Domont

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Domont
Domont
Mairie de Domont.
Blason de Domont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Domont (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Vallée
Maire
Mandat
Frédéric Bourdin
2016-2020
Code postal 95330
Code commune 95199
Démographie
Gentilé Domontois
Population
municipale
15 343 hab. (2015 en augmentation de 3,48 % par rapport à 2010)
Densité 1 842 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ nord, 2° 20′ 00″ est
Altitude 90 m
Min. 80 m
Max. 185 m
Superficie 8,33 km2
Localisation

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Domont
Liens
Site web domont.fr

Domont est une commune française du Val-d'Oise située dans le pays de France, à environ 20 km au nord de Paris.

Ses habitants sont appelés les domontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Domont est bâtie sur le versant nord-est du plateau de la forêt de Montmorency et domine la plaine de France.

La superficie du territoire communal est de 833 ha (dont 60 % d'espaces verts ou agricoles[réf. nécessaire]). Son altitude barie de 96 m NGF à la gare de Domont à 194 m au sommet dufort[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Montmorency, Andilly, Montlignon, Saint-Prix, Bouffémont, Moisselles, Ézanville et Piscop.

Communes limitrophes de Domont[2]
Bouffémont Moisselles
Saint-Prix Domont[2] Ézanville
Montlignon, Andilly Montmorency, Piscop

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Domont est desservie par la gare de Domont, sur le réseau SNCF Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont/Luzarches, ligne H. La gare est desservie à raison d'un train semi-directs tous les 1/4 d'heure aux heures de pointe le matin ainsi que le soir de la gare d'Epinay-Villetaneuse (au lieu de la gare du Nord depuis le 11 décembre 2011) à celle de Sarcelles - Saint-Brice. La desserte se réduit à un train omnibus toutes les 1/2 heures en soirée (après 20 h 30) et le week-end. Il faut de 22 (train semi-direct) à 25 minutes (train omnibus) de trajet à partir de la gare du Nord[réf. nécessaire].

Domont est aussi desservie par la ligne 269 du réseau de bus RATP et les lignes 13 et 32 du réseau de bus TVO[réf. nécessaire].

Au niveau des infrastructures routières, Domont, comme nombre de communes de la Plaine de France peu éloignées de l'aéroport de Roissy CDG, est bien desservie, avec notamment la Francilienne N 104 ou encore la RD 301 (ex RN 1) rejoignant directement Paris.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Petit Ru de Vaux, le Ru de Poncelles, le Ruisseau des Quarante sous.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le lieu était désigné Dolomons, Domontium, Domuntum, Domons[3], Doomons en 1119[4], Daumont[3].

Toponymiee[modifier | modifier le code]

La première partie du nom de la commune est difficile à interpréter. La seconde est claire, "mont", qui provient du latin "mons", et c'est en accord avec la topographie locale.

Selon Dauzat et Rostaing, Domont provient de l'anthroponyme germanique "Dodo" et du latin "mons", d'après la forme de 1119 "Doomons"[5].

F. et J. Bousquet citent "Doomunte" comme forme de 1119, mais ont trouvé "Oomons" en 1098 et "Oomont" en 1099 ; ce qui n'a pas reçu d'explication. Ils citent les autres hypothèses proposées sans base scientifique comme "dos du mont"[6].

Il aurait été proposé comme origine "Dool Monte", réminiscence d'un monument druidique [6][réf. nécessaire]. Il a bien existé un mégalithe, disparu, au 1, Rue Alphonse-Provost, appelé "pierre des druides" ; les dolmens et menhirs sont d'ailleurs très antérieurs à l'époque les druides[6]. En breton, "dol" est la forme mutée de "tol" ("daol" et "taol" selon l'orthographe unifiée) et signifie table, dérivé du latin "tabula" il n'est donc pas d'origine celtique et n'est pas en accord avec la phonétique de la langue des druides (le gaulois)[7],[8].

Plus sérieuse, l'étymologie germanique "dal mund" (porte de la vallée) s'accorde mal avec les formes anciennes du nom, rien ne l'étaye[6]. On trouve "dal" au sens de "vallée" en néerlandais, vieux saxon, "dals" en gotique, "dalr" en vieux norois etc. "mund" signifiant "bouche" en vieux haut allemand, vieux saxon, avec variante néerlandaise "mond", gotique "munths" etc[9]...

Histoire[modifier | modifier le code]

Domont est un village de bûcherons et de paysans depuis le Haut Moyen Âge.

Il est attesté en 1105, ou 1108, dans un acte où Rudolphe le Bel[Note 1] seigneur de Domont, donne l'abbaye bénédictine sise à Domont au Prieuré Saint-Martin-des-Champs à Paris. En 1149 une bulle du pape Calixte II en confirma la donation. Il n'en reste plus de nos jours que la chapelle monastique devenue paroisse sous le patronage de sainte Madeleine.

Durant les siècles qui suivent, le village est la seigneurie de différentes familles : les Montmorency, puis les Villiers, les Billy et les Champluisant.

L'ouverture du chemin de fer et l'inauguration de la gare en 1877 projette le village dans la modernité. De nombreux vergers sont créés, donnant bientôt à la commune le surnom de « Domont-les-poires », des briqueteries sont édifiées sur le plateau limoneux à proximité de la gare. Le développement du village et la proximité de la capitale grâce au train amènent les débuts d'une urbanisation pavillonnaire entre le bourg et la gare dès les années 1920.

Dans les années 1960 et 1970 sont édifiés de petits immeubles collectifs et HLM ; la population double entre 1958 et 1977 et dépasse alors les 10 000 habitants.

L'urbanisation se poursuit durant les années 1980 et 1990 par la construction de « nouveaux villages », petits collectifs et lotissements pavillonnaires contemporains, comblant finalement la plupart des espaces libres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[10], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles, après un transfert administratif effectif au .

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la septième circonscription du Val-d'Oise.

Elle faisait partie de 1793 à 1964 du canton d'Écouen, année où elle intègre le canton de Sarcelles-Centre du département de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, elle devient le chef-lieu du canton de Domont[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 4 à 11 communes.

Domont fait partie[Quand ?] de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[12]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[13],[14].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France créée en 2002.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du 27 janvier 2014, qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine, formant le la communauté d'agglomération Plaine Vallée dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Pierre Joseph Tache    
1793 1797 Pierre Renault    
1797 1800 Jacques François Fosse    
Les données manquantes sont à compléter.
1806 1816 Didier Lecuyer    
1816 1817 Mathurin Glandaz    
1817 1819 Victor Honoré De Buissy    
1819 1827 Mathurin Glandaz    
1827 1831 Louis Pierre Salaün    
1831 1834 Charles Henry Renault    
1834 1843 Henry Alexandre Lamotte    
1843 1846 Louis Pierre Salaün    
1846 1858 Joseph-Jean Contat-Desfontaines   Acteur, directeur de théâtre
1858 1868 René Guérin    
1868 1870 Ernest Lediez    
1870 1871 Philippe Notre    
1871 1876 Jean-Baptiste Dappe    
Les données manquantes sont à compléter.
1876 1892 Louis Brincard[16] Conservateur Baron
Diplomate
Député de Seine-et-Oise 1889 → 1898)
Conseiller général d'Écouen (1883 → 1919)
1892 1896 Albert Glandaz    
1896 1900 Louis Brincard[16] Conservateur Baron
Diplomate
Député de Seine-et-Oise 1889 → 1898)
Conseiller général d'Écouen (1883 → 1919)
1900 1902 Albert Glandaz    
1902 1926 Albert Marin Meunier    
1926 1938 Auguste Alexandre Rouzée    
1938 1945 Henri Destreil    
1945 18 juin 1947 Pierre Aurousseau    
12 juillet 1947 24 octobre 1947 Roland Morel    
24 octobre 1947 1965 Pierre Laloué    
1965 1977 André Rouzée UDR Conseiller général de Sarcelles-Centre (1966 → 1967)
Conseiller général de Domont (1967 → 1976)
1977 1989 Jean Driollet    
1989 1995 Marie-France Lecuir PS Professeur
Députée du Val-d'Oise (4e puis 7e circ.) (1988 → 1993)
Conseillère générale de Pontoise (1976 → 1982)
1995 4 janvier 2016[17] Jérôme Chartier UMP Député du Val-d'Oise (7e circ.) (2002 → )
Conseiller régional (2015 → )
Démissionnaire à la suite de son élection au Conseil régional
4 janvier 2016[18],[17] en cours
(au 20 avril 2018)
Frédéric Bourdin DVD Cadre Technique

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

  • Ville fleurie (2017) : 3 fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[19].
  • Prix du patrimoine arboré (2017) : commune de Domont [20]
  • Catégorie Jardin en partage (2017) : {{1er[prix ex-aequo}} au Jardin des délices à Villiers-le-Bel et aux Jardins d’Alain à Domont [20]
Rond-point de Wolsztyn

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Germering (Allemagne) depuis 1984

Drapeau de l'Angleterre Shepshed (Angleterre) depuis 1989

Rond-point de Buja

Drapeau de la Pologne Wolsztyn (Pologne) depuis 2005

Drapeau de l'Italie Buja (Italie) depuis

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[21],[Note 2].

En 2015, la commune comptait 15 343 habitants[Note 3], en augmentation de 3,48 % par rapport à 2010 (Val-d'Oise : +3,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
697724746704900875871836936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0071 0981 1521 2081 6181 5231 3931 4051 357
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6451 7941 8081 7852 8363 5723 7213 3584 153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
5 8489 01610 89711 04713 22614 88314 78514 99615 343
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Équipements scolaires[modifier | modifier le code]

école élémentaire
École Pierre-Brossolette.

La ville bénéficie[Quand ?] de quatre groupes scolaires de primaire, d’un collège et d’un lycée[réf. nécessaire].

  • Écoles élémentaires : Pierre-Brossolette, Jean-Moulin, Charles-de-Gaulle, Gabriel-Péri.
  • Écoles maternelles : Louis-Pasteur, Jean-Moulin, Anne-Franck, Jean-Piaget.
  • Collège Aristide-Briand.
  • Lycée George-Sand.
Médiathèque Antoine de Saint-Exupéry de Domont

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose[Quand ?] de[réf. nécessaire] :

  • Médiathèque Antoine de Saint-Exupéry
  • Centre Georges Brassens
  • Un cinéma
  • Salle des fêtes

Santé[modifier | modifier le code]

Clinique de Domont
Clinique de Domont.

La commune accueille[Quand ?] :

  • Clinique de Domont situé au 85 Route de Domont : Une clinique qui est le premier centre ambulatoire de chirurgie lourde[C'est-à-dire ?] à voir le jour en Île-de-France (elle remplace l'ancienne clinique « de Longpre »)[réf. nécessaire] .
  • Un centre médico-psychologique de jour pour adultes et enfants
  • Deux maisons de retraite : Maison de retraite médicalisée ORPEA Val de France (EHPAD) et Résidence autonomie Arpavie Hélène Moutet
  • Deux laboratoires d’analyses médicales
  • De nombreux médecins et cabinets médicaux

Sports[modifier | modifier le code]

Stade Omnisports des Fauvettes

Équipements sportifs :

  • Stade Omnisports des Fauvettes : stade, terrains de football et de rugby, piste d’athlétisme
  • Stade municipal Jean Jaurès: terrain de football, gymnase et dojo
  • Gymnase des Grands Jardins : arts martiaux, salle de tennis de table, plateau d’évolution
  • Gymnase Charles de Gaulle : salle omnisports
  • Terrain de proximité Parc des Coquelicots
  • Gymnase du lycée
  • Une piscine intercommunale

La ville compte des associations[réf. nécessaire] :

  • Rugby à XV : Stade domontois
  • Golf : Golf de Domont-Montmorency
  • Aïkibudo domontois
  • Budokai - club de judo
  • Full contact
  • Karaté club domontois
  • Gymnastique volontaire
  • Union cyclotouriste domontois
  • US Domont cyclisme
  • Hatha yoga
  • Domont Basket
  • Football club Domontois
  • Baseball club domontois "Les Cérbères"
  • Domont Athlétisme
  • Domont Tennis de Table
  • Domont Tennis Club
Marché de Noël de Domont

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Carnaval
Carnaval de Domont

On peut noter[réf. nécessaire] :

  • Salon du jouet de collection et de la bande dessinée (mois de février)
  • Carnaval de Domont (mois de mars)
  • Brocante de printemps (mois de juin)
  • Festival de l'été (mois de juin et juillet)
  • Feu d'artifice du 13 juillet
  • Forum des associations (mois de septembre)
  • Foire d'Automne de Domont (mois de septembre)
  • Festival international du cirque du Val-d’Oise (mois d'octobre)
  • Bourse aux jouets (mois de novembre)
  • Marché de Noël (mois de décembre)

Sécurité[modifier | modifier le code]

Centre de secours de Domont[modifier | modifier le code]

Centre de secours de Domont

Le centre de secours de Domont défend les communes suivantes[23] :

  • Attainville
  • Baillet-en-France
  • Bouffémont
  • Domont
  • Ezanville
  • Moisselles
  • Montsoult
  • Piscop
  • Villaine- Sous -Bois
Poste de police municipale de Domont

Police Municipale[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un poste de police municipale[réf. nécessaire].

Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Une nouvelle brigade de gendarmerie a été livrée le 14 avril 2009 et était destinée à la brigade et au peloton de surveillance de Domont.

En 2018, la commune dispose d'une brigade territoriale autonome[C'est-à-dire ?] de Domont[24]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises
Zone d'activité

Outre son tissu commercial, la ville dispose d'un marché les jeudi et dimanche.

La ville de Domont accueille sur 233 hectares[réf. nécessaire] une zone d'activité artisanale et industrielle diversifiée[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie-Madeleine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Domont ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire :

L'église est de plan cruciforme à déambulatoire (sans chapelles rayonnantes), et l'élévation porte sur trois niveaux avec un faux triforium dans la nef et l'abside, et un étage de fenêtres hautes. La partie sud-ouest du déambulatoire a été reconstruite à la période flamboyante, et des arc-boutants ont été construits pour épauler le mur haut de l'abside. Leurs culées sont ornés de pinacles plaqués. La chapelle d'axe à l'extrémité orientale du chevet est rebâtie au milieu du XIXe siècle. Quant au transept, il se compose initialement de deux croisillons carrés, deux fois plus larges que les bas-côtés, et cantonnés aux angles par des énormes contreforts à ressauts.
Le croisillon sud est resté intact avec sa façade à pignon, alors que le croisillon nord, menaçant ruine tout comme le clocher dès la fin de l'Ancien Régime, est rebâti de manière simplifié vers le milieu du XIXe siècle pour devenir la chapelle Sainte-Marie-Madeleine. Perdant une partie de sa superficie d'origine, il se retrouve recouvert d'un toit en appentis, alors qu'un pignon en briques rouges est construit à l'intersection entre la croisée du transept et le bras nord. L'harmonie de la façade septentrionale est ainsi rompue. Le clocher se dresse à l'angle entre le croisillon nord et la nef ; il ne présente pas un style particulier et est ajouré sur son niveau supérieur par une seule baie abat-son plein cintre par face.
La courte flèche en charpente est couverte d'ardoise. La nef se compose de trois travées et demi et d'autant de travées pour les bas-côtés : ruinée peu avant la Révolution française, elle est reconstituée de toutes pièces au milieu du XIXe siècle. La façade occidentale avec un pignon en haut est très simple ; elle laisse apparaître les arc-boutants de la nef au-dessus des toits plats des bas-côtés, percés de baies en tiers-point à lancette simple vers l'ouest également. La porte rectangulaire est surmonté par un arc de décharge au tympan nu. Un grand oculus à huit lobes, entouré de deux tores, éclaire la nef par le haut[26],[27].
Ancienne Mairie de Domont
Ancienne Mairie.
Croix Martin
Croix-Martin.

On peut également noter :

  • Ancienne mairie, rue de la Mairie : Elle accueille la maison des associations . De petites dimensions, elle se distingue des maisons environnantes par son architecture soignée dans le style caractéristique de la Troisième République, et l'avant-corps central surmonté par un fronton avec horloge. L'école des filles se situait dans une annexe, alors que l'école des garçons se trouvait dans un bâtiment au fond de la cour. En effet, le portail de la cour porte toujours l'inscription gravée « école des garçons »[27]
  • Château du Prieuré (actuelle mairie), rue de la Mairie : Il s'agit d'un grand hôtel particulier construit entre 1870 et 1880 pour Sigismond Glandaz, natif de Domont, premier président à la Cour de cassation (France) et président de la Chambre des avoués.
Bien qu'édifié dans une zone alors peu urbanisé, le « château » s'élève sur quatre niveaux pour le corps central de trois niveaux, et trois niveaux pour les ailes latérales de deux travées. L'ensemble est couvert de toits à la Mansart, mais ne reflète que vaguement le style néoclassique, avec un petit fronton dominant la travée centrale et des esquisses de pilastres, mais des proportions inhabituelles. La commune rachète la grande demeure dès 1946 et y installe la mairie six ans plus tard[27].Croix-Martin : elle porte l'inscription « HO CRUX AV - SPES UNICA MUNDI - SALUS ET GLORIA 1861 » (oh croix je te salue, seul espoir du monde, qui donne le secours et la gloire. 1861).
  • Croix-Martin : elle porte l'inscription « HO CRUX AV - SPES UNICA MUNDI - SALUS ET GLORIA 1861 » (oh croix je te salue, seul espoir du monde, qui donne le secours et la gloire. 1861).
  • Château d'Ombreval : Ce surnom est donné au logis d'une ferme d'une certaine importance, de la forme d'une barre d'un seul étage avec un toit à deux croupes peu élevé. La façade sur sept travées présente au rez-de-chaussée une alternance entre portes-fenêtres et fenêtres, et une large frise de têtes et autres éléments sculptés en dessous de la gouttière.
Le propriétaire du manoir pendant les années 1920 étant collectionneur de sculptures, l'on voit des fragments de sculptures appliqués sur les trumeaux de l'étage, de la manière de bas-reliefs. Le nom du domaine remonte à un fief existant dès le Moyen Âge et relevant de la seigneurie de Domont[27].
  • Ancien théâtre puis cinéma, allée Sainte-Thérèse : Il a été construit en 1935 par un patron de briqueterie aidé de ses ouvriers, ce qui explique les façades d'un style purement utilitaire utilisé pour les bâtiments industriels de l'époque. La scène est assez grande pour recevoir les décors du théâtre du Châtelet[27].
Chapelle Saint-Pie X de Domont
  • Chapelle Saint-Pie X, C'est en 1954 que pris fin la construction de cette chapelle baptisée "Chapelle Saint-Pie X" en l'honneur de la canonisation du Pape Pie X, intervenue cette même année. La chapelle, toute en brique, s'insère donc parfaitement dans l'histoire de Domont. Elle sera construite au milieu d'un champ par les ouvriers des briqueteries pendant leur temps libre.
  • Château de la Chancellerie
Le fort constitue un élément de la ligne de défense autour de la capitale, dont la création est motivée par la Guerre franco-prussienne de 1870. Le fort de Domont est l'un des plus importants de cette ligne, dit de première classe, occupant 12 ha au sol et pouvant occuper 1 175 hommes, dont six cents prisonniers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des troupes allemandes avançant vers Épinay-Champlâtreux sont apparemment attaquées depuis le fort, ce qui ne l'empêche pas d'être occupé par des Allemands dès la même année. Le fort est désaffecté après la guerre[27]
Parc des coquelicots à Domont
  • Le parc des Coquelicots. Véritable poumon vert de la ville, le parc offre d’agréables promenades, un terrain sportif, une aire de jeu et un parcours santé aux promeneurs.[Information douteuse] [?] Il accueille également chaque année le festival international du cirque du Val-d’Oise et sert de liaison douce entre le haut et le bas Domont, mais aussi entre la gare et la rue Auguste et André Rouzée.
  • Mémorial « Les Quatre Chênes » Situé rue d'Ombreval à Domont . La ville de Domont rend hommage aux 23 résistants et otages fusillés par les Allemands en août 1944 au mois de juillet de chaque année

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Domont au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Domont.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Domont

Les armes de Domont se blasonnent ainsi :
D'or au mont de sinople mouvant de la pointe, au chef d'azur chargé d'un dextrochère d'argent paré d'un brassard d'hermine brochant sur la partition

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Bousquet et Jacques Bousquet, Domont, histoire d'un village en Île-de-France, Bousquet, Mairie de Domont, , 439 p.
  • Gilberte Herlin Jean Lecuir Victor Porcher , Promenade dans Domont hier, aujourd'hui, Édition du Valhermeil, 1994, 240 p.
  • Jean et Marie-France Lecuir et Vanessa Manceron, Domont à la belle Époque, Le témoignage de l'instituteur Joseph Nagel, 1899, Édition du Valhermeil, 1996, 46 p.
  • Marie-France Lecuir, La guerre à Domont ( 1939-1945 ) Association connaitre Domont, 2003, 79 p.
  • Marie-France Lecuir, Domont les briques Les origines (1860-1900) Association connaitre Domont, 2001, 62 p.
  • Daniel Baduel, Briqueteries et tuilleries disparue du Val-d'Oise, p. 74 à 97, Syndicat d'initiative de St-Martin-du-Tertre et le Conseil Général du Val d'Oise, 2002, 298 p
  • SIAH, Groult et Petit Rosne, empreintes et renaissance de deux rivières du Val d'Oise, p. 88 à 93, Édition SIAH, 2017, 152 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ou Radulphe (Raoul) le Bel
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail »
  2. Géoportail, « Communes limitrophes de Domont » .
  3. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. Toponymie générale de la France, Volume 2, Ernest Nègre, p. 916
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, , 738 p.
  6. a b c et d François et Jacques Bousquet, Domont, histoire d'un village d'Ile-de-France, municipalité de Domont, , 439 p., p 66 à 70
  7. Albert Deshayes, Dictionnaire étymologique du breton, Douarnenez, Le Chasse-Marée, (ISBN 2-914208-25-1, notice BnF no FRBNF39262185), p 713
  8. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Paris, Errance, (ISBN 2-87772-089-6)
  9. (de) Wolfgang Pfeifer, Etymologisches Wörterbuch des Deutschen [« dictionnaire étymologique de l'allemand »], München, Deutscher Taschenbuch Verlag, , 1665 p.
  10. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  13. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  14. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  15. « Les maires de Domont », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 22 juillet 2018).
  16. a et b « Louis, Ernest Brincard (1842-1920) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  17. a et b Maïram Guissé, « Domont rend un hommage fort à Jérôme Chartier, maire pendant 21 ans », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. « Domont, Frédéric Bourdin : « Jérôme Chartier m'a choisi pour ma loyauté envers lui » », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne) « À Frédéric Bourdin de saisir le flambeau. Agé de 47 ans, marié et père de deux grands enfants, le nouveau maire est cadre d'une entreprise de location de matériels de travaux publics. « Jérôme Chartier m'a choisi pour ma loyauté envers lui », explique le nouveau maire, élu conseiller municipal dès 1995 puis adjoint lors des mandats suivants ».
  19. http://www.villes-et-villages-fleuris.com/leconcours/palmaresdep/P95.htm
  20. a et b CD95 - Valdoise, « Villes fleuries et arbre valdoisien de l'année », sur www.valdoise.fr (consulté le 16 janvier 2018)
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. « SDIS Val d'Oise - Organisation », sur www.sdis95.fr (consulté le 19 février 2018)
  24. « Gendarmerie - Brigade territoriale autonome de Domont - Val-d'Oise - 95 - Annuaire | service-public.fr », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le 17 février 2018)
  25. Notice no PA00080040, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Mathieu Lours, « Domont - Sainte Marie-Madeleine », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 85-90 (ISBN 9782953155402).
  27. a b c d e et f Jean-Claude Cavard et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Domont », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 183-188 (ISBN 2-84234-056-6).
  28. Ville de Domont, « Un peu d’histoire », mensuelle,‎ (lire en ligne)
  29. « Un peu d'histoire », Découvrir Domont, sur https://www.ville-domont.fr (consulté le 22 juillet 2018).
  30. Ouvrage mentionné en liens externes.