Gorilla beringei beringei

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Gorilla beringei beringei est une des deux sous-espèces du Gorille de l'Est (Gorilla beringei). Il mesure entre 1,40 et 2 mètres. Les mâles pèsent entre 140 et 300 kg et les femelles entre 70 et 110 kg. Ils vivent dans la région des Grands Lacs Africains, c’est-à-dire dans l'est de la République démocratique du Congo, en Ouganda et au Rwanda. Quelques parcs nationaux forment un réseau transfrontalier de protection : le PN de Mgahinga (Ouganda), le Parc national des Volcans et le Parc national des Virunga en RDC ainsi que dans le PN de la forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda). La population du parc de Kahuzi Biega, bien que très proche, appartient à la sous-espèce des gorilles de l'Est (Gorilla beringei graueri). En 2012, c'est en Ouganda que le population des gorilles des montagnes est la plus importante, avec plus de 400 individus dans ses frontières[1]. Le reste de la population, soit 400 individus, se retrouve en RDC. C'est un animal impressionnant mais sociable et pacifique. Les gorilles de montagne vivent en familles polygames, et chaque famille est guidée par un mâle à "dos argenté". C'est le mâle du groupe, qui est censé protéger toute la famille contre les dangers éventuels. Quand le dos argenté meurt, un autre gorille assez âgé pour supporter cette tâche le remplace ou le groupe se dissout. Si c'est le cas, les femelles vont rejoindre d'autres groupes et d'autres mâles, qui tuent les petits de sa nouvelle femelle nés avant le transfert. Les gorilles des montagnes sont des herbivores, ils ont besoin d'une végétation dense pour se nourrir (jusqu'à 25 kg par jour et par individu).

Problème de conservation[modifier | modifier le code]

  • Le principal danger pour cette espèce est le braconnage, pour sa viande, son crâne et ses mains, qui sont censés porter chance et se vendent à prix d'or. Elle a surtout été victime du braconnage en 1994, pendant le génocide rwandais. En effet, les réfugiés qui fuyaient le Rwanda n'avaient qu'une seule solution pour survivre : braconner. Durant les années qui ont suivi, les rebelles et militaires éparpillés en forêt ont largement contribué à la diminution de la population de gorilles.
  • Le deuxième danger est la déforestation, qui entraîne la suppression de leur habitat. Les habitants de ces régions, surtout au Rwanda où les terres agricoles manquent, en raison d'une forte densité humaine, vivent en "concurrence" avec les gorilles. Ils déforestent pour avoir du bois, construire, faire du feu, et par l'extension de la culture sur brûlis.
  • Les gorilles sont aussi victimes de maladies telles que la pneumonie, la grippe ou d'autres maladies de l'homme qui sont mortelles pour eux.

Selon un recensement effectué en 2010 conjointement par la RDC, l'Ouganda et le Rwanda dans le massif des Virunga, la population de gorilles y serait de 480 individus (contre 380 lors du précédent recensement en 2003) à cela s'ajoutent environ 300 gorilles des montagnes de la forêt de Bwindi[2].

Solutions[modifier | modifier le code]

Les solutions à mettre en oeuvre pour sa protection suivent deux axes : protection contre les braconniers, et préservation de son habitat. A la suite des recherches de Dian Fossey, qui a mis en place un véritable réseau de protection, la société zoologique de Francfort a envoyé dans les années 1980 une personne pour habituer les gorilles aux hommes et ainsi permettre aux touristes de venir les voir. Une sorte de "tourisme écologique" a pu se mettre en place : chaque groupe de visiteurs est accompagnés de gardes qui savent localiser les gorilles et assurent la protection contre les braconniers. Ce tourisme peut apporter des ressources financières non négligeables qui peut motiver les populations locales et fait perdre au braconnage une partie de son attrait. Le financement de la protection des gorilles se fait aussi grâce à l'association Dian Fossey, qui permet de parrainer un gorille. Le WWF(-Belgique) contribue aussi, notamment grâce au projet PEVi, à la sauvegarde de l'espèce et de son habitat en apportant des solutions de gestion durable à l'ensemble du Parc des Virunga.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. journal télévisé de nuit sur TV5 Monde (Journal - Afrique), Lundi 19 novembre 2012, 1h45
  2. The East African, 13 Décembre 2010 p. 9

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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