Maxime Chattam

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Maxime Chattam
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Maxime Chattam au Salon du livre de Paris en .

Nom de naissance Maxime Guy Sylvain Drouot
Alias
Maxime Williams
Naissance (41 ans)
Herblay, Val-d'Oise, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Prix Sang d'encre
Prix du Roman Fantastic’Art du Festival de Gérardmer
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Drouot, romancier français, né le à Herblay dans le Val-d'Oise, qui, à la suite d'études en criminologie, s'est spécialisé dans le roman policier.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Au cours de son enfance, Maxime Chattam fait de fréquents séjours aux États-Unis : sa première destination en 1987 est Portland dans l'Oregon, ville qui inspire son premier roman. Maxime a effectué sa scolarité au lycée Montesquieu à Herblay puis à l'Université Paris XIII-Nord. Durant son adolescence, souhaitant devenir acteur, il prend des cours de comédie au Cours Simon à Paris. Il obtient des rôles pour la télévision et la publicité.

En 1988, il passe quelque temps dans la jungle thaïlandaise. Le journal qu'il écrit alors est sa première expérience avec l'écriture. Il la poursuit au début des années 1990 avec ses premiers essais littéraires d’abord inspirés de Stephen King et notamment du film Stand By Me tiré de la nouvelle Le Corps dans le recueil de nouvelles Différentes Saisons. C’est lors d’une répétition en 1995 pour le spectacle Angélique Marquise des Anges de Robert Hossein (auquel Maxime Chattam participe) qu’un des comédiens, Pierre Hatet, lui suggère d’écrire pour le théâtre. Il écrit alors Le Mal qu’il ne publie pas. Il ébauche son premier roman, Le Coma des mortels, fable humoristique sur la solitude, racontant un mois dans la peau d’un jeune homme plongé dans le coma, à la suite d'un accident qui s’avère être une tentative de meurtre.

Il reprend des études de lettres modernes. Il écrit Le Cinquième Règne à cette époque puis fin 1999, il est engagé à la Fnac au rayon « livres policiers », ce qui le met en contact avec les maisons d'éditions. Maxime Chattam se fait remarquer et propose en lecture son premier polar aux plus gros fournisseurs de la FNAC. Michel Lafon lui donne sa chance. Le Cinquième Règne est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams. Ce roman qui mêle la traque d’un tueur en série à un thème récurrent de la littérature fantastique – la découverte d’un grimoire magique par une bande d’enfants et les affrontements de groupuscules pour en avoir la possession – est couronné par le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer. Il suit une formation en criminologie pendant un an à l'université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale.

Début 2000, il s’attelle à la rédaction de l'Âme du mal qu’il achève à l’automne 2001 et qui est publié en 2002 par Michel Lafon. Suivent In Tenebris et Maléfices. Il présente l'Âme du mal à Michel Lafon, un éditeur orienté exclusivement vers les thrillers américains. Cet éditeur décide de miser sur lui. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public.

L'Âme du mal raconte l’enquête menée par Joshua Brolin, transfuge du FBI au sein de la police de Portland en Oregon, aidé d’une jeune étudiante en psychologie. Un tueur abattu semble avoir ressuscité, mutilant ses victimes de manière rituelle, laissant des indices issus de la Bible Noire. Grâce à ce premier roman, Maxime Chattam convainc son éditeur de le laisser vivre de sa plume. Il désire écrire une trilogie sur le mal, dans laquelle le personnage de Brolin serait le fil conducteur. Plus abouti, le deuxième volet, In Tenebris (2003), plonge le lecteur dans les ténèbres de New York. Une femme retrouvée scalpée et traumatisée soutient qu’elle revient de l’Enfer. Aidée de Joshua Brolin qui a démissionné de la police, l’officier Annabel O’Donnel mène l’enquête. Mais devant la multiplication des crimes, ils abandonnent vite la simple piste d’un tueur en série : le tueur n’agit pas seul. Dans Maléfices (2004), Brolin et O’Donnel se trouvent confrontés à un serial killer qui momifie ses victimes dans de la soie d’araignée. À travers ces trois livres qui peuvent se lire séparément et qui fournissent trois définitions du tueur en série, Maxime Chattam a souhaité traiter le thème du mal du point de vue le plus réaliste. Quand L'Âme du mal évoque le rôle de la famille dans la genèse du monstre, In Tenebris, lui, met en avant la société de consommation. Avec Maléfices qui constitue une fin d’histoire, renaît une certaine forme d’espoir.

Chaque tome de la trilogie représente une saison. L'automne pour L'Âme du mal, l'hiver pour In Tenebris et enfin le printemps avec Maléfices comme dans la vie du héros de la série, Joshua Brolin.

Il a par la suite écrit un préquel à sa Trilogie du Mal, La Promesse des ténèbres. Ce roman a pour héros Brady O'Donnel, le mari de l'inspecteur de police avec lequel Josh Brolin collabore dans In Tenebris. C'est, à ce jour, son roman le plus sombre. Bien que l'action se passe avant les événements de la Trilogie, il est conseillé de suivre l'ordre chronologique d'écriture. Maxime Chattam est membre du collectif d'artistes La Ligue de l'Imaginaire.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Maxime Chattam est marié à Faustine Bollaert ; ils sont parents d'une fille, Abbie, née le 18 juillet 2013 et d'un garçon, Peter né le 24 juillet 2015[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Série La Trilogie du mal[modifier | modifier le code]

  1. L'Âme du mal, Michel Lafon « Thriller », 2002
  2. In Tenebris, Michel Lafon « Thriller », 2003
  3. Maléfices, Michel Lafon « Thriller », 2004

Série Le Cycle de l'homme et de la vérité[modifier | modifier le code]

  1. Les Arcanes du chaos, Albin Michel « Spécial suspense », 2006
  2. Prédateurs, Albin Michel « Spécial suspense », 2007
  3. La Théorie Gaïa, Albin Michel « Spécial suspense », 2008

Série Autre-Monde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autre-Monde.
  1. L'Alliance des Trois, Albin Michel, 2008
  2. Malronce, Albin Michel, 2009
  3. Le Cœur de la Terre, Albin Michel, 2010
  4. Entropia, Albin Michel, 2011
  5. Oz, Albin Michel, 2012
  6. Neverland, Albin Michel, 2013
  7. Genèse, Albin Michel, 2016

Série Le Diptyque du temps[modifier | modifier le code]

  1. Léviatemps, Albin Michel, 2010 (ISBN 9782226215307)
  2. Le Requiem des abysses, Albin Michel, 2011 (ISBN 978-2226221414)

Romans indépendants[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Le Messager (2001). Disponible sur le site officiel.
  • Gregory Harville (2001). Disponible sur le site officiel.
  • Le Sommeil des Icares (2003). Feuilleton écrit pour la Snecma à l'occasion du salon du Bourget 2003 et proposé (tant en VF qu'en anglais) sur le site web du salon.
  • Carnages (2006). Pocket hors commerce, 2006. Réédition Pocket Thriller n° 13036, 2009, 92 p. (ISBN 978-2-266-20171-1)
  • Le Fracas de la viande chaude, dans L'Empreinte sanglante... Paris : Fleuve noir, novembre 2009. (ISBN 978-2-265-08911-2)
  • Maligne, dans 13 à table ! 2014. Paris : Pocket n° 16073, novembre 2014, p. 31-51. (ISBN 978-2-266-25405-2)
  • Ceci est mon corps, ceci est mon péché, dans 13 à table ! 2015. Paris : Pocket n° 16479, novembre 2015, p. 59-91. (ISBN 978-2-266-26373-3)
  • La dernière lecture, dans Enfant, je me souviens... : nouvelles. Paris : Le Livre de poche n° 34216, mai 2016, p. 47-57. (ISBN 978-2-253-06950-8)
  • Le Chemin du diable, dans 13 à table ! 2017. Paris : Pocket n° 16745, novembre 2016, p. 23-40. (ISBN 978-2-266-27126-4)

Pièce de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le Mal, 1995
    Disponible sur le site officiel

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • La Trilogie du mal. Volume 1, Le Bourreau de Portland / scénario Maxime Chattam ; dessin Michel Montheillet. Coéd. Jungle - Michel Lafon, oct. 2012, 44 p. (ISBN 978-2-87442-963-7)
  • La Trilogie du mal. Volume 2, Écrit sur les portes de l'enfer / scénario Maxime Chattam ; dessin Michel Montheillet. Coéd. Jungle - Michel Lafon, oct. 2013, 54 p. (ISBN 978-2-8222-0003-5)
  • La Trilogie du mal. Volume 3, L'Âme du mal / scénario Maxime Chattam ; dessin Michel Montheillet ; couleurs Brett Smit. Coéd. Jungle - Michel Lafon, nov. 2016, 56 p. (ISBN 978-2-8222-1297-7)

Préfaces et articles[modifier | modifier le code]

  • Et dans ce temps, une vie bascule / Mairie de Bessancourt, 2005. Recueil du concours de nouvelles policières de Bessancourt[2]
  • L'ultime voyage de la Fleur de lys / Charles-Antoine Cros. Dammarie-les-Lys : Éd. du Lys noir, février 2010, 118-XXXII p. (ISBN 978-2-917039-04-5)
  • Les mots, toujours..., dans Nous sommes Charlie : 60 écrivains unis pour la liberté d'expression. Paris : Le Livre de poche n° 33861, janvier 2015, p. 26-31. (ISBN 978-2-253-08733-5)

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • N'importe où, hors du monde / Weepers Circus ; ill. Tofdru. Dijon : éd. Remi Guichard, septembre 2011. ISBN 978-2-36271-000-1. Il s'agit d'un livre-disque dans lequel participent une quarantaine d'invités aux titres d'auteurs ou d'interprètes : Maxime Chattam y signe un texte inédit (non mis en musique) consacré à sa propre interprétation de ce titre énigmatique de N'importe où, hors du monde.
  • Terrorific Night 2012, , Maxime Chattam est l’invité très spécial des soirées Terrorific Night. Inspiré par l’atmosphère de terreur qui règne lors des soirées, l'auteur se prête à la réalisation d’un court métrage inédit projeté en exclusivité les 26 et 27 octobre 2012 dans CinéMagique à Disneyland Paris.
  • Par acquit de conscience, court métrage écrit et réalisé par Maxime Chattam, produit par Canal+, pour les trente ans de la chaîne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Mesplède (dir.), Dictionnaire des littératures policières, t. 1 : A-I, Nantes, Joseph K, coll. « Temps noir », (ISBN 9782910686444), « Chattam, Maxime par Jean-Marie David », p. 411

Liens externes[modifier | modifier le code]