Albert Robida

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Albert Robida
Albert Robida.jpg
Portrait d'Albert Robida, paru dans les Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani (1894).
Naissance
Décès
Nom de naissance
Albert Jules Alexis Robida
Nationalité
Activité
Lieu de travail
Enfant
Œuvres principales

Albert Jules Alexis Robida né à Compiègne le et mort à Neuilly-sur-Seine le est un illustrateur, caricaturiste, graveur, journaliste et romancier français.

Son fils est l'architecte Camille Robida (1880-1938).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un menuisier, Albert Robida étudie pour devenir notaire, mais dans l'ennui de telles études, il s'adonne à la caricature. En 1866, il dessine au Journal amusant puis dans diverses revues. En 1879, il imagine un personnage élevé par des singes, Saturnin Farandoul.

En 1880, avec l'éditeur George Decaux, il fonde sa propre revue, La Caricature, qu'il dirige pendant douze ans et dans laquelle Caran d'Ache, Louis Morin, Ferdinand Bac, Job, Maurice Radiguet[1] font leurs débuts.

Il illustre des guides touristiques, des ouvrages de vulgarisation historique, des classiques littéraires : Villon, Rabelais, Cervantès, Swift, Shakespeare, Les Cent Contes drolatiques d'Honoré de Balzac, les Mille et une nuits. Il œuvre aussi dans un registre plus léger avec une histoire des maisons closes.

En 1885, il participe à la première Exposition internationale de blanc et noir et y obtient une médaille de bronze[2].

Entre 1891 et 1905, il contribue à travers une soixantaine de planches à la revue La nature de Gaston Tissandier[3].

Sa renommée s'éclipse quelque temps après la Première Guerre mondiale.

Albert Robida a été redécouvert grâce à sa trilogie d'anticipation :

  • Le Vingtième Siècle, 1883 ;
  • La Guerre au vingtième siècle, 1887[4] ;
  • Le Vingtième Siècle. La vie électrique, 1890[5].

Il imagine ainsi dans La vie électrique le téléphonoscope, un écran plat mural qui diffuse les dernières informations à toute heure du jour et de la nuit, les dernières pièces de théâtre, des cours et des téléconférences. Les aéronefs sont également bien implantés comme moyen de transport individuel et il y mentionne même un « train-tube électro-pneumatique » qui rappelle l'hyperloop d'Elon Musk. Le récit se déroule en 1953.

Outre ses qualités de visionnaire, son œuvre L'Horloge des siècles (1902), avec les changements de paradigmes qu'elle présente, annonçait déjà, selon certains de ses critiques, le Philip Kindred Dick du roman À rebrousse-temps.

Albert Robida est inhumé au cimetière de Croissy-sur-Seine, dans le tombeau familial dessiné par l'un de ses fils, l'architecte Camille Robida[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

L'œuvre d'Albert Robida comporte au moins 60 ouvrages écrits, tous genres confondus (anticipation, aventure, jeunesse, histoire, tourisme, architecture, etc.) et 200 livres illustrés. Il a participé à 70 revues de presse et réalisé environ 60 000 dessins[7].

La Sortie de l'opéra en l'an 2000 (vers 1882), lithographie, Washington, bibliothèque du Congrès.

Anticipation[modifier | modifier le code]

Varia[modifier | modifier le code]

  • L'Île de Lutèce : enlaidissements et embellissements de la Cité.
  • La Bête au bois dormant.
  • La part du hasard.
  • Le voyage de M. Dumollet.
  • Les vieilles villes d'Italie : notes et souvenirs, 1878.
  • Les vieilles villes de Suisse, 1879.
  • Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul[10], 1879.
  • La grande mascarade parisienne.
  • La fin des livres, avec Octave Uzanne.
  • Contes pour les bibliophiles, avec Octave Uzanne.
  • Les vieilles villes d'Espagne : notes et souvenirs.
  • Un caricaturiste prophète : la guerre telle qu'elle est.
  • 1430, les assiégés de Compiègne[11].
  • Paris de siècle en siècle : le cœur de Paris, splendeurs et souvenir.
  • Paris à travers l'histoire, vers 1896.
  • Le XIXe siècle.
  • Les escholiers du temps jadis.
  • Le Roi des jongleurs, 1896.
  • Les vieilles villes du Rhin : à travers la Suisse, l'Alsace, l'Allemagne et la Hollande, vers 1910.
  • Les cent nouvelles nouvelles.
  • L'Île des centaures, aux éditions Henri Laurens (date inconnue[12]).
  • Swift. Voyages de Gulliver, Henri Laurens (fin XIXe siècle). Réédition Éditions Douin, 2014[13].
  • Fabliaux et contes du Moyen Âge, Henri Laurens, 1926. Réédition Éditions Douin, 2015[14].

La Vieille France[modifier | modifier le code]

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Satanas anachorète, texte et dessins par Albert Robida, cinq illustrations dans le texte :
    • in La Couronne de Lierre, Paris, Philippe Mouillot, 1902[15] ;
    • in Le Visage Vert no 25, [16].
  • La Châtelaine aux 365 enfants, texte et dessin par A. Robida, une illustration pleine page :
    • in Le Journal des voyages no 869,  ;
    • in Les Heures littéraires illustrées no 130,  ;
    • in Le Visage Vert no 25, [16].

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Postérité[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées inspirées de l'œuvre d'Albert Robida[modifier | modifier le code]

Prix littéraire[modifier | modifier le code]

En 1954, les Éditions Métal créent le grand prix du roman d'anticipation scientifique : « Ce prix comprend deux sous-sections qui s'appellent : le prix Rosny aîné, d'une part, qui couronne un ouvrage sérieux, sur des bases scientifiques exactes, et, d'autre part, le prix Robida, couronnant un ouvrage de philosophie humoristique, ou d'utopie toujours avec le côté humoristique[réf. nécessaire]. »

Le prix Rosny aîné[17] a bien été remis à Charles Henneberg, le , mais le prix Robida n'a jamais été décerné[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le père de Raymond Radiguet.
  2. Catalogue de l'exposition de 1890, avec les récompenses des années précédentes, texte en ligne[Où ?][réf. non conforme].
  3. Axel Hohnsbein, « Les illustrateurs de La Nature : Albert Robida », La science en mouvement,‎ (lire en ligne)
  4. Texte en ligne sur Gallica.
  5. Texte en ligne sur gutenberg.org.
  6. Croissy-sur-Seine (78) : cimetière sur le site Cimetières de France et d’ailleurs. Consulté le .
  7. Biographie et bibliographie d'Albert Robida sur robida.over-blog.com.
  8. Publié dans la revue hebdomadaire Les Annales politiques et littéraires, dans douze numéros (du numéro 1896 du au numéro 1908 du ).
  9. Notice SUDOC, en ligne.
  10. Cette œuvre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Ambrosio Film de Turin - en 1913 - et d'une adaptation télévisée par RAI (https://www.youtube.com/watch?v=I3wEcWUkga4) en 1977
  11. En ligne sur gutenberg.org.
  12. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44482024v
  13. fdouin-editions.com.
  14. fdouin-editions.com.
  15. « Collectif "La Couronne de Lierre" (Philippe Mouillot - 1902) » (consulté le 23 mars 2015).
  16. a et b « Le Visage Vert n°25 (février 2015) » (consulté le 23 mars 2015).
  17. Sans lien avec le prix Rosny aîné actuel.
  18. Fabrice Mundzik, « Grand prix du roman d'Anticipation scientifique (1954) » (consulté le 23 mars 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]