Joseph Kony

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Joseph Kony

Nom de naissance Joseph Kony
Alias
Le Messie sanglant
Naissance 18 septembre 1961 (53 ans)
Odek, Ouganda
Nationalité Drapeau de l'Ouganda Ouganda
Profession
Chef militaire

Joseph Kony (né en 1961 à Odek, dans le nord de l'Ouganda) est le chef des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui opèrent entre l'Ouganda et le Soudan du Sud, avec pour principal but de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, et d'installer un système théocratique fondé sur les principes de la Bible et des Dix Commandements.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine acholi, Joseph Kony se dit aussi « médium spirituel », et est parfois considéré comme prophète par ses « hommes de main ».

Son groupe est accusé d'enlèvements d'enfants pour en faire des soldats (on estime que 80 % de la LRA est composée d'enfants soldats), les réduire en esclavage (souvent sexuel pour les jeunes filles) ; mais aussi de nombreux massacres de civils, d'exactions et de nombreuses destructions et pillages réalisés par les troupes de chocs, composées d'enfants soldats.

Joseph Kony, est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, délivré en 2005[1]. Le 1er juin 2006, le siège d'Interpol publie ses notices le concernant ainsi que quatre autres individus soupçonnés de s’être livrés à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité[2].

Le 20 mai 2013, l'Organisation des Nations unies rend public un rapport estimant l'Armée de résistance du Seigneur (le mouvement dirigé par Kony) responsable de la mort de plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces vingt-cinq dernières années. Il évalue en outre le nombre d'enfants enlevés par celle-ci entre 60 000 et 100 000 et celui de personnes déplacées suite à ces violences à 2,5 millions[3].

Invisible Children[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kony 2012.

Le 20 février 2012, le collectif Invisible Children lance une vidéo de trente minutes sur Vimeo dénonçant les actions de Kony[4]. Mise en ligne sur YouTube le 5 mars[5] et véhiculée par des réseaux sociaux tels Twitter et Facebook les jours suivants, la vidéo touche un nombre important de personnes, atteignant rapidement plusieurs dizaines de millions de visionnages, en seulement quelques jours[6], malgré les quelques informations erronées ou omises (nombre d'enfants soldats, disparition de L. Kony depuis plusieurs années) qu'elle contient.

L'association prévoit également l'organisation d'événements aux États-Unis. L'un d'eux, Cover the night, est prévu pour le 20 avril 2012. Il vise à placarder le plus possible, en une nuit, des affiches, autocollants et posters dans des lieux publics pour alerter l'opinion publique.

Cependant, plusieurs critiques ont été formulées à l'encontre de cette initiative et d’Invisible Children[7],[8], en particulier venant d'autres ONG[9]. Il est entre autres reproché à Invisible Children de stimuler l'intervention militaire étrangère pour appuyer un camp contre un autre, tendant ainsi à utiliser les dons pour financer les forces militaires de l'Ouganda[8].

Angelina Jolie s'est montrée favorable à cette intervention, mais là encore cette prise de position est sujette à critiques, par exemple par Alex Jones[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/15/97001-20111015FILWWW00326-afrique-les-usa-traquent-joseph-kony.php
  2. « INTERPOL publie ses premières notices rouges pour le compte de la Cour pénale internationale »
  3. « La sanguinaire LRA de Joseph Kony a fait plus de 100 000 morts », lemonde.fr, le 21 mai 2013 (consulté le 21 mai 2013)
  4. (en) [vidéo] KONY 2012 sur Vimeo
  5. (en) [vidéo] Kony 2012 sur YouTube
  6. « Mobilisation mondiale contre un criminel de guerre africain », Le Figaro,‎ 7 mars 2012 (lire en ligne)
  7. Mathieu Géniole, « KONY 2012 : Critiques acides et humour noir autour d'une vidéo guimauve », sur leplus.nouvelobs.com,‎ 11 mars 2012
  8. a et b (en) Bill Crane, « What they won't say about Kony 2012 », sur socialistworker.org,‎ 12 mars 2012
  9. Alex Miller, « Dois-je faire un don pour Kony 2012 ? », sur www.vice.com,‎ 7 mars 2012
  10. (en) [vidéo] Arrest Angelina Jolie For War Crimes: Kony 2012 sur YouTube

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Ces enfants martyrs, Magazine Investigations, France Ô

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]