Chaumontel

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Chaumontel
Centre ville de Chaumontel
Centre ville de Chaumontel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Luzarches
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de France
Maire
Mandat
Sylvain SARAGOSA
2014-2020
Code postal 95270
Code commune 95149
Démographie
Gentilé Chaumontelloises, Chaumontellois
Population
municipale
3 298 hab. (2011)
Densité 780 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ N 2° 26′ 00″ E / 49.1167, 2.4333 ()49° 07′ 00″ Nord 2° 26′ 00″ Est / 49.1167, 2.4333 ()  
Altitude Min. 37 m – Max. 122 m
Superficie 4,23 km2
Localisation

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Chaumontel
Liens
Site web http://www.ville-chaumontel.fr

Chaumontel est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Son nom provient de calvo monticulo, le mont chauve.

Ses habitants sont appelés les Chaumontellois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le quartier des Coteaux depuis le chemin rural dit de la Paroisse, en venant de l'église de Luzarches. L'on constate que le mot mont parâit à juste titre dans le nom de la commune, mais qu'il n'est plus chauve.

Chaumontel est situé à la limite nord du Val-d'Oise, sur la RD 316, dans la vallée de l'Ysieux, entre la plaine de France et la forêt de Chantilly, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris. Le nom de la commune ne suppose pas la situtation du village dans une vallée, et effectivement, le quartier Les Coteaux est situé en altitude sur les flancs de la colline connue comme les Côtes d'Orléans. Cette colline est majoritairement couvert par la forêt de Chantilly et plus précisément sa partie appelée forêt de Coye, occupant 119 ha soit 28 % du territoire communal. Le point le plus bas de Chaumontel se trouve sur l'Ysieux, où la petite rivière quitte la commune près du moulin de Bertinval, à 41 m au-dessus du niveau de la mer. Le point culminant à 122 m se situe en forêt de Coye, au poteau des Brûlis sur la route forestière des Brûlis[1]. À l'instar de nombreuses communes du Val-d'Oise, l'étendue de la commune est faible en raison de la grande densité des villages : 4,23 km². De ce fait, et avec l'urbanisation de ces dernières décennies, ne reste que peu de surface agricole utile (moins de 80 ha[2]). L'activité équestre de loisirs le remporte aujourd'hui largement sur l'agriculture. Chaumontel est membre à part entière du Parc naturel régional Oise-Pays de France créé par décret du 13 janvier 2004[3].

La commune est limitrophe de Luzarches, et les deux bourgs sont pratiquement contiguës : Ainsi, l'usine des engrenages Ribaut à l'entrée de Luzarches, à l'ouest du rond-point de la D 316, se situe sur le territoire de Chaumontel. Luzarches encercle Chaumontel sur les 80 % de sa circonférence (soit 10 km sur 12,5 km). La première chapelle de Chaumontel de 1148, quand le village n'était pas encore un bourg, se situe sur l'actuel territoire de Luzarches. Transformée en écurie après la construction de l'église en 1232, elle subsiste toujours au sein de la ferme de Chaumontel-les-Nonnains[4]. À l'extrémité opposée de Chaumontel, soit au nord-ouest, se trouve curieusement un autre ancien écart de Luzarches, le moulin de Bertinval.

Outre Luzarches, Chaumontel ne compte qu'une autre commune limitrophe : Coye-la-Forêt, dans le département de l'Oise (Picardie). Sur la route forestière chemin Noir, Chaumontel atteint les premières maisons de Coye, rue de Chaumontel. La distance jusqu'à l'église de Coye n'y est que de 750 m. Il mérite en outre d'être signalé qu'à l'extrémité nord-ouest du quartier Villa d'Ysieux, Chaumontel s'approche d'une centaine de mètres d'Asnières-sur-Oise, connu pour l'abbaye de Royaumont.

La RD 316 est l'unique route départementale qui traverse Chaumontel, dans un sens nord-sud, en provenance de Creil, Chantilly et Lamorlaye dans l'Oise, et en direction d'Écouen, Villiers-le-Bel, Sarcelles et Paris. Elle permet également l'accès à la Francilienne près de Mareil-en-France, et donc à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. La gare la plus proche est celle de Luzarches, l'un des terminus de la ligne H du Transilien. Cette gare n'est éloignée que d'un kilomètre environ de la mairie de Chaumontel. Certains habitants travaillant sur Paris préfèrent toutefois se rendre en voiture à la gare d'Orry-la-Ville - Coye, distante de 6,7 km par la route, et équipée d'un vaste parking-relais payant. De cette gare, les trains du TER Picardie sont sans arrêt jusqu'à Paris et ne mettent que 19 min, par rapport à 48 min au mieux pour la ligne H au tracé peu favorable. Les transports en commun sont complétés par la ligne (BUS) CIF 12 Goussainville RER - Chaumontel. Fonctionnant en période de pointe du lundi au vendredi, cette ligne a comme vocation de relier Chaumontel et Luzarches rapidement au RER D. Aucun arrêt n'est effectué entre Luzarches et Goussainville. Chaumontel est desservi en boucle, avec de nombreux arrêts sur toute la commune. À noter que cette ligne permet bien des aller-retours Chaumontel - Luzarches, mais pas le contraire. Finalement, la ligne express Mobilien (BUS) CIF 100 (3) Roissypôle / Gare Aéroport Charles-de-Gaulle 1 - Persan SNCF peut également intéresser Chaumontel. Elle dispose d'un arrêt derrière la gare de Luzarches, et permet de rejoindre l'aéroport pour le prix d'un ticket t+, ou de se rendre à Seugy, Viarmes, Asnières-sur-Oise et Persan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peu de traces tangibles d'une occupation avant le XIe siècle. Un seul site de l'époque mérovingienne mis au jour.

En 1004, donation d'une terre dénommée Outreville (le nom est resté pour désigner les dépendances, aujourd'hui propriété privée, du château de Chaumontel).

Au XIIIe siècle, une chapelle est érigée en église paroissiale "succursale de Luzarches". Elle est placée sous le vocable de ND de la Nativité en 1528.

Les seigneurs de Chaumontel apparaissent dès le XIe siècle. Chaumontel appartient en partie aux seigneurs de Luzarches par acte de 1381.

Au XVIIIe siècle, la seigneurie de Chaumontel (château et fief du Pralet et moulin de Glume de 1238, aujourd'hui disparu) est la propriété de la famille de Condé.

Le manoir de Chaumontel est le lieu de création par greffe, vers 1750, de la Besi de Chaumontel, poire beurré issue d'une poirée cultivée depuis 1670 (Agathe Pain).

Bourg à vocation agricole jusqu'au XIXe siècle, Chaumontel a vu s'implanter tour à tour une industrie de dentelles de Chantilly, de tabletterie et de perles métalliques destinées à la passementerie, exportées en Angleterre et aux États-Unis, puis une industrie de matières plastiques, et aujourd'hui diverses industries métalliques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Chaumontel fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[5]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Betty Hanauer Beaslay[8] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 368 325 323 363 368 355 433 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
359 391 400 393 437 412 437 520 464
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
518 483 509 471 513 570 584 596 646
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
748 869 1 463 2 347 2 933 3 250 3 269 3 280 3 265
2011 - - - - - - - -
3 298 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Manoir du Preslay
L'église Notre-Dame de la Nativité.

Chaumontel ne comporte pas de monument historique inscrit ou classé sur son territoire.

  • Le château de Chaumontel ou manoir du Preslay : Issu de la reconstruction au XVIIIe siècle d'un château féodal mentionné dès le XIVe siècle, dont subsistent des tourelles et les douves. Ce château initial a été décrit comme ruiné en 1560. Les princes de Condé l'utilisèrent comme relais de chasse entre 1707 et 1737. Quand le conseiller à la Cour des comptes Bouillard de Bélair racheta la propriété en 1776, les fossés, le pont-levis et la basse-cour restaient encore en l'état. Le château proprement dit nécessita bien entendu de lourds travaux de restauration et a été adapté au goût de l'époque, mais la physionomie générale du bâtiment a été respectée, et les douves avec leur réseau hydraulique n'ont pas changé non plus[11]. L'édifice situé dans un parc romantique sert aujourd'hui d'hôtel-restaurant.
  • La maison d'Outreville, rue d'Oradour-sur-Glane / chemin de la Paroisse : Manoir d'autour de 1900 dans le style anglo-normand, avec des façades en faux pans de bois. Destiné comme maison de campagne, la maison est issue de la transformation du pavillon du jardinier-gardien du château[12]. (Non visible depuis le domaine public.)
  • La vallée de l'Ysieux (classée en 2002) et ses lavoirs, près de la rue de la République : À gauche du monument aux morts (dégradé et visible de côté seulement), entre les n° 23 et 25 (voie privée, seule la façade arrière étant visible de loin), ainsi que sur plusieurs terrains privés.
  • L'église Notre-Dame de la Nativité : Édifiée initialement au XIIIe siècle, la reconstruction intervenue au XVIe siècle n'a laissé en place que de rares éléments architecturaux de l'origine, dont notamment un pilier. D'apparence très sobre, et sans autres ornements à l'extérieur que des contreforts de trois formes différentes, la volumétrie trahit toutefois l'ancienneté de l'église. Sa nef est aveugle et comporte deux bas-côtés à trois travées. Il paraît qu'une abside était autrefois présent au chevet, qui est aujourd'hui plat et éclairé par un triplet. Au sud du chœur de deux travées, sont accolés le clocher à toit en batière, puis un bas-côté. Au nord du chœur, c'est la première travée qui comporte un bas-côté ; la sacristie y est accolée à la deuxième travée. - À l'intérieur, l'église renferme deux œuvres d'art remarquables : une vierge à l'enfant du XIVe siècle et une Pietà du XVIe siècle[13]. Pour visiter l'église, l'on pourra demander la clef en mairie ou à la pharmacie[14].
  • L'ancien ossuaire, sur la place au nord de l'église : L'un des rares représentants de ce type de bâtiment survivant dans la région. La place correspond à l'ancien cimetière transféré vers son emplacement actuel au nord de la commune en 1854[14] ;
  • La ferme Dequidt du XVIIIe siècle, face à l'église : le logis date de 1769. Jusqu'au début du XXe siècle, la ferme formait une entité avec la ferme Héthoré limitrophe. L'architecture est caractéristique du pays de France. Aujourd'hui, c'est la dernière des cinq fermes de la commune à être toujours en activité[12].
  • La fontaine au Lion, ruelle de la Fontaine : L'un des rares points d'accès à l'eau potable au XIXe siècle[15]. Il fallait descendre quelques marches pour remplir son seau au robinet encadré par une tête de lion.
  • Un puits public couvert en haut de la rue du Tertre : Il date de 1860 environ, aménagé par la commune pour faciliter l'accès à l'eau potable, grâce à l'adduction depuis la source de la Charbonnière située en forêt. Deux bornes-fontaines ont complété l'infrastructure[15] autour de 1900, dont une est toujours visible rue de la République.
  • Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, sur le parking au sud-ouest de l'église, près de l'Ysieux.
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Chaumontel est desservie par la gare SNCF de Luzarches (1 km). La ville est située à proximité de l'Abbaye de Royaumont et à l'orée de la forêt de Chantilly.

La commune est adhérente du Parc naturel régional Oise-Pays de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. la carte topographique 1 : 25 000ème de l'IGN, consultable sur le site « Geoportail » (consulté le 15 mai 2011).
  2. Cf. « INSEE, Chaumontel (95149 - Commune) - chiffres clés », sur Statistiques locales INSEE (consulté le 15 mai 2011), p. 18.
  3. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 21 novembre 2011).
  4. Cf. Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise, 1998, 104 p. ; ISBN 2-905913-23-1 ; p. 59.
  5. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. Cf. Catherine Crnokrak et al., En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, op. cit., p. 74.
  12. a et b Cf. Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Chaumontel », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 453-456 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 454-455.
  13. Mathieu Lours, « Chaumontel - Notre-Dame de la Nativité », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 72-73 (ISBN 9782953155402).
  14. a et b [PDF] « Découvrons les villages du Parc : Chaumontel », sur Parc naturel régional Oise-Pays de France (consulté le 15 mai 2011).
  15. a et b [PDF] « Jean-Michel Rat et Renée Baure-Rat (†), Les fontaines et l'eau potable à Chaumontel, 8 p. », sur Chaumontel (site officiel) (consulté le 15 mai 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]