Palais des Tuileries

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Palais des Tuileries
Tuileries vers 1860 (cropped).jpg

Le palais des Tuileries vu depuis le Louvre du côté de la place du Carrousel.

Présentation
Type
Palais
Architecte
Construction
Démolition
1871 (Incendie)
1883 (Travaux de démolition)
Destination initiale
Palais royal
Géographie
Pays
Région
Commune
Localisation
Coordonnées
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Le palais des Tuileries est un ancien palais parisien, aujourd'hui détruit, dont la construction commença en 1564 sous l'impulsion de Catherine de Médicis, à l'emplacement occupé auparavant par l'une des trois fabriques de tuiles établies en 1372 à côté des Quinze-Vingts, non loin du vieux Louvre. Agrandi sous les règnes successifs et unifié avec le palais du Louvre, il disposait d'une immense façade (266 mètres de long pour le palais disparu, et environ 328 mètres si on compte les pavillons de Flore et de Marsan qui subsistent) et il était le point focal du grand axe historique de Paris (perspective en enfilade de l'avenue des Champs-Élysées, la place de la Concorde et le jardin des Tuileries) conçu à partir de ce palais.

Il a été la résidence royale à Paris de nombreux souverains (Henri IV, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI mais aussi Louis XVIII, Charles X puis Louis Philippe), et impériale (Napoléon Ier puis Napoléon III). Entretemps il a aussi été le siège de la Première République et du Consulat. Son rôle de siège officiel du pouvoir français fut interrompu par sa destruction par un incendie volontaire[1] le 23 mai 1871, allumé par les communards Jules-Henri-Marius Bergeret, Victor Bénot et Étienne Boudin. Les ruines du palais des Tuileries furent abattues en 1883, la Troisième République étant alors installée dans le palais de l’Élysée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, l'emplacement du palais était occupé par des terrains vagues et des fabriques de tuiles. Au XIVe siècle, le prévôt de Paris Pierre des Essarts y possédait un logis, dit hôtel des Tuileries, et quarante arpents de terre labourable[2]. Le site se situait en dehors de l'enceinte de Charles V, construite de 1356 à 1383 et dont elle était séparée par un fossé alimenté par la Seine.

En 1500, Nicolas Ier de Neufville, secrétaire aux Finances, y fit bâtir un hôtel. Louise de Savoie, mère de François Ier, incommodée dans l'hôtel des Tournelles, place des Vosges, par les eaux stagnantes, vint y habiter. En 1518, le roi acheta l'hôtel pour sa mère, qui en fit don au maître d'hôtel du Dauphin, Jean Liercoun, en 1527[2].

Premières constructions[modifier | modifier le code]

Henri II mourut dans l'hôtel des Tournelles en 1559. Catherine de Médicis, sa veuve, quitta alors cette propriété dont l'ordre de démolition fut donné en 1563 par Charles IX. La reine acheta alors la maison des Tuileries, plusieurs propriétés voisines, ainsi qu'un grand terrain appartenant à l'hôpital des Quinze-Vingts. Elle les fit raser et demanda aux architectes Philibert Delorme, puis à la mort en 1570 de celui-ci, à Jean Bullant, d'y édifier un palais qui devait s'élever à l'ouest du Louvre. Le projet d'origine était ambitieux : deux grands bâtiments parallèles et perpendiculaires à la Seine, réunis par quatre ailes plus courtes, compartimentant ainsi trois cours intérieures. Mais seul le bâtiment occidental fut finalement construit. Un grand jardin à l'italienne, l'actuel jardin des Tuileries, fut également aménagé entre le château et le glacis de l'enceinte (actuelle place de la Concorde)[2].

Cet édifice comportait un pavillon central surmonté d'un dôme, doté d'un escalier suspendu sur voûte qui fut considéré comme un chef-d'œuvre. Ce pavillon était encadré de deux ailes. L'aile sud se terminait par un pavillon, appelé pavillon de Bullant (construit en 1570) tandis que l'aile nord ne fut pas achevée. En effet, Catherine de Médicis, très superstitieuse, refusa finalement d'habiter aux Tuileries et s'installa à l'hôtel de Soissons, actuelle Bourse de Commerce) qu'elle fit bâtir en toute hâte en 1574 près de l'église Saint-Eustache. La légende raconte que son astrologue Ruggieri lui avait prédit qu'elle mourrait « près de Saint-Germain » et le palais se trouvait à proximité de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois[2].

Sous le règne de Charles IX, le chantier de construction des Tuileries fut progressivement abandonné. Henri III y donna quelques fêtes, mais n'y résida pas ; il s'enfuit cependant de Paris par le jardin des Tuileries, le , lors de la journée des barricades.

Le « Grand Dessein »[modifier | modifier le code]

Les Tuileries, le Louvre et la Grande Galerie en 1615. Plan de Merian

Au début du XVIIe siècle, Henri IV décida de relier le Louvre au palais des Tuileries en faisant construire une longue galerie longeant la Seine, galerie dont l'amorce existait depuis quelques années. C'est ce que l'on appela le « Grand Dessein ». La Grande-Galerie ou Galerie du bord de l'eau (qui existe toujours) fut édifiée de 1607 à 1610 par Jacques II Androuet du Cerceau. Au même moment, le palais des Tuileries fut prolongé vers le sud par une aile appelée Petite-Galerie, destinée à raccorder le pavillon de Bullant à la Grande-Galerie : au croisement des deux bâtiments fut construit un pavillon, baptisé pavillon de la Rivière (et rebaptisé pavillon de Flore en 1669). Le palais du Louvre et celui des Tuileries étaient donc désormais reliés entre eux.

Après la mort d'Henri IV, en 1610, le palais connut à nouveau une longue période d'abandon.

Ce fut Louis XIV qui décida de reprendre le chantier. Le palais des Tuileries était en effet dissymétrique : la Petite-Galerie bâtie sous Henri IV n'avait en effet pas de pendant au nord. Entre 1659 et 1666, Louis Le Vau et François d'Orbay construisirent : d'abord un pavillon destiné à faire pendant au pavillon de Bullant (et qui fut baptisé « pavillon du Théâtre »), ensuite une galerie destinée à faire pendant à la Petite-Galerie (et qui fut baptisée « galerie des Machines »), enfin un pavillon destiné à faire pendant au pavillon de Flore (et qui fut baptisé « pavillon de Pomone », puis « pavillon de Marsan »[3]).

Le palais était donc désormais symétrique et complet du nord et sud. Cependant, plusieurs décennies s'étaient écoulées entre la construction des bâtiments situés au sud du pavillon central et de ceux situés au nord. L'édifice souffrait donc d'une grande hétérogénéité sur le plan architectural. Le roi ordonna qu'il soit donc largement modifié par Le Vau. Le pavillon central (baptisé « pavillon de l'Horloge ») fut entièrement reconstruit dans le style classique : plus large, plus élevé, il fut recouvert d'un dôme volumineux ; les ailes qui le flanquaient, ainsi que la Petite-Galerie, furent également reconstruites[2].

Palais et jardin des Tuileries, à la fin du XVIIe siècle.

À la fin du XVIIe siècle, le palais des Tuileries présentait donc l'aspect qu'il allait définitivement conserver pendant deux siècles, long de 260 mètres, depuis le pavillon de Marsan au nord jusqu'au pavillon de Flore au sud. À l'ouest du palais s'étendait le jardin des Tuileries, jusqu'à la future place Louis XV (actuelle place de la Concorde) ; à l'est se trouvait une vaste cour, appelée cour du Carrousel, elle-même prolongée par une place (la place du Carrousel), puis par un quartier de vieilles maisons (situé à l'emplacement de l'actuelle pyramide en verre), et enfin par la cour Carrée du Louvre.

Durant l'Ancien Régime, les principaux habitants des Tuileries furent la duchesse de Montpensier, dite Grande Mademoiselle (de 1638 à 1652), Louis XIV (de 1664 à 1667) et Louis XV (de 1715 à 1722). Un lit de justice se tint aux Tuileries le . Le palais fut ensuite déserté et occupé par des courtisans ou des artistes auxquels le Roi octroyait des logements de faveur, ainsi que par des artistes, des retraités et des personnes de toute condition.

Chassé du Palais-Royal par un incendie le , l'Opéra s'installa aux Tuileries, dans une salle de spectacles qui avait été aménagée par Louis XIV dans la galerie des Machines dite « salle des Machines » (ou « théâtre des Tuileries ») ; il y demeura jusqu'en 1770, date à laquelle il fut remplacé par la Comédie-Française, qui y demeura jusqu'en 1782, puis par la troupe du « théâtre de Monsieur ». La première du Barbier de Séville, de Beaumarchais, y eut lieu le .

Sous la Révolution et le Consulat[modifier | modifier le code]

Au cours des journées révolutionnaires d'octobre 1789, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants s'installèrent dans le palais le après avoir été ramenés du château de Versailles par les émeutiers. Les Tuileries entraient dans la grande histoire : pendant 80 ans, le palais allait être la principale résidence des rois et des empereurs, ainsi que le théâtre d'événements politiques majeurs.

La distribution intérieure du château était la suivante:

  • On pénétrait dans le palais du côté de la cour du Carrousel, par le vestibule du pavillon de l'Horloge. À droite se trouvait l'escalier qui s'arrêtait à un premier palier menant à la chapelle et continuait après un demi-tour jusqu'à la salle des Cent-Suisses (futur salon des Maréchaux);
  • Au sud de cette salle, et jusqu'au pavillon de Flore, se trouvaient en enfilade, donnant sur la cour, l'antichambre du Roi, la chambre de Parade, le grand cabinet du Roi et la galerie de Diane. Du côté du jardin se trouvaient l'appartement de la Reine puis l'appartement d'hiver du Roi, occupé par Louis XVI à son arrivée aux Tuileries.

Pendant la Révolution, l'ancien appartement de la Reine fut occupé par Marie-Thérèse de France et son frère, le dauphin Louis. Marie-Antoinette s'installa au rez-de-chaussée, côté jardin, tandis que Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI, occupait le premier étage du pavillon de Flore. Des meubles furent rapportés de Versailles des cloisons furent ajoutées ou abattues pour aménager les appartements de la famille royale qui vécut dans une intimité renforcée et dans l'angoisse.

La famille royale résida pendant trois ans dans le palais. Le , elle tenta de s'enfuir, mais, arrêtée à Varennes, fut contrainte de regagner les Tuileries.

Le Premier Consul ordonne à Leconte la réfection et l'aménagement des Tuileries (ci-dessus, en 1802).

Puis, le , à 7 heures du matin, elle fut contrainte de quitter le palais, assiégé par les émeutiers, pour aller se réfugier dans la salle du Manège, qui abritait alors l'Assemblée législative et qui se trouvait le long du jardin (à l'emplacement de l'actuel carrefour entre les rues de Rivoli et de Castiglione). La garnison de gardes suisses resta en place autour du palais désormais vide. Il fut envahi et pillé, et près de 600 gardes moururent soit pendant le combat, soit ensuite massacrés par la foule. Une centaine d'entre eux parvint toutefois à s’échapper grâce à une partie de la population parisienne. Le 21 août, la guillotine fut dressée sur la place du Carrousel, à l'est du palais.

Le , la Convention s'installa aux Tuileries, dans la galerie des Machines aménagée par l'architecte Gisors. Rien ne fut modifié dans l'aspect extérieur des Tuileries lorsque la Convention s'y installa le 10 mai 1793. Sinon qu'on pava la cour du Carrousel et nettoya les abords immédiats du Palais. En revanche, l'arrivée de l'Assemblée nationale fut marquée par l'inscription sur la façade du Palais, de trois mots clefs de la mythologie républicaine. Le mot Unité était inscrit sur le pavillon de l'Horloge (au centre), Liberté sur le pavillon Marsan, et Égalité sur celui de Flore. On planta enfin un bonnet phrygien sur le sommet du pavillon de l'Unité. Il fallut à l'intérieur, aménager une salle en conformité avec la vocation qu'on lui destinait. Ce fut celle dite "des Machines" qui fut déblayée et offrit un espace suffisant pour y loger un vestibule dit "Salle de la Liberté" parce qu'elle était ornée d'une statue de 10 mètres qui l'évoquait (due à Dupasquier), et la salle des séances.

Le palais reçut alors le nom de palais national. Le Comité de salut public occupa la Petite-Galerie tandis que Comité de sûreté générale s'installait dans un hôtel particulier situé au nord de la cour du Carrousel, à proximité du pavillon de Marsan. De nombreux événements s'y déroulèrent, notamment la proscription des Girondins et la chute de Robespierre.

Sous le Directoire, les Tuileries abritèrent le Conseil des Anciens (1795-1799) jusqu'à sa suppression le 10 novembre 1799. Plus aucune assemblée parlementaire ne siégera au Palais des Tuileries par la suite.

Le , Napoléon Bonaparte, Premier Consul, s'installa au palais, aménagé pour cela par l'architecte Leconte. Il prit pour logement le premier étage, occupant l'ancien appartement du Roi (il dormait dans la chambre de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI). Si Cambacérès, deuxième Consul, préféra résider à l'hôtel d'Elbeuf, le Troisième Consul Lebrun s'installa dans le pavillon de Flore.

Sous l'Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Revue militaire devant l'Arc de Triomphe du Carrousel par Hippolyte Bellangé, 1810

Napoléon Ier se maintint aux Tuileries, qui devinrent alors la résidence officielle de l'Empereur. Celui-ci occupait, au premier étage de l'aile sud, les anciens appartements royaux, la disposition et la dénomination des pièces restant inchangées. En 1806, une salle de spectacles et une chapelle furent aménagées dans la galerie des Machines, tandis que les décors intérieurs étaient remaniés par les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine. Le plafond de la salle à manger officielle était décoré d’allégories, qui représentaient les quatre éléments, la guerre et la paix.

Ce fut également en 1806 que ces mêmes architectes édifièrent l'Arc de triomphe du Carrousel. Cet édifice, imitant l'arc de Septime Sévère de Rome, et qui existe toujours, constitua la nouvelle entrée officielle du palais en remplacement d'une ancienne porte du XVIIe siècle. Il donnait accès par l'est, depuis la place du Carrousel, à la cour d'honneur des Tuileries, elle-même séparée de la place par une longue grille.

Parallèlement, dans la perspective de poursuivre le Grand Dessein entamé sous Henri IV, Napoléon fit construire une galerie qui ferma la cour du Carrousel au nord, et qui s'étendait du pavillon de Marsan à la hauteur de la rue de l'Échelle, le long de la rue de Rivoli.

Le , le pape Pie VII, venu à Paris pour sacrer Napoléon, s'installa dans le palais, où il résida jusqu'au . Il occupa l'ancien appartement de madame Élisabeth, au premier étage du pavillon de Flore.

C'est au rez-de-chaussée de l'aile sud que naquit, en 1811, le fils de Napoléon et de Marie-Louise, Napoléon II.

Les Tuileries, le Louvre et la rue de Rivoli, par Charles Fichot, vers 1850

En 1814, Napoléon quitta le palais pour n'y plus revenir. Il y fut remplacé par Louis XVIII, qui fut le seul roi de France à mourir aux Tuileries (1824). Son frère Charles X l'y remplaça, jusqu'à ce que la Révolution de juillet 1830 l'en chassât et que le palais fût pillé par les émeutiers pour la deuxième fois de son histoire.

Les Tuileries restèrent inhabitées jusqu'au , date à laquelle Louis-Philippe préférant jusqu'ici résider dans sa demeure familiale, le Palais-Royal, fut contraint de s'installer au palais par Casimir Perier, qui désirait rehausser le prestige de la monarchie de Juillet. Son épouse, la reine Marie-Amélie, le trouvait triste et le comparait à une casauba (casbah). La famille royale emménagea donc au rez-de-chaussée de l'aile sud.

Pendant plus d'un an, on fit réaliser d'importants travaux de réaménagement qui coûtèrent plus de 5 millions de francs. Le palais prit alors son aspect définitif, avec notamment la création par les architectes Percier et Fontaine, d'un grand escalier dans le pavillon de l'Horloge.

Le roi fit également creuser, dans le jardin des Tuileries, une tranchée qui permit de délimiter un jardin privé, clos de grilles, le long de la façade occidentale du palais. Louis-Philippe dut toutefois renoncer, faute d'argent, au projet de réunion du Louvre et des Tuileries sur le côté nord, présenté en 1833 mais qui ne fut réalisé que par Napoléon III.

Les journées de février 1848 chassèrent la famille royale des Tuileries, qui furent une nouvelle fois pillées. Après avoir été reconverti en hospice pour les invalides de guerre, le palais redevint résidence officielle lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, vint s'y installer, avant d'y être proclamé empereur en décembre 1852.

Sous le Second Empire[modifier | modifier le code]

Achèvement du « Grand Dessein »[modifier | modifier le code]

Fête de nuit aux Tuileries le 10 juin 1867 lors de la visite des souverains étrangers pour l'exposition de 1867, œuvre de Pierre Tetar van Elven (musée Carnavalet).

Le Second Empire refit des Tuileries la résidence impériale. L'ancienne étiquette réapparut (écuyers, chambellans, préfets du palais) tandis que les fêtes et les cérémonies donnèrent au palais un lustre inégalé. Le , il fut le théâtre du mariage civil de Napoléon III et d'Eugénie de Montijo.

Par ailleurs, l'architecte Visconti fut chargé par l'Empereur de donner au palais une nouvelle jeunesse. Il s'ensuivit la démolition des maisons et des ruelles qui séparaient encore la place du Carrousel de la Cour Carrée du Louvre.

Mais surtout, l'Empereur acheva le Grand Dessein voulu par Henri IV et poursuivi par Napoléon en faisant prolonger, le long de la rue de Rivoli, la galerie que ce dernier avait édifiée. Vers 1870, et pour la première fois, le palais des Tuileries et le palais du Louvre formaient donc un seul et même ensemble, le plus vaste et l'un des plus majestueux d'Europe.

Après la défaite de Sedan, l'impératrice Eugénie quitta, le , le palais des Tuileries cerné par l'émeute. Elle s'enfuit par le pavillon de Flore, d'où elle passa dans la Grande Galerie du Louvre.

Description intérieure[modifier | modifier le code]

À la fin du Second Empire, la disposition intérieure du palais se présentait de la façon suivante :

  • On entrait, du côté de la cour, par le vestibule du pavillon de l'Horloge.
  • Le Grand escalier de Percier et Fontaine menait, au premier étage, au nord vers la salle des Travées et les tribunes de la chapelle, puis la salle de Spectacle et, en retour vers le sud et le pavillon central, la salle des Gardes puis la galerie de la Paix. Celle-ci conduisait au salon des Maréchaux, occupant tout l'étage du pavillon de l'Horloge : transversal, il était élevé sur deux étages. De ce salon on passait, côté cour, dans le salon Blanc, puis le salon d'Apollon, la salle du Trône, le salon Louis XIV puis enfin la galerie de Diane, qui conduisait au pavillon de Flore, donnant sur la Seine.
  • L'aile sud (vers la Seine) était occupée, au premier étage côté jardin, par les[4] appartements de l'Impératrice] (du pavillon de l'Horloge jusqu'au pavillon de Bullant) et les appartements des secrétaires de l'Empereur. Un petit escalier menait de ces appartements vers le vestibule ; le rez-de-cour entre les pavillons de l'Horloge et le pavillon de Flore était affecté au service de l'Empereur et du palais (officier d'ordonnance, garde), le rez-de-jardin à l'appartement de l'Empereur. Des pièces, côté cour, ont été affectées, un temps, au Prince impérial.
  • Le pavillon de Flore, donnant sur la Seine, était occupé par les appartements du Prince impérial.
  • L'aile nord (vers la rue de Rivoli) abritait la chapelle dans le pavillon de la Chapelle au premier étage duquel se situaient la galerie des Travées et les tribunes de la chapelle.
  • L'aile comprise entre ce pavillon et le pavillon de Marsan, à l'extrême nord du palais, était occupée par la salle des Spectacles, bordée du côté de la cour par un étroit couloir courant jusqu'au pavillon de Marsan.
  • Le pavillon de Marsan, donnant sur la rue de Rivoli, était occupé par les appartements affectés aux chefs d'État en visite officielle.
  • À droite du Grand Vestibule, il y avait le Grand Escalier qui menait aux appartements d’apparat du palais.

En 1868, Hector Lefuel proposa de transformer les façades du palais en créant des galeries de sept mètres de profondeur plaquées contre les pavillons intermédiaires, le pavillon central et les ailes attenantes. Cette solution, qui aurait placé tout l'appartement de réception historique en second jour, visait à améliorer la circulation dans le palais. Elle se caractérisait par son faible coût relativement aux travaux de reprise de sous-œuvre initialement envisagé. Cependant, la chute du Second Empire en empêcha la réalisation[5].

Incendie et destruction[modifier | modifier le code]

Devenue maîtresse des lieux, la Commune fit des Tuileries le théâtre de fêtes et de concerts : des « concerts communards » eurent ainsi lieu dans le salon des Maréchaux. Le , une soirée artistique fut organisée au profit des blessés de la Garde nationale. Le 18, trois concerts consécutifs eurent lieu, attirant une foule immense. Installé aux Tuileries avec son état-major, le chef fédéré Bergeret déclara : « Quand je quitterai les Tuileries, les Tuileries seront en cendres »[réf. nécessaire].

Incendie[modifier | modifier le code]

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L'incendie du palais des Tuileries

Les 22 et 23 mai, les communards Dardelle, Bergeret, Bénot, Boudin et Madeuf firent passer dans la cour cinq fourgons chargés de barils de poudre, bonbonnes de pétrole, de goudron liquide et d'essence de térébenthine qu'ils rangèrent sous le péristyle du pavillon central. Le 23, une trentaine de fédérés sous les ordres de Bénot, garçon boucher, Bergeret et Boudin parcourut tous les appartements du palais et aspergea murs et planchers à pleins seaux de pétrole.

Un baril de poudre fut placé dans le vestibule du pavillon de l'Horloge, trois en bas de l'escalier d'honneur, tandis qu'un amas de matières inflammables était stocké dans le salon des Maréchaux. Ils enduisirent de goudron l'autel et l'orgue de la Chapelle et les boiseries du théâtre. Le feu fut allumé par Bénot et l'incendie embrasa immédiatement tout l'édifice. Peu avant 9 heures du soir, l'horloge du palais s'arrêta sous l'action du feu. Vers 11 heures, une explosion secoua le pavillon central, laissant le dôme s'abîmer dans une gerbe de flammes.

Le palais brûla pendant trois jours, et l'incendie se propagea sur une partie du Louvre juste avant les guichets[6], fondant les bronzes, réduisant les marbres en poussière. Bergeret et ses hommes, ayant commandé un repas froid, soupèrent sur la terrasse du Louvre en contemplant l'incendie. Le 27 mai, il ne restait plus des Tuileries que des pans de murs noircis.

Démolition[modifier | modifier le code]

Dès 1872, de nombreuses pétitions et requêtes furent déposées pour la restauration du palais, intégralement ou dans sa majeure partie. De fait, l'édifice était réparable, puisque seuls les planchers, la toiture et les décors s'étaient entièrement consumés. Des commissions parlementaires furent constituées : une commission sénatoriale écarta ainsi, en 1876, toute idée de voir disparaître les ruines. Haussmann, Lefuel et Viollet-le-Duc proposèrent des projets de sauvegarde des ruines ou de reconstruction d'un nouveau palais. La proposition principale consistait en la restauration de la seule partie centrale, isolée, des Tuileries, comprenant le pavillon de l'Horloge, les deux ailes et les deux pavillons du Théâtre et de Bullant, la Petite-Galerie et la galerie des Machines étant donc démolies.

Après maintes tergiversations, la Chambre des députés décida finalement en 1879 de démolir les ruines, qui furent rasées en 1883. Ne subsistèrent que les pavillons de Flore et de Marsan, ainsi que deux galeries jusqu'aux guichets du Louvre. Désormais, une vaste perspective s'étendait du jardin des Tuileries au palais du Louvre, laissant découvrir l'arc de triomphe du Carrousel, ancienne porte d'honneur désormais isolée au milieu d'une vaste esplanade.

Les vestiges[modifier | modifier le code]

Les vestiges du palais connurent de nombreuses destinations : la grille de la cour du Carrousel fut réutilisée dans le château de la famille Esterhazy ; des colonnes furent relevées dans une villa située à Suresnes, une autre à Marly, d'autres colonnes et des parties de mur sur l'île de Schwanenwerder, à Berlin Steglitz-Zehlendorf, au Collège Stanislas (Paris) ; de nombreuses pierres servirent à construire le château de la Punta, propriété du duc Jérôme Pozzo di Borgo, au-dessus de la baie d'Ajaccio[7] ; d'autres vestiges furent rachetés par l'État et dispersés entre le jardin des Tuileries (au pied du musée du Jeu de Paume), les jardins du Trocadéro, ceux du Luxembourg et de Chaillot, dans la cour de l'École des beaux-arts et de celle des Ponts et Chaussées. Une arcade de la façade sur jardin à rez-de-chaussée (Catherine de Médicis, Philippe Delorme), provenant de l'hôtel Fleury (ancien siège de l'École des Ponts-et-Chaussées), se trouve depuis 2011 au Musée du Louvre, cour Marly[8].

Mais un des vestiges les plus importants reste sans aucun doute le fronton du pavillon central et son horloge, acheté par le musée Carnavalet et toujours visible dans le square Georges-Cain, rue Payenne dans le 3e arrondissement. Enfin, de belles statues qui ornaient ce même fronton, dont deux statues de Philippe de Buyster, peuvent être admirées dans le hall qui se trouve sous l'arc de triomphe du Carrousel du Louvre. Le Figaro acquit des marbres qui furent détaillés en presse-papier et offerts en prime à ses abonnés, tandis que Victorien Sardou recueillit une colonne pour son parc de Marly, le tailleur Worth des fragments de sculpture pour son jardin de Suresnes (devenu la fondation Foch[9]). Quarante fragments du palais, acquis par Léon Carvalho se trouvent à Saint-Raphaël, dans les jardins d'une de ses demeures de l'époque, la Villa Magali.

Curieusement et bien loin, à Quito (Équateur), sur le palais présidentiel situé Plaza Grande dans le quartier colonial les guides se font un plaisir de signaler aux touristes français quelques balustrades du palais des Tuileries achetées à la France[10].

Quant à l'emplacement même du palais des Tuileries, il est aujourd'hui symbolisé par un petit panneau de mauvaise facture que peu de touristes sont en mesure de remarquer.

Plusieurs associations militent encore à ce jour pour la reconstruction à l'identique du palais. Il existe une copie (en plus petit) du Palais des Tuileries dans la cour du 4, rue du Faubourg-Montmartre. Ce bâtiment se trouvait probablement en façade du boulevard et a été caché par la construction d'un immeuble.

Légende[modifier | modifier le code]

L'histoire du palais des Tuileries est liée à une légende, celle de Jean l'écorcheur : boucher ayant son étal sur le site du futur palais et qui, mécontent du montant de l'indemnité que lui offrait l'État pour son expropriation permettant la construction de celui-ci, aurait été égorgé sur ordre de Catherine de Médicis au motif qu'il aurait pu exercer un chantage sur elle car il aurait eu connaissances de ses éventuelles turpitudes. Au moment de mourir, il aurait lancé à son bourreau : « Soyez maudits, toi et tes maîtres ! Je reviendrai ! »[11]. On ne retrouva cependant jamais son cadavre.

Il serait ensuite apparu lors d'une rêve à l'astrologue Cosme Ruggieri, auquel il aurait prédit la déchéance des occupants futurs du château et sa propre disparition en même temps que le palais. Selon certaines sources, c'est lui qui lors de cette apparition, aurait prédit à l'astrologue que la reine mourrait « près de Saint-Germain »[12],[11].

Connu sous le nom de « petit homme rouge des Tuileries », il hantait régulièrement le palais, son apparition annonçant toujours un drame à celui à qui il apparaissait. Ainsi, il serait apparu à Saint-Denis, au cours de la cérémonie du couronnement officiel de la reine Marie de Médicis, le lendemain le roi Henri IV était assassiné[11]. En juillet 1792, il apparaît à la Reine Marie-Antoinette, peu de temps avant la chute de la Monarchie ; de même, en 1815, apparaît-il à Napoléon Ier, quelques semaines avant la bataille de Waterloo[11]. Enfin il apparut à Louis XVIII la veille de sa mort et à son frère le comte d'Artois, quelques jours avant la mort du premier en lui tendant une couronne royale ensanglantée[11].

Le , pendant l'incendie du palais, des témoins affirmeront que, pendant que le dôme de la salle des Maréchaux s'effondrait dans les flammes, la silhouette du petit homme rouge apparut une dernière fois à une fenêtre du palais[11].

Cette légende dite du petit homme rouge des Tuileries serait d'invention récente et ne repose sur aucun fait digne de foi. Un bandit de grand chemin, surnommé Jean l'écorcheur, de son vrai nom Johannes Bückler (Schinderhannes) pourrait en être à l'origine. À la tête d'une bande de chauffeurs, il terrorisa la région, alors française, de Mayence sous le Directoire et le Consulat avant d'y être jugé et guillotiné.

Les projets de reconstruction[modifier | modifier le code]

Projet soutenu par le gouvernement en 1878.
Vue de l'enfilade des Champs-Élysées, de la Concorde et du jardin des Tuileries, vers le palais des Tuileries, sous le Second Empire, par Charles Fichot. Au premier plan: le rond-point des Champs-Élysées.
Vue actuelle de la perspective des Champs-Élysées depuis l'Arc de Triomphe. Le palais des Tuileries a disparu mais les pavillons de Flore et de Marsan, remaniés, subsistent aux extrémités. Le Louvre quant à lui n'est pas dans l'axe.

Depuis la destruction du Palais des Tuileries, l'idée d'une reconstitution de l'ensemble palatial Louvre et Tuileries a été plusieurs fois mises en avant. En particulier, sous la Troisième République, puis sous la Cinquième, plusieurs gouvernements envisagèrent la reconstruction du palais.

En 1878, Charles de Freycinet, ministre des travaux publics, déposa à la Chambre des députés un projet de loi relatif à la reconstruction du pavillon central des Tuileries, à l'affectation de ce bâtiment à un musée de l'art moderne et à l'établissement d'un jardin dans la cour du Carrousel[13].

En 1882, Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, soutint la reconstruction du palais et avait confié à Charles Garnier la mission de réfléchir à ce projet[14].

En 1958, alors qu'il était de retour au pouvoir et souhaitait quitter le palais de l'Élysée, le général de Gaulle envisagea également de procéder à sa reconstruction et d'en faire la résidence du président de la République ; il chargea ainsi l'architecte Henry Bernard de réfléchir à ce projet[15].

Indépendamment de ces initiatives, depuis 2002, un comité national pour la reconstruction des Tuileries[16] milite pour la reconstruction à l'identique du palais des Tuileries, avec des fonds collectés auprès d'entreprises privées. Le coût est évalué à 350 millions d'euros d'après le Comité. Une commission d'études dirigée par Maurice Druon et composée de partisans du projet, instituée par arrêté ministériel[17], a rendu un rapport en février 2007.

Le Comité français d'histoire de l'art de son coté s'est montré très opposé au projet, car les pavillons de Flore et de Marsan ont été complètement réaménagés depuis et ne sont donc plus dans l'état du Second Empire, la reconstruction signifierait détruire leur façade du côté cour, classée aux Monuments historiques. Selon ce comité, la construction de ce qu'il considère comme un "pastiche" architectural n'aurait aucun sens, il serait absurde de vouloir faire abstraction des 130 ans d'histoire passés depuis la destruction, l'absence des Tuileries au XXe siècle aurait un sens et aurait même marqué l'urbanisme de Paris et sa grande perspective du Louvre à la Défense. Ce projet mobiliserait du temps et des ressources alors qu'une partie du patrimoine architectural français est en danger[18]. L'État, la Ville de Paris et le musée du Louvre se sont également prononcés contre ce projet.

Pour le comité qui défend la reconstruction[16], la reconstruction à l'identique ou une autre version du palais des Tuileries rétablirait notamment la fameuse perspective du grand axe historique de Paris, celle de l'avenue des Champs-Élysées, entre l'Arc de triomphe et la Place de la Concorde, ainsi que du jardin des Tuileries, qui tous ont été entièrement conçus dés leurs origines (la grande perspective des Champs-Élysées ayant été tracée par Le Nôtre au XVIIe siècle) pour mettre en scène la longue façade symétrique du palais des Tuileries, siège du pouvoir et résidence officielle des chefs d'état français à Paris avant sa destruction. La façade était ainsi parfaitement centrée et perpendiculaire à l'axe. Alors qu’actuellement cette perspective est rompue, tous ces vastes et prestigieux espaces urbains de la capitale donnent sur du vide, ils auraient "perdu leur sens". Les bâtiments du Louvre y sont illisibles, le Louvre étant désaxé pour suivre la courbe de la Seine, de même que la pyramide de Pei n'est pas dans l'axe. La conception et l'esthétique du jardin des Tuileries notamment, chef-d’œuvre de Le Nôtre, entièrement dessiné comme un savant parvis théâtral de verdure et de fontaines répondant harmonieusement aux volumes du palais, paraît actuellement vide et incompréhensible pour les visiteurs non avertis. Sous la Troisième République, au moment de décider du sort des ruines qui étaient encore en place, le baron Haussmann avait prévenu les partisans de la destruction: « Les ruines des Tuileries font encore obstacle à la vue d'irrégularités que vous allez mettre à découvert »[19].

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Marot, Daniel Marot, L’architecture française ou recueil des plans, élévations, coupes et profils des églises, palais, hôtels et maisons particulières de Paris, et des chasteaux et maisons de campagne ou de plaisance des environs et de plusieurs autres endroits de France, bâtis nouvellement par les plus habiles architectes et levés et mesurés exactement sur les lieux, planches 174 à 177, P.-J. Mariette (voir)
  • Antoine Boulant, Les Tuileries, palais de la Révolution (1789-1799), Neuilly, , 149 p. (ISBN 2-9503709-0-X)
  • Antoine Boulant, Les Tuileries, château des rois, palais des révolutions, Tallandier, 2016, 334 p.
  • Geneviève Bresc-Bautier, Caget, Denis, Jacquin, Emmanuel, Jardins du Carrousel et des Tuileries, Éditions de la Réunion des monuments nationaux, 1996.
  • Michel Carmona, Le Louvre et les Tuileries : huit siècles d'histoire, La Martinière, 2004 (ISBN 978-2846751476).
  • Mathieu Couty, La vie aux Tuileries pendant la Révolution, Tallandier, 1988.
  • Jean-Claude Daufresne, Louvre & Tuileries, architectures de papier, éd. Pierre Mardaga, Paris, 1987.
  • Jean-Claude Daufresne, Le Louvre et les Tuileries : architectures de fêtes et d'apparat, Mengès, 1994.
  • Guillaume Fonkenell, Le Palais des Tuileries, Honoré Clair/Cité de l'architecture et du patrimoine, 2010 (ISBN 978-2918371045).
  • Emmanuel Jacquin, Les Tuileries, du Louvre à la Concorde, Éditions du patrimoine, 2000. (ISBN 978-2858222964)
  • Emmanuel Jacquin, Nicolas Sainte Fare Garnot, Le château des Tuileries, 224 p., Éditions Herscher, 1988.
  • Emmanuel Jacquin, « Les Tuileries de Catherine de Médicis », dans Marie-Noëlle Baudouin-Matuszek (dir.), Paris et Catherine de Médicis, Paris, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, , 190 p., 29 cm (ISBN 2-905118-16-4), p. 87-105.
  • Emmanuel Jacquin (dir.), Les Tuileries au XVIIIe siècle, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, 1990.

En complément:

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Quand Paris brûlait…
  2. a, b, c, d et e Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 645-649 [lire en ligne]
  3. D'après G. Lenotre dans Les Tuileries (p. 67), le nom provient du long séjour qui fit la comtesse de Marsan, gouvernante des futurs Louis XVI et Louis XVIII.
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53023764s/f1.item.r
  5. Guillaume Fonkenell, Le palais des Tuileries, éd. Honoré Clair, 2010, p. 191-195.
  6. Le brasier. Le Louvre incendié par la Commune par Nicolas Chaudun sur latribunedelart.com
  7. Le château possède des éléments des différentes parties du pavillon central de Delorme, de l'aile Bullant, et de Le Vau, ainsi qu'une copie des parties hautes de la Petite Galerie du Louvre, y compris le relief central de Cavelier de 1850. Ce remontage sera endommagé par un incendie en 1978.(Source : Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2011, n°16).
  8. Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2011, n°16
  9. Site officiel
  10. L'Équateur par Omar Alfredo Guerrero p.104
  11. a, b, c, d, e et f Pierre Genève, « Le Petit homme rouge des Tuileries - Légende urbaine », sur science-et-magie.com,‎ (consulté le 18 juin 2016)
  12. . Cette prédiction aurait incité Catherine de Médicis a interrompre la construction du Palais des Tuileries sis près de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois et son installation précipitée à l'Hôtel de la Reine en 1572. La reine mère décéda le au château de Blois ; le prêtre appelé pour lui porter l'extrême-onction se nommait Julien de Saint-Germain.
  13. Jean-Claude Daufresne, Louvre & Tuileries, architectures de papier, éd. Pierre Mardaga, Paris, 1987, p. 283.
  14. Léopold Sanchez, article du journal Le Figaro du 20 novembre 2010 ([1]).
  15. Jean-Claude Daufresne, Louvre & Tuileries, architectures de papier, éd. Pierre Mardaga, Paris, 1987, p. 366.
  16. a et b Site officiel du Comité national pour la reconstruction des Tuileries.
  17. Arrêté du 6 juin 2006 portant création d'une commission d'études de la reconstruction des Tuileries.
  18. Motion du Comité français d'histoire de l'art
  19. Le Figaro culture, 20/11/2010, « Et si on reconstruisait les Tuileries ? », [2]