Joseph Kony
Joseph Kony
| Nom de naissance | Joseph Kony |
|---|---|
| Surnom | Le Messie sanglant |
| Naissance | 18 septembre 1961 Odek, Ouganda |
| Nationalité | |
| Profession | Chef militaire |
Joseph Kony (né en 1961 à Odek, dans le nord de l'Ouganda) est le chef des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui opèrent entre l'Ouganda et le Soudan du Sud, avec pour principal but de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, et d'installer un système théocratique fondé sur les principes de la Bible et des Dix Commandements. D'origine acholi, Joseph Kony se dit aussi « médium spirituel », et est parfois considéré comme prophète par ses « hommes de main ».
Son groupe est accusé d'enlèvements d'enfants pour en faire des soldats (on estime que 80 % de la LRA est composée d'enfants soldats), les réduire en esclavage (souvent sexuel pour les jeunes filles) ; mais aussi de nombreux massacres de civils, d'exactions et de nombreuses destructions et pillages réalisés par les troupes de chocs, composées d'enfants soldats.
Joseph Kony, est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, délivré en 2005[1]. Le 1er juin 2006, le siège d'Interpol publie ses notices le concernant ainsi que quatre autres individus soupçonnés de s’être livrés à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité[2].
Sommaire |
Invisible Children [modifier]
Le 20 février 2012, le collectif Invisible Children lance une vidéo de trente minutes sur Vimeo dénonçant les actions de Kony[3]. Mise en ligne sur YouTube le 5 mars[4] et véhiculée par des réseaux sociaux tels Twitter et Facebook les jours suivants, la vidéo touche un nombre important de personnes, atteignant rapidement plusieurs dizaines de millions de visionnages, en seulement quelques jours[5], malgré les quelques informations erronées ou omises (nombre d'enfants soldats, disparition de L. Kony depuis plusieurs années) qu'elle contient.
L'association prévoit également l'organisation d'événements aux États-Unis. L'un d'eux, Cover the night, est prévu pour le 20 avril 2012. Il vise à placarder le plus possible, en une nuit, des affiches, autocollants et posters dans des lieux publics pour alerter l'opinion publique.
Cependant, plusieurs critiques ont été formulées à l'encontre de cette initiative et de Invisible Children[6],[7], en particulier venant d'autres ONG[8]. Il est entre autres reproché à Invisible Children de stimuler l'intervention militaire étrangère pour appuyer un camp contre un autre, tendant ainsi à utiliser les dons pour financer les forces militaires de l'Ouganda[7].
Angelina Jolie s'est montrée favorable à cette intervention, mais là encore cette prise de position est sujette à critiques, notamment par Alex Jones[9].
Notes et références [modifier]
- http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/15/97001-20111015FILWWW00326-afrique-les-usa-traquent-joseph-kony.php
- INTERPOL publie ses premières notices rouges pour le compte de la Cour pénale internationale
- (en) [vidéo] KONY 2012 sur Vimeo
- (en) [vidéo] Kony 2012 sur YouTube.
- « Mobilisation mondiale contre un criminel de guerre africain », Le Figaro, 7 mars 2012 [texte intégral]
- Mathieu Géniole, « KONY 2012 : Critiques acides et humour noir autour d'une vidéo guimauve », sur http://leplus.nouvelobs.com, 11 mars 2012
- (en) Bill Crane, « What they won't say about Kony 2012 », sur http://socialistworker.org, 12 mars 2012
- Alex Miller, « Dois-je faire un don pour Kony 2012 ? », sur http://www.vice.com, 7 mars 2012
- (en) [vidéo] Arrest Angelina Jolie For War Crimes: Kony 2012 sur YouTube.
Voir aussi [modifier]
Ces enfants martyrs Magazine Investigations France O