Hodent

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Hodent
La chapelle Sainte-Marguerite.
La chapelle Sainte-Marguerite.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Éric Breton
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95309
Démographie
Gentilé Hodentois ou Hodentais
Population
municipale
229 hab. (2014)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 00″ nord, 1° 46′ 00″ est
Altitude 64 m (min. : 49 m) (max. : 140 m)
Superficie 4,37 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.hodent.fr/

Hodent est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

la commune est située dans le Vexin français.

Communes limitrophes de Hodent[1]
Saint-Gervais Magny-en-Vexin
Omerville Hodent[1] Charmont
Genainville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du composé germanique husidun ou husding (de hūsi, maisons et dun, hauteur ou ding, avec le suffixe ing)[2].

Archétype germanique commun au nord de la France : Houdain, Houdan, Hodenc-l'Évêque, Hodeng-en-Bray, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1914 1945 Jean Hamot    
1945 1952 Émile Philippon    
1952 1965 Marceau Bailhoux    
1965 1970 René Benard    
1970 1989 Jean Masson    
1989 mars 2008 Joël Cousin    
mars 2008[4] en cours
(au 29 avril 2014[5])
Éric Breton    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 229 habitants, en diminution de -11,58 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
173 172 167 179 209 200 194 182 182
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
174 199 251 211 226 226 188 209 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
189 179 172 167 227 241 200 219 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
192 196 212 181 180 267 262 241 229
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une zone artisanale a été créée entre deux bras de l'Aubette de Magny sur environ 1,5 km, permettant à des PME de disposer d'un accès routier.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Marguerite.
Colombier, rue des Sorbiers.
Portail de la ferme du prieuré.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Hodent possède un seul monument historique sur son territoire.

La chapelle Sainte-Marguerite, située dans la Grand'rue est inscrite à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du [10]. Seule la façade occidentale avec le portail plein cintre) surmonté d'un oculus donne sur la voie publique, le vaste parc du manoir de style néo-normand occupant tout le secteur oriental du village. De plan rectangulaire, le sanctuaire du XVIe siècle possède un chœur polygonal, une petite chapelle latérale au sud et un petit clocher en charpente, s'élevant au-dessus de la partie orientale de la nef. Il est couvert d'ardoises, alors que la nef est couverte de tuiles rouges. La chapelle est d'une construction soignée, mais sans style particulier. La pierre de taille est utilisée pour les chaînages, l'encadrement des ouvertures, les contreforts, la partie supérieure des pignons. Le reste est fait de moellons noyés dans le mortier d'une couleur ocre. Comme seul élément de décor, une petite Vierge est placée dans un niche au-dessus de la porte[11].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Un petit colombier est situé dans la cour d'une ancienne fermette, rue des Sorbiers. Il est aménagé dans une pièce dans les combles d'une grange et de plus petite dimension que les colombiers des grandes fermes seigneuriales. Le toit à quatre versants, la haute façade sur la cour et les quatre ouvertures d'envol signalent toujours la destination initiale de ce bâtiment du milieu du XVIIIe siècle[11].

La ferme du prieuré dans la Grand'rue : la conversion de cet ancien prieuré bénédictin en ferme remonte au XVe siècle, mais il restent toutefois des vestiges de l'ancienne chapelle prieurale du XIIe siècle, dont une grande arcade ogivale dans la façade nord du corps de logis. Des fenêtres à meneaux restent du XVe siècle. La plus petite des deux portes du portail sur la rue est également d'origine gothique, alors que la grande porte est une reconstitution fidèle. Le prieuré avait probablement été fondé par la famille seigneuriale locale sur des terres relevant directement de la suzeraineté du roi. Après sa dissolution, l'établissement tombe toutefois entre les mains du domaine royal. Comme d'autres possessions dans les environs, le roi l'échange avec l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés contre des terres à Choisy-le-Roi en 1670, en vue de la construction du château de Choisy. Devenue ainsi de nouveau bien de l'église, la ferme est vendue comme bien national en 1791, et son acquéreur n'est autre que Louis Alexandre de La Rochefoucauld d'Enville, député à l'assemblée nationale et président du département de Paris. Son héritier sera la famille Hamot, qui conserve le domaine pendant plusieurs générations, jusque dans les années 1960[11].

La villa dite « La Folie », ruelle des Vieilles Pierres, est une grande demeure avec des façades en colombages et brique de style néo-normand, dont la volumétrie et notamment la forme des hautes toitures débordantes sont d'inspiration libre. Les hautes cheminées sont en damier, avec alternance de briques rouges et ocre[11]. Depuis la rue, la villa n'est que très partiellement visible.

Des bornes signalant la limite entre les seigneuries de Hodent et de Charmont ont une forme très simple, elles arborent un C gravé sur la face tournée vers Charmont, et un H sur la face opposée. Les bornes sont érigées à la suite d'un différend opposant les deux seigneurs en 1600, qui ne trouve son aboutissement qu'en 1635 avec un jugement du Parlement de Paris ordonnant le bornage de la limite territoriale. La modification de la limite entre les deux communes en 1951 entraîne même un déplacement des bornes[11].

Un pont en pierre de taille, au hameau du Pont d'Hennecourt, date des années 1820. Il enjambe l'Aubette de Magny par un arc plein cintre. Des larmiers courent en bas et en haut du garde-corps. La construction du pont est liée à celle de la filature de coton qui fonctionne à proximité jusqu'à la fin du XIXe siècle, employant jusqu'à 165 ouvriers. Tout autre trace en a disparu[11].

Hodent au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Hodent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Hodent Blason Parti au 1) mi parti d'azur à l'écusson d'or accompagné de trois fleurs de lys du même et charger de trois besants du champ au 2) d'or à Sainte Marguerite contourné priant au dragon terrassé brochant à ses pieds le tout d'azur[12].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Hodent sur Géoportail.
  2. Guide du Vexin Français[réf. incomplète].
  3. « Liste des Maires successifs de la commune de Hodent », sur http://www.hodent.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  4. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  5. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 6 octobre 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Notice no PA00080093, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. a, b, c, d, e et f Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Hodent », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 554-556 (ISBN 2-84234-056-6).
  12. « Le blason de Hodent », sur Hodent (site officiel) (consulté le 20 juillet 2012).