Yamaha

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Yamaha (ヤマハ株式会社, Yamaha kabushiki-gaisha?) est une entreprise japonaise opérant dans de nombreux domaines, parmi lesquels les instruments de musique (son activité première), les motos, les motoneiges, les scooters des mers, les moteurs, les circuits intégrés et les appareils électroniques grand public. Elle a été fondée en 1887 par un horloger pour la fabrication d'orgues, Torakusu Yamaha mais s'est diversifiée à partir de la Seconde Guerre mondiale. Elle est devenue depuis une multinationale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le siège de Yamaha, à Hamamatsu

Sous le nom de Yamaha Organ Manufacturing, elle a été fondée en 1887 par Torakusu Yamaha à Hamamatsu dans la préfecture de Shizuoka. Torakusu Yamaha, horloger et mécanicien, avait remporté un franc succès en réparant l'harmonium d'une des écoles de la ville. L'entreprise fabrique cette année-là 250 instruments. En 1897, elle fut rebaptisée Nippon Gakki Co., Ltd. (Nippon Gakki Seïzo Kabushiki Kwaïsha) dans le but de se lancer dans la fabrication d'autres instruments.

En 1900, Yamaha revient des États-Unis après une année passée à apprendre le métier de facteur de piano. L'entreprise se met alors à vendre ses premiers pianos droits, et deux ans plus tard des pianos à queue. Forte de ce succès, elle continue donc de se diversifier en fabriquant d'autres instruments : harmonicas, xylophones, etc... Torakusu Yamaha, meurt à Tokyo le 8 août 1916, à l'âge de 65 ans.

En 1930, la Nippon Gakki crée son propre laboratoire d'acoustique. Durant la deuxième guerre mondiale, l'entreprise est forcée de fabriquer des hélices d'avions et de 1944 à 1947 elle ne produira plus aucun instrument. Après la guerre, la croissance économique est importante, la société planche sur différents produits lui permettant de se diversifier (machine à coudre, automobile, etc.).

En 1955, Nippon Gakki est rebaptisée Yamaha en l'honneur de son fondateur et lance sa première motocyclette, l'YA-1.

En octobre 1987 Yamaha rachète le fabricant de batteries et percussions anglais Premier Percussion Limited, et le revend en février 1995.

Yamaha achète Korg en 1989, qui en 1993 redeviendra une société complètement indépendante en rachetant les parts de Yamaha.

Yamaha achète Steinberg en 2004 et rachète aussi Motobécane-Motoconfort.

En 2001, lors de la création de Yamaha Motor Corporation, l'activité motos et moteurs se sépare. Cette scission se fait par échange d'actions avec Toyota.

Le logo de la marque, qui représente trois diapasons entrecroisés, rappelle les débuts de cette entreprise qui aujourd'hui est l'un des deux plus grands fabricants de pianos au monde, environ 130 000 unités par an

Produits[modifier | modifier le code]

Motos[modifier | modifier le code]

Une 125 YA-1, première moto Yamaha.
Une 350 RD

L'histoire de Yamaha Motor commence par la 125 YA-1 de 1955, largement inspirée, comme d'autres avant elle (BSA, Harley-Davidson, etc.), de la DKW RT 125 allemande de 1939[1],[2]. Contrairement à Honda, Yamaha est, au début, un spécialiste du moteur 2-temps comme deux autres japonais (Suzuki et Kawasaki). Ses machines de série ont tout de suite été réputées pour leur vivacité et leur fiabilité.

Yamaha arrive sur le marché européen à la fin des années 1960, avec une gamme de petites et moyennes cylindrées 2-temps, cylindres en fonte, dont :

  • 50 et 80 cm3
  • 125 YA5 puis YA6 monocylindre
  • 125 YAS1 bicylindre
  • 180 YCS1 bicylindre
  • 250 YD2 ET YD3 puis YDS1 bicylindre
  • 350 YR1 bicylindre

Ces machines sont originales, avec très tôt une lubrification par injection d'huile (système autolube) et non par mélange.

Dès 1970 ces machines évoluent par l'adoption de cylindres en aluminium :

  • 125 AS3 (1971), AS3 Europa (1972 - réservoir plus large), puis RD (admission par clapets), enfin RDX (frein à disque)
  • la 350 RD après adjonction d'une admission par clapets, deviendra rapidement la 400 RD à la suite d'une augmentation de la cylindrée ; bizarrement, la nouvelle boîte à six rapports de cette dernière restera en France limitée à cinq vitesses.
  • 250 et 350 RD, puis RDLC (1980), introduisant le refroidissement liquide, et la suspension cantilever, inspirée des Vincent HRD.
  • Durant la décennie 80, la 125 RD bicylindre à refroidissement par air sera remplacée par la 125 RDLC monocylindre six-vitesses dotée d'un carénage tête de fourche et d'un refroidissement liquide. Celle-ci évolue fin 1987 en 125 TZR et en 250 TZR bicylindre, entièrement carénées. Du moteur de la dernière est issu celui de la 250 TDR.
  • DT 125 MX, DT 125 type 10 V (première 125 à rallier Dakar classée lors du Paris-Dakar 1984) et DT125LC (frein à disque).
  • RD 200, modèle peu répandu.
  • TDR 250 (1988) Supermotard, motorisée par un bicylindre à refroidissement liquide (44 chevaux à 10 000 tr/min, 153 kg avec les pleins).

Yamaha travaille beaucoup sur la technique du deux-temps, avec l'admission par clapets et les valves d'échappement YPVS étudiées afin d'ajuster l'accord admission/échappement.

Yamaha s'essaye avec succès au quatre-temps. La 650 XS sort en 1969 et poursuit sa carrière jusqu'en 1982. Pour contrer le succès de la Honda CB 750 Four, Yamaha sort en 1972 la 750 TX, un échec à cause d'une mécanique fragile. Les années 1970 voient aussi l'arrivée de Yamaha en tout-terrain (modèles trail) : DT 360 en 1973, DT 125, qui évolue en DTMX (suspension cantilever).

En 1975, Yamaha relance la mode du gros monocylindre avec la Yamaha XT 500 tout-terrain et ses dérivés (XT 550, XT 600, XT 660 R et X, Ténéré, SR 500).

En 1977, Yamaha sort une XS 500, bicylindre quatre-temps à deux arbres à cames en tête et huit soupapes, et une XS 750, trois-cylindres quatre-temps à transmission par arbre et cardan, qui évolue en 850 cm3.

La GTS 1000 et son monobras avant

En 1983, Yamaha sort la 900 XJ qui évolue, en 1984, avec un carénage tête de fourche fixé au cadre, des simplifications techniques et une augmentation de la cylindrée au bénéfice de la souplesse et du couple. Existent également la 650 XJ, la 750 XJ Séca sans carénage mais transmission secondaire par cardans également, la 400 et 600 (transmission secondaire par chaîne). Ils continuent à produire la 900 XJ jusqu'en 1994 et la remplacent ensuite par la 900 Diversion.

Yamaha continue à innover :

  • Moteur bicylindre en V à refroidissement liquide avec la XZ 550
  • Moteur turbo sur la XJ 650 (sans plus de succès que ses concurrents)
  • Moteur à cinq soupapes par cylindre sur la FZ 750 en 1985
  • L'ABS sur la FJ1200 en 1990
  • La GTS 1000 et son système de suspension monobras avant et arrière
  • Le premier Scooter GT sportif en 2001 : le TMAX
  • Embrayage semi-automatique géré électroniquement proposé sur la FJR1300 en 2007
  • la XV 950 « Bolt » en 2013[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Compétition[modifier | modifier le code]

Yamaha récolte de nombreux succès en Grand Prix (Jarno Saarinen,Giacomo Agostini, Johnny Cecotto, Kenny Roberts, Patrick Pons, Christian Sarron etc.) avec les TZ, proches des modèles de série au début.

Champions du monde

Scooters[modifier | modifier le code]

Un scooter Aerox Race Replica

Yamaha produit également des scooters. En France, Yamaha commercialise également ses scooters 50 et 125 cm³ sous la marque MBK. ( Booster, Skycruiser, Evolis et Skyliner, Tryptik, identiques aux Yamaha BW'S, X-Max, X-City, Tricity).

50 cm³[modifier | modifier le code]

Giggle, NEOs, Aerox R, Aerox Race Replica, BW's Naked, BW's 12 pouces, BW's Original, BW's Next Generation, Slider Naked Tzr.BREEZE Jog R, Jog RR, Dt50x, Dt50r et TZR 50

125 cm³[modifier | modifier le code]

X-Max 125, Majesty 125, Cygnus X, X-City 125, Vity, BW'S 125, YZF 125[4], Wr 125

Trois roues[modifier | modifier le code]

Tricity 125

Maxi-scooter[modifier | modifier le code]

TMAX 530, Majesty 400, X-Max 250, X-Max 400, X-City 250

Motoneiges[modifier | modifier le code]

Une motoneige Yamaha

Yamaha s'est lancée dans la fabrication de motoneiges en 1968. Voulant profiter de la popularité croissante de ce véhicule, la compagnie produit la SL-350 propulsée par un moteur à deux temps de deux cylindres. C'était la première motoneige avec un carburateur à valve latérale. En 1971, le modèle SR433 de haute performance est introduit pour les courses. En 1976, le modèle SRX440 place ce fabricant à l'avant-garde dans les circuits de courses.

Le quartier général de la division des motoneiges se trouve à Cypress en Californie.

Aujourd'hui[Quand ?] Yamaha est le leader mondial des motoneiges à 4 temps.

Moteurs[modifier | modifier le code]

Yamaha Motor Company est une société d'ingénierie automobile filiale de Yamaha qui a développé des moteurs de compétition destinés à la Formule 1. De 1982 à 1997, la société a été dirigée par John Judd, qui possédait déjà sa propre officine de conception de moteurs (Judd). De fait, à partir du moment où Yamaha a décidé de s'investir sous son nom propre en F1, les moteurs conçus par Judd étaient soit baptisés « Judd », soit badgés « Yamaha ». Les écuries de F1 ayant couru avec un Yamaha sont les suivantes :

Des moteurs Yamaha équipent certains modèles d'automobiles Volvo,Ford,Noble et la voiture de sport Lexus LFA, équipée d'un V10 (2010-2012).

Yamaha est un des leaders dans le moteur hors-bord de bateau

Instruments de musique[modifier | modifier le code]

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Circuits intégrés[modifier | modifier le code]

Un circuit intégré YM2612

Audio professionnel[modifier | modifier le code]

Table de mixage Yamaha MC2403

Électronique grand public[modifier | modifier le code]

  • Yamaha DSP-1, un ampli home cinéma avec son surround, produit en 1985
  • Yamaha ISX-800, système audio
  • Restio ISX-80, système audio, enceinte sans fil connectée et contrôlable via l'application MusicCast Controller[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. DKW fête ses 100 ans - Caradisiac, 8 juin 2007
  2. (en) History of the Yamaha YM1 : From Germany to Japan, a piece of Yamaha history - Robert Smith, Motorcycle Classics, septembre-octobre 2006
  3. Yamaha XV 950 « Bolt » : custom light - Motomag.com, 22 juillet 2013
  4. (pt) Yamaha Motor Portugal, « YZF-R125 / ABS 2016 - Motociclos - Yamaha Motor Portugal » (consulté le 23 juillet 2016)
  5. Faut-il craquer pour l’enceinte Restio ISX-80 de Yamaha? sur Challenges, 23 novembre 2015

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]