Cormeilles-en-Vexin

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Cormeilles-en-Vexin
Cormeilles-en-Vexin
Vue sur le village depuis l'ouest.
Blason de Cormeilles-en-Vexin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin centre
Maire
Mandat
Aline Sauret
2018-2020
Code postal 95830
Code commune 95177
Démographie
Gentilé Cormeillois
Population
municipale
1 350 hab. (2015 en augmentation de 21,4 % par rapport à 2010)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ nord, 2° 01′ 00″ est
Altitude 120 m
Min. 87 m
Max. 164 m
Superficie 9,56 km2
Localisation

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Liens
Site web cormeilles-en-vexin.fr

Cormeilles-en-Vexin est une commune du département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Cormeillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé au flanc d'une colline. La commune fait partie du parc naturel régional du Vexin français. L'aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin, destiné aux avions de tourisme et de loisir, est situé en partie sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cormeilles-en-Vexin[1]
Bréançon
Frémécourt Cormeilles-en-Vexin[1] Grisy-les-Plâtres
Ableiges Montgeroult Boissy-l'Aillerie
Génicourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Cormeilles est issu de l'ancien français cormeille « cormier », genre de sorbier, terme d'origine gauloise : Du latin populaire corma, du gaulois curmi « cervoise » (cf. irlandais coirm, gallois cwrwf, breton korev), en raison de l'ancien cidre de cormes.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[2], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise, après un transfert administratif effectif au .

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Marines[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Pontoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 avril 2013[5] Jean Pichery DVD Conseiller général de Marines (1992 → 2013)
Décédé en fonctions
juin 2013[6] mars 2014 René Lecomte    
mars 2014[7] février 2018[8] Jacques Bellet   Commandant de police retraité
Démissionnaire
février 2018[8] en cours
(au 15 février 2018)
Aline Sauret   Cadre supérieur du secteur privé

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 1 350 habitants[Note 1], en augmentation de 21,4 % par rapport à 2010 (Val-d'Oise : +3,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822824845874958950906941875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
877848880794791814714709691
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
657660597573604558532527626
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6366647297618028639541 1121 350
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le village dispose[Quand ?] des équipements suivants[réf. nécessaire] : Un complexe de karting avec trois pistes homologuées par la Fédération française du sport automobile (FFSA), une piste compétition aux normes internationales de 1 200 m × 9 m, une piste loisir de 900 m × 7 m et une piste enfants de 200 m[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin, vue du sud.
Monument de l'Ecce homo.

Cormeilles-en-Vexin compte deux monuments historiques sur son territoire. ;

  • Église Saint-Martin, rue Guynemer (classée monument historique en 1911[13]) :
    La construction de l'église commence en 1120 avec la nef romane et ses bas-côtés, mais prend du retard en raison de l'éloignement des carrières et des attaques par des loups. Le transept date encore d'une précédente église de la fin du XIe siècle et conserve ses voûtes d'origine, alors que le chœur n'est édifié que pendant la seconde moitié du XIIIe siècle dans le style gothique. La nef basse et aveugle de cinq travées est d'une facture simple, et les bas-côtés gardent leurs étroites baies plein cintre. Les voûtes de cette partie de l'église datent de la première moitié du XIIIe siècle et ont entraîné la suppression des fenêtres hautes, avant que nef et bas-côtés ne soient recouverts par une toiture commune.
    Le portail occidental comporte une porte rectangulaire avec un linteau bipartite, surmonté d'un arc de décharge plein cintre orné d'un cordon de billettes. Le tympan est nu. En haut du portail, une baie semblable à celle des bas-côtés éclaire la nef.
    Le porche ayant défiguré longtemps cette façade n'a été abattu que pendant les années 1980, dans le cadre de la restauration de l'église.
    Le transept et le clocher en bâtière central se dressant au-dessus de la croisée du transept étaient à la base purement romans, mais de nouvelles fenêtres ont été percés au moment de la construction du chœur. Le chœur de trois travées au chevet plat dépasse nettement en hauteur la nef. Tout comme le transept, il ne conserve pas son apparence d'origine, mais se présente dans un style gothique flamboyant depuis les remaniements du XVIe siècle. Les voûtes ont alors été refaites (à moins qu'elles n'avaient pas encore été construites), de nouvelles fenêtres ont été percées, et des arc-boutants construits. Ils sont au nombre de quatre par façade et d'une forme élégante. L'eau pluviale est évacué par des gargouilles renvoyant à l'époque gothique, mais en même temps, des vases du goût de la Renaissance couronnent les contreforts. Les fenêtres en tiers-point du chœur sont de proportions inhabituelles, car dépourvues de piédroits.
    La grande verrière du chevet présente un remplage de quatre lancettes formées par de fines colonnettes à chapiteaux, surmontées par une rosace par paire de deux lancettes, puis d'une grande rosace en haut. Le remplage de la baie haute du chevet est également celle d'une rosace, bien que la baie soit à base droite.
    Comme dernier remaniement, le clocher a été rehaussé d'un court étage en 1580. Chaque face est percé d'un œil-de-bœuf, les baies abat-son se trouvant sur le niveau inférieur. Deux baies géminées plein cintre par face sont entourées de gros boudins, et s'inscrivent dans une arcade plein cintre flanquée de deux modillons sculptés en masques à la hauteur de l'ancienne corniche. L'intérieur du chœur est doté d'un triforium[14],[15],[16].
  • Monument de l'Ecce homo, au cimetière, RD 190 (classé monument historique en 1942[17]) : Il s'agit d'une petite niche posée sur un socle maçonné, et présentant une statue mutilée du Christ au moment de sa résurrection. La niche, en plein cintre, est flanquée de deux colonnes corinthiennes et surmonté d'une métope avec une inscription devenue à peu près illisible, puis d'un fronton triangulaire.

On peut également noter :

  • Presbytère, à côté de l'église[16].
  • Fontaine publique : Elle se situe au-dessous du niveau de la rue, sous une arcade plein cintre. Le terre-plein devant la fontaine est entouré de murs de soutènement, et un escalier en pierre y donne accès. Dans sa forme actuelle, la fontaine daterait du XIXe siècle[16].
  • Ancien relais de poste, rue Curie : Située sur l'ancienne route de Paris à Dieppe, ce grand bâtiment du XIXe siècle possède deux ailes latérales, et un porche au centre du bâtiment principal donne accès à la cour arrière. Au début du XXe siècle, le complexe a été transformé en relais de chasse, et Sarah Bernard y séjourne en 1902. Puis l'affectation change de nouveau en 1910 quand une laiterie s'y installe. Elle récupère les caves voûtées de la cour pour y entreposer les produits laitiers au frais[16].
  • Calvaire, rue de Grisy : Cette croix en bois remplace un crucifix en fonte du XIXe siècle, et est planté dans un socle constitué d'un amas de cailloux, symbolisant le Golgotha[16].
  • Bâtiment de l'ancienne aérogare, aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin, RD 915 : Y subsiste un hangar à avions construit par les troupes allemandes en 1943, avec des impacts d'obus et de balles toujours visibles [16]. Ce hangar est actuellement utilisé pour le remisage de caravanes et aussi dans une autre partie, comme foyer rural.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Octave Mirbeau a vécu à Cormeilles-en-Vexin de 1904 à 1909. Il y écrit Dingo (paru en 1913), un portrait acide des habitants du village rebaptisé Ponteilles-en-Barcis.
  • Jean-Éric Vergne, commence le karting à quatre ans sur le circuit de Cormeilles-en-Vexin dont son père est propriétaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cormeilles-en-Vexin (Val-d'Oise).svg Cormeilles-en-Vexin
  • Écartelé : au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel d'hermine, au deuxième de gueules au cœur d'or, au troisième losangé d'or et de gueules, au quatrième d'argent au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople ; à la croix d'or brochant sur la partition chargée d'une crosse de gueules

Cormeilles-en-Vexin au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Dupâquier, « Un village du Vexin à la fin du XVIIe siècle : Cormeilles », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, vol. LXXII,‎ , p. 37-66 (ISSN 1148-8107).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail, « Communes limitrophes de Cormeilles-en-Vexin » .
  2. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  5. « Jean Pichery, le doyen des maires, est mort », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. « Deux candidats en lice à Cormeilles-en-Vexin », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  7. Joseph Canu, « Le maire est un super-flic : Nommé inspecteur divisionnaire en 1993, puis commandant de police au 36, Quai des Orfèvres, Jacques Bellet, le nouveau maire de Cormeilles », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne) « Seul membre de l’ancien conseil municipal de Cormeilles-en-Vexin, qu’il avait rejoint le 26 mai 2013 après le décès de l’ancien maire et conseiller municipal Jean Pichery, Jacques Bellet, le nouvel édile de la commune vexinoise, est un retraité parti- culièrement actif ».
  8. a et b Aline Sauret, « éditorial », Bulletin municipal de Cormeilles-en-Vexin,‎ , p. 1 (lire en ligne [PDF]).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Site du RKC - circuit de karting.
  13. « Église Saint-Martin », notice no PA00080034, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Eugène Lefèvre-Pontalis, « L'Église de Cormeilles-en-Vexin (Seine-et-Oise) », Bulletin monumental, Paris / Caen, A. Picard / Henri Delesques, vol. 75,‎ , p. 265-279 (ISSN 0007-473X, lire en ligne).
  15. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Cormeilles-en-Vexin, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 103-106.
  16. a, b, c, d, e et f Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cormeilles-en-Vexin », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 637-644 (ISBN 2-84234-056-6).
  17. « Monument de l'Ecce homo », notice no PA00080035, base Mérimée, ministère français de la Culture.