Condécourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Condé.
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Gondecourt.
Condécourt
Condécourt
La mairie de Condécourt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées du Vexin
Maire
Mandat
Michel Finet
2014-2020
Code postal 95450
Code commune 95170
Démographie
Gentilé Condécourtois, Condécourtoises
Population
municipale
576 hab. (2015 en augmentation de 5,69 % par rapport à 2010)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ nord, 1° 57′ 00″ est
Altitude 65 m
Min. 37 m
Max. 127 m
Superficie 6,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Condécourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Condécourt
Liens
Site web condecourt.fr

Condécourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Condécourt, limitrophe des Yvelines, se trouve dans le périmètre du parc naturel régional du Vexin Français, à 6 km environ au nord-est de Meulan. Essentiellement rurale, son espace urbain représente 5 % de son territoire qui est irrigué par l'Aubette de Meulan, petite rivière affluent de rive droite de la Seine.

L'habitat est groupé dans le bourg implanté le long de celle-ci, ainsi que dans le hameau de Villette situé plus au sud, à mi-chemin entre Condécourt et Tessancourt-sur-Aubette.

Les communes limitrophes sont Gaillon-sur-Montcient à l'ouest, Tessancourt-sur-Aubette au sud-ouest, Évecquemont au sud, Menucourt au sud-est, Sagy au nord-est et Longuesse au nord.

Communes limitrophes de Condécourt[1]
Longuesse Sagy
Gaillon-sur-Montcient Condécourt[1]
Tessancourt-sur-Aubette Évecquemont Menucourt

La commune est desservie par la route départementale D 28 dont le tracé suit la vallée de l'Aubette. Cette route à deux voies supporte un trafic de transit, notamment de poids-lourds, très important entre les pôles de Cergy-Pontoise et Mantes-la-Jolie. Un projet de voie rapide autoroutière devant s'y substituer existe depuis de nombreuses années mais est très contesté.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité est habitée depuis l'antiquité gauloise et fut la patrie du général de Grouchy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Paul Behot DVD  
mars 2008[3] en cours
(au 29 avril 2014)
Michel Finet   Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 576 habitants[Note 1], en augmentation de 5,69 % par rapport à 2010 (Val-d'Oise : +3,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
416 364 383 350 380 337 347 356 329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
344 326 335 300 277 271 263 298 294
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
286 265 249 240 258 243 218 215 261
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
275 341 378 511 532 486 531 537 568
2015 - - - - - - - -
576 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église, façade occidentale.

La commune compte deux monuments historiques sur son territoire[9].

  • Église Saint-Pierre-ès-Liens, inscrite depuis le [10] : Elle remonte, dans ses parties les plus anciennes, à la fin du XIe siècle : il s'agit de la base du clocher avec ses arcades en plein cintre retombant sur des impostes décorés de dents-de-scie, et sa voûte d'arêtes. Cette travée n'est pas visible depuis l'extérieur, car englobée dans des constructions plus récentes. Le premier étage du clocher octogonal est lui aussi d'un style roman archaïque, et ne devrait pas être antérieur au tout début du XIIe siècle. Le second étage, plus simple, a été ajouté à la période gothique. Globalement, l'église Saint-Pierre-ès-Liens est d'une architecture assez simple, avec un seul niveau d'élévation, et se caractérise par la juxtaposition de quatre espaces carrés issues de quatre campagnes de construction distinctes, à savoir la nef rustique du XVIIIe siècle ; la base du clocher déjà signalée ; le chœur gothique du second quart du XIIIe siècle ; et la travée droite de la chapelle de la Vierge, au nord du clocher. Cette chapelle se termine par une abside en hémicycle, dont la corniche, les contreforts et les fenêtres évoquent le tout début de la période gothique, tandis que les chapiteaux et les clés de voûte correspondent plutôt au début du XIIIe siècle, ce qui pourrait indiquer une interruption du chantier. La voûte à trois branches d'ogives constitue une autre particularité. Ce sont la chapelle et le clocher qui font l'intérêt architectural de l'église, qui se singularise en outre par son plan[11].
  • Château de Villette, au hameau du même nom, classé depuis le [12] : il possède un parc répertorié à l'Inventaire général du patrimoine culturel par le biais du pré-inventaire des jardins remarquables[13].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Lavoir couvert, boulevard du Nord : son bassin est à ciel ouvert, alors que l'emplacement dédié aux lavandières d'un côté du bassin dispose d'un abri, avec des murs sur trois côtés et un toit en appentis.
  • Lavoir du hameau de Villette : c'est ancien lavoir couvert, assez vaste, alimenté par une source sous un petit arc dans un mur latéral. Le toit et sa charpente manquent aujourd'hui.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

On demeuré au château de Villette :

Condécourt au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Le repas et la soirée du mariage du film Pièce montée de Denys Granier-Deferre, tourné en 2009, se déroulent au château de Villette[14].

Le château de Villette également a servi pour l'adaptation film Da Vinci Code, comme plusieurs autres films : voir la commune dans la liste des films tournés dans le département.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Condécourt sur Géoportail.
  2. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  3. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  4. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Condécourt », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Église Saint-Pierre-ès-Liens », notice no PA00080032, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Condécourt, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 102-103.
  12. « Château de Villette », notice no PA00080031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Jardin du château de Villette », notice no IA95000009, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Article journal Le Parisien du 20/05/2009