Union du Maghreb arabe

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Union du Maghreb arabe

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Logo de l'UMA

alt=Description de l'image Arab Maghreb Union (orthographic projection).svg.

Institutions

Secrétariat général
Secrétaire Général Drapeau de la Tunisie Habib Ben Yahia
Siège Drapeau du Maroc Rabat
Organisation
États membres 5
Langues officielles arabe
Divers
Site officiel Consulter
Diagramme des différents partenariats entre les pays de la Ligue arabe.

L'Union du Maghreb arabe (UMA) (arabe : اتحاد المغرب العربي) désigne l'organisation économique et politique formée par les cinq pays dit du "Maghreb arabe", à savoir l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie ainsi que la Mauritanie et dont le siège du secrétariat général est situé au Maroc à Rabat.

La population totale des cinq États membres s'élève à 90 344 000 habitants en 2012.

Créée en février 1989, selon le discours officiel : « l'Union du Maghreb arabe est aujourd'hui, à l'évidence, une réalisation géostratégique importante »[1]. Dans les faits, elle n'a que peu d'influence sur la politique de ses États membres. Le Conseil des chefs d'États ne s'est plus réuni depuis 1994, et l'UMA reste prisonnière des différends entre chacun des pays[2], dont le conflit du Sahara occidental, en dépit de la création de l'Union pour la Méditerranée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la lutte contre l'occupation, fut fondée une commission de libération du Maghreb en 1927 au Caire. S'est tenue après en 1945 une conférence des mouvements nationaux de l'Afrique du Nord. Puis, en 1958, s'est tenue la réunion de Tanger entre les chefs des mouvements nationaux du Maroc, de l'Algérie et de Tunisie dans le but d'entamer la création de cette union.

Le 17 février 1989, fut signé à Marrakech par les cinq chefs d'États le Traité constitutif de l'Union du Maghreb arabe[3], après la réunion du 10 juin 1988 à Zéralda qui l'avait préparée.

État d'avancement de l'intégration régionale[modifier | modifier le code]

Le conflit du Sahara occidental représente l'un des obstacles majeurs à une coopération entre Algérie et Maroc allant dans le sens d'une intégration progressive. Actuellement l'union n'est toujours qu'à un stade symbolique et ce manque d'intégration coûte cher au Maghreb, dans la mesure où les échanges régionaux qui pourraient se développer sont freinés. La complémentarité qui paraît exister entre les trois principaux pays ne semble pas être assez prise en considération par les pays membres. Sans doute leur est-elle extérieure car, modérément, encouragée par l’Union européenne dans le cadre du processus de Barcelone, la collaboration politique et économique qui aiderait à résoudre certains des problèmes de la rive sud de la Méditerranée, n'a pas connu le moindre début de concrétisation[4].

Pays membres[modifier | modifier le code]

Les membres de l'UMA sont :

Dans l'UMA, quatre pays membres sont des républiques, seul le Maroc est une monarchie.

L'UMA a des frontières communes avec les pays suivants :

Polémique concernant l'appellation[modifier | modifier le code]

Les Amazighs (qui forment une partie du peuple maghrébin, plus communément appelés Berbères) contestent l'appellation « Maghreb arabe » vu son caractère ethniciste, lui préférant tout simplement Afrique du Nord, voir « Maghreb ».

En février 2012, le chef de la diplomatie marocaine Saâdeddine El Othmani a proposé, lors d'une réunion des ministres des Affaires Étrangères de l'UMA à Rabat, la suppression pure et simple du mot « arabe » de l'« Union du Maghreb arabe », proposant l'appellation « Union maghrébine » ; cette proposition a reçu le soutien de la Mauritanie mais a été rejetée suite à l'opposition de l'Algérie, de la Libye et de la Tunisie[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francesco Tamburini, « L’Union du Maghreb Arabe, ou l'utopie d'une organisation régionale », dans Africa, no 3, 2008, p. 405-428

Lien externe[modifier | modifier le code]