Val-d'Oise

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Val-d'Oise
Blason de Val-d'Oise
Val-d'Oise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Création du département 1er janvier 1968
Chef-lieu
(Préfecture)
Pontoise[1] (préfecture : Cergy)
Sous-préfectures Argenteuil
Sarcelles
Président du
conseil départemental
Marie-Christine Cavecchi (LR)
Préfet Amaury de Saint-Quentin
Code Insee 95
Code ISO 3166-2 FR-95
Démographie
Gentilé Valdoisiens
Population 1 228 618 hab. (2017)
Densité 986 hab./km2
Géographie
Superficie 1 246 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 9
Cantons 21
Intercommunalités 10
Communes 184

Le Val-d'Oise (prononcé /val dwaz/) est un département français appartenant à la région Île-de-France, créé en 1968 à la suite d'un démembrement du département de Seine-et-Oise. Il constitue la partie nord de l'agglomération parisienne. Il est un des départements de la grande couronne. Il se caractérise par son territoire contrasté regroupant, notamment dans ses deux parcs naturels régionaux, un patrimoine touristique et naturel certain d'une part et, d'autre part, des zones fortement urbanisées, le premier aéroport d'Europe continentale (Paris Charles-de-Gaulle), des pôles d'activité économique dynamiques au rayonnement national et international (dont 9 pôles de compétitivité). Il tire son nom de l'Oise, affluent majeur de la Seine qui le traverse après avoir pris sa source en Belgique et parcouru le nord-est de la France. La ville de Pontoise est le chef-lieu du département. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 95.

Histoire administrative depuis 1964[modifier | modifier le code]

  • 1964 (loi du 10 juillet) : la création du département du Val-d'Oise est décidée, ses limites sont fixées (partie nord de l'ancien département de Seine-et-Oise, la totalité de l'arrondissement de Montmorency, la presque totalité de l'arrondissement de Pontoise et une petite partie de l'arrondissement de Mantes-la-Jolie)
  • 1965 (décret du ) : le chef-lieu du département est la ville de Pontoise
  • 1966 (décret du ) : les arrondissements sont délimités (création de l'arrondissement d'Argenteuil, quelques modifications des limites de l'arrondissement de Pontoise)
  • 1967 (décret du ) : création des 27 cantons du Val-d'Oise
  • 1967 (décret du ) : l'entrée en vigueur complète de la loi du est fixée au
  • 1968 (1er janvier) : création officielle du département du Val-d'Oise et entrée en fonction du conseil général élu en 1967
  • 1970 : ouverture de la préfecture de Cergy (bien que Pontoise reste formellement le chef-lieu du département)
  • 1976 (décret du ) : le nombre de cantons est porté à 35
  • 1985 (décret du ) : le nombre de cantons est porté à 39
  • 2000 (décret du ) : le chef-lieu de l'arrondissement de Montmorency est transféré à Sarcelles. L'administration sous-préfectorale est restée à Montmorency pendant quatre ans, jusqu'à son déménagement en avril 2004.
  • 2008 : disparition du poste de sous-préfet de Pontoise, fusionné avec celui de secrétaire général de la préfecture du Val-d’Oise, suivant le modèle des autres départements de métropole.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à la cotice en barre ondée d’argent accompagnée en chef d'un alérion d'or et en pointe d’une croisette ancrée du même, à la bordure cousue d'azur chargée de dix fleurs de lys aussi d'or. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Val-d'Oise fait partie de la région Île-de-France. Il est limitrophe des départements de l'Oise au nord, de Seine-et-Marne à l'est, de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, des Yvelines au sud et de l'Eure à l'ouest.

L'est est formé par l'essentiel de la plaine de France. Ce territoire essentiellement rural présente un aspect particulièrement contrasté, voyant cohabiter de la grande culture céréalière et des villages au nord avec un paysage assez préservé, des cités populaires défavorisées au sud, et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, dont l'emprise au sol s'étend aussi sur les départements de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Le sud du Val-d'Oise est constitué de la vallée de Montmorency et d'une partie de la vallée de la Seine. Le centre et le sud-est du département sont très urbanisés et sont assimilés à l'agglomération parisienne. L'ouest, formé d'une partie du Vexin français, est resté largement rural. Le département possède par ailleurs 21 300 hectares de bois et forêts, soit 21 % de son territoire, les principales étant les forêts de Montmorency, de L'Isle-Adam et de Carnelle[2].

Le chef-lieu du département est Pontoise, tandis que Cergy abrite physiquement la préfecture. Les deux villes, très liées au sein de l'agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise, font partie d'un seul et même arrondissement, celui de Pontoise.

Les sous-préfectures du département sont situées dans les villes d'Argenteuil, la plus peuplée du département, et de Sarcelles (anciennement à Montmorency).

Une sous-préfecture préexistait à Pontoise avant la création du département (l’arrondissement de Pontoise était l’un des arrondissements de l’ancien département de Seine-et-Oise). De façon unique en France métropolitaine, les fonctions de sous-préfet de l’arrondissement chef-lieu du Val-d’Oise n’étaient donc pas assurées par le secrétaire général de la préfecture du département, mais par un sous-préfet de Pontoise. Le poste de sous-préfet de Pontoise a toutefois été supprimé en 2008, le bâtiment administratif de Pontoise conservant le nom de « sous-préfecture » ainsi que les fonctions d’accueil du public associées (cartes grises, titres de séjour, etc.). Celles-ci ont toutefois été progressivement supprimées, et l’administration du ministère de l’intérieur a quitté le bâtiment en 2016[3]. La ville de Pontoise a donc perdu le statut de sous-préfecture, mais continue à abriter des bâtiments administratifs des organes déconcentrés de l’État, ainsi que les résidences officielles des membres du corps préfectoral en fonction à la préfecture de Cergy.

Outre les villes mentionnées ci-dessus, le département compte aussi d'autres villes de plus de 25 000 habitants comme, par population décroissante, Garges-lès-Gonesse, Franconville, Goussainville, Ermont, Bezons, Villiers-le-Bel, Taverny, Gonesse, Sannois et Herblay.

Réseau de communication[modifier | modifier le code]

Le département dispose d'un bon réseau de communication, formé de plusieurs lignes de chemin de fer, d'importantes voies de desserte routière, de la présence d'un fleuve (la Seine) et d'une rivière (l'Oise), ainsi que du premier aéroport international français.

Le réseau routier est constitué de deux grands axes radiaux : l'A1 à l'est et l'A15 à l'ouest. La première dessert l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, la seconde la vallée de Montmorency et l'agglomération de Cergy-Pontoise ; elle se prolonge en direction de Rouen par la route nationale 14, aménagée en voie express dans le département. Les routes nationales 1, 16 et 17 constituent d'importants axes dans cette plaine de France. Tous sont reliés par la Francilienne, voie express régionale de rocade située à une trentaine de kilomètres du centre de Paris.

Les voies ferrées assurent une bonne distribution avec Paris, mais à l'exception de la relation Pontoise-Creil par la vallée de l'Oise, le réseau manque d'axes radiaux. La relation majeure départementale Cergy-Pontoise - Roissy-CDG nécessite un changement à Paris et se révèle peu concurrentielle face à l'automobile, même si la liaison par autocar express 95-18 relie désormais directement le centre de Cergy-Pontoise aux terminaux de l'aéroport Roissy-CDG[4].

Le Val d'Oise dispose de l'aéroport international Paris Roissy Charles-de-Gaulle (CDG), premier aéroport d'Europe continentale pour le nombre des passagers accueillis, ainsi que des aéroports d'affaires de Paris Le Bourget (LBG), premier aéroport d'affaires en Europe pour le trafic des passagers, et de Pontoise-Cormeilles (POX), qui dessert l'agglomération de Cergy-Pontoise.

Le trafic fluvial se développe sur la Seine et sur l'Oise, ouvrant le département vers les ports de Rouen et du Havre (via la Seine) et d'Europe du Nord (via l'Oise). Un nouveau port fluvial accueillant un trafic de conteneurs, est en cours d'aménagement au nord du territoire du Val d'Oise, à Bruyères-sur-Oise.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine à La Roche-Guyon. Le fleuve longe l'escarpement formé de falaises de craie marquant la limite méridionale du plateau du Vexin français avant d'atteindre la Normandie.

Le Val-d'Oise est traversé par l'Oise selon un axe nord-est/sud-ouest. La rivière, qui prend sa source en Belgique, atteint son confluent avec la Seine peu après avoir quitté le département, à Conflans-Sainte-Honorine. La boucle de l'Oise à Cergy constitue l'axe d'urbanisation de l'agglomération de Cergy-Pontoise ; son centre est occupé par des étangs d'une surface totale de cent-cinquante hectares, aménagés sous forme de base de loisirs.

Le cours de la Seine borde le département au sud à Argenteuil et Bezons, puis au sud-ouest à La Frette-sur-Seine et Herblay, puis de nouveau à son extrémité ouest, à Vétheuil, Haute-Isle et La Roche-Guyon avant d'atteindre la Normandie.

Le Val-d'Oise est traversé par plusieurs autres rivières de moindre importance : l'Epte, le principal, forme sa frontière historique avec la Normandie à l'ouest, la Viosne, les deux Aubette (Aubette de Meulan et Aubette de Magny) le Sausseron et l'Esches occupent des dépressions du Vexin français, tandis que la Thève, l'Ysieux, le Petit Rosne et le Croult forment de petits cours d'eau en plaine de France. La vallée de Montmorency au sud, en dépit de son nom, n'est traversée par aucun cours d'eau d'importance, seuls quelques ruisseaux comme le ru Corbon la traversent, pour l'essentiel canalisés, pour alimenter le lac d'Enghien, d'une superficie de quarante-quatre hectares.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Val-d'Oise est caractéristique de celui de l'Île-de-France, de type océanique dégradé, c'est-à-dire légèrement altéré par des apparitions ponctuelles d'influences continentales, et caractérisé par une certaine modération. L'appartenance du sud du département à l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années.

La température moyenne annuelle est de 12 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Le département connaît en moyenne 115 jours de précipitations par an (pluies supérieures ou égales à 1 mm), avec une moyenne annuelle variant de 625 à 718 mm. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants du Val-d'Oise sont les Val-d'Oisiens.

En 2017, le département comptait 1 228 618 habitants[Note 1], en augmentation de 3,5 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
134 859143 028143 387154 118164 962178 444196 599227 220283 256
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
353 374350 487344 744412 658546 253693 269840 885920 5981 049 598
1999 2006 2011 2016 2017 - - - -
1 105 4641 157 0521 180 3651 221 9231 228 618----
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[6] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[7] puis population municipale à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Communes les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Liste des 15 communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Argenteuil 95018 Métropole du Grand Paris 17,22 110 210 (2017) 6 400 modifier les donnéesmodifier les données
Cergy 95127 CA de Cergy-Pontoise 11,65 65 177 (2017) 5 595 modifier les donnéesmodifier les données
Sarcelles 95585 CA Roissy Pays de France 8,45 58 587 (2017) 6 933 modifier les donnéesmodifier les données
Garges-lès-Gonesse 95268 CA Roissy Pays de France 5,47 42 728 (2017) 7 811 modifier les donnéesmodifier les données
Franconville 95252 CA Val Parisis 6,19 36 762 (2017) 5 939 modifier les donnéesmodifier les données
Pontoise 95500 CA de Cergy-Pontoise 7,15 30 767 (2017) 4 303 modifier les donnéesmodifier les données
Goussainville 95280 CA Roissy Pays de France 11,52 30 637 (2017) 2 659 modifier les donnéesmodifier les données
Bezons 95063 CA Saint Germain Boucles de Seine 4,16 29 383 (2017) 7 063 modifier les donnéesmodifier les données
Herblay-sur-Seine 95306 CA Val Parisis 12,74 29 342 (2017) 2 303 modifier les donnéesmodifier les données
Ermont 95219 CA Val Parisis 4,16 29 108 (2017) 6 997 modifier les donnéesmodifier les données
Villiers-le-Bel 95680 CA Roissy Pays de France 7,30 27 676 (2017) 3 791 modifier les donnéesmodifier les données
Sannois 95582 CA Val Parisis 4,78 26 662 (2017) 5 578 modifier les donnéesmodifier les données
Taverny 95607 CA Val Parisis 10,48 26 441 (2017) 2 523 modifier les donnéesmodifier les données
Gonesse 95277 CA Roissy Pays de France 20,09 25 999 (2017) 1 294 modifier les donnéesmodifier les données
Eaubonne 95203 CA Val Parisis 4,42 25 097 (2017) 5 678 modifier les donnéesmodifier les données

L'évolution démographique constatée[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2006, tous les départements d'Île-de-France gagnent des habitants, y compris la ville de Paris, qui gagne désormais à nouveau des habitants (+56 000 habitants, +0,38 %/an). Cependant, les évolutions sont différentes en fonction des départements. Les taux de croissance les plus importants sont rencontrés en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine, avec respectivement +1,13 % et +1,07 % de croissance annuelle (soit 000 +109 000 hab. et 000 +107 000 hab. sur la période 1999-2006). Suivent la Seine-et-Marne (+0,95 %/an, +80 000 hab.), le Val-de-Marne (+0,83 %/an, +71 000 hab.) et l'Essonne (+0,81 %/an, +64 000 hab.). Le Val d'Oise et les Yvelines sont les départements de la région progressant le moins vite (hors Paris), avec respectivement +0,67 %/an (+52 000 hab.) et +0,44 %/an (+42 000 hab.). On constate donc que les départements de la petite couronne, qui semblaient s'essouffler depuis les années 1970, sont ceux qui gagnent le plus d'habitants entre 1999 et 2006, avec la Seine-et-Marne. Par contre, l'augmentation de population ralentit dans les Yvelines et le Val-d'Oise. Cependant, le Val-d'Oise a un taux de fécondité au-dessus de la moyenne française, avec 2,32 enfants par femme[9].

L'évolution de l'espérance de vie en Val-d'Oise[modifier | modifier le code]

Selon les données de l'INSEE, la progression de l'espérance de vie en Val d'Oise est sensiblement équivalente, entre 1990 et 2002, à celle constatée en ce qui concerne les moyennes nationale ou régionale.

En 2002, l'espérance de vie était en augmentation en Val-d'Oise : pour un homme, elle atteignait, en Val d'Oise, 76,4 ans, contre 82,7 ans pour une femme, pratiquement équivalente à celle de la moyenne nationale (75,8 ans et 82,9 ans respectivement). Entre 1990 et 2002, l'espérance de vie est passée de 73 ans à 76,4 ans pour un homme, et de 81 ans à 82,7 ans pour une femme.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Val d'Oise présente un double visage : d'une part, un espace urbanisé sur toute sa frange méridionale, depuis le secteur d'Argenteuil-Bezons, jusqu'aux communes du sud-est (Sarcelles, Gonesse, Garges-lès-Gonesse), considérés comme l'un des secteurs les plus pauvres de France avec un taux de criminalité très élevé et d'autre part, de très vastes espaces ruraux maintenus en zones de production agricole : polyculture et élevage dans le Vexin Français (couvert par un Parc naturel régional), grande agriculture à forte valeur ajoutée en Plaine de France.

Sur son territoire se trouve l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, disposant d'une gare TGV intégrée, permettant des connexions vers les principales métropoles françaises et européennes.

Un tissu économique dense, riche et diversifié[modifier | modifier le code]

Le tissu économique du département est composé d'une large majorité de PME-PMI. Celles-ci sont orientées, notamment, vers toute une série de secteurs d'activités à vocation technologique : fabrication mécanique et d'équipements industriels, activités numériques, électroniques, fabrications à haute valeur ajoutée… Le Val-d'Oise est ainsi au premier rang français dans le secteur de la production des robots.

L'agglomération de Cergy-Pontoise, le bassin industriel d'Argenteuil-Bezons (dit Les rives de Seine), et le secteur de Roissy-en-France (à proximité de l'aéroport) accueillent des sites de grandes entreprises et d'entreprises transnationales : 3M, Air liquide, SPIE, BP, S. C. Johnson, Dassault, Sagem, Peugeot, Thales, Thomson, Huawei, Brother, Mori Seiki, Air France Industries, Fujitsu-Siemens, Sharp, Akai, Konica, Opel, Rover, Yamaha, ACNielsen (en), Sony Mobile, Kubota, Delphi, Hispano Suiza, Pioneer… Plus de 800 sociétés à capitaux majoritairement étrangers sont installées dans le département, dont près de 150 sociétés nord-américaines, 130 sociétés britanniques, 110 sociétés allemandes, 67 sociétés japonaises (parmi les 368 entreprises nippones implantées en France), et 6 sociétés chinoises (dont les sièges européens des entreprises Huawei et Broad).

Le territoire du Val-d'Oise est concerné en outre par les périmètres de neuf Pôles de compétitivité en Île-de-France labellisés par le gouvernement, dans les domaines des « logiciels et systèmes complexes » (dit System@tic), de la santé et des biotechnologies (dit Medicen), de l'image, du multimédia et de la vie numérique (dit Cap digital), de l'aéronautique et du spatial (dit ASTech), de l'industrie financière (dit Finance Innovation), du caoutchouc et des polymères (dit Elastopole), de la ville et de la mobilité durable (dit Advancity), de la cosmétique (dit Cosmetic valley) et de la sécurité routière et la mobilité durable (dit Mov'eo).

Les pôles d'excellence sont également relayés depuis quelques années par les réseaux d'entreprises qui maillent le territoire, dans plusieurs domaines de compétences (comité mécanique, réseau « Mesure », Val-d'Oise numérique, réseau automobile Val-d'Oise-Yvelines (RAVY), Réseau Éco-Industries, Val-d'Oise SAT…).

2 500 hectares de surfaces sont actuellement affectés dans le Val-d'Oise aux zones d'activités économiques, soit plus de 2 % du territoire départemental. En outre, 21 parcs d'activités économiques accueillent chacun plus de mille salariés.

En une vingtaine d'années, le département s'est enrichi de plus de 100 000 emplois salariés nouveaux. Au cours des dix dernières années, le Val-d'Oise a été classé plusieurs fois au premier rang des départements français en ce qui concerne l'accroissement du nombre des emplois salariés. En 2003, le Val-d'Oise était ainsi le premier département d'Île-de-France pour ce qui est du taux de progression des emplois salariés du secteur privé[10]. En outre, si la progression du nombre des emplois est plus rapide dans les secteurs d'activités économiques tertiaires, le Val-d'Oise résistait mieux que les autres départements, jusqu'en 2005, au phénomène de désindustrialisation qui affecte la région Île-de-France.

Depuis , le Val-d'Oise a obtenu le label Technopôle délivré par le réseau national RETIS (réseau français des technopoles, CEEI, incubateurs et pôles de compétitivité). Val d'Oise Technopole se décline en sites labellisés (Parc Saint Christophe, Parc de l'Horloge, Parc Val de France, pépinière technologique ACCET-Neuvitec 95 et Aéropole), en entreprises labellisées (120 en 2010) et en partenaires technopolitains (15). Par ailleurs le Val d'Oise compte le seul Centre Européen d'Entreprises et d'Innovation d'Ile-de-France avec l'ACCET-Neuvitec 95.

Pôles et axes économiques[modifier | modifier le code]

Le Val d’Oise dispose de plusieurs pôles économiques :

Cergy-Pontoise, agglomération majeure[modifier | modifier le code]

Construite à partir de 1969 sur un territoire à peu près équivalent par sa superficie à celui de Paris, Cergy-Pontoise, la préfecture du Val-d’Oise, est devenue, en l’espace d’une génération une véritable métropole (200 000 habitants). Avec plus de 4 000 entreprises, 85 000 emplois sont disponibles sur place pour une population active sensiblement équivalente.

Située à trente kilomètres de Paris, Cergy-Pontoise bénéficie de plusieurs voies de communication : trois lignes SNCF, les lignes A et C du RER, l’A15 reliée à l’A86.

Cergy-Pontoise compte 250 000 m2 de commerces, 4 théâtres, 11 cinémas, 83 groupes scolaires, 11 lycées, 18 collèges, 1 400 chambres d’hôtels, 180 restaurants, un réseau de télécommunication à très haut débit et un aéroport d’affaires.

L’Université de Cergy-Pontoise accueille 17 000 étudiants en plus des 12 000 élèves inscrits dans les écoles supérieures de gestion et d’ingénieurs (ESSEC, ENSEA, EISTI, ITIN, les sept grandes écoles de l'Institut polytechnique Saint-Louis). Cergy-Pontoise est désormais le second pôle universitaire en Île-de-France, après Paris.

L'orientation internationale de la zone de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle[modifier | modifier le code]

Ce secteur géographique du Val-d’Oise bénéficie d’une situation privilégiée compte tenu de l’existence d’axes routiers importants (route nationale 16, route nationale 17, A1, Francilienne, A16), de la réalisation engagée de nouvelles liaisons rapides (bouclage au nord de l’aéroport de la Francilienne, Avenue du Parisis), et de la présence de l’Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (aéroport, gare TGV, stations RER). À l’intérieur de la plate-forme aéroportuaire sont présents des programmes immobiliers représentant plus de 100 000 m2 de bureaux (Roissy-pôle), d’une pépinière d’entreprises (Aéropole) et d’un centre de promotion économique (Datagora Roissy CDG Area).

Plusieurs parcs d’activités, pour environ 1 000 hectares, situés sur les territoires des communes de Roissy-en-France, Gonesse, Bonneuil-en-France et Goussainville, sont programmés par le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), et accueillent des entreprises de haute technologie et des sociétés étrangères ou à vocation internationale. Le pôle économique projeté sur le "triangle de Gonesse", avec notamment le projet EuropaCity, situé entre les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et de Paris-Le Bourget, représente environ 700 hectares.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le festival théâtral du Val d'Oise.
  • Le Furia Sound Festival, un festival de musique (entre 2005 et 2010).
  • Le nombre de films tournés dans le Val d'Oise est particulièrement nombreux. On cite couramment le chiffre de 400 films tournés dans le Val d’Oise depuis 1950.
  • L'Espace Michel Berger (EMB), à Sannois, est une salle de spectacle consacrée aux musiques actuelles.
  • Écouen avec le Musée national de la Renaissance notamment.
  • CirquEvolution se déroule tous les ans d'octobre à mai autour d'une vingtaine de spectacles de cirque de création et d'actions culturelles en direction des habitants. Les villes participantes sont Arnouville, Bezons, Le Complexe Marcel Paul à Vauréal, Eaubonne, le Centre culturel Germinal de Fosses; Garges-lès-Gonesse, Goussainville, Gonesse, Jouy-le-Moutier, Marly-la-ville, Saint-Ouen-L'Aumône, Villiers-le-Bel...

Personnalités artistiques[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

En 2008, 571 440 tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectées dans le Val-d'Oise, soit 490 kg/hab[12].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le département possède un riche patrimoine historique et architectural classé, mais ne se situe pas sur les grands axes touristiques français. Il est probablement éclipsé par le rayonnement exceptionnel de la capitale. Le Val-d'Oise possède deux parc naturels régionaux qui contribuent à préserver la majeure partie du département : le parc naturel régional du Vexin français et le parc naturel régional Oise-Pays de France.

Le Vexin français, une des régions rurales les mieux conservées à proximité de Paris, constitue la zone la plus attractive pour le tourisme : Auvers-sur-Oise, le village des peintres, est devenu le pôle principal du département avec une importante clientèle internationale, et une importante politique de développement qui a en partie porté ses fruits. Également dans le Vexin, le château de la Roche-Guyon constitue un autre pôle touristique, aux confis de la Normandie et de l'Île-de-France.

À l'est, l'abbaye de Royaumont, fondée par Saint-Louis au XIIIe siècle, est le second monument le plus visité après le château d'Auvers. Au sud, le château d'Écouen qui abrite le très riche musée national de la Renaissance souffre d'un relatif enclavement et n'attire qu'un nombre restreint de visiteurs comparativement aux autres musées nationaux de la région : il se place cependant en troisième position des sites les plus visités du Val-d'Oise. La comptabilisation des visites ne concerne que le Musée, néanmoins la commune d'Écouen compte d'autres monuments nationaux très visités, comme l'église Saint-Acceul, faisant de la ville un important pole touristique. Plusieurs autres musées et monuments se situent dans le département : on peut citer le musée archéologique départemental du Val-d'Oise à Guiry-en-Vexin, le Musée de la moisson à Sagy (Val-d'Oise), le musée Jean-Jacques-Rousseau et la collégiale à Montmorency , le château d'Ambleville , le Domaine de Villarceaux ou encore l'abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l'Aumône parmi les plus célèbres.

Résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du , 1,1 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Val-d'Oise dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Commune Population SDC Nombre de logements Résidences secondaires % résidences secondaires
Vienne-en-Arthies 401 221 50 22,56 %
Vétheuil 878 496 87 17,61 %
Nesles-la-Vallée 1 833 817 82 10,02 %

Sources :

Politique[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Val d'Oise matin, l'édition départementale du quotidien Le Parisien.
  • La Gazette du Val-d'Oise, titre de presse hebdomadaire régionale (informations départementales, agglomération de Cergy-Pontoise, Vallée de l'Oise, Parisis). Un exemplaire gratuit est également distribué chaque vendredi, Côté Val-d'Oise. Le titre appartient au groupe Publihebdos.
  • L'Écho-Le Régional, titre de presse hebdomadaire régionale (Vallée de l'Oise, Vallée de Montmorency, Plaine de France, Val et forêt, agglomération d'Argenteuil-Bezons). Le journal fait partie du groupe Publihebdos depuis 2008.
  • Val d'Oise, Le mag, mensuel du Conseil général du Val d'Oise.
  • VOtv, et son site Internet VOnews, chaîne de télévision du département. Elle est diffusée sur la chaîne locale viàGrandParis (ex-Télif), qui regroupe plusieurs chaînes d'Île-de-France.
  • IdFM Radio Enghien, station de radio généraliste basée à Enghien-les-Bains (98.0 FM).
  • RGB99.2, station de radio généraliste basée à Cergy (99.2 FM). Née en 1982 de la fusion de deux radios associatives : Radio Ginglet et Radio La Boucle qui a donné : Radio Ginglet La Boucle (RGB).
  • Reve FM (Radio Essec Voix Étudiante), station de radio de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), située à Cergy.
  • Actu95.net, pureplayer d'informations locales implanté à Vauréal à Cergy-Pontoise.
  • https://les3villessoeurs.com/, journal numérique, créé en 2016, de Beaumont-sur-Oise, Persan et Chambly, commune de l'Oise, et alentours.

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs notoires[modifier | modifier le code]

Sportifs célèbres[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Diagana, athlète français recordman d'Europe du 400 m haies, était licencié à l'Entente Athlétique Franconville-Le-Plessis-Bouchard (actuel Entente Franconville Cesame Val d'Oise EFCVO).
  • Louis Saha, avant-centre du club anglais Everton Football Club. Il a fait ses débuts au FC Soisy Andilly Margency.
  • Sébastien Bassong Nguena, défenseur central du club anglais Tottenham Hotspur et international du Cameroun. Débuts à l'ASM Enghien Deuil, aujourd'hui FC Deuil Enghien.
  • Philippe Boisse, double médaillé d'or aux Jeux olympiques (1980-1984), médaillé d'argent par équipe en 1984, triple médaillé d'or aux championnats du monde (1982-1983-1984).
  • Myriam Soumaré, sprinteuse, quintuple médaillée aux championnats d'Europe d'athlétisme (à Barcelone en 2010 : or sur 200 m, argent sur 4 × 100 m et bronze sur 100 m ; à Helsinki en 2012 : bronze sur 200 m ; à Göteborg en 2013 : bronze sur 60 m). Elle évolue au AA Pays de France Athlé 95.
  • Riyad Mahrez, milieu de terrain évoluant à Manchester City, en Angleterre, depuis 2018. International algérien, il a été nommé meilleur joueur de Barclays Premier League en 2016, est né à Sarcelles et a commencé à l'AAS Sarcelles.
  • Presnel Kimpembe, né à Beaumont-sur-Oise a vécu à Eragny sur Oise

Cultes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pontoise est le chef-lieu et est aussi une sous-préfecture
  2. Site du Conseil général - Forêts
  3. Le Parisien Val-d’Oise, « le dernier jour de la sous-préfecture de Pontoise », 31 mars 2016.
  4. [PDF] Bilan économique et social - Les transports et les déplacements
  5. Météo France - Climatologie
  6. Site sur la Population et les Limites Administratives de la France - fiche historique du département
  7. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  8. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017
  9. Gérard-François Dumont et Tuerxun Yiliminuer, « Recomposition très diversifiée des territoires. Les « quinze » France ». », Population & Avenir, vol. 4, no 724,‎ , p. 4-7 (DOI 10.3917/popav.724.0004, lire en ligne, consulté le 10 septembre 2015) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  10. Source : ASSEDIC
  11. « Paroles de Gringe faisant référence à Cergy », sur Genius (consulté le 2 septembre 2016)
  12. http://www.ordif.com/public/fiche/95-val-d%E2%80%99oise.html?rub=14852&id=14880 Voir le détail des données

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]