemblée nationale,‎ décembre 1998 (consulté le 13 août 2010)
  4. Le Figaro 23 novembre 1997 - Quand la France jetait Kagame en prison, René Girard
  5. « Le Rwanda de Paul Kagamé, une présidence controversée », Amaury Hauchard, Le Journal International, 5 juillet 2013
  6. a et b Paul Kagame président du Rwanda avec 93 % des voix, 20minutes.fr, 11 août 2010
  7. « Femmes : un Parlement rose pour le Rwanda », Jeune Afrique,‎ 20 septembre 2009 (lire en ligne)
  8. "Congo, Rwanda Responsables de Graves Abus", Human Rights Watch
  9. (en) "UN set to publish DR Congo 'war crimes report'", BBC, 1er octobre 2010
  10. Rapport final du groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesses de la République démocratique du Congo, document S/2002/1146, New York, 16 octobre 2002, p. 15.
  11. Le Rwanda aide les rebelles de Laurent Nkunda en RDC (ONU), AFP, 12 décembre 2008.
  12. À l'abri des regards, les "disparitions" et les homicides continuent, Amnesty International, document public, 23 juin 1998 ; Rapport 2005 d'Amnesty International
  13. « Au Rwanda, la répression s'amplifie à l'approche des élections présidentielles », Le Monde du 16 juillet 2010
  14. « RSF appelle les bailleurs de fonds à suspendre leur soutien au Rwanda », Le Monde du 14 juillet 2010
  15. "Le journaliste Jean-Léonard Rugambage assassiné devant son domicile de Kigali", Reporters sans frontières, 25 juin 2010
  16. « Rwanda : l'opposition décimée avant le scrutin », Libération du 16 juillet 2010
  17. Zapatero cède à la pression et pose un lapin à Kagame, Jeune Afrique du 16 juillet 2010.
  18. Article de RFI du jeudi 2 janvier 2014.
  19. Le 21 novembre 2006, le parquet de Paris donna son accord au juge d'instruction Jean-Louis Bruguière pour qu'il délivre des mandats d'arrêts internationaux contre neuf proches du président rwandais Paul Kagame, dont James Kabarebe, chef d'État-major général des Forces rwandaises de défense et Charles Kayonga, chef d'état-major de l'armée de terreArchives et Rose Kabuye.
    Le juge d'instruction ne pouvait pas engager de poursuites contre Paul Kagame en raison de l'immunité accordée en France aux chefs d'État en exercice. S'il le souhaitait, il devait demander à l'ONU de saisir le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en Tanzanie pour engager contre Paul Kagame une procédure judiciaire
  20. Attenta du 6 avril 1994 - CEC. Selon des témoignages recueillis par le très controversé Pierre Péan (voir aussi : Critique de Noire fureur blancs menteurs Survie), d'anciens membres du FPR, la décision d'éliminer Habyarimana aurait été prise fin 1993 et début 1994 par les chefs de l'Armée patriotique rwandaise, dont Paul Kagame (Noires fureurs, blancs menteurs, Paris, Les Mille et une nuits, 2005) qui, après s'être rendu sur les lieux, a démonté une à une toutes les pièces de la thèse du juge Bruguière par une concordance de témoignages irréfutables et vérifiables[réf. nécessaire].
  21. considéré comme signal déclencheur du génocide de 1000000 Tutsis et opposants hutus
  22. Les observateurs critiques de cette enquête, uniquement à charge comme celle du juge Bruguière, soulignent de nombreux éléments qui donnent l'impression d'une volonté de justifier la théorie du double génocide, à partir d'un crime de guerre contre des ressortissants espagnols, dont il n'est pas encore établi de façon contradictoire qui en sont les auteurs. D'autre part, comme le juge Bruguière, le juge espagnol ne s'est jamais rendu au Rwanda pour enquêter.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Stephen Kinzer, A thousand hills : Rwanda's rebirth and the man who dreamed it, John Wiley & Sons, Hoboken, N.J., 2008, 380 p. (ISBN 978-0-470-12015-6)
  • François Misser, Vers un nouveau Rwanda ? : entretiens avec Paul Kagamé, Karthala, Paris, 1995, 168 p. (ISBN D2-86537-598-6)
  • Charles Onana et Déo Mushayidi, Les secrets du génocide rwandais : enquête sur les mystères d'un président, Duboiris, 2002, 187 p. (ISBN 2-9513159-2-9)
  • Paul Kagame et la résilience d'un peuple, Éditions du Jaguar, Paris, 2010, 128 p. (ISBN 978-2-86950-438-7)
  • (en) Colin M. Waugh, Paul Kagame and Rwanda : power, genocide and the Rwandan Patriotic Front, McFarland & Company, Inc., Jefferson, N.C., 2004, 254 p. (ISBN 0-7864-1941-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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