Garde du corps du roi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Garde du corps du roi
Garde du corps Louis XVI.jpg

Gardes du corps, règne de Louis XVI.

Période 14231830
Pays Pavillon royal de la France.png Royaume de France
Royaume de France Royaume de France
Royaume de France Royaume de France
Flag of the Kingdom of France (1814-1830).svg Royaume de France
Branche Cavalerie
Fait partie de Maison militaire du roi de France
Composée de 1re compagnie (Cie écossaise)
2e compagnie (1re Cie française)
3e compagnie (2e Cie française)
4e compagnie (3e Cie française)
Musique
Surnom Maison bleue
Couleurs Bleu, rouge
Devise « Erit haec quoque cognita monstris »
« Nec pluribus impar »
Garde du corps - l'uniforme de la 4e compagnie 1786

Les gardes du corps sont un corps de cavalerie de la maison militaire du roi de France, sous l'Ancien Régime et la Restauration française.

Sommaire

[modifier] Histoire

La première unité des gardes du corps est la garde écossaise créée par le roi Charles VII vers 1423. Cette unité est composée de soldats écossais portant le titre d’archers du corps du roi. Le terme d'archer désigne à l'époque un cavalier légèrement armé, à la différence des gens d'armes ou cavaliers cuirassés. Louis XI adjoignit à cette garde deux compagnies d'archers français. Une quatrième compagnie est créée par François Ier en 1515. Dès cette époque, la compagnie écossaise compte plus de Français que d'Écossais.

Les quatre compagnies de gardes du corps — ce terme supplantant au XVIe siècle celui d'archer du corps — n'ont toutefois aucun lien entre elles. Elles sont dirigées par des capitaines différents, souvent de haut rang. La compagnie écossaise est ainsi souvent commandée par des membres de la famille royale d'Écosse, les compagnies françaises par des maréchaux de France. En 1664, Louis XIV dote les gardes du corps d'un état-major commun.

Les gardes du corps sont supprimés en 1791. Nombre d'entre eux participent à la contre-révolution. Le corps est rétabli en 1814, mais définitivement supprimé en 1830.

[modifier] Fonctions

Avec les Cent-Suisses, les gardes du corps veillent sur le roi à l'intérieur de son palais. Ils assurent la garde des portes du palais la nuit. Dans un déplacement ou une bataille, ils se tiennent à la droite du souverain.

Dans la compagnie écossaise sont choisis vingt-quatre gardes parmi les plus anciens, qui portent le titre de gardes de la manche. Ils sont chargés d'escorter la personne du roi en permanence. Parmi les gardes de la manche, on distingue encore six gardes écossais, chargés des mêmes fonctions lors de cérémonies exceptionnelles telles que sacre ou mariage. Les gardes de la manche se distinguent par le port d'un hoqueton, sorte de casaque blanche brodée d'or portée par-dessus leur uniforme. Ils assurent également la garde du corps du souverain défunt et sa mise en bière.

[modifier] Privilèges

Les gardes du roi occupent le premier rang de la Maison militaire du roi, devant les chevau-légers et les gendarmes de la garde.

De par leur place près du roi, l'accès aux compagnies de gardes du corps est un privilège envié. Jusqu'au règne de Louis XIV, les places de gardes du corps sont vendues par les capitaines des quatre compagnies. Le roi-soleil met fin à ce privilège en 1664. Il s'attache à faire des gardes du corps une troupe d'élite en y intégrant les meilleurs éléments des régiments de cavalerie de ligne. Les gardes restent en majorité des nobles. En effet, le rang de garde du corps équivaut à celui de lieutenant de cavalerie, celui de brigadier à celui de capitaine. Les promotions dans les gardes sont fondées sur un critère méritocratique[réf. nécessaire].

[modifier] Quartiers

À Versailles, les gardes du corps du roi sont logés entre la rue de l'Orangerie et l'avenue de Sceaux. Ils ont également des garnisons à l'extérieur de Versailles.

[modifier] Insignes

Les gardes portent un habit bleu sur une veste, des culottes et des bas rouges. Cet uniforme leur vaut le surnom de Maison bleue du roi. Ils sont en effet l'un des seuls corps de la maison militaire du roi de France à porter le bleu comme couleur principale.

Les gardes du corps du roi ont d'abord pour devise Erit haec quoque cognita monstris (On les reconnaîtra, eux aussi, à leurs actions d'éclat), puis au temps du roi Louis XIV, Nec pluribus impar (Il n'est pas inégal à plusieurs (le soleil)).

Sur leurs épées, on peut lire l'inscription : Vive le Roy.

Deux deux bâtons d'ébène à pomme d'ivoire en sautoir.

D'un point de vue héraldique, les capitaines, chefs de corps des compagnies, pouvaient poser leur écu sur deux bâtons d'ébène à pomme d'ivoire disposés en sautoir.

[modifier] Organisation

Le nombre de gardes du corps augmente entre le règne de François Ier et celui de Louis XIV de 400 à 1 600 hommes. Au XVIIIe siècle, l'effectif se stabilise autour de 1 500 hommes.

En 1737, chaque compagnie compte 320 hommes, organisés en deux escadrons et six brigades.

[modifier] 1re compagnie (Cie écossaise)

Article connexe : Garde écossaise.

[modifier] 2e compagnie (1re Cie française)

[modifier] 3e compagnie (2e Cie française)

3e compagnie
(2e Cie française)
French Gardes du Corps 3rd Company Standard.jpg

Étendard de la 2e Cie française des Gardes du corps du roi

Période 14791830
Fait partie de Corps des Gardes du corps du roi
Couleurs Bleu et or
Commandant historique Antoine VIII, duc de Gramont

Louis XI, satisfait des services de ses « petits gardes » de la 1re Cie française, créa en 1479 une seconde compagnie semblable, et en donna le commandement à Claude de La Châtre.

Elle devint, comme la précédente, compagnie des gardes du corps au commencement du règne de François Ier.

Capitaines/Chefs de corps[1] 
Lauzun, qui perdit, en 1669, la charge de colonel général des dragons, reçut celle de capitaine de cette compagnie, grâce à l'appui (ou la passion que lui vouait) de Mlle de Montpensier qui, non seulement obtint l’agrément du roi, mais paya cette charge 750 000 livres au duc de Gesvres (en).

[modifier] 4e compagnie (3e Cie française)

[modifier] Personnalités ayant servi au sein des gardes du corps du roi

Règne de Charles VII
Règne de Henri IV
  • Jérôme du Buisson (mort en 1622), écuyer, seigneur de La Marsaudière, garde du corps du roi (1602, 1610-1615, 2e compagnie), fauconnier du roi (chef du vol pour Corneille de la grande fauconnerie du roi (1605-1615)), conseiller du roi en ses conseils d'État et privé et son ambassadeur en Angleterre
  • Antoine Grimoard de Beauvoir, baron du Roure (mort en 1622), baron de Banne et de Grisac, capitaine de cent hommes d'armes, lieutenant de la Garde écossaise, lieutenant des Gardes du corps du roi (compagnie écossaise)
  • Jean II de Mazelière, seigneur de Douazan et de Nazareth, capitaine exempt des gardes du corps du roi
  • Gabriel Anselmet, écuyer, seigneur des Bruneaux, capitaine-exempt des gardes du corps de Sa Majesté et gentilhomme ordinaire de sa chambre, chevalier de l'ordre du roi
Règne de Louis XIV
Règne de Louis XV
Règne de Louis XVI ;
Règne de Louis XVIII 
Règne de Charles X

[modifier] Notes et références

  1. Susane 1874.
  2. Père des cardinaux de Richelieu
  3. Sur la démission du marquis de Praslin.
  4. Gabriel de Monchy sur roglo.eu. Consulté le 24 février 2012

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

des 17ème et 18ème siècles. sur vial.jean.free.fr. Consulté le 23 février 2012 ;

[modifier] Bibliographie

  • Barbiche, Bernard, Les Institutions de la monarchie française à l'époque moderne, Paris, PUF, 1999.
  • Bodinier, Gilbert, Les Gardes du corps de Louis XVI, Versailles, Service historique de l'armée de terre, Ed. Mémoire & Document, 2005
  • Chagniot, Jean, "Maison militaire du roi", Dictionnaire de l'Ancien régime, Lucien Bély dir., Paris, PUF, 1996.
  • Drévillon, Hervé, L'Impôt du sang, Paris, Tallandier, 2005.
  • Forges de Parny, Léon de, Les Gardes du corps du roi
  • Grouvel, François, Histoire des Gardes du Corps du Roi pendant la Période Révolutionnaire, Coudoux, F.G.C. 1998
  • O'Brien, David, '"Traditional virtues, Feudal ties and Royal Guards: The Culture of service in the Eighteen-century 'Maison Militaire du Roi'", French History, Vol.17, No.1, Oxford, Oxford University Press, 2003, p.19-47
  • Charles Pierre Victor, comte Pajol (1812-1891), Les guerres sous Louis XV, vol. 7, Firmin-Didot et Cie, 1881 [lire en ligne]  ;
  • L. Funcken et F. Funcken, Encyclopédie des uniformes et des armes : L'Uniforme et les Armes des soldats de la guerre en dentelle : France, maison du roi et infanterie sous Louis XV et Louis XVI, Grande-Bretagne et Prusse, infanterie, 1700 à 1800, vol. 1, Casterman, 1975, 156 p.  ;
  • Lucien Mouillard, Régiments sous Louis XV : constitution de tus les corps de troupes à la solde de France pendant les guerres de succession à l'Empire et de sept ans, J. Dumaine, 1882, 120 p.  ;
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues