Arronville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Arronville
Arronville
La mairie.
Blason de Arronville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC Sausseron Impressionnistes
Maire
Mandat
Nadine Leclercq
2020-2026
Code postal 95810
Code commune 95023
Démographie
Gentilé Arronvillois
Population
municipale
647 hab. (2018 en diminution de 2,41 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 00″ nord, 2° 06′ 00″ est
Altitude 90 m
Min. 52 m
Max. 140 m
Superficie 15,85 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontoise
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Arronville
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
Voir sur la carte topographique du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Arronville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Arronville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Arronville
Liens
Site web https://www.arronville.fr/

Arronville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Arronvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Arronville est une commune périurbaine du Vexin français située dans la vallée du Sausseron, à 15` km au nord de Pontoise, 40 km au nord-ouest de Paris, 27 km au sud-est de Gisors et à 28 km au sud de Beauvais.

Elle est desservie par l'ancienne route nationale 327 (actuelle RD 927) et est aisément accessible par l'autoroute A16 (France).

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par le Sausseron, un affluent de l'Oise, donc sous-affluent de la Seine. Des étangs, notamment de pisciculture, y sont aménagés.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arronville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend les hameaux de Margicourt et de Héréville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Au début de la Première Guerre mondiale, après la bataille de Senlis, des éclaireurs uhlans allemands sont signalés à Arronville[7]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[8], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Marines [9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Pontoise

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arronville est membre de la communauté de communes Sausseron Impressionnistes, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1962 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[10] Jean-Pierre Parouty DVD  
2014[11] février 2017[12] François Pélegrin SE Ancien notaire
Démissionnaire
février 2017[13] mai 2020 René Desmottes    
mai 2020[14] En cours
(au 19 juin 2020[15])
Nadine Leclercq    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 647 habitants[Note 3], en diminution de 2,41 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
566545562560621621590600519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
520552523521528545518493503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
470399430398389411339316350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
403396411440553610658665666
2018 - - - - - - - -
647--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles.


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Arronville compte trois monuments historiques sur son territoire :

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue de la Mairie / cour des Lys (classée monument historique par décret du 18 janvier 1943[19]) :
    Elle possède une nef basilicale romane, qui remonte à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, et se distingue par la variété de ses chapiteaux, dont la sculpture est d'une facture archaïque, et représente les motifs d'une façon fortement stylisée. Les arcades latérales de la croisée du transept, en même temps base du clocher, et du chœur remontent à la même époque, mais ont été retouchées, notamment dans le chœur.
    De la période romane, subsistent également les vestiges des baies du premier étage du clocher, côté sud. Dès le premier quart du XIIIe siècle, plutôt qu'à la fin du même siècle ou au début du XIVe siècle, les bas-côtés, les croisillons du transept et les chapelles latérales du chœur sont entièrement reprises, et voûtés d'ogives. Les voûtes d'ogives de la nef sont du même style gothique, bien qu'on les date seulement du début du XVIe siècle.
    À la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, la voûte et le chevet du chœur sont reconstruits dans le style gothique rayonnant, avec un curieux triplet tardif, dont la baie centrale est munie d'un remplage caractéristique de son époque. Pendant ou après la Guerre de Cent Ans et son lot de ravages, le clocher est rebâti dans un style gothique, que l'on ne peut pas qualifier de flamboyant. L'élévation septentrionale est également reprise.
    La partie la plus remarquable de l'église est la nef. L'extérieur manque de caractère et souffre des multiples remaniements au fil du temps, mais le clocher et le chevet sont néanmoins intéressants[20],[21].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'allée couverte de la côte du Libéra
  • Allée couverte de la côte du Libéra : allée couverte, datant du Néolithique récent et ayant dû abriter deux cents corps environ, classée monument historique par arrêté du 25 janvier 1963[22].
  • Château de Balincourt, RD 927 à l'entrée sud de la commune (inscrit monument historique par arrêté du [23]) :
    Il a été construit vers 1780 pour le comte Charles Louis Testu de Balincourt, selon les plans de l'architecte Denis-Claude Liégeon, qui conçoit également le parc et les annexes. En 1908, le roi Léopold II de Belgique achète le domaine et commande de nombreuses modifications du château, de sorte que des éléments architecturaux du XIXe siècle et du XIXe siècle se mélangent aujourd'hui avec les éléments d'origine. Le roi fait appel à l'artiste vénitienne Raffaële Maïnella, aquarelliste, décoratrice, architecte et paysagiste, pour diriger les travaux. Elle ne s'occupe pas seulement des décors intérieurs mais intervient aussi sur le parc, où elle fait redécorer l'orangerie et la chapelle, crée des fabriques pittoresques et procède à des aménagements hydrauliques. Le secteur sud du parc se situe sur la commune voisine de Menouville[23].
    Ce château est aujourd'hui la propriété des descendants du grand marchand d'armes (fin du XIXe siècle et premier quart du XXe siècle), Sir Basil Zaharoff, aux nationalités multiples dont la française (en 1898 et ensuite promu même grand croix de la Légion d'honneur), qui mourut à Monte-Carlo et est inhumé dans l'enceinte du château.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

On peut également signaler :

  • Ancien relais de poste, des XVIIe et XVIIIe siècles[20]
  • Ancien moulin à eau au hameau de Margicourt[20]
  • Ferme et ancien manoir, rue du Moulin
  • Lavoir couvert, rue de Margicourt : Il se situe sur le Sausseron naissant, près du moulin. Au bassin à ciel ouvert, s'associe un abri en moellons avec un toit en appentis, protégeant la plate-forme dédiée aux lavandières à l'arrière du bassin[20].
  • Croix sur la RD 188 à l'est du village.
  • Croix de chemin près de la RD 927.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Arronville (Val-d'Oise).svg

Les armes d'Arronville se blasonnent ainsi : D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, accosté de deux roseaux au naturel ; au chef d'azur chargé des clefs de Saint Pierre passées en sautoir, l'une d'or et l'autre d'argent, et d'une crosse issante aussi d'or brochant sur les clefs, le tout accosté de deux fleurs de lys du même

Arronville au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Arronville », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes d'Arronville » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. L'âne en guerre
  8. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Joseph Canu, « Le conseil municipalà nouveau au complet », La Gazette du Val d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Deux listes étaient en présence, celle soutenue par le maire François Pellerin : Ensemble pour Arronville et l’autre Pour Arronville, dont certains candidats figuraient déjà en 2014 sur la liste de l’ancien maire Jean-Pierre Parouty, mais n’avaient pas été élus. C’est pourtant cette dernière qui a été intégralement préférée par les 256 électeurs. Seule un peu plus de la moitié des 505 inscrits est, en effet, venue voter. 250 bulletins ont été exprimés ».
  11. Les maires du Val-d'Oise-Les élus du Val-d'Oise (doc pdf)
  12. Joseph Canu, « Le maire François Pelegrin démissionne : Suite et fin de l'aventure électorale pour l'ancien notaire. Lors de sa cérémonie de vœux, hier, le premier magistrat d'Arronville a annoncé sa démission de sa fonction de maire », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il continuera cependant de siéger au conseil municipal de la commune qui avait temporairement été placée sous tutelle par la préfecture en mai dernier (faute d’avoir bouclé son budget dans les temps, Ndlr). À l’époque, le conseil avait été remanié après la démission de sept de ses quinze membres ».
  13. Maxime Laffiac, « René Desmottes est le nouveau maire d'Arronville : Il succède ainsi à François Pelegrin, qui avait annoncé sa démission lors de la cérémonie des voeux », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Habitant le village depuis 1976, René Desmottes a été élu comme conseiller «  aux dernières élections municipales, en 2014 ».
  14. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « Compte-rendu de la réunion du conseil municipal - séance du 19 juin 2020 » [PDF], sur http://www.arronville.fr (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Église Saint-Pierre-Saint-Paul. », notice no PA00079984, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. a b c et d Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Arronville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 619-620 (ISBN 2-84234-056-6).
  21. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 978-2-905684-23-3), p. 41-42.
  22. « Allée couverte », notice no PA00079982, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. a et b « Domaine de Balincourt », notice no PA00079983, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Julien Ducouret, « Val-d'Oise. Les femmes de marins vues par le photographe Bruno Beucher : Bruno Beucher, qui habite Arronville dans le Val-d'Oise), est l’auteur de ’’Femmes de marins’’, un livre photographique dédié aux épouses de marins pêcheurs », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).