Grisy-les-Plâtres

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Grisy-les-Plâtres
L'église Saint-Caprais.
L'église Saint-Caprais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Christian Soret
2014-2020
Code postal 95810
Code commune 95287
Démographie
Gentilé Grisyliens
Population
municipale
632 hab. (2014)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ nord, 2° 03′ 00″ est
Altitude 158 m (min. : 67 m) (max. : 185 m)
Superficie 7,15 km2
Localisation

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Liens
Site web grisylesplatres.fr

Grisy-les-Plâtres Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Grisyliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La mairie.

Ce village du Vexin français s'adosse au versant ensoleillé de la colline du Moulin, butte-témoin gypseuse dont le sommet atteint 185 m et le protège des vents froids du nord et de l'est. Il domine de vastes plateaux occupés par l'agriculture céréalière, betteravière et fourragère. Le village n'est traversé par aucun cours d'eau, en revanche, de nombreuses sources sillonnent les coteaux.

Communes limitrophes de Grisy-les-Plâtres[1]
Theuville
Bréançon Grisy-les-Plâtres[1] Épiais-Rhus
Cormeilles-en-Vexin Génicourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tient son nom du nom latin Grisius, ainsi que des importantes carrières de gypse exploitées dès le haut Moyen Âge, qui donnèrent au village le surnom de « Grisaye » (village gris) puis Griscium (1092), Grisacium (1249), Grify, Grisie, Gresy qui devint en 1870 Grisy-les-Plâtres[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune fut traversée de 1891 à 1949 par la ligne de chemin de fer à voie métrique Valmondois - Marines.

Le , Éric Peugeot, quatre ans et demi, fils de Roland et Colette Peugeot, est enlevé dans le parc à enfants du golf de Saint-Cloud. Une demande de rançon ponctuée de menaces de mort est retrouvée près du toboggan où jouait le petit garçon. L'opinion publique est en émoi. Les parents cèdent au chantage en remettant au ravisseur la somme de 50 millions de francs. La somme est remise en billets à Paris, passage Doisy. Le petit Éric retrouve la liberté 48 heures seulement après son enlèvement. Il faudra onze mois d'enquête pour que les preneurs d'otage, Pierre-Marie Larcher et Robert Rolland, soient arrêtés et traduits en justice.
L'enfant fut séquestré dans un pavillon de Grisy-les-Plâtres[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 2002 en cours
(au 29 avril 2014)
Christian Soret   Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 632 habitants, en augmentation de 5,69 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
465 491 487 485 473 454 463 473 474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
452 480 485 486 464 469 463 446 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
420 416 413 375 367 359 364 346 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
389 390 425 442 481 556 587 617 632
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Grisy-les-Plâtres ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Caprais, rue de la Sablonnière / place de l'Église (classée monument historique par arrêté du 9 mai 1914[10]) : Cette église gothique du XIIIe siècle suit un plan cruciforme et se compose d'une nef de quatre travées accompagnée de deux bas-côtés ; d'un transept ; d'un clocher en bâtière central se dressant au-dessus de la croisée du transept ; et d'un chœur d'une travée au chevet à pans coupés. Le clocher constitue l'élément le plus remarquable de l'édifice. Son étage, de hauteur considérable, est percée sur chaque face de deux baies gémelées en arc brisé sur toute sa hauteur. Les angles de l'étage sont occupés chacun par une fine colonne au chapiteau sculpté simplement en feuillages. Deux colonnes du même type cantonnent de chaque côté les quatre faces de l'étage, et une colonne divise chaque face en deux parties égales, ce qui donne vingt-huit colonnes au total. Les baies abat-son possèdent chacune un double archivolte avec des colonnes toujours du même modèle, supportant la voussure faite de gros tores, et surmontée d'un cordon en dents de scie. Finalement, une corniche de corbeaux termine l'étage du clocher. L'édifice s'ouvre par un beau portail en arc brisé au triple archivolte, aux chapiteaux sculptés en feuilles d'acanthe. Le tympan est percé d'un quadrilobe. Un mascaron marque le point culminant du portail. En haut, une fenêtre à deux lancettes éclaire la nef, et à gauche, la façade du bas-côté nord est percée d'un oculus. Les toitures des bas-côtés, moins raides que le toit de la nef, montent jusqu'en dessous des gouttières de cette dernière. La façade du bas-côté sud ses contreforts recouverts de chaperons et ses baies plein cintre témoigne de la reconstruction du XVIe siècle, qui a également apporté la réfection du croisillon sud et des fenêtres du côté nord[11],[12].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Colombier de la ferme Vantuynes, ancienne ferme seigneuriale du comte d'Ennery, rue du Général-de-Gaulle : de forme cylindrique, il fut érigé en 1765 en moellons et pierre de taille pour les chaînages verticaux consolidant le mur. Le toit en poivrière est flanqué d'une lucarne avec une fenêtre d'envol.
  • Vierge à l'Enfant de style classique, dans une niche.
  • Ancien prieuré, rue Robert-Machy.
  • Croix Saint-Caprais, rue de l'Isle : ce calvaire a été offert par la commune au XIXe siècle et se compose d'une grande croix en fer monté sur un fût de section carrée reposant sur un socle cubique en pierre. La croix est ajourée et ornée d'un décor géométrique. Elle porte une statuette du Christ en croix, entouré de deux chérubins.
  • Lavoir couvert, en écart, sente du lavoir : le toit en appentis à quatre versants entourant le bassin et sa charpente reposant sur plusieurs piliers en bois ont été entièrement reconstitués. Seul le bassin et le mur latéral coupe-vent sont d'origine.
  • Croix de chemin, route de Beauvais (RD 22) : petite croix en fer très ouvragée, présentant un décor végétal et une grande couronne d'épines autour du centre du crucifix, où la minuscule statuette du Christ disparaît quasiment dans le décor. Le socle est maçonné dans sa partie inférieure, la partie supérieure ayant été reconstituée en béton.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Gir (1883-1941), sculpteur, y possédait un atelier.
  • André François (1915-2005), affichiste, y possédait sa résidence et son atelier

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Grisy-les-Plâtres Blason Parti, au 1 d’argent à trois bandes de gueules, au 2 d’azur au lion d’or surmonté de deux cierges au naturel passés en sautoir[13].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Grisy-les-Plâtres au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Grisy Code[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, la commune accueille Grisy Code[14], exposition d'artistes contemporains dans les lieux publics et privés du village, à travers un circuit déambulatoire. L'édition 2010 accueille à l'occasion des Journées du patrimoine 41 artistes. Le Grisy Code a pour but d’encourager, développer et promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes, créer du lien et favoriser les rencontres (artistes, hôtes, visiteurs). Des concerts et spectacles de rue ponctuent l’événement afin d’offrir au plus grand nombre un moment festif et culturel autour de l’art actuel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Dupâquier, Petite histoire de Grisy, Association pour la protection du site de Grisy-les-Plâtres, , s.p. p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Grisy-les-Plâtres sur Géoportail.
  2. « Le rapt d'Eric Peugeot », sur www.alsapresse.com, (consulté le 15 février 2010)
  3. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  4. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  5. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Notice no PA00080078, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Grisy-les-Plâtres, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 160-162.
  12. Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 652-656 (ISBN 2-84234-056-6).
  13. http://www.grisylesplatres.fr/article/un-blason-et-un-logo-pour-grisy-les-platres
  14. Site de Grisy Code.