Laurent-Désiré Kabila

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kabila et Mzee.
Laurent-Désiré Kabila
Buste de Laurent-Désiré Kabila.
Buste de Laurent-Désiré Kabila.
Fonctions
3e président de la
République démocratique du Congo
17 mai 199716 janvier 2001
(&&&&&&&&&&&013403 ans, 7 mois et 29 jours)
Prédécesseur Mobutu Sese Seko
Successeur Joseph Kabila
Biographie
Date de naissance 27 novembre 1939
Lieu de naissance Likasi (Congo belge)
Date de décès 16 janvier 2001 (à 61 ans)
Lieu de décès Kinshasa (République démocratique du Congo)
Nationalité congolaise
Parti politique PRP (1967-1996)
AFDL (1996-1998)
Indépendant (1998-2001)
Conjoint Sifa Mahanya
Zaina Kibangula
Enfants Étienne Kabila (1965- )
Joseph Kabila (1971- )
Aimée Kabila (1976-2008)
Résidence Palais de Marbre
Ngaliema/Kinshasa

Laurent-Désiré Kabila
Présidents de la
République démocratique du Congo

Laurent-Désiré Kabila (Likasi ex-Jadotville, 27 novembre 1939 - Kinshasa, 16 janvier 2001), est un homme politique congolais. Engagé à partir des années 1960 contre le régime de Mobutu, il parvint finalement à renverser ce dernier en 1997, lors de la première Guerre du Congo. Il redonna au pays - rebaptisé Zaïre par Mobutu - le nom de République démocratique du Congo. Président de la République démocratique du Congo de mai 1997 jusqu’à son assassinat en janvier 2001, il fut, un an après sa prise du pouvoir, confronté à la deuxième guerre du Congo.

Il était localement surnommé Mzee, littéralement le vieux, le sage en swahili. Laurent-Désiré Kabila a le titre de « héros national ». Après sa mort, son fils Joseph Kabila lui succède immédiatement.

Sommaire

Biographie[modifier]

Jeunesse[modifier]

Né en 1939 à Jadotville au Katanga, Laurent-Désiré Kabila est originaire de l’éthnie Luba par son père et Lunda par sa mère[1]. S'il est certain qu'il a accompli ses études secondaires à l'institut Saint-Boniface d'Élisabethville (Lubumbashi), ses études universitaires à l'étranger (Paris, Tachkent ou Belgrade) sont controversées[2]. Ce flou a été entretenu par Kabila lui-même car, en période de Guerre froide, le lieu des études était politiquement et symboliquement important.

Engagement politique et guérilla[modifier]

Ses premières luttes remontent au début des années 1960, durant la crise congolaise qui accompagne et suit l'accès à l'indépendance du Congo belge.

D’août 1960 à janvier 1961, il lutte contre la gendarmerie katangaise dans les rangs de la jeunesse du Parti Balubakat (Jeubakat). Jason Sendwé, chef de la Balubakat, le parti qui regroupe les membres de leur ethnie commune, celle des Lubas, remarque ses talents d’orateur et le nomme « colonel » des jeunesses, en fait des milices Balubakat au Katanga. Ces milices se rallient à l’insurrection déclenchée par les forces lumumbistes en 1964. D’après le témoignage de Che Guevara qui essaya d’appuyer les maquisards de Kabila établis à Fizi, sur les rives du lac Tanganyika en 1965, Kabila et son groupe étaient plus « contrebandiers » que « rebelles ». Guevara considérait qu’ils ne réussiraient jamais à se transformer en une force révolutionnaire.

Le maquis de Kabila parvient à se maintenir pendant une trentaine d’années. Il ne dépasse pas les limites d’un territoire exigu et est relativement toléré par le régime mobutiste.

Prise de pouvoir[modifier]

Durant la première guerre du Congo, la coalition (Rwanda, Ouganda) le place à la tête de l’AFDL. Mobutu Sese Seko est renversé en mai 1997. Après la fuite de Mobutu, il se proclame Président.

Laurent-Désiré Kabila prétendait n'avoir jamais été Zaïrois, et à ce titre gomme tout rappel à cette dénomination née en 1971 par décision de son prédécesseur : le pays retrouve son appellation suite à son indépendance de 1960, le fleuve est à nouveau rebaptisé Congo, le franc congolais se substitue au nouveau zaïre, l'hymne national, la devise du pays sont changés.

Gouvernement[modifier]

À partir de 1998, juste après sa scission avec le Rwanda et l'Ouganda, il règne en autocrate, prend plusieurs décisions draconniennes, nomme personnellement les députés, emprisonne les hommes politiques qui ne partagent pas ses points de vues (Étienne Tshisekedi, Zhaïdi Ngoma, Olenga Nkoy, etc.) ainsi que plusieurs journalistes étrangers ou autochtones.

En 1999, il abolit l'AFDL, pour créer le CPP (Comité du pouvoir populaire). et en 2000, fonde un nouveau parlement de 300 députés en tout.

Assassinat[modifier]

Le 16 janvier 2001, il est assassiné par son garde du corps Rashidi Mizele. Le docteur Mashako Mamba, présent à cet instant, tente vainement de le réanimer.

Le procès des auteurs présumés de l’attentat a été très contesté par la communauté internationale. Trente personnes ont été condamnées à mort, dont le colonel Eddy Kapend. Cependant, à l’issue de ce verdict, on a affirmé aussitôt que l’enquête continuait.

Succession[modifier]

À sa mort, son fils Joseph Kabila est désigné pour lui succéder.

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Marie-France Cros, François Misser, Le Congo de A à Z, André Versaille Éditeur, 2010, p.107
  2. « L'obscur M. Kabila », L'Express, 25 juin 1998 [texte intégral] 
  • Fondation Laurent-Désiré Kabila, Agenda 2011.