Boissy-l'Aillerie

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Boissy-l’Aillerie
La mairie.
La mairie.
Blason de Boissy-l’Aillerie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Michel Guiard
2014-2020
Code postal 95650
Code commune 95078
Démographie
Gentilé Buxeriens
Population
municipale
1 817 hab. (2014)
Densité 278 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 00″ nord, 2° 02′ 00″ est
Altitude 53 m (min. : 37 m) (max. : 99 m)
Superficie 6,53 km2
Localisation

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Boissy-l’Aillerie
Liens
Site web mairie-boissylaillerie.com

Boissy-l’Aillerie est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Buxeriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans la vallée de la Viosne, petite rivière du Vexin français et aux portes de l'agglomération de Cergy-Pontoise, à environ 35 km au nord-ouest de Paris.

L'aérodrome de Pontoise-Cormeilles, destiné aux avions de tourisme et de loisir, est situé en partie sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes de Boissy-l'Aillerie[1]
Cormeilles-en-Vexin Génicourt
Montgeroult Boissy-l'Aillerie[1] Osny
Puiseux-Pontoise

Voies de communications et Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une gare desservie par les trains du Transilien J de la ligne Paris - Gisors-Embranchement.

Climat[modifier | modifier le code]

Une station existe depuis le 1er novembre 1946 sur l'aérodrome à 87 m d'altitude 49,09028, 2,02861[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bussiacum-Lalheri en 1202, Boissi l’Ailleri[3].

Buxiaco en 1202, Le nom de la commune provient du latin buxetum «ensemble de buis», dont -x- est traité comme -sc-, la finale -iaco et une latinisation erronée[4], ou de l'anthroponyme latin Buttius, Buccius ou du latin buxus( buis, buisson ), et d' aillerie (terrain marécageux et buissonneux).

Histoire[modifier | modifier le code]

La chaussée Jules César et la source romaine sont les plus anciennes traces d'occupation visibles sur le territoire de la commune. Le village fut donné à l'abbaye de Saint-Denis en 1071. Situé sur une voie stratégique de Beauvais à la Seine, Boissy-l'Aillerie était le premier bastion fortifié de Pontoise. Le village était entouré d'une enceinte de neuf tours et quatre portes.

Inclus au départ dans le périmètre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, le village en fut volontairement retiré par la suite. Il est resté une commune rurale du Vexin, possédant néanmoins une importante zone industrielle au nord de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[5],[6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 29 avril 2014)
Michel Guiard DVD Président de la CC Val de Viosne (2008 → 2012)
puis de la CC Vexin centre ( 2013 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[8],[9],[10]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 817 habitants, en augmentation de 2,08 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
449 462 475 466 461 434 438 434 444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448 442 756 537 553 491 520 542 563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
611 638 671 647 654 635 710 661 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
889 991 1 091 1 237 1 659 1 668 1 750 1 769 1 817
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Boissy-l'Aillerie compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-André (inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 1926[15]) : L'église occupe l'emplacement d'un temple gallo-romain dédié à Cybèle. Le premier sanctuaire chrétien est édifié sous Nicaise de Rouen. L'archevêque de Rouen, Jean d'Ivry, donne l'église à l'abbaye de Saint-Denis en 1071. Une nouvelle église est construite au XIIe et XIIIe siècles, mais elle est presque entièrement détruite en 1433, quand les Anglo-Normands chassés de Pontoise l'incendient. Subsistent toutefois le mur nord et quelques éléments intérieurs. L'église est reconstruite à l'identique et consacrée de nouveau en 1463. Avec la seigneurie de Boissy, elle passe en 1691 à la Maison royale de Saint-Louis. En 1781, le clocher est foudroyé et s'écroule sur le nef quinze ans plus tard, le . Il ne sera plus jamais reconstruit, et l'église restera en ruine pendant une trentaine d'années. Le chœur de l'église est finalement reconstruite entre 1848 et 1850, alors que la nef est définitivement abandonnée, tout comme la moitié du transept initial. L'édifice se compose ainsi d'une nef de deux travées et demi de grande hauteur, accompagnée de ses deux collatéraux, et se terminant par un chevet plat. Il n'y a donc plus de distinction visible entre nef et chœur, ni de transept. L'extérieur se distingue par les arc-boutants s'élevant au-dessus des collatéraux pour consolider les murs de la nef, disposition rare pour une église villageoise. Les baies des collatéraux sont des lancettes simples en arc brisé ; les baies hautes de la nef sont des lancettes géminées surmontées d'une rose et s'inscrivant dans une arcade en tiers-point commune. La baie haute de la façade occidentale construite en 1848 est conçue selon le même modèle, alors que le chevet est éclairé d'un triplet surmonté par une rosace de grandes dimensions, mais dont le remplage s'est perdu lors d'un bombardement en 1944. L'intérieur de l'église est marqué par les hautes arcades faisant communiquer nef et collatéraux, et le triforium qui court en dessus de ces arcades, à gauche et à droite, sur toute la longueur de l'édifice. Les chapiteaux des colonnettes des piliers et du triforium sont sculptés en feuilles d'acanthe notamment[16],[17].
  • Manoir de Réal, route d'Ableiges (RD 92), près de la limite avec la commune d'Osny (inscrit monument historique par arrêté du 25 février1974[18]) : Le hameau de Réal est attesté dès le XIIe siècle. Toutes ses terres, jusqu'alors biens de l'église, sont rachetés par Pierre de Guillon, intendant de Henri Ier de Bourbon-Condé. Il transforme alors le manoir Le Boucher du XIIIe siècle, travaux qui durent jusqu'en 1587. La famille garde la seigneurie jusqu'au XVIIIe siècle. Le manoir actuel, près de la rive droite de la Viosne, est un bâtiment rectangulaire de deux à trois niveaux couvert d'un toit à deux croupes. Les façades n'offrent aucun intérêt particulier : ce sont les quatre tours rondes qui confèrent un certain caractère à l'édifice. Deux tourelles à seulement un étage précèdent la façade orientale, reliées aujourd'hui entre elles par une véranda. Une tour plus épaisse et haut de deux étages se dresse devant la façade occidentale, face à l'entrée de la cour. De l'autre côté, se trouve une tour isolée, penchée vers la Viosne[17]. Un moulin est adjoint au manoir, mais il se situe déjà sur le territoire communal d'Osny.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Croix pattée dite croix de Saint-Éloi, à gauche du portail de l'église : Cette croix datant probablement de la fin du XIIe siècle a été découverte au bois de la Croisette, et érigée en 1971 à son emplacement actuel. Ces croix servaient de bornes et n'avaient probablement pas de vocation religieuse. La date de 1411 gravée sur la croix doit faire référence à une opération de bornage[17].
  • Lavoir couvert, rue Veuve-Quatremains : Ce lavoir est d'origine particulièrement ancienne, puisqu'il remonte au XVIIe siècle. Il a reçu son aspect actuel au début du XXe siècle, mais l'installation actuelle n'est qu'une reconstitution en réemployant quelques éléments anciens. Le bassin rectangulaire est alimenté par un ruisseau. Des murs l'entourent à gauche, au fond et à droite. Les espaces dédiés aux lavandières, à gauche et à droite, sont protégés par des toits en appentis, tout comme l'extrémite du bassin côté rue. Côté bassin, ils prennent appui sur des piliers en bois[17].
  • Grand moulin ou moulin banal, sur une dérivation canalisée de la Viosne : Un moulin est attesté en cet endroit dès le XIe siècle. C'est un moulin banal, c'est-à-dire, les habitants ont l'obligation de faire moudre leur grain dans ce moulin. Plusieurs fois agrandi, les bâtiments actuels de la minoterie sont construits à neuf en 1856. L'établissement cesse de fonctionner dans l'après-guerre, puis est converti en logements après dix ans d'abandon. La grande roue à aubes, les turbines et la machine à vapeur d'appoint en disparu, mais la chute d'eau libre subsiste. Les silos en béton ont été démolis en 1979[17].
  • Moulin Vaugon ou Petit Moulin : Ce moulin n'est fondé qu'en 1790 par Pierre Vaugon, et conserve son bâtiment d'origine. Dès 1905, le moulin à eau est converti pour tournage sur bois et menuiserie. L'emplacement de la roue à aubes reste visible sur la rive sud du canal[17].
  • Bâtiment-voyageurs de la gare de Boissy-l'Aillerie : Il date de 1867/68, quand est construite la ligne de Pontoise à Dieppe. Le bâtiment est construit sur un plan-type de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, avec une façade rythmé par des bandeaux et chaînages en brique rouge, et des trumeaux couverts d'un enduit de couleur claire. Boissy-l'Aillerie est l'un des rares exemplaires dans la région à conserver son aspect d'origine, n'ayant jamais subi de modifications notables[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Boissy-l'Aillerie

Les armes de Boissy-l'Aillerie se blasonnent ainsi : De sinople à la croix ancrée d'or ajourée du champ, à la bordure crènelée de neuf pièces aussi d'or, maçonnée de sable, ouverte de quatre portes du champ, deux en pointe, deux aux flancs, au chef de gueules brochant sur la bordure, chargé d'un clou de la Passion d'argent accosté de deux bouquets de buis d'or, soutenu d'une devise ondée aussi d'argent.


Boissy-l'Aillerie au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Boissy-l'Aillerie sur Géoportail.
  2. [PDF] Fiche du poste 95078001, contenant les données publiques de la station Météo-France, consulté le 25 octobre 2015
  3. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. Toponymie générale de la France, Ernest Nègre, page 334
  5. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  6. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  7. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  8. lgodart, « Michel Guiard réélu sans surprise », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  10. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Église Saint-André », notice no PA00080007, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Boissy-l'Aillerie, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 65-66.
  17. a, b, c, d, e, f et g Jean Aubert, Gondret, Jean Lacassy, M. Lefèvre, Yves Mâchefert-Tassin, M. Mélique et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Boissy-l'Aillerie », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 123-126 (ISBN 2-84234-056-6).
  18. « Manoir de Réal », notice no PA00080008, base Mérimée, ministère français de la Culture.