Labbeville

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Labbeville
Mairie de Labbeville.
Mairie de Labbeville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Saint-Ouen-l'Aumône
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Christian Dumet
2014-2020
Code postal 95690
Code commune 95328
Démographie
Gentilé Labbevillois
Population
municipale
593 hab. (2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ N 2° 09′ 00″ E / 49.1333, 2.1549° 08′ 00″ Nord 2° 09′ 00″ Est / 49.1333, 2.15
Altitude 40 m (min. : 38 m) (max. : 122 m)
Superficie 8,07 km2
Localisation

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Labbeville
Liens
Site web http://www.labbeville.fr

Labbeville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée du Sausseron, dans l'est du Vexin français.

Communes limitrophes de Labbeville[1]
Menouville Frouville
Vallangoujard Labbeville[1] Nesles-la-Vallée
Hérouville

Les villes d'Argenteuil, Colombes, et Bezons se sont groupées dans les années 60 pour acheter un domaine de plusieurs dizaines d'hectares boisés avec une immense prairie appelé Plaine de jeux qui permet d'organiser des fêtes Champêtres, des camp de vacances pour adolescents sous la tente sous forme de patronage laïc, etc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous le nom Labeville en 1249[2].

Le nom provient du latin abbas, "abbé"[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune fut traversée de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer à voie métrique Valmondois - Marines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 octobre 2011[4] Lyne Renard DVD Démissionnaire
19 octobre 2011[5] en cours
(au 29 avril 2014)
Christian Dumet   Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 593 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 350 315 299 323 355 346 343 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
292 302 331 312 312 349 337 349 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
314 286 372 373 378 369 337 334 452
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
522 514 512 466 431 489 510 546 567
2013 - - - - - - - -
593 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Château, portail ouest.

Labbeville compte deux monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Martin de Labbeville.
  • Église Saint-Martin (inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 1926[9]) : Elle se compose d'une nef recouverte d'une remarquable charpente lambrissée du XVIe siècle ; d'un bas-côté nord muni d'une fausse voûte en berceau ; et de cinq travées orientales voûtées d'ogives, réparties sur deux vaisseaux. L'église est attestée pour la première fois en 1066. Le plan de la nef primitivement dépourvue de bas-côtés pourrait remonter à cette époque. Sinon, l'église actuelle est surtout le résultat de plusieurs campagnes de construction rapprochés à la fin de la période romane et au début de la période gothique, autour du milieu du XIIe siècle. Dans un premier temps, la nef est munie de bas-côtés, et le transept est rebâti. Seul le bas-côté nord subsiste depuis l'incendie de 1821, et le croisillon nord a été remanié quelques décennies après sa construction lors de l'adjonction de la chapelle de la Vierge à l'est. La croisée du transept a perdu son caractère roman ou gothique primitif lors du remaniement des supports de la voûte après la guerre de Cent Ans. Mieux conservée est la dernière travée du chœur, qui fut ajoutée à la même époque que la chapelle de la Vierge, comme le montrent ses chapiteaux romans, et la corniche et les contreforts du chevet, également romans. Au XIIIe siècle, le chevet est pourvu d'une vaste fenêtre au réseau rayonnant, et la façade occidentale reçoit une grande rosace et un nouveau portail. Celui-ci est mutilé par une restauration néo-classique, et abrité sous un porche de 1811. Le clocher latéral date seulement de 1862, et remplace le clocher roman bâti au-dessus du croisillon sud, détruits par l'incendie de 1821. Des constructions annexes cachent les élévations latérales du chœur, et pour cette raison et les divers remaniements effectués au fil des siècles, le caractère roman de l'édifice n'est plus guère visible à l'extérieur de l'édifice[10],[11].
  • Château de Labbeville, rue du Moulin / rue du Château (inscrit monument historique par arrêté du 16 avril 1981, avec pont, portail, ferme et colombier[12]) : Geoffroy Lhuillier, fils de Jean Lhuillier, prévôt des marchands de Paris, s'est fait construire ce château sur le fief de Tourly au début du XVIIe siècle. Du fait de l'existence du château de Brécourt, il n'est toutefois appelé château qu'après la démolition de ce dernier (voir ci-dessous). L'édifice se compose d'un corps principal d'habitation de sept travées, avec un étage et de haut combles, et de deux pavillons latéraux d'un étage également. Les façades en pierre de taille sont soignées mais sobres, avec deux bandeaux horizontaux en dessous des lignes des fenêtres comme seule ornementation. Les fenêtres rectangulaires sont de dimensions généreuses. Le mur de clôture du domaine ne permet pas de voir le château depuis la rue, ni le colombier rond du XVIIe siècle et la grange dîmière au sud du parterre du parc. La grange est établie sur un terrain marécageux et possède de ce fait un nombre important de contreforts et un rez-de-chaussée voûté[13].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Labbeville, rue de la Bauve : Il date du XVIIIe siècle et était le moulin à eau le plus performant de la vallée du Sausseron grâce à une roue à aubes de grand diamètre et une hauteur de chute de l'eau 3 m, obtenue par une déviation du Sausseron par le parc du château, à l'ouest du village. Le moulin a été transformé en usine métallurgique en 1906, puis converti en habitation[14].
  • Vieux puits public, Grande-Rue : Ce puits ancien a été partiellement reconstruit au XIXe siècle et doté d'un édicule cylindrique en briques. Du fait de sa situation à proximité immédiate de la route, le puits est protégé par des chasses-roue sous la forme de blocs de pierre de différente taille[15].
  • Lavoir couvert sur la déviation du Sausseron, rue de l'Ancienne gare : Le toit en appentis de ce lavoir s'appuie de deux côtés sur les murs de la ferme Mayel, si bien qu'un seul mur n'a dû être construit pour le lavoir[16].
  • Lavoir du Petit-Biard sur la déviation du Sausseron, rue de l'Abreuvoir : Il comporte un petit édicule en moellons et un toit en appentis. Lors de sa restauration en 1979, le pilier central en bois de la charpente a été remplacé par un pilier en béton, et le toit a été couvert de tuiles mécaniques neuves[17].
  • Château de Brécourt et sa chapelle, au hameau du même nom près de la RD 64 vers Vallangoujard : Le château de la famille de Mornay datant de l'Ancien Régime fut démoli en 1793, et la maison construite par la famille Rendu, propriétaires depuis un siècle, a été détruite dans un incendie en 1905. Le château actuel n'est qu'une villa bourgeoise dans le style régional du début du XXe siècle, avec un mélange de matériaux et large emploi de la meulière, ainsi que d'éléments de charpente apparents et un toit aux multiples volumes. Après la Première Guerre mondiale, le domaine appartient à un colon revenu d'Afrique, M. Gazinquel, qui y installe un élevage d'autruches. La chapelle leur sert d'écurie, mais est rendu au culte en 1930. Après la Libération, le château et son domaine sont confisqués et accueillent ensuite une maison de correction pour jeunes délinquants, dit la prison sans barreaux. C'est aujourd'hui la propriété de la fondation Saint-Jean[14].
  • Château de La Chapelle, en écart, sur la RD 927 au nord de Vallangoujard : Le domaine a été acquis sous l'Empire par le général Pierre Riel de Beurnonville, mais le château a été entièrement reconstruit par son neveu Martin Étienne avant 1876, année de sa mort. Les communs du XVIIIe siècle ont été maintenus mais remaniés à la même période. Le château proprement dit comporte deux étages avec un toit plat, entouré de balustrades. Les fenêtres du premier étage sont ornés par de petits frontons tantôt triangulaires, tantôt en arc de cercle. Les deux façades latérales possèdent un balcon en saillie au premier étage également, et une tourelle précède la façade sur la cour. Sinon, les façades sont sobres et orné uniquement de bossages simples en imitation de pierres de taille. Une terrasse à balustrades précède le château côté parc et équilibre le dénivelé du terrain[18],[14]. Dans les années 1900, le château fut habité par la cantatrice italienne Lina Cavalieri qui y séjourna durant l'été accompagné de son pianiste Lucien Muratore. Puis, à partir des années 1955 jusque dans les années 1990, le château a servi de maison de repos pour les habitants de la commune de Levallois-Perret. Il a ensuite été vendu par la commune de Levallois-Perret et divisé en lots d'habitations.
  • Allée couverte de La Chapelle, près du château du même nom : Elle a été fouillée de manière peu rigoureuse au début du XXe siècle et restaurée en 1996. Il s'agit d'une sépulture collective pour trente à cinquante corps de la culture Seine-Oise-Marne, remontant à la fin du néolithique[14].
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Labbeville

La commune de Labbeville ne dispose pas de blason.

Labbeville au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Labbeville sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque, Géraud Lavergne, Revue d'histoire de l'Église de France lien Année 1929, Volume 15, Numéro 68, page 324
  4. « Procès-verbal de la séance du conseil municipal du 6 octobre 2011 » [PDF] (consulté le 4 octobre 2015), p. 3-4.
  5. « Procès verbal de la séance du conseil municipal du 19 octobre 2011 » [PDF], sur http://www.labbeville.fr (consulté le 4 octobre 2015).
  6. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise,‎ (consulté le 13 septembre 2015).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  9. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Labbeville, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 199-200.
  11. « Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Inventaire général du patrimoine culturel - château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. a, b, c et d M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert, Amélie Marty et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Labbeville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 900-904 (ISBN 2-84234-056-6).
  15. « Inventaire général du patrimoine culturel - puits », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Inventaire général du patrimoine culturel - lavoir rue de l'ancienne Gare », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Inventaire général du patrimoine culturel - lavoir », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Inventaire général du patrimoine culturel - château de La Chapelle », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Béraud-Villars, « Monographie de Labbeville », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, Pontoise, vol. LXV,‎
  • Jean Béraud-Villars, « Monographie de Labbeville : suite et fin », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, Pontoise, vol. LXVI,‎ , p. 99-139
  • Catherine Crnokrak, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), La vallée du Sausseron : Auvers-sur-Oise — Val d'Oise, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine Île-de-France et Conseil général du Val d'Oise, coll. « Images du patrimoine / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France »,‎ , 84 p. (ISBN 2-905913-09-6), p. 53-56

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]