Saint-Cyr-en-Arthies

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Saint-Cyr-en-Arthies
L'église Saint-Cyr-Saint-Julitte.
L'église Saint-Cyr-Saint-Julitte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Martine Pantic
2014-2020
Code postal 95510
Code commune 95543
Démographie
Gentilé Saint-Cyriens, Saint-Cyriennes
Population
municipale
242 hab. (2014)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 41″ nord, 1° 44′ 34″ est
Altitude 123 m (min. : 75 m) (max. : 172 m)
Superficie 3,89 km2
Localisation

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Saint-Cyr-en-Arthies
Liens
Site web http://www.saint-cyr-en-arthies.fr/

Saint-Cyr-en-Arthies est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Saint-Cyrien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Cyr-en-Arthies[1]
Villers-en-Arthies Aincourt
Vienne-en-Arthies Saint-Cyr-en-Arthies[1] Drocourt (Yvelines)
Vétheuil Follainville-Dennemont (Yvelines) Fontenay-Saint-Père (Yvelines)

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Cyr

Attestée sous les noms Sanctus Ciricus, Saint-Cir en Beausse[2].

La commune doit pour partie son nom à saint Cyr, jeune martyr chrétien du IVe siècle, fils de sainte Julitte.

Article détaillé : Cyr de Tarse.


Arthies

Attestée sous les noms Artegiae en 690, Arthia en 1197[3].

Xavier Delamarre[4] propose un appellatif celtique (gaulois) tegia « cabane, maison » (vieil irlandais teg, vieux breton tig, breton ti 'maison'), élément composé dans le terme attegia « hutte, cabane » qui est identifié dans les toponymes d'oïl Athies, Athée et Athis par Ernest Nègre[5], Albert Dauzat, Charles Rostaing[6] et Xavier Delamarre[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Etienne Jones    
mars 2008[8] 2014 Martine Pantic   Réélue pour le mandat 2014-2020[9],[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 242 habitants, en augmentation de 5,68 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278 246 240 192 234 225 234 230 236
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
212 210 200 171 224 193 200 192 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
176 156 149 129 99 71 99 102 94
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
108 126 148 182 194 226 232 239 242
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Vue sur l'église et la mairie.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de la Bûcherie et son parc, allée du Château : l'édifice du XVIIe siècle présente les caractéristiques du style Louis XIII, avec des chaînages en pierre blonde alternant avec la brique rouge. Le château compte deux étages, sans compter les combles qui ne sont que partiellement aménagés. Le corps de logis principal porte sur sept travées, dont trois sur le corps central en légère saillie. Son fronton comporte au milieu une fenêtre deux fois plus haute que lui, surmonté d'un écusson. Les deux pavillons d'angle sont étroits, mais ont davantage de profondeur. Ils possèdent de hauts combles à la française, perpendiculaires au toit plus bas du corps de logis principal. Le château a été bâti pour la famille de Sailly, qui possède les terres de Saint-Cyr depuis le XVIe siècle, et gardera le château jusqu'à la première moitié du XVIIIe siècle. Les derniers seigneurs de Saint-Cyr seront ensuite les Guogné-de-Moussonvilliers. La Révolution française provoque une destruction du château, qui reste encore en état de ruine. Le comte de Slade l'achète en 1808, le restaure et l'habite ; sa tombe et celle de ses enfants sont encore visibles dans l'enclos à côté de l'église. Il est ensuite racheté par Ambroise Firmin Didot, après 1850. Ce dernier entame la reconstruction du château neuf[17].
  • Bibliothèque du château : nouveau propriétaire, l'imprimeur Ambroise Firmin Didot fait construire cette maison dans le style néo-normand à proximité du château. À un étage et au toit de faible déclivité, le pavillon possède une façade portant sur cinq travées. Sa particularité réside en son décor en pans de bois, disposés de façon diagonale au rez-de-chaussée, et formant des losanges à l'étage. La porte, au milieu, est surmontée par un balcon en bois accessible depuis l'étage et couvert par un petit toit aigu agrémenté d'une horloge. À l'intérieur, des meubles en bois de chêne vitrés dans le style du Second Empire accueillent une riche collection de livres, recueillie par une importante famille d'imprimeurs sur plusieurs générations[17].
  • Lavoir de la Grande Vallée, rue du Parc : il a la particularité de posséder deux bassins perpendiculaires, l'un avec l'emplacement des lavandières couvert d'un toit en appentis, l'autre au ciel libre. Les bassins et les murs sont maçonnés en moellons[17].
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Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Saint-Cyr-en-Arthies

La commune de Saint-Cyr-en-Arthies ne dispose pas de blason.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Firmin Didot (1790-1876), imprimeur, éditeur, helléniste et collectionneur d'art français, fut propriétaire du château de la Bûcherie à partir de 1850 environ. On lui doit la construction du château neuf.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Cyr-en-Arthies sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 97.
  4. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 59.
  5. Op. cité. p. 284.
  6. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 32.
  7. Op. cité.
  8. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  9. « Saint-Cyr-en-Arthies : Martine Pantic réélue », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  10. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. Notice no PA00080193, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Saint-Cyr-en-Arthies, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 280.
  17. a, b, c et d Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Cyr-en-Arthies », Collection Le Patrimoine des communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 594-595 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]