Association internationale de développement

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Créée le , l'Association internationale de développement (AID) fait partie du Groupe de la Banque mondiale, basé à Washington, D.C., qui a comme objectif d'aider le développement économique des pays les plus pauvres. Elle est ainsi complémentaire de l’autre organe de prêt du Groupe de la Banque mondiale qu’est la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), laquelle dispense des prêts d’investissement et des services de conseil aux pays à revenu intermédiaire. L'AID (souvent nommée IDA du fait de son abréviation anglaise) accorde des crédits ne portant pas intérêt et des dons aux plus pauvres des pays en développement pour soutenir l’essor de leur économie et améliorer le niveau de vie de leurs habitants.

Crédits à long terme sans intérêt[modifier | modifier le code]

L'Association internationale pour le développement accorde des prêts à long terme (échéances de 20, 35 ou 40 ans, assorties d’un délai de grâce de 10 ans, avant de devoir commencer à rembourser le principal) aux 81 pays les plus pauvres de la planète, dont 40 sont situés en Afrique.

Depuis sa création, l'AID a prêté 161 milliards de dollars à 108 pays. Les chiffres annuels des crédits ont connu une croissance constante et ont atteint une moyenne de 8,4 milliards de dollars au cours des trois dernières années. Ainsi les pays les plus pauvres bénéficient de ressources financières pour tenter de relancer leur économie, sans que cela n'entraîne d'effets négatifs notoires.

Trois critères sont utilisés pour déterminer l’éligibilité d’un pays aux crédits de l’AID :

  • Pauvreté relative, définie comme une situation où le PNB par habitant est inférieur à un seuil déterminé, qui est actuellement de 875 dollars( 2008 ).
  • L’absence de solvabilité permettant d’emprunter aux termes du marché et par conséquent la nécessité de trouver des ressources à des termes concessionnels.
  • De bons principes de gestion économique, déterminés comme étant la mise en œuvre des mesures économiques et sociales en faveur de la croissance et de la réduction de la pauvreté.

Quelle finalité ?[modifier | modifier le code]

Les crédits à long terme et sans intérêt de l’AID servent à financer des programmes qui vont permettre de construire les politiques, les institutions, les infrastructures et le capital humain que requiert un développement à la fois équitable et soutenable sur le plan environnemental.

L'AID a ciblé des projets de développement humain dans des domaines tels que l’éducation, la santé, les dispositifs de sécurité sociale, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement (36 %), la loi, la justice et l'administration publique (23 %), les infrastructures (14 %), l’agriculture et le développement rural (8 %).

L’objectif de l’AID est de réduire les inégalités tant entre les pays qu’au sein de ceux-ci, en habilitant le plus grand nombre de personnes possibles à participer aux grands courants économiques, en réduisant la pauvreté et en favorisant un accès plus équitable aux possibilités générées par la croissance économique.

Structure et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Les statuts de l’AID sont entrés en vigueur en 1960. Les premiers prêts de l’AID, appelés crédits, ont été approuvés en 1961 en faveur du Chili, du Honduras, de l’Inde et du Soudan.

La BIRD et l’AID sont gérées suivant les mêmes règles. Elles partagent le même personnel et le même siège, elles relèvent du même président et évaluent les projets suivant les mêmes normes de rigueur.

Mais l’AID et la BIRD tirent leurs fonds de sources différentes pour le financement de leurs prêts et, dans la mesure où les crédits de l’AID sont entièrement concessionnels, ses ressources doivent être régulièrement reconstituées.

Pour qu’un pays puisse adhérer à l’AID, il doit être d’abord membre de la BIRD. L’AID compte 165 membres.

Financement de l'AID[modifier | modifier le code]

Tandis que la BIRD mobilise l’essentiel de ses ressources sur les marchés internationaux des capitaux, l'AID est tributaire des contributions des plus riches de ses pays membres pour l’essentiel de ses ressources financières. Les pays donateurs se réunissent tous les trois ans pour reconstituer les ressources de l’AID et passer en revue ses politiques. La dernière reconstitution en date était la quatorzième de la série (IDA-14). Conclue en février 2005, elle permet à l’AID de financer ses projets pour une période de trois ans qui prendra fin le 30 juin 2008. Les contributions les plus importantes à l’IDA-14 ont été versées par : les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne, la France, l’Italie et le Canada (les pays formant l'ancien G7).

L’autre majeure partie provient des remboursements de ses crédits, y compris ceux effectués par les pays qui bénéficiaient de son aide dans le passé mais ont depuis été « reclassés » (terme qui signifie qu’ils n’ont plus besoin de faire appel aux ressources de l’AID). C’est le cas de la Turquie et de la Corée du Sud, des ex-emprunteurs de l’AID, devenus aujourd'hui des bailleurs de fonds. Des fonds supplémentaires proviennent des revenus de la BIRD.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]