Ézanville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ézanville
La mairie, place Jules Rodet.
La mairie, place Jules Rodet.
Blason de Ézanville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Fosses
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France
Maire
Mandat
Alain Bourgeois
2014-2020
Code postal 95460
Code commune 95229
Démographie
Gentilé Ézanvillois
Population
municipale
9 438 hab. (2013)
Densité 1 818 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ N 2° 22′ 00″ E / 49.0333, 2.366749° 02′ 00″ Nord 2° 22′ 00″ Est / 49.0333, 2.3667
Altitude 80 m (min. : 72 m) (max. : 118 m)
Superficie 5,19 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ézanville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ézanville
Liens
Site web ezanville.fr

Ézanville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Ézanvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ézanville se situe en plaine de France, à environ 20 km au nord de Paris. Ézanville est desservie par la gare d'Écouen - Ézanville sur la ligne H du Transilien, branche Paris-Nord - Persan ou Luzarches par Montsoult (TransilienLigne H du Transilien).

Communes limitrophes d’Ézanville[1]
Moisselles Attainville Le Mesnil-Aubry
Domont Ézanville[1]
Piscop Écouen
Hydrographie

La commune est traversée par, le ru de Vaux, le ru de Pontcelles, le Petit Rosne

Toponymie[modifier | modifier le code]

Esenvilla en 1254, Eszanvilla, Ezani villa[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 632, le roi Dagobert cède Iticiniscoam, composé des territoires actuels d' Ézanville et d'Écouen à l'abbaye de Saint-Denis.
Ézanville, qui n'est qu'un village, est alors une annexe à la cure d’Écouen qui, à partir de 1060, dépend du prieuré de Saint-Martin-des-Champs de Paris.

Vers 1030, Bouchard III de Montmorency donne à sa fille, pour héritage, le territoire d’Ézanville, qui en fait don au couvent Notre-Dame de Saint-Paul-en-Beauvaisis

Au début XIXe siècle, le village compte 200 habitants environ qui vivent principalement de l'agriculture. L'ouverture du chemin de fer, à partir de 1876, permet le développement rapide du village en particulier autour de la gare en particulier au début du XXe siècle avec la construction de maisons de villégiatures, en particulier dans le hameau du Bois Bleu. Par la suite la commune s'est développée grâce à l’exploitation de la terre à brique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Ézanville fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[3]) et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 mars 2001 Maurice Gigoi[6] UDF-PR  
mars 2001 en cours
(au 29 avril 2014)
Alain Bourgeois UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ézanville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 9 438 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204 198 216 208 196 207 195 181 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
128 136 143 150 162 202 219 199 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
329 1 831 1 916 2 017 2 218 2 303 2 384 2 401 2 793
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
3 120 4 511 6 940 8 003 9 153 8 825 9 038 9 064 8 979
2013 - - - - - - - -
9 438 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ezanville possède cinq écoles maternelles et élémentaires et un collège :

  • École maternelle Le Village, rue de la Fidélité.
  • École maternelle et primaire Les Bourguignons, rue de Normandie.
  • École maternelle et primaire Paul Fort, square de l'Île de France.
  • École primaire Albert Camus, place Jules Rodet.
  • École primaire Pierre et Marie Curie, rue des Écoles.
  • Collège Aimé CESAIRE, chemin de Moisselles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de l'Assomption.
Détail du chevet.
Monument aux Victoires.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Ézanville ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue de l'Église (chœur classé monument historique par arrêté du [10]) : Son chœur gothique flamboyant des années 1540, terminé dans le goût de la Renaissance, constitue sa seule partie remarquable. Il se compose de trois travées droites et d'une abside à cinq pans, et est généreusement éclairé. Malgré ses petites dimensions, une largeur de 6 m, une hauteur de 9 m, et une longueur de 15,30 m dans l'œuvre, son architecture est d'un grand raffinement. Elle se caractérise notamment par des piliers ondulés engagés dans les murs, portant des frises sculptées de motifs végétaux en guise de chapiteaux, et par des voûtes aux clés pendantes. Les deux dernières voûtes sont agrémentées de liernes et tiercerons. Dans l'abside, les nervures décrivent un dessin original évoquant les pétales d'une fleur. Au nord, le chœur était primitivement à deux niveaux d'élévation ; ce n'est plus le cas que dans la première travée. Le vaisseau est flanqué d'un clocher sans caractère du XIVe siècle ; d'une sacristie issue de la transformation d'une chapelle latérale ; et d'une petite chapelle basse. La nef est moderne et a été inaugurée en 1967 seulement. L'ancienne nef avait été démolie en 1832, quand la commune ne pouvait faire face aux frais de restauration[11],[12].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Monument aux Victoires, place de la République : Ainsi est baptisé le monument aux morts de la commune, érigé au début des années 1920 en hommage des soldats originaires d'Ézanville morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. L'œuvre du sculpteur Jean Bozzi se présente comme une épaisse colonne sur un socle cubique, surmonté par un genre de pot à feu et orné côté sud par un bas-relief. Ce dernier représente un personnage féminin, symbolisant la victoire ; un cartouche figurant une tête de lion est placé à ses pieds. En dessous, le socle porte l'inscription : « À la gloire de nos défenseurs - Aux enfants d'Ézanville », souligné par une feuille de palme souvent associés aux monuments aux morts. Les lieux de plusieurs grandes batailles et leurs années sont gravés sur les côtés du socle[12].
  • Château Henry, 8 Grande-Rue : C'est l'un de deux hôtels particuliers que comptait la commune, l'autre ayant disparu. Le bâtiment de style éclectique, avec un rez-de-chaussée et un étage néoclassiques, une mansarde avec des lucarnes dans le goût de la Renaissance et un soubassement en meulière, date du XIXe siècle. Le couronnement de la lucarne centrale arbore deux D entrelacés, monogramme de Diane de Poitiers, qui en réalité n'est pas liée à l'histoire de la demeure[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Créé en 1972, le blason est écartelé en 4.

Armes d'Ézanville

Les armes d'Ézanville se blasonnent ainsi :

Ecartelé : au premier d'or à l'anille de gueules, au deuxième d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au troisième à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, au quatrième aussi d'azur aux douze étoiles d'or ordonnées en orle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Ézanville sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  4. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  5. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  6. « L’ancien maire d’Ezanville Maurice Gigoi est décédé », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  7. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise,‎ (consulté le 13 septembre 2015).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  10. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Mathieu Lours, « Ézanville - », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 118-119 (ISBN 9782953155402).
  12. a, b et c Pauline Mathon, Jean-Claude Cavard, Daniel Baduel et Claude Adam, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Ézanville - Notre-Dame-de-l'Assomption », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 219-222 (ISBN 2-84234-056-6).