Dominique Gillot

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Dominique Gillot
Illustration.
Dominique Gillot en 2021.
Fonctions
Sénatrice du Val-d'Oise
Élection 25 septembre 2011
Groupe politique SOC
Prédécesseur Raymonde Le Texier
Successeur Rachid Temal
Maire d'Éragny

(13 ans et 17 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 9 mars 2008
Prédécesseur Muriel de Coster
Successeur Thibault Humbert
Conseillère générale du Val-d'Oise

(32 ans et 7 mois)
Circonscription Canton de Saint-Ouen-l'Aumône (1979-1985)
Canton de Cergy-Sud (1985-2011)
Secrétaire d'État chargée des personnes âgées et des personnes handicapées

(1 mois et 20 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Lionel Jospin
Gouvernement Jospin
Prédécesseur Poste créé
Successeur Paulette Guinchard-Kunstler
Secrétaire d'État chargée de la Santé et de l'Action sociale

(1 an, 6 mois et 10 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Lionel Jospin
Gouvernement Jospin
Prédécesseur Bernard Kouchner
Successeur Bernard Kouchner
Députée du Val-d'Oise

(2 ans, 2 mois et 16 jours)
Élection
Circonscription 2e du Val-d'Oise
Prédécesseur Christian Gourmelen
Successeur Jean-Pierre Pernot
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Conflans-Sainte-Honorine (Seine-et-Oise)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Parti socialiste
Profession Institutrice

Dominique Gillot est une femme politique française, membre du Parti socialiste, née le à Conflans-Sainte-Honorine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie personnelle et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle naît le 11 juillet 1949 à Conflans-Sainte-Honorine. Institutrice, elle est diplômée de l'École normale de Saint-Germain-en-Laye.

Elle a exercé dans l'enseignement primaire de 1971 à 1997. Elle assume son activité politique et militante en parallèle de son activité d'enseignante en primaire, métier qu'elle quittera lors de son élection en tant que députée en 1997. Elle exerce des responsabilités d'élue locale et nationale à partir de 1977 jusqu'en 2017.

Elle est restée maîtresse d'école en CP pendant toute sa carrière. Attachée à la recherche sur l'apprentissage du langage et de la lecture; elle a aussi été maître formateur temporaire et a accueilli dans sa classe de nombreux stagiaires.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élue députée du Val-d'Oise le 1er juin 1997, elle entre au gouvernement Jospin comme secrétaire d'État à la santé le 28 juillet 1999.

Elle est ensuite nommée secrétaire d'État aux personnes âgées et aux personnes handicapées le 7 février 2001.

En mars 2001, elle conserve son mandat de conseillère générale du Val-d'Oise, élue du canton de Cergy-Sud. Cette même année, elle devient maire d'Éragny en battant la maire sortante, Muriel De Coster, avec 50,03 % (soit 3 voix d'avance). Lors de l'élection partielle de 2002 elle est facilement réélue maire avec 53,36 % des voix (avec plus de 400 voix d'avance cette fois).

En juin 2002, elle se représente comme député, mais est battue par Axel Poniatowski, maire de L'Isle-Adam. En 2007, les militants socialistes lui préfèrent le maire de Cergy, Dominique Lefebvre, comme candidat aux élections législatives (lui aussi battu par Axel Poniatowski).

Elle est vice-présidente de la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise. Elle est réinvestie par le PS pour les élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008. Elle remporte les élections municipales d'Éragny dès le 9 mars où les habitants la confortent dans son rôle de maire avec plus de 1 000 voix d'avance sur son adversaire Muriel De Coster. Dominique Gillot ressort victorieuse de ce scrutin avec 55,97 % des voix contre 39,44 % sur la candidate de droite. Pareillement, le 16 mars, une semaine après son élection à la tête de la municipalité, elle est réélue conseillère générale du Val-d'Oise pour le canton de Cergy-Sud avec 60,3 % des voix.

Le 25 septembre 2011, Dominique Gillot est élue sénatrice du Val-d'Oise par les Grands électeurs aux côtés notamment d'Alain Richard et Robert Hue. Elle est rapporteure du projet de loi ESR.

Au cours d'une campagne interne, les socialistes d'Éragny la qualifient à une très grande majorité pour être la future tête de liste aux élections municipales de mars 2014[réf. nécessaire]. Elle est battue lors des municipales par le candidat UMP Thibault Humbert. Elle ne recueille que 39,27 % des voix au second tour. À la suite de cette défaite, elle décide de ne plus siéger au conseil municipal.

Elle est membre du conseil d'administration de la Fondation Royaumont[1].

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne de 2017, elle est nommée responsable thématique « Handicap » de sa campagne présidentielle[2],[3].

Sénatrice du Val d'Oise de 2011 à 2017, elle est membre de la commission de la Culture, de l'Education et de la Communication. Elle s'attache à soutenir des textes qui favorisent la mixité et l'émancipation par la culture partagée. Rapporteure du budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, elle soutient chaque année les budgets, les enjeux et les projets de transformation des universités, de la vie étudiante ou de la culture scientifique. Rapporteure au Sénat du projet de loi relatif à l'Enseignement supérieur et à la Recherche en 2013, elle a traduit ces principes dans la loi qui a ainsi permis de développer de nouvelles synergies entre les acteurs de la recherche, tout en posant le cadre de la construction d'une société apprenante qui bénéficie de ces découvertes. C'est en ce sens que les universités ont été chargées d'une nouvelle mission : l'infusion des découvertes et de la culture scientifique dans la société. La Stratégie nationale de culture scientifique, technique et industrielle, dont elle pilote l'élaboration, doit permettre de mieux coordonner la richesse des actions portées par les établissements d'enseignement et les organismes de Recherche. Elle est toujours en vigueur dans les objectifs du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

Les liens étroits qu'elle a tissé à l'occasion de ces travaux avec de nombreux chercheurs, ainsi que la responsabilité des rapports sur le budget de la Recherche depuis 2013, l'ont conduit à s'interroger fortement sur le rôle et le développement de l'intelligence artificielle. Aussi, après avoir convaincu plusieurs sénateurs de sa nécessité, elle s'est engagée dans la préparation d'un rapport parlementaire sur l'intelligence artificielle, afin de contribuer à déconstruire les croyances l'entourant sur la base de la connaissance de ses principes et de ses acteurs, et de mieux comprendre comment elle peut profiter à tous, par exemple en matière éducative.

Elle s'engage à la Délégation à la prospective ainsi qu'au sein de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Ces deux structures jouant un rôle fondamental et contribuant à éclairer le législateur sur les changements économiques, sociaux et environnementaux, et à penser l'action politique de sorte qu'ils profitent à tous. Interpellée par l'émergence de l'intelligence artificielle dans tous les secteurs de connaissance et d'activité, elle obtient de l'OPECST de travailler sur un rapport destiné à rassembler l'ensemble de la littérature sur le sujet. Étude qui la conduira notamment dans la Silicon Valley, d'où elle revient convaincue qu'il faut apprivoiser ces sciences pour en tirer le meilleur au profit de la qualité de vie.

Elle a construit son mandat de parlementaire en se concentrant sur deux principaux aspects : l'adaptation de notre système éducatif et culturel aux enjeux modernes et la construction d'une société inclusive qui prenne en compte les particularités de chaque individu la composant et facilitant leur pleine participation.

Engagement au sein du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Longtemps militante au sein du Parti socialiste, depuis 1974, dans le sillage de Michel Rocard, elle a pris ses distances en 2017 après un différend personnel avec la direction du Val d'Oise. Elle reste cependant animée par les valeurs qui l'identifient toujours à la Gauche.

Engagement au sein de la Stratégie nationale pour l'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Elle fait partie du comité StraNES qui a collectivement contribué à faire de la stratégie nationale de l'enseignement supérieur un feuille de retour ambitieuse et inclusive adoptée par le Gouvernement.

La loi « Enseignement supérieur et Recherche » du 22 juillet 2013 a conduit à la préparation d'une stratégie nationale de l'enseignement supérieur et d'une stratégie nationale de la recherche. Ces deux grandes stratégies à 10 ans établissent une feuille de route pour l'enseignement supérieur et la recherche, et leurs mises en œuvre opérationnelles ont débuté. Cette loi prévoit également, dans son article 17, la réalisation d'un livre blanc de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui sera présenté par le Gouvernement tous les 5 ans.

À la demande de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'époque de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Thierry Mandon, secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, un comité du Livre blanc de l'enseignement supérieur et de la recherche a été formé en 2016 afin d'articuler la stratégie nationale de la recherche, la stratégie nationale de l'enseignement supérieur, la stratégie nationale des infrastructures de recherche ainsi que la stratégie nationale de la culture scientifique, technique et industrielle en cours d'élaboration.

Nomination en tant que présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées[modifier | modifier le code]

Nommée présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) en novembre 2015 par Ségolène Neuville, elle en obtient un première refondation, une meilleure considération des ministères et de leurs cabinets pour que toutes les lois puissent être envisagées dès leur conception, en se préoccupant de la vie des personnes handicapées. Progressivement, le CNCPH est reconnu par les pouvoirs publics comme un acteur de concertation actif et de coconstruction efficace des textes.

Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, a installé le CNCPH renouvelé (2020-2023) le 22 janvier 2020. Dominique Gillot, désormais présidente de la Fédération générale des PEP, est nommée vice-présidente et continue de participer fidèlement aux travaux en tant que chargée de la création et de l'animation de la commission « Citoyenneté et Territoire ». La Fédération générale des PEP participe activement aux travaux des commissions spécialisées du CNCPH, où elle porte une expertise et une parole co-construite avec les acteurs de terrain de son réseau.

Engagement au sein des Pupilles de l'Enseignement public (PEP)[modifier | modifier le code]

Sur proposition de Jean-Pierre Villain, elle entre au conseil d'administration de la Fédération générale des PEP en juin 2018. Membre actif, elle y trouve la fraternité et la cohérence des valeurs qui sont à la base de sa vocation d'enseignante et de son engagement dans la vie publique.

Élue à l'unanimité par le conseil d'administration de l'Assemblée générale de 2019, Dominique Gillot devient présidente et succède à Jean-Pierre Villain. Elle devient ainsi la 14e présidente du mouvement PEP et la première femme élue à cette fonction.

Profondément et concrètement engagée en faveur des valeurs d'inclusion, de solidarité, de citoyenneté et de laïcité qui animent les PEP depuis plus de 100 ans, son ambition à la tête de cette fédération est de continuer à promouvoir l'exercice par chacun de ses droits pour une citoyenneté active, écologique et sociale. Avec le Conseil d'Administration et toutes les forces vives du réseau des PEP, elle entend agir tant sur le plan du développement des actions et de la structuration du réseau des 101 associations du territoire, que sur la participation au débat public et à la contribution des politiques publiques.

Au tournant de ce XXIe siècle, elle a à cœur d'entraîner le mouvement de l'accompagnement et la maîtrise des transitions sociales qui bouleversent les équilibres mais rendent encore plus les rôles des associations de l'éducation populaire.

Nomination au Comité Economique et Social Européen[modifier | modifier le code]

Le 18 septembre 2020, elle est nommée par décision du Conseil de l'Union européenne et sur proposition du Premier ministre Jean Castex, membre du Comité économique et social européen (CESE) pour un mandat de cinq ans en sa qualité de présidente de la Fédération générale des PEP et de vice-présidente du CNCPH.

Ces fonctions la rattachant au monde associatif, elle intègre le groupe III « Diversité » du CESE, qui est « composé d'acteurs représentatifs de la société civile, en particulier dans les domaines socio-économique, civique, professionnel et culturel ».

C'est ainsi qu'elle siège au sein des sections « Emploi, Affaires Sociales, Citoyenneté » et « Marché unique, Production et Consommation ». Elle s'investit dans les travaux du CESE ayant trait à l'éducation, la formation, la santé publique, la jeunesse et la garantie d'accès des personnes leurs droits fondamentaux.

Synthèse des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur.

Elle est faite chevalier le 31 décembre 2015, elle reçoit sa médaille de la part d'Alain Richard.

Elle est promue officier le 13 juillet 2019, elle reçoit sa médaille du président de la République Emmanuel Macron en juillet 2021 à l'Élysée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]