Louvres

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Louvres
Louvres
Hôtel de ville de Louvres
Blason de Louvres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Goussainville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Jean-Marie Fossier
2014-2020
Code postal 95380
Code commune 95351
Démographie
Gentilé Lupariennes, Lupariens
Population
municipale
10 231 hab. (2015 en augmentation de 9,55 % par rapport à 2010)
Densité 903 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 38″ nord, 2° 30′ 19″ est
Altitude 80 m
Min. 64 m
Max. 127 m
Superficie 11,33 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-louvres.fr

Louvres est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont les Luparien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Louvres se situe en plaine de France, au nord de l'intersection de l'ancienne route nationale 17 avec la Francilienne, à proximité immédiate de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle dont l'emprise commence à deux kilomètres du centre-ville, et à vingt-quatre kilomètres au nord-nord-est de Paris.

Les communes limitrophes sont au nombre de huit. Puiseux-en-France partage avec Louvres la vaste zone pavillonnaire au nord de la gare. La limite avec Villeron est matérialisée en partie par la RD 317 au nord de Louvres, et la majorité de la limite est de la commune donne également sur Villeron en raison d'une étroite bande de terrain qui s'insère entre Chennevières-lès-Louvres et Louvres. Ensuite, la limite commune avec Épiais-lès-Louvres, perpendiculaire à la Francilienne, ne dépasse guère 350 m. Au sud de la Francilienne et à l'est de la RD 317, se situe le secteur fret de l'aéroport, sur la commune de Roissy-en-France. À l'ouest de la RD 317, le territoire communal de Louvres s'étend nettement au-delà de la Francilienne, et l'agglomération de Goussainville s'arrête exactement à la ligne de partage entre cette commune et Louvres à l'est et au nord.

Communes limitrophes de Louvres[1]
Puiseux-en-France Marly-la-Ville Villeron
Fontenay-en-Parisis Louvres[1] Chennevières-lès-Louvres
Goussainville Roissy-en-France Épiais-lès-Louvres

Topographie et relief[modifier | modifier le code]

Ruisseau « le Rhin ».

Le centre ville ancien, sur l'ancien tracé de la RD 317, est bâti dans une cuvette en plaine de France, à une altitude comprise entre 70 m et 90 m au-dessus du niveau de la mer. Les quartiers à l'ouest et au nord sont établis à flanc de coteau, et l'altitude dépasse les 100 m aux limites de l'agglomération. Le point culminant de Louvres à 126 m d'altitude se trouve au nord, en pleins champs, près de Puiseux. L'ancienne route nationale, orientée dans un sens nord-sud, reste la rue principale du bourg. Le tracé actuel de la RD 317 contourne Louvres à l'est, à peu de distance des dernières maisons. La LGV Nord traverse le territoire communal dans un sens nord-est - sud-ouest. À proximité de cette infrastructure, à l'est du bourg, un ruisseau prend sa source : le Croult, nommé ici le Rhin avant qu'il ne rejoigne Goussainville[2]. Le Rhin coule d'abord en direction de l'ouest, puis dérive vers le sud-est au fond d'un vallon. Ici se trouve le site archéologique d'Orville, d'après le nom d'un ancien château, tout près de la Francilienne. Jusqu'à cette dernière, subsiste un vieux chemin dans le vallon du ruisseau qui allait jusqu'à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il passe à côté d'anciennes carrières partiellement souterraines, qui gardent encore des cheminées d'aération du temps qu'elles servaient de champignonnières. La commune de Louvres ne conserve plus d'espaces naturels notables. En dehors de l'agglomération et de la zone industrielle qui est localisée de l'autre côté de la voie ferrée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare RER de Louvres.

Deux routes importantes passent à côté de Louvres : la RD 317, dans un sens nord-sud, et la Francilienne, dans un sens est-ouest. La première relie la commune à Survilliers, Fosses et Senlis au nord, ainsi qu'à Roissy-en-France, l'autoroute A3 (et indirectement à l'autoroute A1), Goussainville et Gonesse au sud. La seconde est accessible par l'échangeur sur la RD 317 et permet de rejoindre la vallée de l'Oise, l'agglomération de Cergy-Pontoise et l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Deux routes départementales relient Louvres aux communes voisines. La RD 184, qui a repris l'ancien tracé de la RN 17 au traversé du centre-ville, relie la commune à Puiseux-en-France et Marly-la-Ville. La RD 165E mène à Chennevières-lès-Louvres ainsi qu'à Villeron et Vémars par la RD 9. Cette dernière représente un contournement nord de Louvres et se dirige vers Fontenay-en-Parisis dans l'autre sens, au nord-ouest. Une voie communale relie Louvres directement au vieux village de Puiseux-en-France sans passer par les nouveaux quartiers. À noter qu'aucune route n'existe entre Louvres et Goussainville, bien que les deux villes ne soient éloignées que de 2,5 km : il faut passer par la RD 317 et Le Thillay et effectuer ainsi un détour de 6 km environ.

Sur le plan des transports collectifs, Louvres est notamment desservi par une gare du RER D. Cette gare est assez éloignée du centre-bourg (de 1,4 km environ) mais plus proche des autres quartiers. À côté de la gare, existe une gare routière desservie par l'ensemble des lignes de bus régulières concernant la commune. Sur les sept lignes au total, cinq appartiennent au réseau « Grand R » de la communauté d'agglomération Roissy Porte de France, et les deux autres sont des lignes interurbaines. Aucune ligne ne fonctionne les dimanches et jours fériés, et trois lignes seulement fonctionnent le samedi ((BUS) Grand R R1 R6 et R4 avec un itinéraire modifié).

Les lignes (BUS) Grand R R5 R6 sont des lignes circulaires assurant le service urbain : la première dessert les quartiers au sud de la voie ferrée dont notamment le centre-ville, et la seconde la zone industrielle et les quartiers au nord de la voie ferrée. Seule la R5 fonctionne le samedi. La R4 a comme destination l'aéroport, mais effectue un détour par Chennevières et Épiais. Sa fréquence est réduite. La ligne R1 assure par contre un service fréquent pour Puiseux, Marly et Fosses jusqu'à 1 h 30 du matin, du lundi au samedi. Finalement, la R7 assure la navette entre la gare et Puiseux pendant les heures de pointe. Quant aux lignes interurbaines, la ligne (BUS) CIF 701 dessert Villeron, Vémars, Moussy-le-Neuf, Othis et Dammartin-en-Goële. Elle a comme destination finale Roissypôle. Le samedi, seule la section Louvres - Vémars est desservie, mais prend l'intitulé R4. La ligne (BUS) Busval d'Oise 95.10 ne propose qu'un unique aller-retour par jour à destination de la gare de Louvres : depuis Louvres, l'aller-retour dans la journée n'est pas possible.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Luvera en 632[3], Luvra en 652[3], Lupera en 860, Latvero au XIe siècle[3], de Loveriis en 1096, Loveriæ en 1097[3], Luveris en 1098[4], Luvras et Luvrigius en 1107[3], Lovræ en 1196[3], Luperas au XVe siècle.

L'étymologie du mot Louvres (cf. aussi le Louvre, Luvrea au XIIe siècle ; apud Luparam Parisius en 1222) ne fait pas l'unanimité parmi les toponymistes :

  • Formation toponymique gallo-romane *LUPARA ou médiévale précoce (absence d'article défini), basée sur le latin lupus « loup », combiné avec le suffixe -ăra, d'où la signification globale d'« endroit fréquenté par les loups ». Il serait un équivalent des louvières, formations médiévales basées sur le nom du loup, mais suivi d'un suffixe différent : -aria[5].
  • Formation toponymique gallo-romane *(TERRA) RUBRA, basée sur le latin classique rubra « rouge », au sens global de « terre rouge » avec dissimilation de rr+r+r en rr+l+r[6].

Quant à cette dernière hypothèse, il est à remarquer que le latin classique rubra ne semble pas s'être imposé en gallo-roman, qui ne connaît que RUBEA, dont est issu le français « rouge »[7], et aucune trace de dissimilation dans les formes anciennes disponibles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason de la ville de Louvres : de sable, au lion d'argent armé et lampassé de gueules

Le site de Louvres est habité depuis la Préhistoire puisqu'une occupation du lieu est attestée depuis le Paléolithique supérieur.

On n'a pas retrouvé d'habitat gaulois dense sur Louvres. En revanche, la présence gallo-romaine est attestée. Une nécropole du Bas et du Haut-Empire est en cours de fouille (2010).

Le Ve siècle est marqué par le passage des Huns. Toutefois, le village avait une certaine importance à l'époque franque, plusieurs sépultures aristocratiques richement ornées ayant été mises au jour, ainsi qu'un sanctuaire. Cinq sépultures mérovingiennes (480-520), une d'un homme et quatre de femmes, ont été découvertes en 1987 autour de la Tour Saint-Rieul. La richesse du mobilier trouvé laisse penser qu'il s'agit d'aristocrates proches de Clovis, roi des Francs.

Pour l'époque carolingienne, est attestée la présence d'un habitat étendu sur le site proche d'Orville[Où ?] où se concentrait l'habitat aristocratique ainsi qu'un village modeste aux maisons de bois et de torchis abritant des agriculteurs et des artisans.

Saint Justin y fut martyrisé. La présence de deux églises (tour Saint-Rieul et église Saint-Justin) côte à côte indique également l'importance du lieu au Moyen Âge et à la Renaissance. Louvres possède également sur son sol les ruines du château d'Orville détruit en 1438.

L'état-major des armées prussiennes occupa le château en 1870.

Au début de la première Guerre Mondiale, après la bataille de Senlis, des éclaireurs ulhans allemands sont signalés à Louvres[8]

Un bombardier américain B17 touché par la DCA allemande explosa et s'écrasa sur la voie ferrée près de Louvres le .

Lors du salon de l'aéronautique du Bourget en juin 1961, un bombardier américain Convair B 58 "HUSTLER" s'est écrasé sur le remblai de la voie ferrée, lorsqu'il effectuait une démonstration.

La commune a connu une importante expansion démographique et économique depuis les années 1970 à la suite de l'ouverture de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à proximité immédiate. Elle n'a pourtant pas altéré fort heureusement le caractère ancien du bourg.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Louvres fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[9],[10]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1960 décembre 1982 Jules Fossier   Agriculteur
décembre 1982 décembre 2012[11] Guy Messager MoDem Conseiller Général de Goussainville (2001 → 2008)
Démissionnaire
décembre 2012[12] en cours
(au 29 avril 2014)
Jean-Marie Fossier   Agriculteur
Petit-fils du maire Jules Fossier
Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2015, la commune comptait 10 231 habitants[Note 1], en augmentation de 9,55 % par rapport à 2010 (Val-d'Oise : +3,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 050 1 003 941 951 939 909 926 932 909
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
939 994 1 059 1 011 1 036 1 046 995 1 057 1 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 083 1 254 1 186 1 267 1 414 1 810 1 973 1 924 2 283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 311 3 355 7 961 7 385 7 508 8 797 8 896 8 905 9 767
2015 - - - - - - - -
10 231 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Louvres est jumelée avec la commune suivante :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Louvres compte quatre monuments historiques inscrits ou classés sur son territoire.

  • Église Saint-Justin, rue Saint-Justin et rue des Deux-Églises (classée Monument historique par arrêté du 27 juin 1914[19]) : La partie centrale de la façade occidentale est l'élément le plus ancien de l'édifice, dont le portail roman à double ébrasement de la fin du XIe siècle. Son décor démontre le rattachement à l'atelier du prieuré Saint-Martin-des-Champs de Paris, dont effectivement l'église dépendait. Le portail est surmonté d'une baie également romane. - La nef centrale comporte également des vestiges du XIe siècle, mais l'église romane primitive a été remplacé par une construction plus vaste dès le siècle suivant. En subsistent quatre piles rectangulaires à colonnes cantonnées. Puis la nef a été reconstruite au milieu du XVIe siècle, probablement sous la direction du maître-maçon Nicolas de Saint-Michel, qui signa la plupart des transformations Renaissance des églises du pays de France. Cette nef actuelle comporte cinq travées et s'accompagne de bas-côtés au nord et au sud. Le chevet plat est éclairé par une vaste baie, non visible depuis la rue car une maison jouxte directement l'église à l'est. Les façades du bas-côté nord sont ornées de décors sculptés finement ciselés. À l'intérieur, les voûtes aux dessins variés et nervures compliquées présentent des clefs de voûte pendantes, dont celle de la troisième travée (de 1550 environ) est de dimensions exceptionnelles. En outre, les trois piliers ronds entre la nef et le bas-côté nord sont remarquables, avec des chapiteaux richement sculptés de 1540 environ. Les fonts baptismaux datent de la même époque. L'église Saint-Justin n'a jamais possédé de clocher, sans doute en raison de la proximité avec l'église Saint-Rieul[20],[21],[22].
  • Tour Saint-Rieul, rue Saint-Justin et rue des Deux-Églises (classée Monument historique par arrêté du 27 juin 1914[23]) : L'ancienne église, construite à la fin du XIe et au début du XIIe siècle, comprenait un chœur et un clocher dans le style roman. Cependant, les différents sondages archéologiques effectués ont permis de mettre au jour les fondations de bâtiments plus anciens d’époque mérovingienne, carolingienne et pré-romane. Au cours du XVIIe siècle, un collatéral est adjoint à l’église romane. Désaffectée à la Révolution, la majeure partie du bâtiment est probablement détruite au début du XIXe siècle. Le clocher et une partie du transept subsistant servent alors de prison jusqu'en 1872. Vidocq y fut enfermé en 1805[24],[25].
  • Ferme de la rue aux Blés et de la rue du Milton (inscrite Monument historique par arrêté du 17 octobre 2000[26]) : La ferme actuelle, toujours en exploitation et vouée exclusivement à la culture, a été construite dans le seconde moitié XVIIIe siècle, mais des sondages archéologiques ont démontré la présence d'une ferme en ce lieu depuis au moins le Moyen Âge. Au début du XIXe siècle, la ferme appartient à la famille Boula de Coulombiers, puis à la famille Boula de Mareuil, habitant le château de Louvres. - Le vaste logis à l'ouest de la cour témoigne de la richesse des sols et de la prospérité des propriétaires. La grange au sud de la cour date encore de la fin du XVIe siècle et conserve son porche surmonté d'un pignon au centre de la façade. Le local au-dessus du porche servait de pigeonnier et compte 750 boulins carrés. Sinon, la transformation en garage pour machines agricoles a lourdement modifié l'aspect de l'ancienne grange. Les pignons à l'ouest et à l'est sont appuyés par des contreforts ; le pignon est étant visible depuis la rue du Milton. Dans son ensemble, la ferme de la rue aux Blés et de la rue du Milton reste l'une des plus belles fermes du pays[27].
  • Porte de l'ancien Hôtel-dieu, 26 rue de Paris (classée Monument historique par arrêté du 12 août 1924[28]) : L'Hôtel-dieu de Louvres était une fondation de Blanche de Castille et de son fils saint Louis et survécut la Révolution. En 1798, il fut réuni à la léproserie sous le nom de nouvel hospice civil. Il ne ferma qu'en 1847 quand un nouvel hospice fut mis en service au 33 rue de Paris. À la suite de la vente de l'ancien Hôtel-dieu à un marchand de pierres, il fut démoli à l'exception de la porte. À double ébrasement et surmonté d'un arc de décharge en tiers-point dans le style gothique, le portail comporte au milieu un linteau supporté par un gnome (à droite) et une tête d'un homme barbu (à gauche), représentant peut-être un malade face à la toute-puissante médecine[29].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Ces éléments sont présentés du nord vers le sud.

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  • La maison Sainte-Beuve, 82 rue de Paris (pas de lien avec Charles-Augustin Sainte-Beuve) : Hôtel particulier de 1860, construit en briques rouges avec des chaînages et décor en pierre de taille et un toit à la Mansart. Le dernier représentant de la famille Sainte-Beuve habitant la demeure fut Georges Sainte-Beuve, maire de Louvres en 1944. Lors de l'arrestation de quatre jeunes résistants venus de Montreuil le 28 août, il obtint des occupants de pouvoir les garder chez lui, espérant ainsi leur sauver leur vie. Les Allemands les firent toutefois fusiller le lendemain. Seulement un jour plus tard, Louvres fut libéré. - Célibataire sans descendance, Georges Sainte-Beuve légua la maison au diocèse de Versailles, peu après la Seconde Guerre mondiale. L'hôtel abrite aujourd'hui une communauté de religieuses de l'ordre de Saint-Méen et sert également de maison paroissiale[30].
  • Le cimetière : Il se situe en cet endroit au moins depuis le XVIIIe siècle[31] et conserve encore des tombes de la première moitié du XIXe siècle, dont plusieurs sont remarquables. La croix de cimetière date de 1851[32] L'on notera le mausolée des seigneurs de Louvres, de forme carrée et reposant sur quatre colonnes. Le dernier seigneur de Louvres, Alexandre Jean Boula de Mareuil, décédé le 11 septembre 1796 ; Antoine Jean Boula de Mareuil, dernier possesseur du château décédé en 1825 ; Antoinette Marguerite Joseph Boulas de Mareuil, décédée en 1813 ; et Marc Antoine de la Maye de Bazinville y sont inhumés[33]. La sépulture des familles Mongrolle et trois autres tombes présentent la forme d'un sarcophage[34], aujourd'hui inhabituelle. Un monument est dédiée aux aviateurs américains Philipps et Burton, tombés à Louvres le 14 juillet 1943, reconnaissable par une hélice d'avion posée à son pied. Le monument aux morts se trouve également au cimetière, à l'extrémité est. L'obélisque a été érigé dès 1887 pour l'unique soldat de Louvres victime de l'expédition du Tonkin. La sculpture du poilu debout, barrant de son fusil la route des invasions, est un monument en série de Charles-Henri Pourquet, choisie sur catalogue et intitulée Résistance. Elle a été inaugurée le 1er novembre 1920[35].
  • Rue du Milton : cette voie la plus ancienne du bourg a conservé son aspect médiéval avec son pavage ancien, ses bornes chasse-roue et ses vieux murs. À l'endroit où la rue décrit un angle droit, elle continuait jadis en direction du sud et était l'une des voies d'accès au village, dont subsistent la rue d'Orville et le chemin vicinal ordinaire no 4 de Goussainville à Louvres. Ici se situe le colombier-porche d'une ferme qui a son entrée principale au 35 rue de Paris. Au premier étage, le bâtiment du début du XVIIe siècle abrite une pièce d'habitation avec un graffiti de 1873, et au second étage, subsistent les boulins pour la nidification des pigeons[36].

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  • La fontaine publique de la place Vitelle, à l'est du vieux village : Il existait sur la place agrémenté d'arbres un puits avec manège, réservoir, lavoir et abreuvoir. Seul le puits subsiste, équipé d'une pompe[37]. Cette grande pompe en fonte est montée sur une colonne carrée, faite de pierres de taille et de briques rouges.
  • L'abreuvoir de la rue de Paris, près de l'entrée sud du village, en contrebas de la rue à l'ouest : Le plan de cet abreuvoir a été dressé en 1749, mais il paraît qu'un abreuvoir ait existé en ce lieu depuis des temps immémoriaux. Jusqu'à la rectification du tracé de la grande route de Paris en 1805, la route était ici au même niveau que l'abreuvoir. L'entrée au bassin a été agrandie en 1843 par l'entrepreneur Poiret. Il est pavé et entouré d'un mur en grosses pierres d'appareil, et ses dimensions sont particulièrement importantes. De ce fait, cet abreuvoir est aujourd'hui unique dans la région. L'appellation de gué est courante en pays de France et vient de la similitude avec l'entrée dans un gué, où les chevaux et bœufs pouvaient se rafraîchir après le labour des champs. En effet, le gué servait aussi de pédiluve ou égayoir. L'eau provenait de la source Saint-Justin, plus haute dans la même rue, mais le bassin est aujourd'hui à sec. Restent en place deux auges remplis d'eau à la limite sud du bassin[38].
  • La croix Saint-Justin, rue de Paris, à l'extrémité sud de la rue où cette dernière rencontre la RD 317 (déviation de Louvres) : Le lieu du monument a été choisi en fonction d'une légende, selon laquelle un garçon de neuf ans aurait été assassiné en cet endroit par des soldats romains au IVe siècle, en raison de sa foi chrétienne. Ce martyr du nom Justin est devenu le saint patron de Louvres. Une source de l'autre côté de la rue, un peu plus en bas vers le village, porte également son nom[39]. - La croix en pierre est placée en haut d'un talus, où conduisent une dizaine de marches. Elle date du début du XXe siècle et est l'œuvre du sculpteur Yvon Chrétien et du graveur Yvon Gabriel. Le socle de la croix est sculpté de fleurs et orné d'un médaillon à l'effigie de saint Justin. Les deux plaques de marbre portent les noms de soixante-deux soldats originaires de Louvres morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale[40].
  • Le site de fouilles archéologiques du château d'Orville, chemin d'Orville - chemin vicinal ordinaire no 4 de Goussainville à Louvres. Ce château médiéval a probablement été construit après 1385 à la suite d'une autorisation royale accordée au seigneur d'Orville pour fortifier sa résidence. Il a été détruit lors de la guerre de Cent Ans, après sa prise par les Anglais, vers 1438. Tout vestige extérieur en avait disparu avant le début des fouilles. Sur le site, il est possible de voir une partie des fortifications remises au jour, le pilier du pont-levis, les traces de l'ancien logis et les anciennes douves. On y trouve aussi deux constructions reconstituées en archéologie expérimentale : une cabane et un grenier du haut Moyen Âge, correspondant à un village situé sur le site à l'époque carolingienne. Le site du château d'Orville est accessible lors des journées européennes du patrimoine ou à l'occasion de visites organisées par le musée Archéa. Le musée présente également les principaux objets issus de la fouilles[41].

Musée Archéa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Archéa.

Le musée Archéa, 56 rue de Paris : musée d'archéologie du pays de France, présentant près de 750 objets issus de 87 campagnes de fouilles menées pour l'essentiel à partir des années 1970. Archéa, ouvert le 10 septembre 2010, est issu de l'ancien musée intercommunal d'histoire et d'archéologie ouvert dans la tour Saint-Rieul en 1979[42]. L'architecte du nouveau bâtiment est Bruno Pantz. Sont couverts toutes les époques de la Préhistoire jusqu'à l'époque moderne, et toutes les facettes de la vie humaine dans ce territoire de l'est du Val-d'Oise. L'exposition permanente consiste en une salle d'introduction puis une grande salle à l'étage comprenant un parcours chronologique puis un parcours thématique. Cette exposition est agrémentée de plusieurs maquettes reconstituant de différentes formes d'exploitations agricoles au fil des siècles, des illustrations, des vidéos présentant des sites et des métiers de l'archéologie ainsi que des éléments à manipuler. La salle du rez-de-chaussée est réservée aux expositions temporaires, dont la portée dépasse le domaine de l'archéologie locale. Le musée dispose également d'un centre de documentation, d'une salle de projection et d'une salle d'animation. Un programme de manifestations est proposé tout au long de l'année. Par ailleurs, le musée abrite près de 300 m2 de réserves[43].

Louvres et la littérature[modifier | modifier le code]

Le comte de Monte-Cristo passe par Louvres dans le roman d'Alexandre Dumas « Et le pauvre cheval reprit le trot enragé qu’il avait suivi depuis la barrière, et arriva tout fumant à Louvres. »[44]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Louvres sur Géoportail.
  2. Cf. « Aspects géologiques et géographiques », sur Louvres (site officiel) (consulté le 1er décembre 2011).
  3. a, b, c, d, e et f Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. Cf. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Volume 1: Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, , 1871 p. (ISBN 978-2-600-02883-7, lire en ligne), p. 328, no 5363.
  5. Cf. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 380a pour Laloubère et p. 415a pour Louvres.
  6. Cf. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, op. cit..
  7. Cf. « Étymologie de « rouge » », sur Centre national des ressources textuelles et lexicales (CNRTL) (consulté le 16 décembre 2011).
  8. L'âne en guerre
  9. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  10. Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  11. « Guy Messager jette l'éponge », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne)
  12. « A Louvres, Jean-Marie Fossier a succédé à Guy Messager », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  13. « Compte-rendu du conseil municipal du 29 mars 2014 » [PDF], sur http://www.ville-louvres.fr (consulté le 4 octobre 2015).
  14. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « Église Saint-Justin », notice no PA00080105, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Charles Huet, « Louvres : Saint-Justin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 310 (ISBN 9782953155402).
  21. Yves Breton et Charles Huet, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres », Collection Le Patrimoine des communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 346-357 (ISBN 2-84234-056-6).
  22. Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Île-de-France et conseil général du Val-d'Oise, , 104 p. (ISBN 2-905913-23-1), p. 15.
  23. « Tour Saint-Rieul », notice no PA00080105, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Charles Huet, « Louvres : Saint-Rieul », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 310 (ISBN 9782953155402).
  25. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 350 ; En pays de France, op. cit., p. 15.
  26. « Ferme de la rue aux Blés et de la rue Milton », notice no PA95000007, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 354 ; et En pays de France, op. cit., p. 60 et 63.
  28. « Porte de l'ancien Hôtel-dieu », notice no PA00080106, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Hospice », notice no IA00080290, base Mérimée, ministère français de la Culture ; « Hôtel-dieu », notice no PA00080210, base Mérimée, ministère français de la Culture ; En pays de France, op. cit., p. 87 ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 352.
  30. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 356 ; ainsi que la plaque explicative sur place.
  31. « Cimetière », notice no IA00080294, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Croix de cimetière », notice no IA00080295, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Tombeau de la famille Boula de Mareuil », notice no IA00080298, base Mérimée, ministère français de la Culture ; et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 354.
  34. « Tombeau de la famille Mongrolle », notice no IA00080325, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Monument aux morts », notice no IA00080296, base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 356 ; et En pays de France, op. cit., p. 96.
  36. « Ferme 35 rue de Paris », notice no IA00080342, base Mérimée, ministère français de la Culture ; Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 353 ; En pays de France, op. cit., p. 63 ; la plaque explicative sur place ; et le cadastre.
  37. « Fontaine de la place Vitelle », notice no IA00080346, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Abreuvoir - Le gué », notice no IA00080344, base Mérimée, ministère français de la Culture, la plaque explicative sur place et Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 353.
  39. « Fontaine Saint-Justin », notice no IA00080345, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Louvres, op. cit., p. 356.
  41. « Le Site d'Orville », sur Archéa (consulté le 23 août 2011)
  42. « Le musée ARCHEA : un petit musée devenu grand) », sur ville de Louvres (consulté le 23 août 2011)
  43. « Archéa, Archéologie en pays de France », sur Archea (site officiel) (consulté le 23 août 2011)
  44. http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Dumas_-_Le_Comte_de_Monte-Cristo_%281889%29_Tome_6.djvu/14

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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