Géographie de l'Île-de-France

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Aire et zones de l'Île-de-France
Les départements de l'Île-de-France

La géographie de l'Île-de-France est marquée, sur le plan physique, par sa situation au centre d'un bassin sédimentaire, le bassin parisien, au relief relativement plat, irrigué par un fleuve navigable, la Seine, dont les principaux affluents convergent précisément dans cette région, par un climat tempéré et des sols agricoles très fertiles, et sur le plan économique, par la présence en son centre de Paris, capitale et principale agglomération urbaine de la France.

Avec une superficie de 12 012 km2, l'Île-de-France est l'une des plus petites régions françaises (la plus petite de la France métropolitaine après la Corse), mais de loin la plus importante par sa population (11,96 millions d'habitants en 2013, soit 18,8 % de la population de la France métropolitaine)[1] et par son produit intérieur brut : 30,4 % du PIB total de la France métropolitaine et 29,8 % du PIB de la France (DOM inclus) en 2012[2].

Concentrant les pouvoirs économiques, administratif et politique d'un pays très centralisé, elle est au centre d'un réseau de communication qui se ramifie en étoile autour de Paris.

Paris et ses couronnes[modifier | modifier le code]

La commune de Paris[modifier | modifier le code]

Avec une superficie de 105 km2, Paris est une petite commune. Rome est par exemple 12 fois plus étendue (1 285 km2) et Berlin 8,5 fois. En revanche, elle concentrait 2 229 621 habitants[3] en 2013, soit une densité de population de 21 234 hab/km2, l'une des plus élevées du monde, et 18,6 % de la population totale de la région Île-de-France, pour à peine 0,9 % de sa superficie. En excluant les 18 km2 des bois de Boulogne et de Vincennes, la densité de Paris atteint même 25 668 hab/km2.

La commune de Paris correspond à un ensemble géographique et historique déterminé dont les limites furent tracées en 1860, lors de l'annexion de certaines communes adjacentes (comme Montmartre, La Villette ou Bercy), à peu près sur le tracé de l'ancienne enceinte militaire de Thiers, bâtie en 1840. Bien que rapidement désaffectée, cette enceinte marqua longtemps une rupture dans le tissu urbain, toujours visible dans les « Boulevards des Maréchaux », ensemble de boulevards ceinturant presqu'intégralement la ville en deçà du boulevard périphérique, autoroute urbaine circulaire située à l'intérieur des limites administratives de la commune. Il existe même à certains endroits des terrains situés entre le périphérique et la limite administrative, très prisés par les promoteurs de bureaux puisqu'ils conservent une adresse parisienne.

En 2005, l'Insee évaluait le PIB de la commune de Paris à 166 milliards d'euros et le PIB par habitant à 75 455 euros.

La petite couronne[modifier | modifier le code]

Carte représentant Paris et les trois départements de la petite couronne

La petite couronne est la zone constituée des trois départements limitrophes de la ville de Paris : les Hauts-de-Seine (92), la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94). Jusqu'à la fin de 1967, une partie de cet ensemble, regroupée avec Paris, formait le département de la Seine.

Urbanisée dès la fin du XIXe siècle, elle se caractérise par une très forte densité de population, atteignant près de 9 000 habitants/km2 dans les Hauts-de-Seine, soit plus que la majorité des centres-villes de la plupart des métropoles mondiales : par comparaison, la densité du quartier de Queens à New York est de 8 000 habitants/km2. Cette zone possède d'importantes fonctions de commandement, en particulier le quartier de La Défense (Hauts-de-Seine), véritable expansion du centre-ville et premier quartier d'affaires européen. La petite couronne comprend 123 communes, 4 497 890 habitants en 2013, soit 37,6 % de la population de la région[4], et a une superficie de 657 km2.

En 2005, l'Insee évaluait le PIB des 3 départements à 189 milliards d'euros et le PIB par habitant à 43 950 euros.

La grande couronne[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1967, avec la Seine-et-Marne (77), le département de Seine-et-Oise entourant celui de la Seine, formait la grande couronne.

Le 1er janvier 1968, elle est réorganisée en quatre départements à la périphérie de l'Île-de-France : la Seine-et-Marne (77) qui conserve ses limites, les Yvelines (78), l'Essonne (91) et le Val-d'Oise (95). La grande couronne a 5 232 296 habitants en 2013, soit 43,7 % de la population de la région.

En 2006, l'Insee évaluait le PIB des 4 départements à 101 milliards d'euros et le PIB par habitant à 26 715 euros.

Géologie[modifier | modifier le code]

En dehors des zones construites le long des rivières, les carrières et les zones rocheuses exploitables sont encore nombreuses dans la région

On trouve du gypse au Nord (Cormeilles-en-Parisis, butte de Montmorency, monts de la Goële, etc.), beaucoup de sablons notamment dans le Gâtinais et les boucles de la Marne, de l'argile autour de la ville de Provins (Seine-et-Marne) et dans le Mantois ainsi que du calcaire aux limites champardennaises et le long du Loing.

Source: Services Collectifs des Espaces Naturels et ruraux d'IDF

Relief[modifier | modifier le code]

Le point culminant de la région d'Île-de-France, au sens administratif, est situé à Haravilliers (Val-d'Oise) sur les buttes de Rosne et culmine à 216 m[5]. Le point le plus bas est à 11 m à Port-Villez (Yvelines). L'altitude moyenne est de 108 m[réf. nécessaire].

Le point le plus haut de la région historique, qui comprend des terres hors de la région administrative actuelle (notamment dans l'actuel département de l'Oise), est le mont Pagnotte, en forêt d'Halatte au nord de Senlis qui culmine à 221 m.

La colline d'Élancourt (anciennement colline de la Revanche) est plus haute avec ses 231 m, mais il s'agit d'une colline en partie artificielle, élevée avec les remblais de construction de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines : son sommet n'est pas d'origine naturelle.

Le point culminant de Paris et de sa proche banlieue (départements 75, 92, 93, 94) se trouve dans la forêt de Meudon qui culmine à 180 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le « drain » principal de l'Île-de-France est la Seine. Presque tous les cours d'eau sont des affluents de celles-ci ou d'autres rivières se jetant plus tard dans le fleuve. La présence de forêts (Saint-Germain-en-Laye, Fontainebleau) mais aussi les quelques hauteurs naturelles éparses déforment le cours des rivières en de nombreuses boucles typiques de l'Île-de-France.

L'altitude du terrain totalement aléatoire (oscillant toujours entre 0 et 200 m) a laissé, souvent aux abords des boucles, des lacs et des étangs aujourd'hui aménagés en bases de loisirs (Moisson-Mousseaux, Cergy-Neuville, Villeneuve-Saint-Georges, etc.).

À l'ouest, l'Eure draine timidement dans sa vallée le sud des Yvelines (rivières du Perray, de Guéville, etc.), et le pays Houdanais.

Climat[modifier | modifier le code]

La région Île-de-France bénéficie d'un climat tempéré, modéré par des influences océaniques. La température moyenne s'élève à 11 °C et les précipitations moyennes à 600 mm.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Malgré sa forte urbanisation, l'Île-de-France est majoritairement rurale : sur ses 12 070 km2, 45 % sont consacrés à l'agriculture (une des plus productives de France) et 23 % à la forêt. Parmi les plus importantes forêts de la région, on peut citer celles de Fontainebleau, Rambouillet, Montmorency, Saint-Germain-en-Laye et Sénart. Cependant, la progression de l'urbanisation continue, année après année, de grignoter la surface agricole qui a perdu 1 000 km2 au cours des 50 dernières années face à l'étalement urbain et aux développements des infrastructures.

Petites régions naturelles[modifier | modifier le code]

Parcs naturels régionaux[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]