Patrick Bruel

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Patrick Bruel
Description de cette image, également commentée ci-après
Patrick Bruel en 2012.
Informations générales
Nom de naissance Patrick Maurice Benguigui[1]
Naissance (59 ans)
Tlemcen (Département d'Oran, Algérie)[2],[3]
Activité principale Chanteur
Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Acteur, producteur, joueur de poker
Genre musical Variété française
Années actives depuis 1978
Labels Sony Music
Site officiel Site officiel

Patrick Bruel, ou Patrick Bruel Benguigui pour l'état civil depuis 2003[4], est un auteur-compositeur-interprète, acteur, producteur et joueur de poker français, né le à Tlemcen (Algérie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Né Patrick Maurice Benguigui[1], il est le fils de Pierre Benguigui et d'Augusta Kammoun[5], fille d'Élie Ben Sidoun et Céline Ben Sidoun. Son père et sa mère sont d'origine juifs berbères, devenus citoyens français à la suite du décret Crémieux de 1870[5]. En 1960, ses parents, tous deux enseignants, se séparent. Le jeune Patrick est élevé par sa mère, une institutrice. Elle se remarie plus tard avec un architecte, Philippe Moreau (le fils d'un éminent médecin niortais, le docteur René Moreau), lui donnant deux demi-frères, David (1972) et Fabrice Moreau (1975). Il est « élevé dans le respect des traditions juives, mais sans être très pratiquant »[6].

Patrick Bruel est le cousin issu de germains (ou parent au troisième degré) de l'humoriste Élie Semoun, le grand-père de Patrick étant le frère de la grand-mère d'Élie[5].

En juin 1962, à l'indépendance de l'Algérie, sa famille quitte le pays, dont Patrick ne conserve que quelques souvenirs. Patrick et sa mère s'installent tous deux à Argenteuil, en banlieue parisienne. À l'âge de cinq ans, il découvre Brel (un de ses chanteurs de référence qui lui inspirera son pseudonyme Bruel[7]), Georges Brassens, Gainsbourg et est pris d'admiration pour ces chanteurs. Plus tard, devenu adolescent, il reprendra à la guitare, avec ses amis, des samedis soirs entiers les morceaux de ces artistes[8].

En 1965, il se passionne pour le théâtre après une représentation de L'Idiot de Dostoïevski. Nouvelle révélation musicale quatre ans plus tard, cette fois après un concert de Serge Reggiani. De 1970 à 1972, il vit chez sa belle-famille bourgeoise catholique à Niort où son beau-père René Moreau lui fait découvrir le bridge, les échecs et le poker[9].

La grande passion de son adolescence est le football, dont il rêve de faire son métier[10]. Malgré une interdiction parentale, à 14 ans, il se rend à Bruxelles pour y voir un concert des Rolling Stones. Il en ressort impressionné et se met à écouter les grands groupes du rock de l'époque, comme Led Zeppelin et Deep Purple.

Il se lance alors dans le théâtre, qu'il abandonne après deux heures de cours d'art dramatique. À la recherche d'un petit boulot, il obtient une place de gentil organisateur (animateur) au Club Méditerranée, et il débute ainsi son apprentissage de la scène[11].

1978-1984 : Débuts[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, Patrick Bruel est élève du collège Henri-IV puis du lycée François-Villon à Paris, mais rate son bac. Le , c'est en assistant au concert de Michel Sardou à l'Olympia qu'il se jure qu'il montera lui aussi sur cette scène[12]. Le 18 juin 1978, il répond à une annonce de casting parue dans France-Soir mais, ne recevant pas de réponse, il s'engage comme G.O. au Club Med au Mexique en juillet 1978. Alexandre Arcady le rappelle juste avant son départ, lui offrant ainsi son premier rôle, aux côtés de Roger Hanin et Marthe Villalonga, dans Le Coup de sirocco[13].

Bien que célèbre du jour au lendemain, le jeune homme préfère s'isoler en partant rejoindre une amie brésilienne à New York. Sur place, il fera la connaissance de celui qui deviendra l'un de ses plus fidèles amis, Gérard Presgurvic. Il restera un an aux États-Unis, avant de retrouver Paris et les bancs de la faculté pour des cours d'économie, après avoir passé le bac en candidat libre[10].

Entre 1981 et 1983, on le voit sur les planches du théâtre Saint-Georges dans la pièce Le Charimari[14]. Au même moment, il se lance aussi dans une nouvelle aventure : la chanson. Ainsi en 1982 sort Vide, un titre qui passera relativement inaperçu. Le public le retrouve au cinéma dans Les Diplômés du dernier rang (un film surfant sur la vague des Sous-doués), puis dans Le Grand Carnaval d'Alexandre Arcady.

Dans les années 1980, on peut le voir en compagnie de Marianne Basler dans des spots publicitaires vantant les conserves Zwan, cassoulet et choucroute, diffusés en Belgique, ainsi qu'à la télévision française dans un spot pour une célèbre marque d'huile avec Maria Pacôme et Anaïs Jeanneret intitulée Le secret (1984).

Patrick a aussi été candidat au casting du film de Claude Pinoteau, La Boum 2 (1982) pour jouer le rôle de Philippe Berthier (obtenu par Pierre Cosso). Arrivé en deuxième position pour sa bonne humeur et son humour, il n'aurait pas obtenu le rôle car « il ne faisait pas rêver les jeunes filles »[15].

1984-1990 : Premières chansons et ascension au cinéma[modifier | modifier le code]

Patrick Bruel rencontre en 1984 un grand succès musical avec Marre de cette nana-là, écrite par Gérard Presgurvic, Fanny Bercheaux et Roger Poulet[16]. L'année est marquée notamment par son premier passage télévisé dans La Chance aux chansons de Pascal Sevran. Un an plus tard, il rejoint Fabrice Luchini sur le tournage de P.R.O.F.S, qui fera près de trois millions d'entrées.

En 1986, il sort son premier album, De face. Malgré un succès relatif (20 000 exemplaires), il convainc le directeur artistique de l'Olympia de lui donner sa chance : du 5 au , il chante devant une salle bondée[17]. Peu de temps après, le public le retrouve au générique du film Attention bandits ! de Claude Lelouch, puis dans le rôle d'un soldat blessé dans La Maison assassinée de Georges Lautner.

Il sort un nouvel album en 1989, Alors regarde, qui rencontre un immense succès grâce aux chansons Casser la voix, J'te l'dis quand même, Alors regarde, Décalé et Place des grands hommes. Cette dernière fut composée pour une émission Avis de recherche, où les copains d'enfance de Patrick Bruel étaient réunis. Cette même année, sa renommée s'affirmant, il obtient deux rôles important dans les films L'Union sacrée d'Alexandre Arcady et Force majeure de Pierre Jolivet.

La « Bruelmania » des années 1990 aux années 2000[modifier | modifier le code]

Avec le début des années 1990, Patrick Bruel jouit d'un grand succès médiatique, comptant alors des milliers de groupies : c'est le début de la « Bruelmania ». Parmi les évènements témoignant de cet enthousiasme populaire, le plus célèbre reste celui de la « pizzeria sur les Champs-Élysées » où il dîne tranquillement avec des amis et se retrouve assiégé par de nombreux fans, ce qui nécessitera l'intervention de la police. Ce succès fournira matière à plaisanterie pour les caricaturistes.

En 1991, l'artiste prend position contre le Front national, lors de l'émission 7 sur 7. Deux ans plus tard, il tient le rôle principal du film policier Profil bas qui sera un échec.

Il revient à la chanson en 1994 avec Bruel, album plus rock, enregistré entre New York et Bordeaux. Il se produit alors à Bercy, puis décide de s'isoler, partageant son temps entre voyages, cinéma et copains[réf. nécessaire].

En 1995, il obtient un petit rôle dans la comédie romantique américaine Sabrina aux côtés d'Harrison Ford. La même année, il annule tous ses concerts dans les villes ayant des maires membres du Front national (Orange, Toulon…), ce qui lui vaudra les sarcasmes de Jean-Marie Le Pen. Un an plus tard, il est à l'affiche avec Jean Reno du film Le Jaguar. Puis, ce sont les retrouvailles avec Alexandre Arcady pour K, en 1997.

En 1998, on le retrouve en tant qu'invité de Johnny Hallyday au stade de France avec qui il interprète en duo Et puis je sais (titre qu'il lui a composé en 1991 pour l'album Ça ne change pas un homme). Il participe également à la chanson chorale contre le SIDA Sa raison d'être (album Ensemble).

En 1999, âgé de 40 ans, l'artiste sort un album plus intimiste intitulé Juste avant, coécrit avec Marie-Florence Gros qu'il avait rencontrée quand elle lui avait écrit la chanson Demain (contre le Sida). Juste avant est salué par ses fans mais aussi par un nouveau public, grâce à des titres comme J'te mentirais, Pour la vie, Au Café des délices et Tout s'efface. Après cinq ans d'absence, il revient sur scène avec un passage à la Fête de l'Humanité.

Depuis 2002 : Succès en chansons, au théâtre et au cinéma[modifier | modifier le code]

Patrick Bruel en 2002, photographié par le Studio Harcourt.

En 2002, Patrick Bruel sort un album de reprises de chansons des années 1930 à 1950, Entre deux, avec notamment la valse musette Mon Amant de Saint-Jean et La Complainte de la Butte, qui connaît un succès commercial. La même année, il écrit conjointement avec Marie-Florence Gros les paroles de la chanson Il faut du temps et en compose la musique avec Rick Allison. Le titre est interprété par Sandrine François, représentante de la France au concours Eurovision de la Chanson, à Tallinn en Estonie. La chanson se classe 5e avec 104 points, le 2e meilleur résultat de la France depuis 1995.

Patrick Bruel en 2006.

En 2006, il signe un album plus personnel, Des souvenirs devant, mélangeant ses souvenirs, sa vie intime et ses réactions face à l'actualité. S'ensuit une longue tournée. La même année, il apparaît aux côtés d'Isabelle Huppert et François Berléand dans L'Ivresse du pouvoir de Claude Chabrol, satire du monde politico-judiciaire français inspiré de l'affaire Elf.

Sa carrière cinématographique redécolle en 2007 avec notamment Un secret. Le , il préside le jury de l'élection de Miss France 2008. Il sera à nouveau président du jury de l'élection de Miss France 2015.

En 2011, il publie un livre d'entretien avec le journaliste Claude Askolovitch[18].

Le succès de la pièce de théâtre Le Prénom, jouée au théâtre Édouard VII à Paris et où il interprète le personnage principal, est suivi par le succès commercial de son adaptation cinématographique sortie en salles courant 2012. Le film lui permet début 2013 d'être nommé au César du meilleur acteur. Un 7e album, Lequel de nous, sort le , comportant notamment un duo (Maux d'enfants) avec le rappeur La Fouine[19]. Il collabore là encore avec Marie-Florence Gros.

Il est le parrain de la 27e édition du Téléthon qui se déroule les 6 et .

En , il chante en duo avec Patrick Fiori le titre Corsica, extrait de l'album de reprises rendant hommage à la Corse, Corsu Mezu Mezu[20].

Le , il sort un album rendant hommage à Barbara, Très souvent, je pense à vous...[21], suivi d'une tournée de mars à novembre 2016[22]. Un album live est enregistré au Théâtre du Châtelet, le . Il paraît le [22].

Le 21 septembre 2018, sort le single Tout recommencer, premier extrait de son 8e album studio. Tout recommencer est co-écrit avec Mickaël Furnon et produit par Vianney[23]. Une tournée débutera en février 2019 avec un passage à la Paris La Défense Arena le 6 décembre 2019[24]. L'album Ce soir on sort... sort le 2 novembre 2018.

Engagements[modifier | modifier le code]

Patrick Bruel au Télévie 2013.

Patrick Bruel adhère à l'association SOS Racisme dans les années 1980, mais en démissionne en 1991, jugeant la position pacifiste de l'organisation « à la fois naïve et dangereuse »[25].

En 1992, il participe à une campagne de sensibilisation du public à la famine frappant la Somalie nommée « Les Enfants de France pour la Somalie »[26].

En 1995, il prend publiquement parti contre le Front national[27], participe à des concerts de protestation contre l'extrême droite, et déplace ses concerts prévus dans les villes passées sous l'autorité d'un maire frontiste vers des villes voisines[28]. Cela lui vaudra de la part de l'extrême droite des attaques verbales, notamment celles de Jean-Marie Le Pen[29].

Depuis 1993, il participe régulièrement aux spectacles des Restos du Cœur[30].

Il s'engage à plusieurs reprises dans des questions concernant le conflit israélo-palestinien. En 2003, il soutient l'initiative de Genève[31]. Dans une interview en 2009, il s’est exprimé en faveur de l'intervention militaire de l'État d'Israël dans la guerre de Gaza de 2008-2009[32]. Membre d'honneur du collectif « Solidarité pour Guilad »[33], il est engagé dans la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, fait prisonnier par le Hamas.

Début 2005, il sort le single Et puis la Terre accompagné d'une soixantaine d'artistes, coécrit avec Marie-Florence Gros et Amanda Sthers, son ex-épouse, et dont les recettes sont intégralement reversées aux victimes du séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien en Asie du Sud-Est.

Le , il participe à un grand concert à l'Olympia pour obtenir la libération de l'otage Florence Aubenas.

En 2007, il déclare avoir été « socialiste toute [sa] vie » mais se sent « orphelin » quand Ségolène Royal devient la candidate du PS[34]. Il vote alors pour Nicolas Sarkozy et fait l'éloge de ce dernier dans un entretien pour le quotidien belge Le Soir[35].

Il est un proche de l'homme politique Dominique Strauss-Kahn dont il souhaite qu'il joue à nouveau un rôle politique en dépit des affaires de mœurs l'ayant touché[36].

Lors de l'élection présidentielle de 2012, il critique la taxe à 75 % au-dessus d'un million d'euros de revenus annuels proposée par le candidat du Parti socialiste François Hollande[37].

À la suite de l'excellent score réalisé par le Front national aux élections municipales de 2014, il déclare qu'il refuse d'organiser des concerts dans les villes dirigées par le parti de Marine Le Pen. Par la suite, le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, après avoir critiqué d'autres artistes tentant de mettre en garde les Français contre la montée de l'extrême droite, déclarera à propos de Bruel : « On en fera une fournée la prochaine fois », ce qui peut être vu comme une allusion aux persécutions subies par les Juifs durant la Shoah, Bruel étant lui-même juif[38]. Bien que J.-M. Le Pen prétende ignorer à ce moment la religion de Bruel, ce propos provoquera l'indignation de la classe médiatique. Marine Le Pen qualifiera cette phrase de « faute politique »[39]. Patrick Bruel réaffirme son opposition au FN lors de l'élection présidentielle de 2017, apportant son soutien au candidat d'En marche ! Emmanuel Macron qui doit affronter Marine Le Pen au second tour de l'élection[40].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le , Patrick Bruel épouse à la mairie du 4e arrondissement de Paris et ensuite à la Synagogue de la Victoire[41], sa compagne Amanda Sthers, rencontrée à Saint-Tropez en 2001. Ils ont deux enfants : Oscar, né le et Léon, né le [réf. nécessaire]. Fin 2007, après trois ans de mariage, le couple se sépare, séparation que Patrick Bruel décidera d'évoquer lui-même dans le numéro de Paris Match du afin de couper court aux rumeurs.[réf. nécessaire]

En 2009, il s'affiche avec sa nouvelle compagne, Céline Bosquet, mannequin et présentatrice de télévision[42]. Ils se séparent en 2012[43].

Entre 2013 et 2017, il partage la vie de Caroline Nielsen[44].

Le , il est condamné à 10 000  pour outrage et blessures involontaires à l'encontre de policiers lors d'une manifestation[45].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Patrick Bruel.

Collaborations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Films d'animations[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Patrick Bruel au théâtre Edouard VII en 2010

Récitant[modifier | modifier le code]

Poker[modifier | modifier le code]

Patrick Bruel
Pseudonyme P14B
Gains en tournois live
Gain le plus important 332.190 $
Gains cumulés 1.596.763 $
World Series of Poker
Bracelets WSOP 1
ITM 10
Meilleur classement
au Main Event
428e, 2009
Main Event du World Poker Tour
Tables finales 1
ITM 2
Main Event de l'European Poker Tour
Tables finales 1
ITM 1

Informations exactes le 28 octobre 2018

Palmarès[modifier | modifier le code]

Outre le football, la chanson et le cinéma, Patrick Bruel nourrit une passion pour le poker. Il remporte en 1998 un bracelet lors des championnats du monde de poker, les World Series of Poker (WSOP) à Las Vegas, où il s'impose dans l'un des vingt tournois cette année-là, en l’occurrence le « Limit Hold'em 5 000 $ », contre 111 joueurs[48], mais pas dans le « Main Event »[a], le vainqueur du tournoi principal cette année-là étant l'américain Scotty Nguyen.

En 2002, il manque de justesse la ré-édition d’un titre WSOP en Pot Limit Omaha 5 000 $ en terminant deuxième du tournoi. Il obtient d'ailleurs des résultats honorables de manière régulière dans plusieurs types de poker, notamment il finit à la 8e place de l’European Poker Tour (EPT) de Barcelone en 2007, remportant plus de 137 000 $.

Le , il obtient la 4e place au World Poker Tour (WPT) Los Angeles Poker Classic. Il empoche au passage 332 190 $ en finissant à la table finale (les 6 meilleurs) d'un des plus grands tournois au monde[49]. Le , il termine 3e de l'event 27 de l'EPT Monte Carlo et gagne 93 350 euros[50].

En 2018, le total de ses gains en tournoi live atteint 1,5 millions de dollars[51]. Ce montant n’inclut pas les parties libres en cash game.

Patrick est adepte de la théorie discutable des cycles de chance, ayant "peur des bonnes cartes dans un mauvais cycle"[52]. Cette théorie n'a pas été prouvée[53]. Il est également adepte de la technique du comportementalisme, qui permet de décrypter les postures de ses adversaires[54].

« Au poker, il est toujours amusant de voir un cœur battre plus fort, des mains qui tremblent ou une carotide qui bouge. On peut observer un adversaire jouer la nonchalance au premier degré, au second degré ou au troisième degré. C’est passionnant ! »

— Patrick Bruel[55]

Internet[modifier | modifier le code]

Patrick Bruel est l'un des quatre actionnaires du site de poker en ligne Winamax, proposant également des paris sportifs en ligne. Ses associés sont Marc Simoncini (fondateur de Meetic), Alexandre Roos et Christophe Schaming (fondateurs de Caramail)[56].

DVD et télévision[modifier | modifier le code]

Patrick Bruel a aussi sorti un DVD sur le poker le  : Poker Coach, où il enseigne les bases du jeu[48].

En 2004, il coproduit (avec Elephant & Cie) et présente l'émission World Poker Tour sur Canal+ dans laquelle il commente les tournois du World Poker Tour avec Denis Balbir, puis Lionel Rosso, puis par Valérie Amarou. La diffusion sur Canal+ s'arrête en 2009[57], reprend une année sur RTL9 en 2012 avant de s'arrêter définitivement[58].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À comparer aux 8 000 joueurs du tournoi principal du WSOP, le Main Event (« No Limit Texas Hold'em 10 000 $ »). Le titre de Patrick Bruel est donc indiscutable, mais n'a pas la valeur d'un titre de « champion du monde ». Le WSOP couronne chaque année une cinquantaine de joueurs, le seul à pouvoir être appelé « champion du monde » étant le vainqueur du Main Event, tournoi le mieux doté (12 millions de dollars au vainqueur en 2006), le vainqueur du tournoi principal cette année-là étant l'américain Scotty Nguyen.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Son nom de naissance varie en fonction des sources. Thierry Hornet, dans Patrick Bruel de A à Z, p. 117, le fait naître sous le nom de Patrick Maurice Benguigui. Pour le Larousse de la chanson mondiale, il est né Patrick Benguigui. Enfin, Le Journal officiel indique comme nom Maurice Benguigui dans le décret lui accordant l'ordre national du Mérite en novembre 1996 (« M. Benguigui (Maurice) dit Patrick Bruel, artiste de variétés, comédien ; 19 ans d'activités artistiques et de services militaires. »). Le principal intéressé dément dans les médias s'être appelé ainsi. Selon lui, il se serait toujours appelé Patrick (cf. Thierry Dague, « Patrick Bruel : “Qu’est-ce que j’ai ri !” », Le Parisien, ).
  2. Louis-Jean Calvet, Cent ans de chansons française, Archipel, (ISBN 9782809813210, lire en ligne), p. 54.
  3. « L'amour propre. », sur Liberation, (consulté le 27 mars 2014).
  4. Selon Thierry Hornet, « depuis un décret publié au Journal officiel le 21 août 2003, signé par Jean-Pierre Raffarin et Dominique Perben, Patrick Maurice Benguigui s'appelle officiellement Patrick Bruel Benguigui. » Patrick Bruel de A à Z, op. cit., p. 31.
  5. a b et c Jean-Louis Beaucarnot, Frédéric Dumoulin, Dictionnaire étonnant des célébrités, First Éditions, , p. 23
  6. « Patrick Bruel cultive ses racines en Israël », Le Figaro, 28 mai 2008.
  7. « Patrick Bruel, la soif de vaincre », émission Un jour, un destin présentée par Laurent Delahousse sur France, 2 septembre 2017, 20 min 40 s
  8. Patrick Bruel, Conversation avec Claude Askolovitch, Plon, , p. 20
  9. Patrick Bruel, Conversation avec Claude Askolovitch, Plon, , p. 19
  10. a et b « Patrick Bruel », sur rfi.fr (consulté en septembre 2017).
  11. Patrick Bruel, Conversation avec Claude Askolovitch, Plon, , p. 24
  12. « Patrick Bruel, la soif de vaincre », émission Un jour, un destin présentée par Laurent Delahousse sur France 2, le 2 septembre 2017, 38 min 35 s
  13. Alexandre Arcady, émission Secrets de tournage sur Europe 1, 2 août 2013.
  14. Il parvient à convaincre son officier du service militaire de lui donner de nombreuses permissions afin de pouvoir assurer les représentations. cf. « Patrick Bruel, la soif de vaincre », émission Un jour, un destin présentée par Laurent Delahousse sur France 2, 2 septembre 2017, 34 min 10 s.
  15. « Patrick Bruel recalé de la Boum », sur le site web de Radio Scoop.
  16. Marre de cette nana-là, data.bnf.fr (lire en ligne [PDF])
  17. « Patrick Bruel, la soif de vaincre », émission Un jour, un destin présentée par Laurent Delahousse sur France 2, 2 septembre 2017, 38 min 25 s.
  18. Patrick Bruel et Claude Askolovitch, Conversation avec Claude Askolovitch, s.l., Plon, , 278 p. (ISBN 978-2-259-20135-3).
  19. « Un duo Bruel-La Fouine », Le Parisien.fr, 7 novembre 2012.
  20. « Clip de Corsica : Patrick Bruel et Patrick Fiori se recueillent sur l'Île de Beauté », chartsinfrance.net, 1er août 2015.
  21. « Patrick Bruel publiera un album rendant hommage à Barbara le 27 novembre », chartsinfrance.net, 1er novembre 2015.
  22. a et b Cristel Joiris, « Patrick Bruel : "Avec cette tournée, nous sommes allés de surprises en surprises" », sur l'Avenir.net, .
  23. Patrick Bruel dévoile "Tout recommencer" et dit tout sur son prochain album sur RTL, sur rtl.fr, consulté le 21 septembre 2018
  24. Patrick Bruel en concert à la Paris La Défense Arena le 6 décembre 2019, sur chartsinfrance.net, consulté le 21 septembre 2018
  25. Le Journal du dimanche du 27 janvier 1991.
  26. Patrick Bruel et Bernard Kouchner, invités du Journal de 20h, Antenne 2, , sur le site INA.
  27. Portrait de Patrick Bruel, émission Karambolage, Arte.fr.
  28. Blandine Le Cain, Avignon, Toulon, Orange : les artistes face au Front national, Le Figaro, le 30/03/2014.
  29. Conférence de presse de Le Pen, Journal de 13H, France2, le 21 juin 1995, sur le site de l'INA.
  30. Eric Brueau, Les Enfoires 2018. Le boss, c'est bruel confie Michael Youn, Le Parisien, le 9 mars 2018.
  31. « Historique : l'initiative de Genève a été lancée » sur le site de la Télévision suisse romande.
  32. Interview de Patrick Bruel sur le site de la TQS.
  33. « Constitution du collectif Liberté pour Guilad ».
  34. « Patrick Bruel, Faire les choses en grand », Le Journal de Montréal, 16 février 2008.
  35. « Patrick Bruel : "Il y a une identité belge" », Le Soir.be, 6 décembre 2007.
  36. « Patrick Bruel espère le retour de son ami Dominique Strauss-Kahn », Gala, 1er août 2013.
  37. « Patrick Bruel prend ses distances avec Hollande », Le Point.fr, 5 avril 2012.
  38. « Jean-Marie Le Pen sur Patrick Bruel : “On en fera une fournée la prochaine fois”, SOS Racisme porte plainte », TF1.fr, 7 juin 2014.
  39. « Marine Le Pen condamne la “faute politique” de son père », Le Figaro, 8 juin 2014.
  40. Marc Fourny, « Patrick Bruel est séduit par la "très grande promesse" d'Emmanuel Macron », sur Le Point.fr,
  41. Léa Lutand, Les photos volées du mariage Bruel au tribunal, Le Figaro, 27 novembre 2008.
  42. « Céline Bosquet : la compagne de Patrick Bruel sur I-Télé ! », Télé 7 Jours, .
  43. Patrick Bruel n'est plus célibataire, Le Point, 29 novembre 2013
  44. « Patrick Bruel et Caroline : un tandem inséparable », telestar.fr, consulté le 1er août 2015
  45. « Patrick Bruel condamné à payer 10.000 euros d'amende », sur Le Figaro,
  46. Discographie, sur bruel.be, consulté le 1er août 2015
  47. Vincent Formica, « Tous en scène : Patrick Bruel, Laurent Gerra et Jenifer donnent de la voix ! », sur allocine, (consulté le 28 janvier 2017)
  48. a et b Cédric Mathiot, Le poker joker, Liberation, le 15 décembre 2006.
  49. « Chris Moorman vainqueur, Patrick Bruel 4e », Clubpoker.net, consulté le 22 mars 2014.
  50. European Poker Tour 2014 Event 27- Monte Carlo, rankinghero.com, consulté le 2 mai 2014.
  51. Résultats en tournois de Patrick Bruel sur The Hendon Mob poker database
  52. Patrick Bruel : "le poker est un sport", sports.fr, le 16 novembre 2009
  53. Les cycles de la chance sur le blog sur lemonde.fr de Martin Vidberg, le 24 décembre 2009
  54. Patrick Bruel, Conversation avec Claude Askolovitch, Plon, , p. 44
  55. Jean-Sébastien Grond, « Patrick Bruel : “Le poker c'est comme une Ferrari” », sur Paris Match, .
  56. Myriam Chauvot, « Patrick Bruel s'allie au fondateur de Meetic dans le poker en ligne », Les Echos, le 13 mai 2009.
  57. Emission Poker - Patrick Bruel va-t-il arrêter le World Poker Tour ?, pokernews.fr, le 27 Octobre 2009.
  58. Il y a dix ans, le world poker tour arrivait sur Canal+, clubpoker.net, le 21 mai 2015.
  59. « Décret du 14 novembre 1996 portant promotion et nomination », JORF no 266 du .
  60. Fiche de membre de M. Patrick Bruel sur le site de l'Ordre national du Québec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]