Mériel

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Mériel
La mairie.
La mairie.
Blason de Mériel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Saint-Ouen-l'Aumône
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts
Maire
Mandat
Jean-Louis Delannoy
2014-2020
Code postal 95630
Code commune 95392
Démographie
Gentilé Meriellois, Merielloises
Population
municipale
4 957 hab. (2014)
Densité 934 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 45″ nord, 2° 12′ 18″ est
Altitude Min. 22 m – Max. 95 m
Superficie 5,31 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.meriel.fr

Mériel est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Mériellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Berges de l'Oise à Mériel vues depuis Butry-sur-Oise.

Mériel est situé à 10 km au nord-est de Pontoise et à 4 km au sud de L'Isle-Adam

La commune est située en bordure sud de la forêt domaniale de L'Isle-Adam.

Communes limitrophes de Mériel
Butry-sur-Oise L'Isle-Adam
Auvers-sur-Oise Mériel
Méry-sur-Oise Villiers-Adam

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la Gare de Mériel de la ligne Paris-Nord - Persan-Beaumont par Ermont-Eaubonne (ligne H du Transilien).

Toponymie, étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Mériel signifie petit Méry[Quoi ?].

Histoire[modifier | modifier le code]

Train des carrières, au début du XXe siècle.
Carrière à Mériel ayant servi de champignonnière.

Le site de la commune est occupé depuis la période celtique, comme en témoignent des découvertes archéologiques du XXe siècle.

L'abbaye Notre-Dame-du-Val est fondée à proximité en 1125 par des religieux cisterciens. Le hameau de Mériel se forme, et les rois et prélats, attirés par l'abbaye, s'y arrêtent.

Le hameau, seigneurie au XVe siècle des Orgemont et des Villiers de L'Isle-Adam est rattaché à Villiers-Adam jusqu'en 1713. Il reste sous l'influence des châtelains de Stors jusqu'au XXe siècle. En 1791, Mériel comptait 360 habitants.

Des habitants du village participent en 1804 à l'arrestation de complices de Cadoudal, ce qui leur vaut une lettre de félicitations de Bonaparte, alors Premier Consul.

En 1806, Louis Antoine Porlier, d'une famille de vignerons connue depuis 1619, est maire de Mériel et Cultivateur.

Le lieu dit le Champ Poirier a vu s'affronter des soldats français et prussiens pendant la guerre franco-allemande de 1870, sans dommage pour la commune.

Afin d'exploiter des carrières de gypse à Villiers-Adam, une ligne de chemin de fer industriel à voie étroite de 0,75 m de large a été implantée le long de la route de Villiers-Adam puis des rues de l'Abbaye et du Port, afin de permettre l'expédition du plâtre au port de Mériel[1].

En 1943-1944, l'armée allemande implante dans les anciennes carrières des ateliers de montage des fusées V1, entraînant un bombardement allié sur la commune.

La commune, lieu de villégiature en bord de rivière proche de Paris, attire au XXe siècle de nombreuses célébrités.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[2],[3].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des impressionnistes. Dans le cadre de l'achèvement de la coopération intercommunale prévue par la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, cette intercommunalité disparait en 2016 et la commune intègre la communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts [4],[5],[6].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1971 Henri Bertin   Chef de bureau des affaires juridiques SNCF
1971 1977 Henri Renault    
1977 1980 Eugène Alliot[7],[8] PCF Ouvrier des chemins de fer
Député de Seine-et-Oise (1948 → 1951)
Conseiller général de L'Isle-Adam (1945 → 1958)
1980 1983 André Le Berre PS  
mars 1983 1989 Henri de Fraguier Droite  
juin 1989 1995 Brigitte de Roffignac Droite Prés. Syndic. Interco. Alim. Eau Potable Vallée Chauvry[Quand ?][réf. nécessaire]
juin 1995 2008 Michel Rigollet Divers Droite Maire Honoraire <arrêté préfectoral du 22 mai 2008> Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres <BO des décorations, médailles et récompenses du 30 avril 1999>
mars 2008 2014 Jean-Louis Delannoy Divers Droite Président de la CC Vallée de l'Oise et des Impressionnistes ( ? → 2014)
Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Pays de Galles Llanwrtyd Wells (Pays de Galles) depuis 2000[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 957 habitants, en augmentation de 12,23 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
378 388 392 385 444 402 403 391 384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448 514 543 553 582 599 603 605 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
751 847 874 960 1 096 1 314 1 342 1 370 1 676
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 028 2 436 3 115 3 351 3 985 4 062 4 402 4 443 4 957
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame-du-Val (vestiges).
Le musée Jean-Gabin et la bibliothèque municipale.
La maison où vécut Jean Gabin dans sa jeunesse.
L'église Saint-Éloi.
L'ancienne école Montebello.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

C'est la plus ancienne abbaye cistercienne du Val-d'Oise. Elle a été en grande partie détruite en 1845. Ne subsistent que le bâtiment des moines de la fin du XIIe siècle et la galerie nord du cloître, à arcades en plein cintre, reconstruite en 1725 ainsi que des restes de l'église. Le bâtiment des moines, le mieux conservé de l'ensemble, comprend une façade garnie de contreforts et percée de baies plein cintre. Au rez-de-chaussée se succèdent la sacristie, la salle capitulaire, le parloir et la salle des moines. Au 1er étage, le dortoir du XIIIe siècle est l'un des plus beaux de l'ordre cistercien, voûté d'ogives et divisé en travées par huit colonnes[16].
  • Musée Jean-Gabin, 1 place Jean-Gabin : il a été créé par la municipalité en 1993 à la suite d'un don de la famille Moncorgé-Gabin. De nombreux souvenirs personnels du comédien (correspondance, films...) y sont présentés comme dans un scénario animé sur le thème : « Le film de sa vie, la vie de ses films ». Le musée est ouvert les samedis et les dimanches du 15 mars au 15 novembre de 14 h à 18 h, entrée 4 [17]. Il est aménagé dans l'ancienne maison ouvrière habitée par l'acteur durant son enfance puis par son beau-frère Jean Poësy, champion de boxe.
  • Maison de la famille Moncorgé-Gabin, Grande-rue : c'est dans cette maison ouvrière avec son étroite façade sur la rue que Jean Gabin passa son enfance et la majeure partie de son adolescence. Il y vint encore fréquemment jusqu'au décès de son père, en 1955[18].
  • Église Saint-Eloi, rue du Chemin-Vert / rue de l'Église : elle est bâtie sur l'emplacement d'un ancien sanctuaire dont ne subsiste qu'une porte dans le bas de la nef. L'édifice originel fut probablement érigé au XIIIe siècle, mais ne fut jusqu'en 1713 qu'une chapelle annexe de l'église de Villiers-Adam. Quatre tombeaux de l'abbaye Notre-Dame-du-Val furent transférés au printemps 1792 sous les dalles du chœur dont la sépulture de Charles Villiers de L'Isle-Adam (mort en 1535), évêque de Beauvais et commendataire de l'abbaye du Val. Les dalles funéraires furent découvertes en 1981. L'église contient une chaire à prêcher en bois du XVe siècle (provenant de l'abbaye du Val) et trois stalles du XVIe siècle. On peut y voir un christ sur la croix de 1911 de Madeleine Poésy, sœur de Jean Gabin[19].
  • Ancienne École Montebello, Grande-rue : depuis sa fermeture en 1902, le bâtiment sert d'habitation. Il est l'œuvre de l'architecte Louis-Charles Boileau (1871-1872), qui a notamment travaillé sur le domaine de Stors à proximité. La construction a été commanditée par les Cheuvreux, seigneurs de Stors avant les Montebello[20].
  • Pont de chemin de fer de 1876, RD 151 : il relie les gares de Mériel et de Valmondois de la ligne d'Ermont - Eaubonne à Valmondois. C'est en même temps un pont routier, qui remplace le bac de Stors à la fin du XIXe siècle[20].
  • Croix pour Louis-Auguste-Jean Lanne marquis de Montebello, rue Montebello, au nord du village : érigée par les habitants en souvenir du jeune marquis frappé mortellement par la foudre en son emplacement en date du 24 juillet 1912, à l'âge de 38 ans[18].
  • Moulin de Stors, ou moulin Perrot, rue de Perrot / chemin de Paris : anciennement partie intégrante du domaine de Stors, ce moulin à eau est construit par les moines de l'abbaye du Val à partir de 1525. Sous le Second Empire, le bâtiment est transformé en gentilhommière par l'architecte Louis-Charles Boileau. Il est entouré d'un beau parc à l'anglaise et se situe sur le site classé des marais de Stors (vallée de Chauvry), nés de l'absence d'entretien des étangs créés par les moines. Propriété, comme le château du même nom, des Lannes de Montebello, le moulin voit passer Georges Duhamel et Wladimir d'Ormesson. La famille de ce dernier s'y cache de la Gestapo en 1943-1944. Le moulin principal est agrémenté d'un petit moulin du début du siècle dernier, qui accueillait les invités[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Jean Gabin près du musée.
  • Jean Moncorgé, dit Jean Gabin, a passé son enfance et son adolescence à Mériel. Né à Paris le 17 mai 1904, il vécut à Mériel dans une maison de la Grand Rue (au n° 43), le long du chemin de fer. Il rêvera de devenir conducteur de locomotive, rêve exaucé... en 1938 en tournant le rôle d'un mécanicien dans La Bête humaine de Jean Renoir.
  • La famille Lannes de Montebello, anciennement propriétaire du domaine de Stors. Une croix de pierre rue Madeleine-et-Louise-de-Montebello rappelle la mort de Louis de Montebello, frappé par la foudre en 1912.
  • L'architecte Louis-Charles Boileau, à l'origine des plans du moulin de Stors et de l'ancienne école de la ville.
  • L'actrice Cécile Sorel vécut à Mériel.
  • L'auteur dramatique Robert de Flers fit un séjour à Mériel.
  • L'historien Fernand Braudel a été camarade de classe de Jean Moncorgé à Mériel de ses sept à dix ans.
  • André Leducq, coureur cycliste, y habita plusieurs années.
  • L'humoriste Jean Rigaux a longtemps vécu à Mériel. Une allée de Mériel porte son nom.
  • Mylène Farmer a tourné le clip de "Je te rends ton amour" dans l'abbaye en 1999.
  • La coco-girl et danseuse, Fenella Masse Mathews, ancienne meneuse du Moulin Rouge et du Crazy Horse, y habite avec son mari, Philippe Masse, guitariste des Forbans. Elle y est professeur de danse de jazz et a en 2008, monté son propre spectacle (Super Trouper For Abba).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Mériel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mériel

Les armes de Mériel se blasonnent ainsi : De gueules à l'abbaye cistercienne d'or, ajourée et maçonnée de sable, accompagnée en chef à dextre d'un rencontre de cerf et à senestre d'un héron, tous deux d'argent ; à la champagne d'azur chargée de trois fleurs de lys aussi d'or rangées en fasce ; à la devise ondée aussi d'argent brochant sur la partition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Aubert, La grande histoire du Val d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)
  • René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 426-432 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Wagner, Les petits trains et les tramways du Val-d'Oise : Du XIXe siècle aux années 2000, Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, , 250 p. (ISBN 2-905684-57-7), p. 97-104
  2. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  3. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  4. Arrêté du Préfet de la région Île-de-France n°2015063-0002 du 4 mars 2015.
  5. « Compte-rendu sommaire du conseil communautaire du 14 octobre 2014 » [PDF], sur http://www.ccvoi.fr (consulté le 20 septembre 2015).
  6. « L'agglo de la Vallée de l'Oise vit ses derniers mois », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  7. « Eugène, Alphonse ALLIOT », Base de données des députés français depuis 1789, sur http://www.assemblee-nationale.fr (consulté le 22 septembre 2015).
  8. « Le PCF rend hommage aux résistants », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  10. « Jumelage », sur Mériel (site officiel) (consulté le 11 novembre 2012).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Abbaye du Val (ancienne) », notice no PA00080123, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Cf. René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 426-432 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 426-429.
  17. Musée Jean-Gabin
  18. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 432.
  19. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 429.
  20. a et b Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 431.
  21. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Mériel, op. cit., p. 429-430.
  22. « Le marais de Stors », sur Mériel (site officiel) (consulté le 11 novembre 2012).