Colonne de la Grande Armée

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Colonne de la Grande Armée
La colonne avec ses pavillons
La colonne avec ses pavillons
Présentation
Période ou style néo-classique
Type colonne commémorative
Architecte Éloi Labarre
Date de construction 1804-1841
Dimensions hauteur : 50 m
Destination initiale monument
Propriétaire État
Destination actuelle monument
Protection Logo monument historique classé MH (1905)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Localité Wimille
Localisation
Coordonnées 50° 44′ 28″ N 1° 37′ 06″ E / 50.74111, 1.61833 ()50° 44′ 28″ Nord 1° 37′ 06″ Est / 50.74111, 1.61833 ()  

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Colonne de la Grande Armée

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Colonne de la Grande Armée

La colonne de la Grande Armée ou colonne Napoléone est une colonne commémorative élevée à Wimille (Pas-de-Calais), près de Boulogne-sur-Mer, entre 1804 et 1823. Œuvre de l’architecte Éloi Labarre, elle est haute de 50 mètres.

Historique[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble de la colonne de la Grande Armée

Napoléon Ier rassembla à Boulogne, en 1804, l’armée des côtes de l'Océan, qui devint la Grande Armée.

Le eut lieu la première distribution de la Légion d'honneur au camp de Boulogne. La décision d'élever un monument en hommage à Napoléon fut prise au lendemain de la distribution de la Légion d'honneur. Le maréchal Soult annonça à l'empereur « le vœu des soldats » de mettre en place aux frais de la légion une colonne en marbre avec une statue de Napoléon. Les soldats ont donc du faire le sacrifice d'une demi-journée de solde par mois et d'une journée entière pour les officiers. Elle eut pour architecte Éloi Labarre qui avait aussi dessiné les plans du second théâtre de Boulogne.

La première pierre fut posée le 18 brumaire an XIII (9 octobre 1804), le chantier au début fut actif mais marqua cependant un coup d'arrêt en 1805 lors du départ de l'Armée des Côtes et de l'Océan pour Austerlitz. À la chute de l'Empire, la colonne ne s'élevait qu'à une hauteur de vingt mètres, soit le tiers de sa hauteur, les sculptures de Houdon et Moitte furent brisées et les bronzes furent réutilisés pour ériger la statue de Louis XIV place des Victoires et celle d'Henri IV à Paris. Les deux lions furent préservés en raison de leur non-allusion à l'Empire.

Ancienne statue de Napoléon, par François-Joseph Bosio.

Les travaux furent repris en 1819, et la plate-forme fut posée en 1821, elle eu une nouvelle vocation : celle de rendre hommage à Louis XVIII et de la monarchie restaurée. La colonne fut couronnée d’un globe royal en 1823. En 1827, tout fut achevé : deux pavillons furent construits à l'entrée du domaine, les jardins furent achevés et la construction d'une allée triomphale aussi. La monarchie de Juillet s'accompagna d'une réhabilitation de l'Empire, dans cet élan la colonne boulonnaise retrouva sa vocation d'origine. Le sculpteur François-Joseph Bosio reçut commande de la statue de Napoléon qu'il figura comme celle de Houdon, dans son costume de sacre, la croix de la Légion d'honneur à la main. Elle fut montée au sommet de la colonne en 1841 le 15 août.

La colonne de la Grande Armée de Boulogne a été classée monument historique par arrêté du 31 mars 1905[1]. Elle est gérée par le Centre des monuments nationaux[2].

Le général de Gaulle fit remplacer la statue de Bosio, endommagée, en exigeant toutefois que Napoléon figure en habit de « petit caporal » et non en habit d'empereur. La statue actuelle est l'œuvre de Pierre Stenne (1962). Napoléon ayant renoncé à la conquête de l'Angleterre, la statue tourne le dos à la Mer. En 1984, l'ancienne statue fut restaurée et déposée dans l'un des deux pavillons de l'entrée du domaine.

Détail sur la statue de Napoléon au sommet de la colonne

En 2002, la colonne fut frappée par la foudre, ce qui causa des éclatements de la pierre à son sommet. Une restauration a été entreprise et il est possible de monter au sommet, un petit musée est proposé aux visiteurs dans le pavillon de droite.

Marbre du Boulonnais[modifier | modifier le code]

Description de C.P. Brard (1808), concernant les marbres du département du Pas-de-Calais : « Ce qui a donné l’occasion de découvrir ce marbre, c’est la colonne que les troupes du camp de Saint-Omer, après une grande victoire, votèrent à la gloire de l’Empereur (en 1821, on disait « leur chef » ce qui était politiquement correct) pour être élevée à Boulogne, sur le bord de la mer ; alors l’on fit des recherches pour trouver des matériaux propres à la construction de ce monument ; et après plusieurs fouilles, M. Piron découvrit ce marbre ; et il s’empressa (dans l’édition de 1808 seulement) de donner à la carrière et au marbre qu’on en tire, le nom de Napoléon »[3].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Colonne de la Grande Armée de Boulogne », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Colonne de la Grande Armée à Wimille, sur le site du Centre des monuments nationaux.
  3. Éric Groessens (Service géologique de Belgique), « Les Marbres du Nord de la France et du Boulonnais », sur Géologie Info.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]