Vauréal (Val-d'Oise)

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Vauréal
Vauréal (Val-d'Oise)
L'hôtel de ville.
Blason de Vauréal
Blason
Vauréal (Val-d'Oise)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Sylvie Couchot
2020-2026
Code postal 95490
Code commune 95637
Démographie
Gentilé Vauréaliens
Population
municipale
16 575 hab. (2018 en augmentation de 5,54 % par rapport à 2013)
Densité 4 790 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ nord, 2° 02′ 00″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 122 m
Superficie 3,46 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Vauréal
(bureau centralisateur)
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Vauréal
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Vauréal
Liens
Site web vaureal.fr

Vauréal est une des treize communes de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, dans le département français du Val-d'Oise. Créée sous l'impulsion de l'État, la ville nouvelle de Cergy-Pontoise a vu le jour en 1971 et marqué le véritable point de départ du développement de Vauréal. Petit village de 800 âmes au début des années 1980, la commune comptait 16 575 habitants appelés les Vauréaliens au dernier recensement de 2018.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La place du Cœur-Battant.

Située à 25 km au nord-ouest de Paris, dans le Vexin français, la ville s'étend sur la rive droite de l'Oise, à l'est de la boucle qui forme les étangs de Cergy-Neuville.

Elle a une superficie de 371 ha dont 48 had'espaces verts, et 54 ha d'espaces boisés[1], et compte 52 km de voiries.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vauréal est bordée au nord par la ville de Cergy, à l'ouest par Courdimanche et Boisemont, au sud par Jouy-le-Moutier et Neuville-sur-Oise à l'est.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les bords de l'Oise.

Vauréal est limitée à l'est par un des méandres de l'Oise, affluent de la Seine.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vauréal est divisée en deux : le village au bord de l'Oise est séparé de l'urbanisation récente sur le plateau par des coteaux boisés.

On compte 9 quartiers sur la ville : les Toupets, les Longues-Terres, la Siaule, les Groues, le Boulingrin, l'Allée Couverte, les Moissons, les Sablons et le Village (du sud vers le nord, exception faite du Village qui couvre la ville sur toute sa longueur). Le Cœur de ville est compté avec les Moissons (voir L’Étincelle de ).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par l'ancienne route nationale 322 (actuelle RD 922). La gare du RER A la plus proche est la gare de Cergy - Le Haut.

Le réseau de la STIVO dessert Vauréal :

Des cars scolaires acheminent les élèves du Vexin au lycée Camille-Claudel.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vauréal est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[6],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’ancien nom était Lieux avant 1644, le nouveau nom est au XVIIe siècle Vauréal.

En 1189, le village est appelé Leus, et au début du XIIIe siècle (en 1253), le village est appelé Locus[8]
L'historien Michel-Toussaint-Chrétien du Plessis indique dans sa Description géographique et historique du Vexin Français qu'on trouve des titres tels que Liex, Li Eu signifiant La Prairie[9]. Il n'y a pas d'explication plausible sur la signification de ce nom, toutefois Jean Lebeuf indique que cet endroit est appelé Lieux par corruption car la distance de Paris à Lieux est de 7 lieues[10].

Le nom actuel de la commune provient du latin vallis regalis, la « vallée royale ».

Au cours de la Révolution française, la commune reprit provisoirement le nom de Lieux[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village rural[modifier | modifier le code]

L'existence d'une allée couverte sur le territoire de la commune atteste la présence de l'homme dès le néolithique.

Anciennement dénommé Lieux et dépendant de Jouy-le-Moutier, le village est érigé en paroisse en 1252, en raison de son importante population vigneronne. On trouve une lettre datant de 1253 de Renaud de Corbeil, évêque de Paris, qui permet la construction d'une église baptismale « in villa quae dicitur Locus » qui était auparavant de la paroisse de Jouy sous condition qu'il soit payé au chapitre cathédral de Notre-Dame de Paris les droits de synode et de visite et autres comme le faisait le curé de Jouy.

Pendant la guerre de Cent Ans, en 1433, les Anglais prennent, pillent et brûlent Vauréal, Courdimanche et Puiseux.

C'est en 1656 qu'Antoine de Guérapin, seigneur du village depuis 1644 et devenu baron, lui donne son nom actuel. L'usage de cette appellation n'est généralisée qu'au milieu du XVIIIe siècle.

Devenue municipalité avec la Révolution de 1789, Vauréal vit de la viticulture avant de souffrir des conséquences de la concurrence méridionale, due au développement du chemin de fer au milieu du XIXe siècle. La commune se reconvertit alors dans la culture maraîchère et fruitière.

Le un orage cause de gros dégâts à Neuville, et dévasta Jouy-le-Moutier, Vauréal, Boisemont, Courdimanche, Osny, Cergy, Puiseux, et Pontoise[réf. nécessaire].

La ville nouvelle[modifier | modifier le code]

Statue du Mahatma Gandhi édifiée en 2011 par l'importante communauté Tamoul de la ville[12]

Ce n'est qu'en 1971 avec la création de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise que la commune connaît une réelle expansion. En 1984, le premier quartier du plateau (les Toupets) a été aménagé. La population s'est alors accrue de manière exponentielle.

En 2005, d'importants travaux sont lancés pour la création d'un « Cœur de ville » qui faisait défaut jusqu'alors à la commune. Outre la création de logements, de nombreux commerces devraient y faire leur apparition. Situé à mi-chemin entre les quartiers de la Bussie, du Boulingrin et des Toupets, le Cœur de ville avait pour volonté affichée de faire disparaître l'impression d'une ville scindée en deux.

En , le nouvel hôtel de ville est inauguré, le centre culturel "l'Antarès" est inauguré en . La première tranche du programme immobilier a été livrée durant le premier semestre de la même année et les premiers commerces ont ouvert en . La livraison de la deuxième tranche a été fait début 2008 et la troisième tranche en 2009.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du [13], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise, après un transfert administratif effectif au .

La commune relève de la compétence du tribunal judiciaire ainsi que de commerce de Pontoise[14],[15].

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton de Vauréal

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dixième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Vauréal fait partie de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, dont l'aménagement a été organisé par l'État au moyen d'un établissement public d'aménagement (EPA) créé en 1969 et par un syndicat communautaire d'aménagement (SCA) en 1971, puis en syndicat d'agglomération nouvelle en 1984.

La ville nouvelle étant considérée comme achevée, l'EPA est dissout en 2002, et le SAN se transforme en communauté d'agglomération le .

La ville est donc désormais membre de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, qui exerce de nombreuses de compétences transférées par les communes associées dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Pour les échéances électorales de 2007, Vauréal fait partie des 82 communes[16] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter.

Bernard Morin a été élu au premier tour des élections municipales de pour un second mandat à hauteur de presque 59 % des suffrages exprimés.

Au premier tour des élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise, la liste PS-PCF-EELV menée par la maire sortante Sylvie Couchot — qui avait succédé en janvier 2013 à Bernard Morin après sa démission — remporte la majorité absolue des suffrages, avec 2 809 voix (53,69 %, 26 conseillers municipaux et 4 conseillers communautaires élus), devançant largement la liste UMP-UDI menée par Hervé Techer[17] (2 422 voix, 46,30 %, 7 conseillers municipaux et un conseiller communautaire élus), lors d'un scrutin marqué par 49,92 % d'abstention[18].

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans le Val-d'Oise, la liste DVG menée par la maire sortante Sylvie Couchot remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 145 voix, 26 conseillers municipaux et 4 conseillers communautaires élus), devançant largement la liste menée par Rida Boultame (MoDem, 1 642 voix, 39,62 %, 6 conseillers municipaux et un conseiller communautaire élus) et celle de Dominique Flottes (Div, 357 voix, 8,61 %, un conseiller municipal élu), lors d'un scrutin marqué par 61,99 % d'abstention[19].

Politique locale[modifier | modifier le code]

Les élections municipales de 2020 ont été annulées par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui a jugé que la diffusion tardive d'un communiqué de presse de Sylvie Couchot, qui n'a pas laissé le temps à ses adversaires de répliquer, avait porté atteinte à la sincérité du scrutin.

Néanmoins, la municipalité élue en reste en place jusqu'à ce que le Conseil d'État, saisie par Sylvie Cuchot, statue[20], ce qui génère des conseils municipaux tendus[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
août 1944 déc. 1944 Jean Astruc    
déc. 1944 mars 1971 Jean Parquet    
mars 1971 mars 1977 Léon Taubert    
mars 1977 1986 Joseph Wattelier DVG  
1986 mars 2001 Jacky Breton DVG Conseiller général du canton de l'Hautil (2001 → 2015)
mars 2001 décembre 2012[22],[23] Bernard Morin[24] PS puis EELV[25] Retraité de l’Éducation nationale
Démissionnaire
janvier 2013[26] En cours
(au 3 décembre 2020)
Sylvie Couchot[27] EELV puis DVG Infirmière à l'hôpital de Pontoise
Conseillère départementale de Vauréal (2015 → )
Vice-présidente de la CA de Cergy-Pontoise (2020 → )
Réélue pour le mandat 2020-2026[28],[29]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

La ville est devenue, en , la première ville du Val-d'Oise labellisée "Ville et Métiers d'Art"[réf. nécessaire].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vauréal a signé, en , un accord de coopération décentralisée avec la ville de Kétou au Bénin.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[30],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 16 575 habitants[Note 4], en augmentation de 5,54 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
611602601595547537509481490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
446452428406382382405401397
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
387425385363358384363372606
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
56958764178211 71716 20615 31616 22316 258
2018 - - - - - - - -
16 575--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population est très jeune, puisque Vauréal se place en deuxième position des villes de plus de 1 000 habitants les plus jeunes de France[32], avec 41,6 % de la population de moins de 20 ans[Quand ?].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lycée Camille-Claudel.

Vauréal relève de l'académie de Versailles.

Huit groupes scolaires (Élémentaire et maternelle) dispensent l'enseignement à 2 000 élèves en moyenne. On compte en outre deux collèges (Les Toupets et la Bussie) et un lycée d'enseignement général, le lycée Camille-Claudel (en), conçu par Roger Taillibert.

Les huit groupes scolaires sont : Les Groues, Les Hauts Toupets, Le Village, Le Boulingrin, La Siaule, Les Sablons, l'Allée couverte et les Moissons.

On compte également une école primaire spécialisée pour enfants intellectuellement précoces, l'école Talentiel.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le centre culturel Antarès offre trois salles de spectacles dont deux à dominante cinématographique. Le Forum est une salle de concerts d'une capacité de 500 places reconnue dans le Val-d'Oise qui organise une cinquantaine de concerts par an, mais aussi des expositions et des résidences d'artistes. Il dispose également de studios de répétition et d'enregistrement. La bibliothèque des Dames-Gilles offre plus de 30 000 ouvrages. Des travaux d'extension sont prévus pour la transformer en médiathèque avec salle d’étude, DVDthèque et espace multimédia. L'école municipale de musique dispose de douze salles de cours adaptées et insonorisées et d'un auditorium de 132 places. 23 disciplines y sont enseignées : du djembé à la musique assistée par ordinateur.

Depuis , la commune dispose d'un pôle d'artisanat d'art, la cour des arts, qui regroupe une vingtaine d'ateliers d'artistes et d'artisans d'art. Située au 8 rue Nationale, dans Vauréal-village, on peut y trouver des luthiers, un sculpteur-céramiste, un souffleur de verre, une vitrailliste, des peintres sur porcelaine, une créatrice de bijoux, un designer, une spécialiste des décors ajourés, des professionnels de la patine contemporaines et des mosaïques, des créateurs de lampes etc. Les ateliers sont ouverts au public et l'entrée y est libre - les artistes et artisans propose à la vente leurs réalisations (des pièces uniques) et proposent également des cours et stages.

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Claire.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le salaire horaire net moyen de la population salariée est de 14,10 euros, avec 12 euros pour les femmes et 16,2 euros pour les hommes. La moyenne par catégorie professionnelle s'étale entre 9,8 euros pour les ouvriers non qualifiés, jusqu'à 23 euros pour les cadres.

La population comporte 7 608 foyers fiscaux, dont 4 932 sont imposables. Les totaux déclarés des revenus fiscaux s'élèvent à 208 millions d'euros en 2009 pour la commune, soit un revenu moyen de 27 416 euros, et un impôt moyen de 1 428 euros. Le revenu médian par ménage est de 20 975 euros. Pour les 64,8 % de foyers imposables (soit 73,6 % des ménages), le revenu moyen est de 36 692 euros, contre 10 319 euros pour les foyers non imposables. Globalement, les revenus par foyer sont au même niveau qu'en 2006, avec une légère progression pour les foyers imposables, et une légère régression pour les foyers non imposables, alors que sur la zone de comparaison, ces revenus par foyer décroissaient de 1,7 %.

68,8 % des 5 005 ménages sont propriétaires de leur logement, 29,3 % sont locataires, dont 21,8 % en HLM[35].

Emploi[modifier | modifier le code]

Sur la population statistiquement en âge de travailler (entre 15 et 65 ans), soit 11 762 personnes, 75,2 % sont actives, dont 2 078 sur la commune, soit un indicateur de concentration d'emploi de 21,8 %, traduisant son caractère résidentiel. 1 066 personnes travaillent sur Vauréal, 3 195 dans le Val-d'Oise, et 3 643 dans d'autres départements de la région parisienne, le solde, soit 96 personnes, travaillant dans une autre région ou à l'étranger.

Le taux de chômage est de 9,7 % en 2009, légèrement plus élevé pour les hommes que pour les femmes.

Les 2 203 emplois disponibles sur la commune dépendent majoritairement des secteurs de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, et de l'action sociale (62,9 %) du commerce, des transports et autres services pour 28 %, l'agriculture ne représentant que 9 emplois en 2009[35].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vauréal compte trois monuments historiques sur son territoire :

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du [36]) : La paroisse a été érigée en 1253, mais la première église a été incendiée par les Anglais en 1432, sous la guerre de Cent Ans. Elle a été remplacée par un nouvel édifice de style gothique flamboyant, dont la construction a probablement débuté à la fin du XVe siècle. Au moment de la dédicace, en 1561, la majeure partie de l'église est sans doute terminée depuis plusieurs années, mais le clocher et la façade sont de style Renaissance et probablement postérieurs. Les voûtes de la nef et de ses bas-côtés n'ont jamais été réalisées. L'église Notre-Dame répond à un plan très simple, et ne présente architecturalement rien de particulièrement remarquable, mais est assez homogène et représentative des reconstructions après la guerre de Cent Ans. Certains éléments du mobilier sont intéressants. Depuis l'inauguration de l'église Sainte-Claire de Vauréal en 1995, l'église Notre-Dame est reléguée au second plan, et les messes dominicales se célèbrent actuellement le dimanche soir[37],[38].
  • Allée couverte du cimetière des Anglais, promenade du Dolmen (classée monument historique par arrêté du [39]) : Elle est située sur le rebord du plateau qui domine l'Oise, à l'orée d'un bois. Appelée « Cimetière des anglais » depuis le XIVe siècle, elle doit ce nom à l'occupation anglaise durant la guerre de Cent Ans. Le vicomte Amédée de Caix de Saint Aymour la fouille en 1867 et met au jour les restes d'au moins soixante-cinq personnes, ainsi que divers outils (haches, outils en silex, hachettes polies). Le dolmen est orienté est/ouest ; le monument mesurait 14 m de long et environ 2,30 m de large et était constitué de trois chambres sépulcrales séparées par des murs. Les dalles qui recouvraient l'allée ne sont plus sur place[38].
  • Ancienne croix de cimetière, au cimetière, rue de Caix-de-Saint-Aymour (classée monument historique par arrêté du [40]) : Le cimetière abrite une croix provenant de l'ancien cimetière près de l'église, déplacée lors de la création du cimetière actuel vers 1862-1866. Elle porte sur une face le Christ et sur l'autre une Vierge à l'Enfant. Le socle date de 1903 seulement[38].

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On peut également signaler :

  • Château de Vauréal, rue Nationale (RD 922) : Le premier château en ce lieu date vraisemblablement du XIIIe siècle. En 1656, Antoine Guérapin en devient propriétaire et entreprend d'importants travaux de restauration. De 1731 à 1786, le château est propriété de la famille des princes de Conti. Louise-Adélaïde de Bourbon-Conti fait reconstruire le château selon le style de l'époque et fait aménager le parc selon le modèle français. À la Révolution, le château est confisqué à son propriétaire d'alors le marquis de Caumont. Acquis par César et Léopold Chevalier, ils font démolir le corps principal, le château actuel est construit sur les anciens communs. Les propriétaires se succèdent ensuite jusqu'à Mathilde Heintz en 1895, première compagne d'Henri Menier, celui-ci en hérite en 1907. Il lui permet d'y faire stationner son yacht l'Almée. La propriété comprenait alors de nombreux communs, une chapelle de style gothique, des serres accueillant des plantes exotiques, une ménagerie et une usine fournissant l'électricité au château et au parc. Henri Ménier meurt à Vauréal le , et le château est acquis par Henri Daydé. Il restera dans sa famille jusqu'en 1946, date à laquelle il devient le Clos Levallois, un institut pour enfants et adolescents ayant besoin d’un suivi éducatif et psychologique particulier[41].
  • Pseudo-dolmen à Vauréal village, 27 rue de la Mairie.[réf. nécessaire]
  • Viaduc à trois arches de l'ancienne voie ferrée d'intérêt local CGB, rue de Puiseux, et pont à une arche, rue des Marais : Ces ouvrages d'art sont érigés après 1910 dans le contexte de la création de la ligne Pontoise - Poissy. Mais la ligne qui a suscité des espoirs de désenclavement et de développement économique dans la région est fermée à tout trafic dès 1948. Dans l'agglomération de Cergy, elle est aujourd'hui aménagée en piste cyclable et chemin de promenade, exception faite de courts tronçons intermédiaires.
  • Lavoir de la rue de Puiseux : Petit lavoir couvert du XIXe siècle en contrebas de la rue, avec un abri construit en moellons et un toit en appentis[38].

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  • Croix de chemin, rue Nationale / cité des Dames Gilles : Crucifix en fer du XIXe siècle, sans christ, sur un socle plus ancien.
  • Lavoir des Dames Gilles, rue des Dames-Gilles : Située sur une sente en pente comportant un escalier, mais qualifiée néanmoins de rue (près de la RD 55), c'est un lavoir couvert en atrium du XIXe siècle. Son nom évoque les sœurs de Pierre Gilles, naturaliste français du XVIe siècle, qui eurent jouissance d'une partie de la propriété du baron d'Aramont, diplomate envoyé par François Ier à Istanbul[38]. La cité des Dames Gilles se trouve à proximité, constituée de plusieurs maisons anciennes mitoyennes les unes des autres.
  • Maison de François André Michaux, 57 rue Nationale : La maison proprement dite, au sein d'un grand jardin, n'a pas de façade sur la rue, mais une plaque commémorative à côté du portail rappelle que ce botaniste et explorateur demeura ici de 1822 jusqu'à sa mort, le [38].
  • Puits mural, rue des Carneaux.
  • Lavoir des Carneaux, sentier des Marettes : Il est protégé par un abri semblable à celui du lavoir de la rue de Puiseux, mais le bassin se situe à l'air libre.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vauréal Blason
D'azur au dolmen d'argent, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Devise
Iste locus sacrificii (c'est ici le lieu des sacrifices).
Détails
Le dolmen rappelle l'allée couverte du cimetière des Anglais et indique que Vauréal fut un centre religieux druidique[46].
Le blason fut conçu vers 1943, à partir de celui de la famille des Conti, propriétaires du château entre 1731 et 1786. Sa création fut lancée sous l'impulsion de la préfecture, qui proposa aux communes de Seine et Oise qui n'en avaient pas de se munir d'un emblème[47].

Vauréal dans les ats[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Il était une fois Vauréal, Cergy-Pontoise, éditions du Valhermeil, , 115 p. (ISBN 2-913328-04-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vauréal en chiffres, sur le site de la mairie
  2. « Communes limitrophes de Vauréal » sur Géoportail..
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 9 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Commune hors attraction des villes », sur insee.fr (consulté le 9 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 9 avril 2021).
  8. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  9. Qui viendrait (selon l'auteur) de La Prairie - Li étant le substantif et Eu signifiant la Prairie
  10. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris volume 2
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. La communauté Tamoul du val d’Oise était nombreuse ce vendredi 11 novembre à Vauréal. La ville inaugurait une imposante statue de bronze de près de deux mètres de haut à l’effigie du Mahatma. Une initiative de l’association des Tamouls de Vauréal, « La sagesse de Gandhi veille désormais sur Vauréal », VO News,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020).
  13. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  14. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
  15. Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  16. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  17. Jérôme Cavaretta, « Hervé Techer veut "changer Vauréal" : En mars 2014, Hervé Techer conduira une liste soutenue par l'Ump. », La Gazette du Val d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020) « À 39 ans, cet agent Ratp passé par les rangs du MoDem et de République solidaire conduira une liste soutenue par l’Ump aux élections municipales de mars prochain ».
  18. Résultats officiels pour la commune Vauréal
  19. Jérôme Cavaretta, « Val-d'Oise. Municipales 2020. Vauréal : Sylvie Couchot l'emporte avec 51,76 % des voix : La maire (dvg) sortante n'aura eu besoin que d'un seul tour : elle l'emporte avec 51,76 % des voix. Rida Boultame (Modem), son principal adversaire, obtient 39,62 % des suffrages. », La Gazette du Val d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020) « Élue maire de Vauréal en janvier 2013 suite à la démission de Bernard Morin, réélue dès le premier tour avec 53,69 % des voix en 2014, Sylvie Couchot, 62 ans, entamera son dernier mandat ».
  20. Julie Ménard, « Vauréal : les élections municipales invalidées par le tribunal administratif : La maire (DVG) Sylvie Couchot va faire appel de cette décision. Son opposant Rida Boultame (DVC) avait déposé un recours après la diffusion d’un communiqué de presse l’accusant d’avoir foncé sur l’équipe de sa rivale. », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020).
  21. Jérôme Cavaretta, « Val-d'Oise. Vauréal. Rien ne va plus entre le maire et l'opposition : Conseils municipaux-fleuves, échanges acerbes... La tension est palpable entre la maire et ses opposants avec en filigrane un possible retour aux urnes », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 23 mars 2021).
  22. « Bernard Morin finira-t-il son mandat ? », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  23. « Le maire de Vauréal a démissionné », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. Réélu pour le mandat 2008-2014 : Préfecture du Val-d'Oise, Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  25. Le maire de Vauréal quitte le PS pour rejoindre les Verts, sur Vonews.com
  26. « Sylvie Couchot, nouvelle maire de Vauréal », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020) « Elle a été élue à 29 voix pour et 3 contre, face à Patrick-Louis Box, candidat de l'opposition (UMP). Sa victoire ne faisait aucun doute puisqu'elle avait obtenu le soutien du Parti socialiste ».
  27. « Sylvie Couchot », Le Maire et les élus, sur https://www.vaureal.fr, (consulté le 5 décembre 2020).
  28. Christophe Lefevre, « Municipales à Vauréal : l'écologie au cœur de la campagne à Vauréal : Aux commandes de la ville depuis l'an dernier, Sylvie Couchot (EELV) se présente comme tête de liste pour la première fois. Elle est opposée à Hervé Técher (UMP), qui l'attaque sur le terrain de l'environnement », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  29. érôme Cavaretta, « Val-d'Oise. Municipales 2020. Sylvie Couchot, le dernier mandat : Élue en 2014 avec 53,69 % des voix, la maire (dvg) de Vauréal (Val-d'Oise) sera candidate à sa succession en mars. Elle veut repartir pour un dernier mandat », La Gazette du Val d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2020) « Un dernier tour de piste. Élue maire de Vauréal (Val-d’Oise) en janvier 2013 suite à la démission de Bernard Morin, réélue dès le premier tour avec 53,69 % des voix en 2014, Sylvie Couchot (dvg) visera en mars 2020 la passe de deux. Face à elle : Rida Boultame (Modem) qui a reçu le soutien de Jacky Breton, ancien maire de la commune (1986 à 2001) et Dominique Flottes qui sera à la tête d’une liste sans étiquette ».
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  32. L'internaute : Encyclopédie des villes de France
  33. Site des paroisses de l'Hautil-Services
  34. Site de la ville de Vauréal- Cultes
  35. a et b Statistiques communales Insee, au 28 juin 2012
  36. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no PA00080223, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 325-326.
  38. a b c d e et f Véronique Daver et Hautem Bali, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Vauréal », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 372-374 (ISBN 2-84234-056-6).
  39. « Allée couverte du cimetière aux Anglais », notice no PA00080221, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Croix de cimetière », notice no PA00080222, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. « Le château », sur Vauréal (site officiel) (consulté le 7 novembre 2012).
  42. L. M., « Claude Brasseur tourne sur le marché », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 24 décembre 2020).
  43. Marie Persidat, « Claude Brasseur, l’amoureux de Pontoise et du Vexin : Durant une trentaine d’années, l’acteur qui vient de s’éteindre a partagé sa vie entre la capitale et sa maison de Vauréal », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 24 décembre 2020).
  44. Registre Vauréal An VIII-an XI, page 95/117, acte N°11
  45. AD de Pontoise, acte de décès de 1856, page41/53, N°146
  46. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=14444
  47. Il était une fois Vauréal, éditions du Valhermeil, 1999