Garde du corps du roi
| Garde du corps du roi | |
|---|---|
Gardes du corps, règne de Louis XVI. |
|
|
|
|
| Période | 1423 – 1830 |
| Pays | |
| Branche | Cavalerie |
| Fait partie de | Maison militaire du roi de France |
| Composée de | 1re compagnie (Cie écossaise) 2e compagnie (1re Cie française) 3e compagnie (2e Cie française) 4e compagnie (3e Cie française) Musique |
| Surnom | Maison bleue |
| Couleurs | Bleu, rouge |
| Devise | « Erit haec quoque cognita monstris » « Nec pluribus impar » |
| modifier |
|
Les gardes du corps sont un corps de cavalerie de la maison militaire du roi de France, sous l'Ancien Régime et la Restauration française.
Sommaire |
[modifier] Histoire
La première unité des gardes du corps est la garde écossaise créée par le roi Charles VII vers 1423. Cette unité est composée de soldats écossais portant le titre d’archers du corps du roi. Le terme d'archer désigne à l'époque un cavalier légèrement armé, à la différence des gens d'armes ou cavaliers cuirassés. Louis XI adjoignit à cette garde deux compagnies d'archers français. Une quatrième compagnie est créée par François Ier en 1515. Dès cette époque, la compagnie écossaise compte plus de Français que d'Écossais.
Les quatre compagnies de gardes du corps — ce terme supplantant au XVIe siècle celui d'archer du corps — n'ont toutefois aucun lien entre elles. Elles sont dirigées par des capitaines différents, souvent de haut rang. La compagnie écossaise est ainsi souvent commandée par des membres de la famille royale d'Écosse, les compagnies françaises par des maréchaux de France. En 1664, Louis XIV dote les gardes du corps d'un état-major commun.
Les gardes du corps sont supprimés en 1791. Nombre d'entre eux participent à la contre-révolution. Le corps est rétabli en 1814, mais définitivement supprimé en 1830.
[modifier] Fonctions
Avec les Cent-Suisses, les gardes du corps veillent sur le roi à l'intérieur de son palais. Ils assurent la garde des portes du palais la nuit. Dans un déplacement ou une bataille, ils se tiennent à la droite du souverain.
Dans la compagnie écossaise sont choisis vingt-quatre gardes parmi les plus anciens, qui portent le titre de gardes de la manche. Ils sont chargés d'escorter la personne du roi en permanence. Parmi les gardes de la manche, on distingue encore six gardes écossais, chargés des mêmes fonctions lors de cérémonies exceptionnelles telles que sacre ou mariage. Les gardes de la manche se distinguent par le port d'un hoqueton, sorte de casaque blanche brodée d'or portée par-dessus leur uniforme. Ils assurent également la garde du corps du souverain défunt et sa mise en bière.
[modifier] Privilèges
Les gardes du roi occupent le premier rang de la Maison militaire du roi, devant les chevau-légers et les gendarmes de la garde.
De par leur place près du roi, l'accès aux compagnies de gardes du corps est un privilège envié. Jusqu'au règne de Louis XIV, les places de gardes du corps sont vendues par les capitaines des quatre compagnies. Le roi-soleil met fin à ce privilège en 1664. Il s'attache à faire des gardes du corps une troupe d'élite en y intégrant les meilleurs éléments des régiments de cavalerie de ligne. Les gardes restent en majorité des nobles. En effet, le rang de garde du corps équivaut à celui de lieutenant de cavalerie, celui de brigadier à celui de capitaine. Les promotions dans les gardes sont fondées sur un critère méritocratique[réf. nécessaire].
[modifier] Quartiers
À Versailles, les gardes du corps du roi sont logés entre la rue de l'Orangerie et l'avenue de Sceaux. Ils ont également des garnisons à l'extérieur de Versailles.
[modifier] Insignes
Les gardes portent un habit bleu sur une veste, des culottes et des bas rouges. Cet uniforme leur vaut le surnom de Maison bleue du roi. Ils sont en effet l'un des seuls corps de la maison militaire du roi de France à porter le bleu comme couleur principale.
Les gardes du corps du roi ont d'abord pour devise Erit haec quoque cognita monstris (On les reconnaîtra, eux aussi, à leurs actions d'éclat), puis au temps du roi Louis XIV, Nec pluribus impar (Il n'est pas inégal à plusieurs (le soleil)).
Sur leurs épées, on peut lire l'inscription : Vive le Roy.
D'un point de vue héraldique, les capitaines, chefs de corps des compagnies, pouvaient poser leur écu sur deux bâtons d'ébène à pomme d'ivoire disposés en sautoir.
[modifier] Organisation
Le nombre de gardes du corps augmente entre le règne de François Ier et celui de Louis XIV de 400 à 1 600 hommes. Au XVIIIe siècle, l'effectif se stabilise autour de 1 500 hommes.
En 1737, chaque compagnie compte 320 hommes, organisés en deux escadrons et six brigades.
[modifier] 1re compagnie (Cie écossaise)
[modifier] 2e compagnie (1re Cie française)
[modifier] 3e compagnie (2e Cie française)
| 3e compagnie (2e Cie française) |
|
|---|---|
Étendard de la 2e Cie française des Gardes du corps du roi |
|
|
|
|
| Période | 1479 – 1830 |
| Fait partie de | Corps des Gardes du corps du roi |
| Couleurs | Bleu et or |
| Commandant historique | Antoine VIII, duc de Gramont |
| modifier |
|
Louis XI, satisfait des services de ses « petits gardes » de la 1re Cie française, créa en 1479 une seconde compagnie semblable, et en donna le commandement à Claude de La Châtre.
Elle devint, comme la précédente, compagnie des gardes du corps au commencement du règne de François Ier.
- Capitaines/Chefs de corps[1]
- 1479 : Claude de La Châtre (mort en 1499), seigneur de Nançay ;
- 1490 : Abel de La Châtre (mort en 1496), fils cadet du précédent ;
- 1499 : Gabriel de La Châtre (mort en 1538), baron de La Maisonfort, seigneur de Nançay, frère aîné du précédent ;
- 1529 : Joachim de La Châtre (mort en 1546), baron de La Maisonfort, fils du précédent ;
- 1549 : François, seigneur de La Ferté (mort en après 1564), gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi ;
- ???? : Gaspard de La Châtre (vers 1539-1576), seigneur de Nançay, fils de Joachim de La Châtre ;
- 1580 : Charles de Balzac (vers 1565-1610), baron d’Entragues, surnommé « le bel Entraguet » (voir le duel des Mignons) ;
- 1590 : François du Plessis, seigneur de Richelieu[2] (1548-1590), grand prévôt de France, conseiller d'État ;
- 1590 : Charles de Choiseul, marquis de Praslin (1563-1626), maréchal de France ;
- 18 janvier 1611[3] : René Potier (1579-1670), duc de Tresmes (en)
- 12 décembre 1635 : Louis Potier (1612-1645), marquis de Gesvres (en), fils du précédent
- 10 août 1643 : François Potier (1612-1646), marquis de Gesvres (en), frère du précédent ;
- 1646 : Léon Potier (commons) (vers 1620-1704), duc de Gesvres (en), frère du précédent ;
-
- Lauzun, qui perdit, en 1669, la charge de colonel général des dragons, reçut celle de capitaine de cette compagnie, grâce à l'appui (ou la passion que lui vouait) de Mlle de Montpensier qui, non seulement obtint l’agrément du roi, mais paya cette charge 750 000 livres au duc de Gesvres (en).
- 1646 : Antonin Nompar de Caumont (1633-1723) duc de Lauzun ;
- 1673 : François-Henri de Montmorency (1628-1695), duc de Piney, maréchal de France ;
- 1693 : François de Neufville (1664-1730), duc de Villeroy, maréchal de France, fils du précédent ;
- 1708 : Louis Nicolas de Neufville (1663-1734), duc de Villeroy, fils du précédent ;
- 1734 : Louis François Anne de Neufville (1695-1766), duc de Villeroy, fils du précédent ;
- 1758 : Gabriel Louis François de Neufville (1731-1794), duc de Villeroy, neveu du précédent ;
- 1791-1830 : Antoine VIII, duc de Gramont (1755-1836), neveu du précédent.
[modifier] 4e compagnie (3e Cie française)
[modifier] Personnalités ayant servi au sein des gardes du corps du roi
- Règne de Charles VII
- Étienne Pellorde ou Pelourde (mort après 1462), écuyer de la garde du roi, échanson du Roy, capitaine de la grosse tour de Bourges
- Règne de Henri IV
- Jérôme du Buisson (mort en 1622), écuyer, seigneur de La Marsaudière, garde du corps du roi (1602, 1610-1615, 2e compagnie), fauconnier du roi (chef du vol pour Corneille de la grande fauconnerie du roi (1605-1615)), conseiller du roi en ses conseils d'État et privé et son ambassadeur en Angleterre
- Antoine Grimoard de Beauvoir, baron du Roure (mort en 1622), baron de Banne et de Grisac, capitaine de cent hommes d'armes, lieutenant de la Garde écossaise, lieutenant des Gardes du corps du roi (compagnie écossaise)
- Jean II de Mazelière, seigneur de Douazan et de Nazareth, capitaine exempt des gardes du corps du roi
- Gabriel Anselmet, écuyer, seigneur des Bruneaux, capitaine-exempt des gardes du corps de Sa Majesté et gentilhomme ordinaire de sa chambre, chevalier de l'ordre du roi
- Règne de Louis XIV
- Charles Joseph d'Ailleboust, sieur des Musseaux (1621-1700), garde du corps du Roi (avant 1648), commandant de Montréal en Canada, juge civil et criminel
- Antoine de Montlezun (mort en 1715), baron de Viane, lieutenant des gardes du corps (à la [[|Cie de Villequier]] en 1650), brigadier des armées du roi, maréchal de camp, chevalier de Saint-Louis
- Michel III Danican Philidor (1683-1723), timbalier des Gardes du corps du roi (1703), puis timbalier des Plaisirs du Roi
- Louis de Forbin (1632-1684), chevalier puis bailli de l'ordre de Malte, abbé commendataire de Preuilly (1678-1684), capitaine-lieutenant de la 1re compagnie des Mousquetaires du Roi, major-général des quatre compagnies des Gardes du Corps du roi
- Gabriel de Monchy[4] (1643 - tué le 25 juillet 1675 - à Gramshusen, lors de l'attaque de l'église tué d'un coup de mousquet à la tête), dit le comte d'Hocquincourt, exempt des Gardes du corps du Roi (1671, Cie de Rochefort), commandant des Dragons de la Reine (1673) ;
- Pierre de Voyer d'Argenson (1625-1709), vicomte de Mouzay, enseigne des Gardes du Corps du roi (1650), gouverneur de la Nouvelle-France (1658-1661)
- Règne de Louis XV
- François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest (1735-1821), exempt des Gardes du Corps du roi
- Étienne Guinot, marquis de Monconseil (1695-1701), lieutenant des Gardes du Corps du roi, lieutenant général des armées du Roi, inspecteur général d'infanterie, commandant de Colmar, introducteur des ambassadeurs
- Louis Romain de Lastic, vicomte de Saint-Jal (1709-1785), aide-major des gardes du corps du roi (Cie de Villeroy), colonel, mestre de camps de cavalerie, chevalier de Saint-Louis
- Charles de Riberolles de Beaucene (1752-1827), garde du corps des rois sous Louis XV et Louis XVI, châtelain de Ravel, chevalier de Saint-Louis
- Règne de Louis XVI ;
- Alexandre-Joseph de Boisgelin (1770-1831), 2e marquis de Boisgelin (1827), garde du corps de Louis XVI en 1791, maréchal de camp , député (seconde Restauration) puis pair de France (1827-1830)
- Antoine-Jean, vicomte d'Agoult (1750-1828), Aide-major-général des gardes du corps du roi, mousquetaire du Roi, lieutenant d'artillerie, colonel de la 3e légion de volontaires étrangers de la marine, lieutenant-général, gouverneur de Saint-Cloud, pair de France, chevalier du Saint-Esprit, officier de la Légion d'honneur, grand-croix de Saint-Louis, commandeur de Saint-Lazare et Notre-Dame du Mont-Carmel ;
- Jean Antoine, comte d'Agoult (1753-1826), seigneur de Voreppe, garde du corps du roi, député de la noblesse du Dauphiné aux États généraux de 1789, officier de la Légion d'honneur
- Louis Annibal de Saint-Michel d'Agoult (1747-1810), élève à l'École militaire de Paris (1756), lieutenant des Gardes du corps du roi (1776), maréchal de camp (1788) réformé en 1791, général d'Empire (général de brigade, 1806) ;
- Jacques-Marie d'Astorg (1752-1822), sous-lieutenant de la Cie écossaise des Gardes du Corps du Roi, lieutenant-général des armées du roi (1815) ;
- Charles Paul Nicolas de Barentin de Montchal (1737-1823), lieutenant des gardes du corps du roi, vicomte de Montchal, député aux États généraux de 1789, général de division (Premier Empire), commandant de dépôts de remonte (1809-1816), inspecteur général (1828)
- Alexandre de Bauffremont-Courtenay (1773-1833), garde du Corps (1787, Cie de Noailles), pair de France.
- François-Frédéric de Béon (1754-1802), Capitaine au régiment du roi, sous-Lieutenant des Gardes du Corps du roi (1791, Cie de Luxembourg), émigré en août 1791, fut un des principaux chefs de l'armée royale à l'expédition de Quiberon (Hussards de la Légion de Béon),
- Charles François de Bicqueley (1738-1814), écuyer, garde du corps du Roi dans la compagnie écossaise, mathématicien ;
- Jean Pascal Charles de Peyssard (1755-1808), seigneur de la petite Fouillousse, garde du corps dans la compagnie de Villeroy, député de la Dordogne à la Convention nationale (régicide)
- Nicolas Ernault des Brulys (1757-1809), garde du corps (1775, Cie de Noailles), général de division, adjoint à l'ambassade de Perse, Gouverneur de Bourbon (1806-1809)
- Auguste Laget de Bardelin (1768-1852), lieutenant des gardes du corps du roi (1782, Cie de Gramont) ;
- Jean-Antoine Marbot (1754-1800), garde du corps du Roy (avant 1782), puis administrateur de la Corrèze, député à l'assemblée législative, puis général de division, député au Conseil des Anciens,
- Louis-Alexandre de Monspey (1733-1822), 3e marquis de Monspey, colonel de cavalerie en 1770, exempt dans les gardes du corps du Roi (1766 (compagnie écossaise), lieutenant des gardes du corps (1780), lieutenant chef de brigade en 1791), maréchal de camp (1787), Honneurs de la Cour (1788), député aux États généraux de 1789, Lieutenant général, Grand'croix de Saint-Louis
- Alexandre Louis Joseph de Sainte-Aldegonde (1760-1844), sous-Lieutenant au garde du corps du Roi (1791, Cie de Luxembourg), maréchal de camp (1814), lieutenant général (1815), pair de France (1827), membre du conseil général de l'Aisne, maire de Villequier-Aumont
- Règne de Louis XVIII
- Hippolyte de Barrau (1794-1863), saint-cyrien, garde du corps du roi, officier de cavalerie, conseiller puis secrétaire général de préfecture, historien et généalogiste, naturaliste, publiciste...
- Robert Claret de Fleurieu (1792-1847), garde du corps du roi Louis XVIII (1814), lieutenant aux chasseurs à cheval de la Garde royale, comte de Fleurieu (héritier du titre de Charles Pierre Claret de Fleurieu qui n'avait que des filles)
- Paul de Lavenne de Choulot (1794-1864), garde du corps du roi Louis XVIII, paysagiste
- Alexandre Joseph Berthier (1792-1849), sous-lieutenant, avec grade de major, dans la Cie de Wagram (on trouve aussi Cie de Noailles), maréchal de camp
- Alphonse de Lamartine (1790-1869), garde du corps (1814), poète, homme politique
- Règne de Charles X
[modifier] Notes et références
- Susane 1874.
- Père des cardinaux de Richelieu
- Sur la démission du marquis de Praslin.
- Gabriel de Monchy sur roglo.eu. Consulté le 24 février 2012
[modifier] Annexes
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Les Gardes du Corps du roi sur roglo.eu. Consulté le 23 février 2012 (Références) ;
- (en) French Gardes du Corps sur www.kronoskaf.com, Kronoskaf. Consulté le 23 février 2012 (Références) ;
- [PDF] Général Susane, « La Maison du Roi, Compagnies des Gardes du corps, avant 1620 », Histoire de la Cavalerie française (1874) sur www.ancestramil.fr. Consulté le 23 février 2012 ;
- [PDF] Catalogue des gardes du corps du Roi sur www.ancestramil.fr. Consulté le 23 février 2012 ;
- Patrice Menguy, « Uniformes », Maison du Roy sur patricemenguy.free.fr, Les Sujets du Bien Aimé. Consulté le 23 février 2012 ;
- Jean Vial, « Nec pluribus impar », revue électronique consacrée à l'Histoire, aux Guerres et aux Armées
des 17ème et 18ème siècles. sur vial.jean.free.fr. Consulté le 23 février 2012 ;
- La Cour du roi à Versailles, Gardes du Corps du Roi sur cour-versailles.fr. Consulté le 23 février 2012 ;
[modifier] Bibliographie
- Barbiche, Bernard, Les Institutions de la monarchie française à l'époque moderne, Paris, PUF, 1999.
- Bodinier, Gilbert, Les Gardes du corps de Louis XVI, Versailles, Service historique de l'armée de terre, Ed. Mémoire & Document, 2005
- Chagniot, Jean, "Maison militaire du roi", Dictionnaire de l'Ancien régime, Lucien Bély dir., Paris, PUF, 1996.
- Drévillon, Hervé, L'Impôt du sang, Paris, Tallandier, 2005.
- Forges de Parny, Léon de, Les Gardes du corps du roi
- Grouvel, François, Histoire des Gardes du Corps du Roi pendant la Période Révolutionnaire, Coudoux, F.G.C. 1998
- O'Brien, David, '"Traditional virtues, Feudal ties and Royal Guards: The Culture of service in the Eighteen-century 'Maison Militaire du Roi'", French History, Vol.17, No.1, Oxford, Oxford University Press, 2003, p.19-47
- Charles Pierre Victor, comte Pajol (1812-1891), Les guerres sous Louis XV, vol. 7, Firmin-Didot et Cie, 1881 [lire en ligne] ;
- L. Funcken et F. Funcken, Encyclopédie des uniformes et des armes : L'Uniforme et les Armes des soldats de la guerre en dentelle : France, maison du roi et infanterie sous Louis XV et Louis XVI, Grande-Bretagne et Prusse, infanterie, 1700 à 1800, vol. 1, Casterman, 1975, 156 p. ;
- Lucien Mouillard, Régiments sous Louis XV : constitution de tus les corps de troupes à la solde de France pendant les guerres de succession à l'Empire et de sept ans, J. Dumaine, 1882, 120 p. ;