Montmagny (Val-d'Oise)

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Montmagny
L'ancien séminaire.
L'ancien séminaire.
Blason de Montmagny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Deuil-la-Barre
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Vallée
Maire
Mandat
Patrick Floquet
2014-2020
Code postal 95360
Code commune 95427
Démographie
Gentilé Magnymontois
Population
municipale
13 757 hab. (2014)
Densité 4 727 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 00″ nord, 2° 21′ 00″ est
Altitude 70 m
Min. 36 m
Max. 115 m
Superficie 2,91 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-montmagny.fr

Montmagny est une commune du département du Val-d'Oise, dans la région Île-de-France, en France.

Ses habitants, au nombre de 13757 en 2014, se nomment les Magnymontois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montmagny est une commune du Val-d'Oise qui se situe dans la Vallée de Montmorency, à environ 10 km au nord des portes de Paris. La Méridienne Verte passe par Montmagny, principalement à l'ouest de la ville.

La commune jouxte Épinay-sur-Seine, Deuil-la-Barre, Groslay, Sarcelles, Pierrefitte-sur-Seine et Villetaneuse.

Communes limitrophes de [1]
Groslay Sarcelles
Deuil-la-Barre [1] Pierrefitte-sur-Seine
(Seine-Saint-Denis)
Épinay-sur-Seine
(Seine-Saint-Denis)
Villetaneuse
(Seine-Saint-Denis)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville dispose :

  • de deux gares du Transilien Paris-Nord :
    • gare d'Épinay - Villetaneuse, qui assure une correspondance avec les lignes Paris-Pontoise et Paris-Valmondois. Les liaisons vers Paris sont assurées avec une moyenne de 7 à 8 minutes aux heures de pointe ;
    • gare de Deuil - Montmagny, desservie à raison d'un train omnibus tous les quarts d'heure aux heures de pointe et d'un omnibus toutes les demi-heures le reste de la journée. Il faut de 13 à 15 minutes de trajet pour atteindre la gare de Paris-Nord ;
  • de nombreuses lignes de bus : RATP 156, 256, 337, 356, 361 et Noctilien N51 ; et TVO 37 ;
  • d'un service de car géré par la ville de Montmagny afin de permettre le ramassage scolaire des collégiens.

Depuis 2011, le quartier du barrage dispose de la station Butte-Pinson sur la ligne 5 du tramway d'Île-de-France.

En 2017, cette offre de transport en commun sera complété par le Tram Express Nord, qui assurera la réouverture au service voyageur de la ligne de Grande Ceinture, avec une station de correspondance à Épinay-Villetaneuse et une nouvelle gare à Villetaneuse-Université, à proximité de la ville.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La ville est aisément accessible par deux anciennes routes nationales, qui la relient à l'ensemble du réseau routier du nord de l'agglomération parisienne :

  • au nord-est, dans le quartier du Barrage, par un grand axe de transit très fréquenté[Combien ?], l'ancienne RN 1 (actuelle RD 301), qui donne accès à l'autoroute A1 et à Paris.
  • par l'ancienne RN 328 (actuelle RD 928), appelée localement route de Saint-Leu, et qui supporte également une circulation de transit.

Par ailleurs, pour remédier à une déficience de dessertes et d'échanges entre Cergy-Pontoise et le pôle de développement de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, une artère de circulation interurbaine reliant ces deux pôles est programmée depuis de nombreuses années à quelques centaines de mètres au nord de Montmagny, sur la commune de Groslay. Cette voie, dénommée boulevard Intercommunal du Parisis (B.I.P.) ou, plus récemment, avenue du Parisis, doit relier à terme l'autoroute A1 et l'autoroute A104 à l'autoroute A15. La future voie sera reliée à Montmagny par les voies départementales du nord-ouest de la commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

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Les caractéristiques paysagères du territoire communal résultent essentiellement de son sous-sol immédiat et de la géomorphologie locale.

Deux unités se distinguent :

  • La Butte-Pinson au nord-est, qui est en fait une avant-butte précédant le massif de Montmorency. Les flancs de coteau présentent un dénivelé marqué selon une pente de 12 à 16 % en moyenne ;
  • La plaine centrale reliant la Butte Pinson à celle de Montmorency, s'incline vers le sud de la cote 60 à 40 mètres NGF.

Ces deux unités correspondent à une succession de couches géologiques formant deux couples de terrains perméables / imperméables : La butte se compose de sables et grès de Fontainebleau (g2b) épais d'une vingtaine de mètres reposant sur les argiles et marnes supragypseuses, marnes vertes, glaises à cyrènes et marnes à huîtres : g1a et g2a épaisses de 15 mètres. Les formations géologiques présentes sur ce secteur renferment également d’importantes masses de gypse. Cette roche sédimentaire est présente sur l’ensemble du massif de Montmorency.

Le second ensemble rassemble les terrains localisés sur la partie basse de la plaine, le long du ru des Haras. L’érosion a dégagé les formations géologiques les plus anciennes composées de calcaire de Saint-Ouen et de sables verts. Cependant, la présence de la Seine et du ru des Haras a favorisé le dépôt de remblais et de colluvions. Ces formations superficielles se sont déposées récemment au cours de l’ère quaternaire. Par ailleurs, ce secteur, proche du fleuve, est sous-tendu par un ensemble aquifère important.

La plaine centrale magnymontoise repose sur la superposition des sables de Monceau comportant des résidus marneux et de gypse provenant des première, seconde et troisième masses (e7b) sur le marno-calcaire de Saint-Ouen semi-perméable.

De ces caractéristiques géologiques découlent plusieurs conséquences ayant des incidences sur la mécanique des sols. La première contrainte correspond à des risques d'effondrement liés à la présence de gypse. Ces risques découlent d'une part de l'exploitation d'anciennes carrières, aujourd'hui abandonnées. Le gypse est, en effet, un des éléments indispensables entrant dans la composition du plâtre. D'autre part, cette roche possède des propriétés favorisant sa dissolution au contact de l'eau entraînant des possibilités d'effondrement. La seconde contrainte correspond, quant à elle, à des risques de tassements différentiels des terrains. Ces risques découlent de la nature même de ces formations superficielles et de leur composition géologique (silt plus ou moins tourbeux bordant les thalwegs et éboulis sablo-marneux dans la plaine centrale). Ainsi, ces formations caractérisées par leur forte compressibilité sont en même temps aquifères, renforçant d'autant plus leur sensibilité à une surcharge pondérale.

Hydrographie et hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Le territoire présente une dénivellation progressive du nord vers le sud, des versants du plateau de Montmorency en direction de la Seine. Trois ruisseaux s'écoulent sur le territoire communal : le ru des Econdeaux à l'ouest, en limite de Deuil-la-Barre, le ru de Deuil et le ru des Haras.

Chacun des ruisseaux draine les eaux pluviales tombées sur l’emprise de leur bassin versant. Aujourd’hui, compte tenu du développement urbain de Montmagny et des communes environnantes, la plupart des eaux recueillies par ces ruisseaux ont été canalisées de manière à réguler les fluctuations de débits et faciliter le traitement des eaux polluées.

Des aménagements complémentaires sont prévus de manière à protéger les zones urbaines concernées par un débordement éventuel de ces rus lors des orages de forte intensité (bassin de retenue - ZAC de la Jonction).

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est attestée sous le nom Mons Magniacus en 1116, Mommegina, Mommegnia, Mons menia, Monmagnie en 1243, Montmeignie en 1293, Montaigernie[2].

Le nom de Montmagny fait référence à la butte témoin proche qu’escaladait l’antique chemin conduisant de Meaux (Seine-et-Marne) à Pontoise, mais il s’agit en fait d’une formation médiévale, dans laquelle l’élément Magny conserve le nom primitif de la localité: nous avons affaire à un domaine gallo-romain (Magniacus), bien à sa place au long de la voie antique[3].

Pour former le gentilé, on s'est servi du toponyme mais en inversant l'ordre déterminé - déterminant qui devient déterminant - déterminé et en ajoutant le suffixe -ois, c'est-à-dire : Montmagny > Magnymont + -ois = Magnymontois[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montmagny

Les armes de Montmagny se blasonnent ainsi :

D'or à la fasce d'azur chargée de trois molettes du champ et accompagnée de trois coquerelles de gueules, à la bordure du même chargée de huit pivoines d'argent.

Devise : acta non verba (des actes plutôt que des mots).

Brève histoire de Montmagny[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciens vestiges sont des haches, un bracelet de bronze et un petit vase datés de l'âge du bronze et découverts dans une carrière de gypse proche du Barrage.

Au XIXe siècle, une villa gallo-romaine, malheureusement non localisée, aurait livré de nombreux objets, parmi lesquels une hache en fer en forme de croissant[5]. Le lieu-dit le Camp est évoqué comme rappelant l'emplacement d'un camp romain[6] .

Une première attestation moyenâgeuse[modifier | modifier le code]

La première mention du village remonte à 1090 quand Hervé de Montmorency (+ 1094) seigneur de Montmorency et de Marly, "bouteiller" de France, accorda à l'abbaye Saint-Florent de Saumur (Maine-et-Loire) la dîme des alleux ou terres libres de Montmagny. En 1184, ses descendants donnèrent des vignes aux chanoines de la collégiale de Montmorency pour qu'ils édifient une église paroissiale à la place de l'ancienne chapelle. Son curé était alors nommé par le prieur de Deuil, lui-même dépendant de Saint-Florent. La charte de 1100 ne fait pas mention d’une église locale à Montmagny. La population devait se rendre à Deuil ou à Villetaneuse qui dispose d’une église dédiée à saint Liphard, un thaumaturge, évêque d’Orléans au VIe siècle, chasseur de démons, de dragons. Au XVIIIe siècle, l’abbé Lebeuf s’étonne de ce patron, que personne ne connaît plus.

L’église de Montmagny apparaît en 1173. Les travaux de restauration apportent quelques lumières sur ses origines. La façade ouest présente les traces d’un édifice qui y est accolé. Elle semble être d’origine, au moins partiellement, par sa construction et sa porte basse murée. Elle a été percée par une verrière ogivale, sans pierre de taille. La porte nord de la fin du XVIe siècle donne peut-être sur un cloître. Le clocher, extérieur à l’édifice, percé au premier niveau d’un oculus et au second de fenêtres ogivales très primitives, est soutenu aux quatre angles par des contreforts maladroits en retrait à chaque étage. Tout cet ensemble, construit avec des matériaux trouvés sur place, est datable du XIIe siècle.

À l’ouest de l’église existe un « monastère», attesté en 1547 par les stalles à miséricorde conservées dans le chœur. Il ne s’agit pas d’une abbaye ni d’un prieuré, mais les cisterciens de Bonport (Eure) y possèdent des clos de vigne, pressoir et maisons entre Deuil et Montmagny,

Comme elle est tenue par un chapelain, elle est probablement annexée à une demeure seigneuriale. Les Bouchard l’ont fait construire et consacrer à saint Thomas de Cantorbéry récemment canonisé. Dans l’acte de fondation, le prieur de Deuil est censé nommer le desservant. Dans la pratique, les Bouchard le choissisent eux-mêmes et le proposent à l’évêque de Paris, dont la juridiction ecclésiastique s’étend sur Montmagny (1173, puis 1184). Cependant, la paroisse ne figure pas dans le pouillé parisien des XIIIe et XIVe siècles12.

Les seigneurs de Montmagny[modifier | modifier le code]

La commune fut citée pour la première fois en 1291 dans un acte de Mathieu IV de Montmorency (1270-1304).

En 1369, l'aveu rendu aux Montmorency pour le bois Richebourg, qui couvrait la butte et tout le vallon « au bas de la montagne », mentionnait un manoir avec dépendances.

Les premiers seigneurs de Montmagny à proprement parler n'apparurent qu'au XVIe siècle. Il appartenaient à une famille de magistrats tourangeaux : Jacques Huault (1441-1495) épousa la petite-fille de Jean de Villiers-Adam et se fit appeler « seigneur de Montmagny » mais ce n'est qu'en 1546 que son petit-fils Louis Huault († 1576) prêta hommage aux Montmorency.

Le représentant le plus célèbre du lignage est Charles Huault de Montmagny (vers 1583-vers 1653), chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, premier gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France de 1636 à 1648 . Les pierres tombales d'Adrien Huault (1620-1699) et de son fils Michel Louis († 1676) sont exposées dans la nef de l'église avec celle d'un couple de vignerons.

Le château de Montmagny[modifier | modifier le code]

Le château occupait l'angle des rues Pelletier et de la Jonction. Au XVIIIe siècle, il passa entre les mains de plusieurs grands bourgeois. Le corps de logis principal, auquel on accédait par un perron, était flanqué à l'est d'une petite aile et, à l'ouest, d'une autre plus importante à laquelle s'adossaient des dépendances. Il comportait des bureaux et des pièces de réceptions, douze chambres réparties sur trois étages avec cinq garde-robes et cabinets, une chapelle avec sacristie, des écuries, une forge, une foulerie, une loge pour le concierge, une basse-cour, une resserre, la maison du jardinier et le pavillon du potager, etc. Ses jardins à la française étaient baignés par le ru des Haras. Déclaré bien national à la Révolution, il abrita un hôpital entre juin 1794 et juillet 1795. Ce château fut ensuite détruit à la Révolution[7]. Il en reste cependant une trace avec le plan de l'Intendance [1]. puis fut démoli. Une de ses grilles se trouve aujourd'hui au centre hospitalier de Carnelle à Saint-Martin-du-Tertre.

Un château occupait le centre du bourg. Il fut édifié par un seigneur Huault (gouverneur de la Nouvelle-France et fondateur de Montmagny au Québec) au XVIe siècle. Le château changea plusieurs fois de propriétaires. On relève les noms de Toume de Richebourg, d'Arboulin (« pourvoyeur de la bouche du Roi », en vin de Montmagny), Malebranche (frère du philosophe) et enfin Chavaudon de Saint Maure.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les activités viticoles et maraîchères constituent l'économie principale de la commune[8].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les Prussiens mirent le village à sac en 1814-1815.

Au XIXe siècle, les activités viticoles sont encore importantes et couvrent une part importante du territoire. Charles Lefeuve évoque "le vin cuit au sortir du pressoir et qui a un air de ratafia"[9]. Les vignes étaient plantées notamment sur le coteau du Bois de Richebourg. Elles vont régresser progressivement au profit de vergers et d'activités maraîchères.

Des entreprises s'y installent, notamment des carriers qui exploitaient la pierre à plâtre, mais également une distillerie et une fabrique de pianos (M. Prilipp qui demeurait avenue des Tilleuls), aujourd'hui disparues[10].

La XIXe siècle est marqué par l'arrivée du chemin de fer avec deux gares qui desservent la commune, celle de Deuil-la-Barre en limite communale et celle d'Epinay-Villetaneuse.

En 1898, l’abbés Léon et Théodore Garnier achètent un ancien rendez-vous de chasse des ducs d’Enghien derrière l’actuelle mairie, pour en faire une maison de retraite pour prêtres âgés. En 1908, l'établissement change d'affectation pour devenir un séminaire des vocations tardives qui fonctionnera jusqu'en 1970 pour être ensuite racheté par la commune.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, il faut noter la présence de nombreuses guinguettes sur la Butte-Pinson, située à la limite de Montmagny et de Pierrefitte-sur-Seine.

Est aussi créée avant la Première Guerre mondiale rue Carnot une usine de fabrication "d'articles de Paris" qui sera dirigée par Joseph Tassel. Cet établissement prendra le nom de LEVILLE. Il a été reconstruit après un incendie et sert à ce jour de garage aux ateliers municipaux. Ancien combattant de la guerre 191419-18, pacifiste, il contribue à la diffusion de l'espéranto et est aussi membre actif du Sillon. Il sera nommé maire de la commune par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale en raison de sa connaissance de la langue allemande. Il porta l'étoile jaune par solidarité envers les Juifs.

Du 20 au 30 septembre 1914, Montmagny est protégée et sert de cantonnement au 2e bataillon du 2e régiment de fusiliers marins, basé à Lorient et commandé par le capitaine de vaisseau Varney, l'amiral Ronarc'h étant le chef de la brigade de fusiliers marins[11]. Début octobre 1914, Montmagny est protégée par le 1er régiment de fusiliers marins ; les officiers logent au presbytère de Montmagny occupé alors par le supérieur du séminaire.

En 1926-27, la chapelle Sainte-Thérèse, 242 rue d'Épinay (classée monument historique par arrêté du 1er septembre 1997[12]) est construite par l'architecte Auguste Perret dans le sud de la commune alors en pleine urbanisation, elle consiste de béton armé comme matériau principal sur le modèle du Raincy.

L'activité économique est largement orientée vers l'approvisionnement en fruits et légumes frais de la capitale grâce aux nombreux maraîchers. Au milieu du XXe siècle se développe aussi des vergers de pommes, de poires et de cerises. Entre les cerisiers, sont cultivées les pivoines. Les premières pommes golden de la région parisienne sont récoltées à Montmagny sur des pommiers importés des USA par Jacques Ferté qui a à l'époque des liens avec la famille Tassel. Il reste de cette tradition maraichère par exemple une variété cultivar de pissenlit dit pissenlit vert de Montmagny.

A vécu à Montmagny où sa mère, institutrice, résida jusqu'à la fin, André Peytavin (1926-1964). Scientifique de haut niveau, il milite aussi au sein de la section étudiante du Mouvement républicain populaire (MRP) de Marc Sangnier fondateur du Sillon. Il devient le secrétaire général de la Fédération d'Afrique noire de la section étudiante MPR et se rend alors à Dakar où il va prendre la direction du laboratoire de biochimie physiologique et médicale au Laboratoire fédéral de l'élevage, mais s'éloigne bientôt de la recherche pour se consacrer à l'action politique et à l'engagement catholique. Il est élu secrétaire général de la fédération MRP de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Ce scientifique d'origine roumaine va devenir le premier ministre de l'économie du Sénégal lors de l'indépendance et sera à ce titre surnommé le "nègre blanc". Il décède en 1964 pour des raisons incertaines (maladie ou assassinat ?). Le président L.S. Senghor lui fait des funérailles nationales et donne son nom à l'une des plus grandes artères de Dakar et à au premier lycée de la capitale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Thérèse située au 242 rue d'Épinay est le seul monument historique de la commune. Elle fut classée monument historique par arrêté du 1er septembre 1997[12]. Construite par Auguste Perret en 1926-27 dans le sud de la commune alors en pleine urbanisation, elle consiste de béton armé comme matériau principal. Grâce à l’emploi du béton et à la répétition des éléments coulés à l’avance dans un nombre limité de moules, la chapelle peut être construite pour un prix relativement bas. Elle mesure 36 m de long, 13 m de large et 11 m de haut, le clocher atteignant quant à lui 30 m. La superficie au sol représente 470 m2, occupée pour l'essentiel par la nef. Elle ne comporte qu’un petit nombre de points d’appui constitués par huit colonnes réunies par des poutres qui servent de chaînage. Les parois de la nef sont constituées d’un treillis en béton armé à mailles carrées remplies de formes géométriques variées : cercles, triangles et surtout croix. L’ensemble forme de véritables verrières qui donnent une impression de légèreté et qui offrent à la nef un éclairage à la fois clair et coloré (bleu et jaune). La chapelle est couverte d’une voûte plate très mince qui constituait en 1927 l’une des caractéristiques remarquables et innovantes de cette construction. Situé en saillie de la façade principale, le clocher est de section carrée. Il repose à l’avant sur deux piliers principaux, et en arrière sur une poutre maîtresse qui en reporte la charge sur les colonnes latérales de la nef. La partie supérieure du clocher est composée de lames de persienne en béton armé. Les bénitiers, les fonts baptismaux, l’ancienne grille du chœur (aujourd’hui disparue) et la balustrade de la tribune ont été construit en ciment armé et comportent des forment ajourées reprenant les motifs des verrières. Le décor intérieur est de Valentine Reyre. La fresque murale ornant le fond du chœur était composée à l’origine de trois panneaux peints, d’un entourage composé de carrés décorés et d’un fond bleu avec inscriptions sur feuillage jaune. Aujourd’hui partiellement masquée, elle représente dans sa partie centrale la Crucifixion du Christ et sainte Thérèse au pied de la croix. En 1937 seulement, l'artiste réalisa les quatorze stations du chemin de croix[13]

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Le kiosque du parc de la Mairie.
  • Église Saint-Thomas : Édifiée en 1737 sur les fondations de l'église médiévale primitive menaçant ruine, dont ne subsiste que la base gothique du clocher, elle est financée en grande partie par le prince de Condé. Son blason orne le portail latéral de l’église, à côté de celui des seigneurs de Montmagny. En 1875/76, des travaux pour assainir l’édifice rongé par l’humidité sont entrepris, mais ne suffisent pas pour assurer sa pérennité. Une grande campagne de restauration est ainsi lancée en avril 1884, incluant le rehaussement du clocher de 6 m et se terminant par l'installation du coq de 100 kg sur son toit. - Au fond de la nef, sont exposées trois pierres tombales retrouvées lors des travaux de construction en 1740[14],[13]. L'église a souvent été peinte par Maurice Utrillo.
  • Redoute de la Butte-Pinson : Conçue après la guerre de 1870 par Séré de Rivières au sommet de la Butte-Pinson afin de compléter la ligne de défense de la place forte de Paris, entre les forts de Stains et d'Écouen, elle pouvait contenir cent-cinquante soldats et 10 t de poudre. Le , la redoute est l'enjeu d'un combat entre le 105e régiment de grenadiers allemands et les chars de la 2e division blindée sous le commandement du général Massu, enlevant la place au bout de 3 h de combat. Le 28 août, le général Leclerc en fait son poste de commandement. La redoute a été déclassée en 1965[13].
  • Ancien séminaire des vocations tardives Notre-Dame-de-Lourdes : En 1898, l’abbés Léon et Théodore Garnier achètent un ancien rendez-vous de chasse des ducs d’Enghien derrière l’actuelle mairie, pour en faire une maison de retraite pour prêtres âgés. En 1908, l'établissement change d'affectation pour devenir un séminaire. La construction de nouveaux bâtiments s'impose, disposés autour d'une cour rectangulaire entourée d'une galerie ouverte rappelant un cloître. En 1912/13, une chapelle est édifiée à l'une des extrémités. Dotée d’un autel offert par les frères des Écoles chrétiennes, elle reçoit la châsse contenant le corps entier du martyr saint Théodore, tiré des catacombes de Rome en 1838. Alors que le séminaire est initialement destinée aux jeunes hommes, il s'oriente vers les vocations tardives à partir de 1925, et sa gestion est reprise par le Syndicat des prêtres catholiques du diocèse de Versailles. Les bâtiments sont agrandis en 1930/31, et les servantes du Sacré-Cœur contribuent au fonctionnement de l'établissement. En mai 1945, le séminaire compte soixante élèves originaires de plusieurs pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Italie, Royaume-Uni, Suisse, Tchécoslovaquie, Yougoslavie) mais aussi de et du Liban. Dans les années 1960, le nombre de vocations diminue, et le diocèse se voit contraint de fermer les lieux en 1970. Au total, plus de 400 élèves auront été formés au séminaire de Montmagny. En 1974, il est racheté par la commune de Montmagny, qui y installe des services municipaux et l'école municipale de musique et met des locaux à la disposition des associations[15],[13],[réf. nécessaire].
  • Parc de la Mairie : Situé à l'arrière de la mairie, il occupe une partie du parc de l'ancien séminaire. Il est agréablement aménagé : kiosque, fontaine et aires de jeux.
  • École Jules-Ferry avec son architecture typique de brique et de pierre de la reconstruction après la Première Guerre mondiale.
  • Cité Castor : une des premières "cités Castors" est construite dans les années soixante à l'arrière de la chapelle Sainte-Thérèse. Il s'agit d'un système innovant coopératif où les propriétaires s'aident mutuellement à construire leur maison.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Au carrefour de deux départements, la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise, la ville résidentielle a su conserver pour l'essentiel un certain charme de village. L'urbanisation des années 1960 et 1970 a cependant plus touché Montmagny que les autres communes de la vallée de Montmorency.

Ville du canton d'Enghien-les-Bains, Montmagny se situe dans le département du Val-d'Oise, à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, et à une vingtaine de kilomètres de la préfecture, Cergy-Pontoise.

La ville se positionne ainsi dans le croissant urbanisé du Val-d'Oise reliant la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. À ce titre, elle occupe une position stratégique[pourquoi ?] au carrefour des liaisons et des grands secteurs de développement du nord de l'agglomération parisienne identifiés dans le schéma directeur de la région Île-de-France révisé en avril 1994.

Le paysage magnymontois a subi de profondes mutations depuis ces quarante dernières années, passant d'une structure rurale à une composition urbaine dense sous l'effet de la pression foncière engendrée par la croissance de la région parisienne.

Ainsi l'ancien village qui s'est développé à l'origine autour de la rue Carnot s'est étoffé à la suite de plusieurs vagues d'urbanisation successives :

  • première vague d'urbanisation pavillonnaire, au début du XXe siècle, caractérisée par un habitat individuel isolé, implanté le long des voies de communication (rue d'Épinay et rue de la Gare) ; après la Seconde Guerre mondiale est réalisée une "cité castors" en arrière de la chapelle Sainte-Thérèse.
  • seconde vague d'urbanisation pavillonnaire, à partir des années 1980, sous forme de lotissements, îlots autonomes sans recherche d'intégration ni de liaison avec la structure urbaine préexistante.

Un second type de tissu urbain, composé de grands ensembles collectifs réalisés dans les années soixante-dix en centre ville, aux quartier des Lévriers, des Pintars et des Carrières, s'est développé indépendamment des trames urbaines structurant le paysage communal ; leur silhouette est d'autant plus perceptible que le site sur lequel s'est développée la commune est un paysage de plaine.

Ces multiples opérations d'aménagement ont accentué la déstructuration de la composition urbaine en perturbant la lisibilité de l'axe majeur nord-sud communal.

La superficie des espaces naturels correspond à plus du tiers (35 %) de la superficie totale de la commune. Ces éléments non bâtis du paysage se décomposent en deux ensembles distincts :

Le premier rassemble les anciens espaces agricoles, consacrés à l'arboriculture et à présent en friches. Ces zones sont essentiellement localisées sur la partie centrale de la commune à l'intérieur de la plaine sur près de 14 hectares de terrains. Leur position et leur importante superficie leur confèrent un rôle essentiel pour la préservation et le développement futur de la commune.

Le second s'organise autour du Domaine régional de la Butte-Pinson, localisé sur une butte-témoin surplombant le nord-est de la commune partagée entre la ville, Villetaneuse et Pierrefitte-sur-Seine. Ce parc de 111 hectares dont 70,5 hectares se situent sur Montmagny, occupe le quart de la superficie communale. En cours[Quand ?] d'aménagement progressif, il contribue à la biodiversité et l'agrément des habitants ; il est cependant très marqué par le passage d'un réseau de lignes électriques haute tension très présent dans le paysage local.

Article détaillé : Butte-Pinson.

Logement[modifier | modifier le code]

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Il y a 4 259 logements à Montmagny[Quand ?] : 91 % de résidences principales, 1,5 % de résidences secondaires et 7,5 % de logements vacants. Les maisons individuelles représentent 44,7 % du parc immobilier magnymontois, les appartements 52,7 % et les autres types de logements 2,7 %. 57,6 % des Magnymontois sont propriétaires, 39,6 % sont locataires et 2,7 % sont hébergés gratuitement. Les logements à Montmagny sont globalement spacieux : les studios et deux pièces sont sous-représentés (4,6 % et 11,2 % du total des logements contre une moyenne de 11,8 % et 20,4 % dans la région). A contrario, les 4 pièces représentent 30,1 % du parc immobilier suivis des 3 pièces (28,3 %) et des 5 pièces et plus (25,8 %).

La ville respecte les dispositions de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de 2000, qui impose un parc minimum de 20 % de logements sociaux.

Le centre-ville de Montmagny fait l'objet d'un projet de renouvellement urbain[Quoi ?] (2009-2014), impliquant la démolition/reconstruction de 72 logements sociaux, la création d'équipements publics (places publiques, liaisons piétonnes…) et l'apport de logements diversifiés. Les démolitions de plusieurs bâtiments de logements, situés entre l'église Saint-Thomas et l'hôtel de ville, ont débuté en 2010.

Économie[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal par ménage est nettement plus faible à Montmagny que dans les autres communes de la communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM) ainsi que par rapport à la moyenne du Val-d’Oise et de l’Île-de-France. Ainsi, selon l’INSEE, la valeur médiane des revenus fiscaux des ménages en 2005 est de 16 025 euros pour Montmagny contre 21 687 euros pour l’ensemble de la CAVAM, 18 066 euros pour le Val-d’Oise et 19 402 pour l’Île-de-France[16]. Il convient toutefois de faire une distinction entre le nord et le sud de la ville, le sud étant nettement plus aisé[17].

Le tissu économique de Montmagny est composé de 411 entreprises[Quand ?]. Ces unités économiques sont principalement de petites entreprises (P.M.E. - P.M.I.) industrielles ou de services. Seules 13 d’entre elles ont un effectif dépassant les vingt salariés, soit 3,2 % du total[réf. nécessaire]. Ces dernières se localisent principalement sur la partie méridionale du territoire communal, le long des principales voies de circulation (rue Jules-Ferry et rue d’Épinay) ou près de la Gare d'Épinay - Villetaneuse sur le Parc Technologique de Montmagny. Elles emploient environ 600 personnes.

La communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM), dont l'une des principales compétences est le "développement économique" a déposé un permis de construire pour le projet de construction d'une "Pépinière d'entreprises", comprenant quarante bureaux et trois ateliers locatifs. La nouvelle structure d'environ 1 800 m2, sera opérationnelle en 2012 et permettra d'encourager la création d'entreprises, en profitant de sa proximité avec l'Université Paris Nord (Institut Galilée comportant de nombreux laboratoires de recherche scientifique). Plus généralement, l'activité économique connaît un renouveau important sur le site du Parc Technologique de Montmagny, alors que les activités dispersées sur le reste du territoire ont tendance à décliner. L'offre commerciale présente sur le territoire communal, relativement modeste compte tenu de la population de la commune, pourrait être développée dans les prochaines années dans le secteur du Centre-ville, faisant l'objet d'un projet de renouvellement urbain.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Montmagny fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[18],[19].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Montmagny qui avait intégré en 2000 la communauté d'agglomération Val de France a rejoint le , à la suite de l'élection d'une nouvelle équipe municipale, la communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency (CAVAM).

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[20]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1925   H. Godin    
1962   André Grimaud    
Les données manquantes sont à compléter.
1976 1983 René Cochelin PCF  
1983 1995 Jean Trinquet RPR  
1995 2001[21] Hervé Beaumanoir PS  
2001 novembre 2012[22] Michel Roy UMP Démissionnaire
15 novembre 2012[23] en cours
(au 18 décembre 2014)
Patrick Floquet DVD[24] puis UMP Vice-président de la CAVAM (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[25],[26]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[27],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 13 757 habitants, en diminution de -2,91 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 577 562 599 587 572 583 607 593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586 615 626 662 746 826 1 073 1 099 1 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 349 1 419 1 512 1 791 2 610 3 504 3 666 3 650 4 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 493 6 584 7 382 8 977 11 505 13 090 13 956 14 003 13 757
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Petite enfance[modifier | modifier le code]

Les structures « petite enfance », chargées d’accueillir les très jeunes enfants de 3 mois à 3 ans, sont au nombre de quatre sur Montmagny : une crèche collective, une crèche familiale, une halte-garderie, un relais d'assistantes maternelles (RAM).

À ces équipements municipaux, il convient de signaler la présence d’une structure de protection maternelle et infantile (PMI) dépendante du conseil général du Val-d’Oise ; installée rue Maurice-Berteaux, à côté de la crèche collective, cette PMI accueille principalement des enfants de Montmagny et Groslay.

Enseignement[modifier | modifier le code]

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Montmagny compte sept écoles maternelles et élémentaires regroupées en quatre groupes scolaires :

  • Groupe scolaire Les Lévriers (situé à l’ouest de Montmagny) ;
  • Groupe scolaire Frères-Lumière (situé en centre-ville) ;
  • Écoles Eugénie-Cotton et Jules-Ferry (située au sud de la commune) ;
  • Groupe scolaire Jean-Baptiste-Clément (située au nord de Montmagny).

Pour l’année scolaire 2008-2009, les écoles pré-élémentaires et élémentaires de Montmagny rassemblent 1 709 élèves. 662 sont inscrits dans les quatre écoles maternelles de la commune tandis que le solde, soit 1047 élèves, se répartit dans les quatre écoles primaires.

L’analyse de la répartition géographique des effectifs scolaires montre le poids des groupes scolaires Frères Lumière et des Lévriers dans l’organisation de la carte scolaire communale. Ces deux établissements regroupent près de 65 % de la totalité des élèves inscrits en maternelle et de ceux recensés dans les écoles élémentaires.

Deux collèges, situés le long de l’axe structurant nord-sud, rassemblant près de 1131 élèves pour l’année scolaire 2008-2009, sont recensés sur Montmagny :

  • Le premier, dénommé Nicolas-Copernic et installé ruelle Marianne au nord de la commune regroupe, pour l’année scolaire 2008/2009, près de 652 élèves pour quinze salles de classes ;
  • Le second construit plus récemment et dénommé Maurice-Utrillo, localisé le long de la rue Jules-Ferry regroupe 24 salles de classes pour 479 collégiens.

Le lycée intercommunal Camille-Saint-Saëns rassemble les effectifs lycéens des communes de Deuil-la-Barre, Groslay, Montmagny et Saint-Brice. Ouvert depuis la rentrée scolaire 1995-1996, il accueille près de 1270 élèves pour l’année scolaire 2008-2009[réf. nécessaire], soit légèrement plus que sa capacité totale théorique initialement fixée à 1200 places. Vingt-quatre classes dispensent des enseignements généraux de la seconde à la terminale ainsi que des enseignements supérieurs dans le cadre de BTS.

Localisé près de la gare de Deuil - Montmagny, il bénéficie, en outre, d’une bonne accessibilité par les transports en commun.

Sports[modifier | modifier le code]

La géographie des équipements sportifs magnymontois montre une forte concentration des installations en centre-ville sur le complexe multisport Charles-Grimaud situé le long des rues Pelletier et de Villetaneuse. Ce complexe regroupe à la fois des équipements de plein air et d’intérieur. D’une superficie totale de 18 400 m2, le stade municipal comprend un terrain de football en herbe pour les compétitions et un terrain stabilisé (transformé en synthétique durant l'été 2009), une piste d’athlétisme, entièrement rénovée en 2001, trois courts de tennis de plein air et trois d’intérieur, un cours de padel-tennis (nouveauté 2016), une salle omnisports sur deux niveaux de surface totalisant quelque 3 042 m2 (trois salles distinctes permettent de pratiquer de nombreux sports d’intérieur), skatepark et un plateau polyvalent réalisés en 2005 pour une surface de 1 500 m2.

Les équipements sportifs présents sur le stade municipal sont complétés :

  • D'une part, par la construction récente[Quand ?] du gymnase Jules-Ferry. Cet équipement dispose d’une surface de 1 337 m2. Il est associé aux activités sportives du collège Maurice-Utrillo.
  • D’autre part, à proximité immédiate du collège Nicolas-Copernic, il convient de signaler la présence d’un gymnase municipal et d’un terrain d’évolution du Rouillon qui permettent la pratique d’activités sportives en lien ou non avec les activités physiques et sportives du collège.
  • Le lycée intercommunal Camille-Saint-Saëns dispose d’équipements sportifs Alain-Mimoun (gymnase et terrain de football) dont la vocation première est de permettre l’exercice d’activités physiques et sportives des lycéens. Toutefois, des accords ponctuels peuvent être passés entre la ville de Montmagny et le syndicat intercommunal, propriétaire des infrastructures, pour leur mise à disposition dans le cadre des activités municipales ;
  • La piscine intercommunale de Montmorency, gérée par le syndicat du centre nautique intercommunal (qui regroupe sept communes, dont Montmagny). La communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM) réalise un nouveau centre nautique intercommunal.

Culture[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’une bibliothèque associative localisée au cœur du centre-ville, place du Québec, et s’inscrit dans le dispositif culturel municipal. L’ancien séminaire, également situé en centre-ville, regroupe l’école municipale des musiques et certains cours et ateliers dispensés par le centre culturel.

Les équipements associés aux manifestations culturelles sont au nombre de trois : la salle des fêtes, la chapelle de l’ancien séminaire qui accueille des manifestations ponctuelles (expositions de peintures, de photos, etc.) et la chapelle Sainte-Thérèse ainsi que l’église Saint-Thomas qui accueillent les concerts de musique classique ou les récitals organisés par le service culturel de Montmagny.

Fêtes et animations[modifier | modifier le code]

  • Fête médiévale en mars.
  • Brocantes de printemps et d'automne.
  • Fête de la musique le 21 juin avec scène ouverte et tête d'affiche en seconde partie.
  • Journées du patrimoine le 3e week-end de septembre.
  • Ludofolies fin septembre (festival de jeux).
  • Foire aux poires en automne (plus organisée depuis 2008 ou 2009) : au XXe siècle, la culture dominante était la poire.
  • Marché de Noël en décembre.

Montmagny au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres liés à Montmagny[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Montmagny (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Mulon (M.), Noms de lieux d’Ile-de-France. Introduction à la toponymie, Ed. Bonneton, 1997, p. 15.
  4. Jean-Claude Boulanger, Monique C. Cormier, Le nom propre dans l'espace dictionnairique général : Études de métalexicographie, page 38[réf. incomplète]
  5. « Je vous invite à lire et partager cet article de #valdoise : Archéologie & histoire de Montmagny », sur www.valdoise.fr (consulté le 2 octobre 2015)
  6. Lefeuve Charles, Le tour de la vallée - Histoire et description de... Montmagny (tome1), Montmorency,
  7. http://www.ville-montmagny.fr/montmagny.swf
  8. Hugues Neveux, Vergers et vignobles en région de Montmorency au XVIIe s. : Montmagny vers 1680, Rouen, Annales de Normandie,
  9. LEFEUVE Charles, Le tour de la Vallée, Montmorency,
  10. Source : Atlas du patrimoine du pays de Roissy, par l'Association du pays de Roissy-CDG, 2006[réf. incomplète]
  11. [PDF] http://cecile_meunier.club.fr/historiques/RM-002-2-270814-050615.pdf J.M.O. du 2e bataillon du 2e régiment de marins
  12. a et b Notice no PA00125477, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a, b, c et d François Chairon, Michel Bourlet et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Montmagny », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 259-261 (ISBN 2-84234-056-6).
  14. Mathieu Lours, « Montmagny - Saint Thomas Becket », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 194-195 (ISBN 9782953155402).
  15. « Montmagny et l’empreinte du temps », sur Montmagny (site officiel) (consulté le 16 novembre 2012).
  16. Montmagny - Val-d'Oise (Code postal - 95360)
  17. Qu’apporte l’échelon infracommunal à la carte des inégalités de richesse en Île-de-France?
  18. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  19. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  20. « Les maires de Montmagny », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 18 décembre 2014)
  21. « La gauche veut faire basculer Montmagny », Le Parisien, édition Val-d'Oise,‎ (lire en ligne)
  22. Sarah Nafti, « Démission surprise du maire de Montmagny », Le Parisien, édition Val-d'Oise,‎ (lire en ligne)
  23. [PDF] « Compte-rendu du Conseil municipal du 15 novembre 2012 », sur http://www.ville-montmagny.fr/, Mairie de Montmagny (consulté le 28 décembre 2012), p. 2
  24. Daniel Pestel et Sarah Nafti, « Patrick Floquet devrait être élu maire ce soir », Le Parisien, édition Val-d'Oise,‎ (lire en ligne)
  25. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  26. Daniel Pestel, « Patrick Floquet (UMP) garde son fauteuil de maire : Le tribunal administratif de Pontoise a confirmé, hier matin, l'élection du maire UMP de Montmagny, Patrick Floquet. René Taieb, tête de liste socialiste, avait déposé un recours après le scrutin de mars dernier, mettant notamment en avant les tracs antisémites retrouvés sur la voie publique le matin du scrutin. », Le Parisien, édition Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  27. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  30. « Portrait de Charles Jacques Huault de Montmagny, gouverneur de la Nouvelle-France de 1636 à 1648 », sur images.recitus.qc.ca (consulté le 2 octobre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bethencourt, Montmagny, de ses origines aux 900 millions de Maurice-Utrillo-Valadon, 1969. Publié à compte d'auteur, épuisé.
  • Maurice Gachelin, Histoire de Montmagny. Édité par le Centre culturel de Montmagny en 1978, épuisé.
  • René Cochelin et Marie-France Lecuir, Montmagny en 1900. Éditions du Valhermeil. 1997.
  • François Legallais, Montmagny au fil des rues. Annuaire thématique et patrimonial des rues de Montmagny, 2007. Publié aux éditions du Valhermeil, (ISBN 978-2-35467-005-4)
  • Jean Hamelin, « HUAULT DE MONTMAGNY, CHARLES », dans Dictionnaire biographique du Canada, 2000
  • Joseph-Edmond Roy, L'Ordre de Malte en Amérique, Imp. A. Cote, 1888, 68 p. (en ligne)
  • Jean-Claude Dubé, Le chevalier de Montmagny. Premier gouverneur de la Nouvelle-France, Montréal, Fides, 1999,
  • Hugues Neveux, Vergers et vignobles en région de Montmorency au XVIIe s. : Montmagny vers 1680, Annales de Normandie Année 1996 Volume 46 Numéro 3 pp. 331-341
  • Histoire générale de Montmagny, Association Valmorency [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Collet, « Montmagny - Association Valmorency », sur www.valmorency.fr (consulté le 2 octobre 2015)