Le Thillay

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Le Thillay
Le Thillay
Vue d'avion
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Villiers-le-Bel
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Georges Delhalt
2014-2020
Code postal 95500
Code commune 95612
Démographie
Gentilé Thillaysiens
Population
municipale
4 298 hab. (2015 en augmentation de 4,37 % par rapport à 2010)
Densité 1 091 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 00″ nord, 2° 28′ 00″ est
Altitude 67 m
Min. 52 m
Max. 104 m
Superficie 3,94 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-le-thillay.fr

Le Thillay est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants se nomment les Thillaysien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Thillay se situe sur les rives du Croult au cœur de la plaine de France, à 13 km au nord-est de Paris par la porte de la Villette et la route nationale N2 ou 19 km par la porte de la Chapelle et l'autoroute A1.

La commune est limitrophe, par ordre de longueur des limites communes, de : Gonesse, Goussainville, Roissy-en-France et Vaudherland (3e plus petite commune de France). En outre, Le Thillay est également limitrophe de Bouqueval dans un quadripoint avec Goussainville et Gonesse à la limite nord-ouest du territoire communal.

Communes limitrophes du Thillay[1]
Goussainville Roissy-en-France
du Thillay[1] Vaudherland
Gonesse

À son extrémité ouest, le territoire communal est traversé par deux voies ferrées, la ligne D du RER entre les gares de Villiers-le-Bel (à 2,8 km) et Goussainville (à 2 km), ainsi que plus près du village, la LGV Nord juste après sa séparation d'avec la ligne de Paris-Nord à Lille.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tilleium au XIIe siècle, Tilliacum au XIIIe siècle, Tilley en 1251, Tellai en 1273, Tilloy en 1587[2].

Le nom provient du latin tilia, tilleul, avec le suffixe[Lequel ?] [3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a longtemps gardé un caractère profondément rural, jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, d'autant qu'il ne bénéficiait pas, contrairement aux communes voisines (Gonesse ou Goussainville) d'une gare de la ligne de chemin de fer Paris Nord-Creil (aujourd'hui la ligne D du RER). Ce caractère rural se retrouve d'ailleurs dans la présence ancienne de moulins, tandis qu'une activité agricole a continué d'être exercée sur la commune. Son développement économique date donc essentiellement de la Libération et s'est accompagné du lotissement progressif des terrains agricoles, notamment dans les quartiers dits des Grands Champs, de l'Avenir et du Château. Au début des années soixante, un ensemble immobilier en copropriété a été réalisé, participant de l'accroissement sensible de la population locale. Dans les années 1980 et 1990, la réalisation d'une zone d'aménagement concerté (ZAC), au lieu dit des Courbéantes, s'ajoutant à un processus de construction neuve sur des surfaces plus réduites qu'auparavant, a contribué à accroître un peu plus encore la population du village qui est devenu aujourd'hui une petite ville d'un peu plus de 4 000 habitants, selon les dernières estimations du recensement général de la population. Si un certain nombre d'habitants continuent de travailler sur place, une grande part des actifs de la commune travaillent sur la zone aéroportuaire ou dans d'autres localités et départements de la région.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Thillay Blason Taillé au 1) d’azur au tilleul au naturel sur une terrasse de sinople herbée de sable adextré du château du lieu d’or, au 2) mi-taillé d’azur au pont d’une arche d’or maçonnée de sable, l’ouverture de l’arche remplie de même et adextrée de feuillage aussi de sinople, ledit pont mouvant de la partition et posé sur une rivière du champ d'où émergent à senestre, deux bouquets de roseaux aussi de sable brochant en partie sur le pont[5].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Thillay fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1822 1828 François DESTORS    
1935 1965 Clément DESMARET    
1965 1982 Alfred LECOMTE    
1982 1995 Jean LAFITTE    
1995 2001 Marie Thérèse LONCLE    
mars 2001 [8] Georges DELHALT DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 4 298 habitants[Note 1], en augmentation de 4,37 % par rapport à 2010 (Val-d'Oise : +3,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 556 545 503 634 579 624 606 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
584 610 593 535 514 497 470 451 480
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540 604 544 656 887 1 047 1 047 1 052 1 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 186 2 836 2 762 2 804 3 419 3 665 3 969 4 011 4 130
2015 - - - - - - - -
4 298 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vue d'avion

La commune présente la caractéristique d'avoir une activité économique relativement importante, même si celle-ci a connu de profondes évolutions durant les années 1970 et 1980. Dans les années 1960, la localité comptait en effet plusieurs entreprises industrielles importantes : une usine du groupe l'Oréal (Chimex, Soprocos), une usine de peinture (La société Villemer), chacune comptant plusieurs centaines de salariés ainsi que de nombreuses entreprises de transports routiers ou encore une entreprise spécialisée dans la fabrication de produits abrasifs (VSM Impavide). Aujourd'hui, plus de 2 200 emplois sont répertoriés à Le Thillay, dont encore 120 à 130 sur le site de l'Oréal, tandis que les locaux de l'Usine Villemer sont devenus un parc d'activités diverses, complété par de nouveaux locaux d'activité le long de la route nationale 17. Le principal employeur de la ville est une entreprise de nettoyage industriel intervenant notamment sur la zone de l'aéroport Charles de Gaulle voisin.

La présence de la grande plate forme aéroportuaire a toutefois un certain nombre d'inconvénients, liés notamment à la gêne acoustique occasionnée par la rotation régulière des avions sur les pistes de Roissy. Le haut de la commune (quartier des Grands Champs) est ainsi très nettement exposé au bruit, ce qui limite de fait les possibilités de développement sur cette partie de la commune. Pour autant, l'action des habitants a fini par aboutir, à la fin des années 1990, comme dans d'autres communes du secteur, à la prise en charge de travaux d'isolation phonique de l'habitat par Aéroports de Paris.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denys.
L'église Saint-Denis.

Le Thillay ne possède qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Denis du Thillay.
  • Église Saint-Denis, rue de Paris (inscrite monument historique par arrêté du 5 novembre 1965[14]) : La paroisse est mentionnée pour la première fois en 1273, ce qui sous-entend l'existence d'une église à cette date. Elle est reconstruite entre 1530 et 1580 environ. Entièrement voûtée d'ogives, l'église de plan irrégulier se compose d'une nef de cinq travées ; d'un bas-côté de même longueur ; d'un chœur de deux travées dont une abside à pans coupés ; d'un clocher de deux étages au sud de la première travée de la nef ; ainsi que d'une chapelle devant la quatrième et cinquième travée de la nef. Cette chapelle ne reprend pas la physionomie du bas-côté. Elle est plus basse encore et couverte d'un toit à deux croupes, au-dessus duquel deux grandes demi-lunes éclairent la nef. Le bas-côté possède par contre une toiture commune avec la nef, qui de cette façon ne comporte aucune fenêtre au nord. La plupart des baies de l'église sont en plein cintre ; seulement celles du chœur et de la chapelle sud étant pourvues d'un remplage simple de deux lancettes surmontées d'un cercle. Les contreforts de l'élévation nord, très homogène, sont couronnés par des boules, reflet de l'architecture Renaissance, qui se manifeste plus clairement sur le clocher carré, dont les huit contreforts d'angle se terminent par de grosses toupies. Le rez-de-chaussée sert de porche à l'église, le premier étage est aveugle, et le second étage est ajouré d'une baie abat-son par face. La flèche couverte d'ardoise est particulière ; carrée à sa base, il devient octogonal en aboutissant sur le lanterneau à deux égouts, qui pour sa part est coiffé d'une haute flèche octogonale de petit diamètre. Comme autre particularité, l'église possède un caveau entre la nef et la deuxième travée de la chapelle sud. Les sept clés de voûte pendantes sculptées de motifs de la Renaissance sont particulièrement remarquables[15],[16].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Le lac et ses occupants.
Le lac et ses occupants.
  • Le lac du Thillay, promenade du Lac : Le Thillay est de longue date, le rendez-vous des pêcheurs à la ligne. En effet, le Croult, qui prend sa source au Trou du Diable à Goussainville, passe au Thillay où son cours forme étang, plan d'eau dédié à la promenade mais aussi à la pratique de la pêche, notamment du fait du ré-empoissonnement régulier des eaux en espèces d'eau douce (truites notamment) par l'association locale des pêcheurs à la ligne. Le lac du Thillay est de fait fréquenté par de nombreux amateurs de ce sport venant parfois de communes d'autres départements de la région parisienne.
  • Moulin à Drap, sur le Croult, à la limite sud de la commune : Appelé également moulin Jumeau, ce moulin à eau est transformé dans une importante minoterie après son rachat par Louis Destors. Elle est victime d'un incendie en 1902 et agrandie pour une dernière fois en 1920. La famille des propriétaires s'est fait construire une vaste demeure de style néoclassique à côté[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Thillay au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes du Thillay sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Michel Roblin, Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque, page 68.
  4. Paul Marie Duval, Paris antique: des origines au troisième siècle - Page 235
  5. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4126
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  9. « Partnerschaften » Site web de la commune de Hünfelden, consulté le 3 avril 2017.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Notice no PA00080215, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Charles Huet, « Le Thillay - Saint-Denys », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 275-277 (ISBN 9782953155402).
  16. « Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Denis », notice no IA95000065, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. François Doury et Dominique Foussard, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Le Thillay », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 324-329 (ISBN 2-84234-056-6).
  18. Culture.Gouv.Fr : Base Léonore

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]