Jérôme Chartier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chartier.
Jérôme Chartier
Image illustrative de l'article Jérôme Chartier
Fonctions
1er vice-président du conseil
régional d'Île-de-France
[1]
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 28 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Prédécesseur Marie-Pierre de la Gontrie
Député du Val-d'Oise
Élu dans la 7e circonscription

(15 ans et 1 jour)
Élection
Réélection
17 juin 2012
Législature XII, XIII et XIVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Yves Cochet
Successeur Dominique Da Silva
Maire de Domont

(20 ans, 6 mois et 10 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 18 mars 2001
16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Marie-France Lecuir
Successeur Frédéric Bourdin
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité française
Parti politique UMP puis LR
Conjoint Virginie Calmels
Diplômé de ESSEC
Profession chef d'entreprise
Religion catholicisme

Jérôme Chartier
Maires de Domont

Jérôme Chartier, né le à Paris, est un homme politique français, ancien maire de Domont et ancien député du parti Les Républicains de la 7e circonscription du Val-d'Oise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et études[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de cinq enfants, il passe son enfance dans la région parisienne, entre Paris et Domont (Val-d’Oise). Dans sa jeunesse, il s’engage au service des autres, au travers du scoutisme ou comme éducateur à l’hôpital d'enfants de la Croix-Rouge, à Margency dans le Val-d’Oise.

Après son baccalauréat obtenu au lycée de Sarcelles, il entre à l'université Paris-V et obtient une licence d’administration publique et une maîtrise de science politique. Il intègre l’ESSEC en 1990. Il suit concomitamment l’enseignement de la Chaire d’Économie urbaine, qui le sensibilise aux enjeux et aux valeurs des villes, des métropoles et des territoires.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est pendant quelques années journaliste pigiste (La Gazette du Val-d’Oise et Images du mois notamment). Puis il devient assistant parlementaire à mi-temps au Sénat, puis secrétaire du groupe des sénateurs non-inscrits de 1989 à 1992.

À la sortie de l’ESSEC, après son service militaire, il entre dans une agence de conseil, comme chef de projet puis comme directeur de mission ; il y découvre notamment les techniques de marketing politique des campagnes électorales américaines.

En 1997, il rejoint un groupe de restructuration d'entreprises et travaille successivement pour des fonds d'investissements, des groupes industriels et des sociétés de gestion de participations majoritaires. En 2001, il fonde avec des partenaires une holding de participations, qu'il cédera après son élection à l'Assemblée nationale en 2002 pour se consacrer entièrement à son activité politique.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

L'année 1995 marque à la fois son élection comme maire de Domont et sa participation active à la campagne présidentielle victorieuse de Jacques Chirac. Élu à 28 ans, il est le plus jeune maire de France pour une ville de plus de 10 000 habitants. La même année, il est également élu président du syndicat d'aménagement de l'Ouest due la Plaine de France, avant de devenir président de la Communauté d'agglomération de l'Ouest de la Plaine de France en décembre 2001.

Il devient en 1998 secrétaire départemental RPR du Val-d’Oise, la neuvième fédération de France en nombre d'adhérents, et chargé de mission national aux fédérations en 2001.

Il est élu le 16 juin 2002 député de la 7e circonscription du Val-d’Oise (cantons de Domont, Ecouen, Montmorency, Sarcelles-Sud-Ouest), recueillant près de 58 % des suffrages. Il siège au sein du groupe UMP.

En 2003, il est désigné Young Leader[2] de la French-American Foundation.

Participant à l’avènement de l’Union pour un mouvement populaire, il y est chargé de développer les Fédérations professionnelles. Il crée 21 fédérations en six mois, rassemblant jusqu'à 8 500 adhérents.

Membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale, il se voit confier le suivi budgétaire de domaines régaliens : rapporteur spécial des crédits du ministère de l'Intérieur entre 2002 et 2004, des Affaires étrangères de 2004 à 2008 et de la mission Économie entre 2008 et 2012.

Il est notamment rapporteur de l'Assemblée sur quatre lois importantes : sur la sauvegarde des entreprises (2003), l’ouverture du capital de la DCN (2004), le pouvoir d’achat (2007) et la régulation bancaire et financière (2010). S’étant imposé comme un spécialiste des questions budgétaires, il devient en septembre 2007 le porte-parole du groupe UMP sur le budget de l'État. Il s’investit également dans la modernisation des institutions et de la vie politique françaises.

Il est réélu député du Val-d’Oise le 17 juin 2007 avec près de 57 % des voix (48 % au 1er tour).

De 2007 à 2012, il est porte-parole du groupe UMP sur les lois de finances et « whip » de la majorité pour la commission des finances. Au sein de l’UMP, il avance plusieurs propositions et idées de réformes en matière économique et sociale : il est ainsi l’auteur en 2007 d’un rapport sur la TVA sociale qui lancera le concept de « TVA pouvoir d'achat ». Il est alors chargé, au sein du parti présidentiel, du débat sur le pouvoir d'achat, puis rapporteur de la commission des finances de la loi sur le pouvoir d'achat. Il devient par ailleurs rapporteur de la loi sur la régulation bancaire et financière et poursuit son engagement sur ce dossier particulièrement technique qui fera de lui l'un des rares spécialistes de la question au parlement français. Par la suite, il devient le rapporteur des crédits de la mission pouvoirs publics à la commission des finances jusqu'en 2013, année où il se voit confier la présidente de la mission permanente d'information sur la régulation bancaire et le financement de l'économie instituée par la commission des finances.

Il continue à s'investir au sein de l'UMP et est nommé en janvier 2008 secrétaire national de l'UMP, chargé du suivi des réformes, puis en septembre 2008 orateur national de l'UMP sur les réformes. En mars 2009, il devient secrétaire national, chargé de la pédagogie des réformes. En juillet 2010, il est nommé secrétaire national de l'UMP chargé de la fiscalité et des finances publiques.

Candidat à sa réélection au scrutin de juin 2012, il résiste à la « vague rose ». Obtenant 38,29 % des voix au premier tour contre 39,35 % pour son adversaire du PS, il parvient à l’emporter au second tour avec 50,29 % des voix[3].

Soutenant la candidature de François Fillon à la présidence de l’UMP à l’automne 2012, il est son porte-parole et fait partie de son équipe rapprochée. En janvier 2013, à la suite de l’accord entre François Fillon et Jean-François Copé, il est nommé délégué général à l'animation du parti[4].

En juin 2013, il devient vice-président de l'association Force républicaine, association de soutien à la candidature de François Fillon à la primaire pour l'élection présidentielle.

En mars 2014, il est réélu maire de Domont dès le 1er tour, avec 78,9 % des voix.

En janvier 2015, il rejoint le bureau politique de l'UMP devenu Les Républicains en mai 2015.

En février 2015, il s'engage dans la campagne de Valérie Pécresse et devient le responsable du projet de la campagne régionale pour l'Île-de-France. En décembre 2015, il est élu conseiller régional sur la liste de Pécresse et devient 1er vice-président, chargé de l'économie et de l'emploi, du conseil régional d'Île-de-France[5]. Il démissionne peu après de son mandat de maire.

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[6], dont il est le porte-parole, en tandem avec Valérie Boyer.

En décembre 2016, il devient conseiller spécial de François Fillon, candidat à l'élection présidentielle. Alors que le candidat doit faire face à plusieurs défections de son camp à la suite du Penelope Gate, Jérôme Chartier fait partie, avec Bruno Retailleau et Valérie Boyer du dernier « noyau dur » de ses soutiens[7].

Centres d’intérêt[modifier | modifier le code]

Investissements en capital et restructurations industrielles : il est Rapporteur pour avis en 2003 au nom de la commission des finances sur le projet de Loi sauvegarde des Entreprises.

Economie : Rapporteur spécial des crédits de la mission « économie » de 2007 à 2012 au nom de la commission des finances, il est l’auteur du rapport « les gouvernements face à la crise, résultat de la mission qu’il effectue pour le compte du Premier ministre François Fillon en 2010 pour examiner les stratégies des dirigeants de 13 pays emblématiques face à la crise financière.

Régulation bancaire et financière : il est Rapporteur de la loi de régulation bancaire et financière de 2010 qui a notamment créé l’Aurorité de régulation bancaire et financière et de contrôle. Il sera l’orateur de l’opposition pour la deuxième loi de régulation produite par le parlement en 2014 et le président de la mission permanente d’information sur la régulation bancaire et le financement de l’économie mise en place par la commission des finances.

Institutions : En 2002, il est à l'initiative de la création du Groupe d'études sur la modernisation de la vie politique rassemblant plus d’une centaine de parlementaires de tout bord, qu'il a présidé jusqu'à sa disparition après le vote de la loi constitutionnelle en juillet 2008. Le 22 avril 2004, date anniversaire du premier tour de l'élection présidentielle, il remet au président de l'Assemblée nationale 15 propositions étudiées par le Groupe[8]. Dans la continuité de cette réflexion, il publie en septembre 2005 Le lifting de Marianne, 50 propositions aux éditions L'Archipel, où il formule des propositions sur l'évolution des institutions de la Ve République. Nicolas Sarkozy dira s'être inspiré de ses propositions pour bâtir la réforme institutionnelle de juillet 2008. Il crée ensuite, en janvier 2006, la Convention pour la Ve République, en écho à la Convention pour la VIe République d’Arnaud Montebourg. Il est désigné par ses pairs comme orateur du groupe UMP lors de la discussion de la loi réformant la Constitution de la Ve République, votée définitivement par le Congrès en juillet 2008.

Engagement intellectuel et écrits[modifier | modifier le code]

En 2003, il initie le cycle des Entretiens de Royaumont[9], lancé entre 1947 par Henry Goüin et Roland Barthes et qui avait pris fin au milieu des années 1950. Les Entretiens sont aujourd'hui reconnus comme l’un des principaux lieux de la réflexion politique française rassemblant des décideurs de tous horizons et de toute orientation partisane. Ils se déroulent le premier weekend de décembre. En 2014, les Entretiens ont pris une nouvelle dimension, en s’internationalisant, avec « les Entretiens de Varsovie », puis se sont ajoutés en 2015 et 2016 « les Entretiens de Madrid », « les Entretiens d'Abu Dhabi » et « les Entretiens de Rabat ».

Poursuivant son engagement dans le débat public, il publie en mars 2013 son deuxième livre, un essai sur le travail, Éloge du travail, chez Grasset.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il partage sa vie avec la chef d'entreprise et femme politique Virginie Calmels[10].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le lifting de Marianne, l’Archipel, 2005, 238 p.
  • Éloge du travail, Grasset, 2013, 180 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Initialement chargé de l'économie et de l'emploi puis de la stratégie institutionnelle et des relations internationales.
  2. « Annuaire des Young Leaders - French-American Foundation France » (consulté le 4 juin 2015).
  3. « Résultats des élections législatives 2012 : VAL D'OISE (95) - 7ème circonscription », Ministère de l'Intérieur.
  4. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  5. « Le Nouvel exécutif régional », Conseil régional d'Île-de-France (consulté le 20 décembre 2015).
  6. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  7. Geoffroy Clavel, « Retailleau, Boyer, Chartier... le dernier noyau dur des soutiens de François Fillon », huffingtonpost.fr, 3 mars 2017.
  8. « Groupe d'études sur la modernisation de la vie politique française » sur le site de l'Assemblée nationale.
  9. http://www.entretiensroyaumont.org/fr
  10. « Les bras droits de Fillon et Juppé, adversaires en politique, en couple à la ville », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]