École supérieure des sciences économiques et commerciales

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École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC)
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Histoire et statut
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Chiffres-clés
Étudiants
5 585 (2016-17)
Enseignants
162 permanents (2017)
Budget
109 millions d'euros (2016[1])
Divers
Devise
The pioneering spirit
(« L'esprit pionnier »)
Membre de
Site web

L’École supérieure des sciences économiques et commerciales (plus couramment ESSEC ou ESSEC Business School) est une grande école de commerce française basée à Cergy, La Défense, Rabat et Singapour. Fondée en 1907 par des jésuites, elle est longtemps restée indépendante de toute chambre de commerce et d'industrie avant de passer sous le contrôle de celle de Versailles en 1981[3]. Depuis 2013, elle est affiliée à la chambre de commerce de Paris Ile-de-France[4] avec HEC et l'ESCP Europe.

L'établissement accorde des diplômes de bachelor (bac +4), de master (bac +5), de doctorat (bac +8), ainsi que des mastères spécialisés et de maîtrise en administration des affaires (MBA).

Il bénéficie de l'accréditation de divers organismes étrangers : AACSB, EQUIS et AMBA.

L'ESSEC est membre de la Communauté d'universités et établissements (COMUE) de l'Université Paris-Seine et est au cœur du projet de campus international à Cergy qui accueillera 1500 enseignants et 30 000 étudiants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création (1907-1913)[modifier | modifier le code]

Campus de l'ESSEC à Cergy, en France.
Campus de l'ESSEC à Singapour.

L'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales (ESSEC) a été fondée en 1907 sous le nom d'Institut économique par Ferdinand Le Pelletier à Paris. Sa création s'inscrit dans la mouvance d'autres écoles de commerce créées sous tutelle catholique au début du XXe siècle : HEC Nord (qui deviendra l'EDHEC) par l'Institut Catholique de Lille ou l'ESSCA par l'Institut Catholique d'Angers. La loi Falloux de 1854 a en effet permis l'essor de l'enseignement secondaire religieux. Le contexte difficile pour l'Église, qui est marquée par l'affaire Dreyfus (1895) et la loi de séparation de l'Église et de l'État (1905), la pousse à chercher à retrouver de l'influence en diffusant des valeurs morales dans le monde économique et en formant une nouvelle génération de dirigeants d’entreprises[5].

Dans ce contexte de lutte des congrégations religieuses, en particulier des jésuites contre l'idéologie laïque et républicaine de l'État, l'ESSEC est une tardive réplique catholique à la création d'HEC[6]. Leur but est de « former des dirigeants pour la carrière commerciale et économique, qui réclame des hommes compétents, imprégnés de valeurs chrétiennes et humaines »[7]. Elle est d'abord située à l'École Sainte Geneviève (créée par des jésuites en 1854) dans le Quartier Latin. L'ESSEC dispose alors de larges moyens matériels : petites salles convenant au travail en effectif réduit et même un laboratoire de chimie. La première promotion compte 7 étudiants et les études durent deux ans. En 1909, une troisième année facultative est introduite[8].

Le cursus ne dénote pas par son originalité en se structurant autour d'un ensemble droit/comptabilité/langues/technique. C'est par l'introduction de valeurs morales chrétiennes que l'ESSEC entend se démarquer : les élèves assistent chaque semaine à la conférence d'apologétique à la chapelle de l'École Sainte Geneviève. Un enseignement technique (calligraphie, sténographie, rédaction de documents commerciaux) se couple à un enseignement scientifique (physique, chimie, visites d'usines). Il est possible d'intégrer la section élémentaire de l'école en sortant de première ou en étant titulaire d'un baccalauréat non scientifique, et d'intégrer la première année si l'on est titulaire d'un baccalauréat scientifique ou que l'on vient de la section élémentaire et que l'on a réussi un examen[5].

Début laborieux (1913-1940)[modifier | modifier le code]

En 1913, les locaux de l'école sont saisis à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, obligeant l'ESSEC à rejoindre ceux de l'Institut Catholique de Paris. L'ESSEC prend alors son nom actuel. Ses moyens sont réduits : elle ne dispose plus que d'un amphithéâtre prêté par l'ICP, la section élémentaire est supprimée et des cours magistraux sont donnés par les professeurs de la faculté. Les disciplines enseignées, qui resteront quasiment les mêmes jusqu'en 1960, sont alors les langues, l'histoire du commerce, la géographie commerciale, l'économie politique, le droit et la comptabilité. Une place importante est donnée aux langues, avec 10h hebdomadaires (4h d'anglais et d'allemand, 1h d'italien et d'espagnol). Avec sept cours de droit sur les deux années, l'ESSEC peine à se distinguer d'une faculté de droit et se cherche une légitimité[5].

L'école survit difficilement aux mobilisations de la guerre : en 1914, elle ne compte plus que quatre élèves en première année et deux en seconde. Elle ferme provisoirement ses portes et rouvre en 1915. La troisième année facultative est fermée et l'école ne retrouve une stabilité financière qu'à partir de 1920 où elle accueille plus de 50 étudiants en première année et 150 en 1930[5]. En 1923, l'association des diplômés est créée : un fonds de solidarité pour les veuves et les orphelins de la guerre se met en place. En 1926, le premier annuaire des diplômés est publié et en 1929, les premiers cours de morale des affaires sont donnés[9].

La crise des années 1930 vient briser cet élan [6]: l'ESSEC doit baisser ses frais de scolarité car les étudiants se réfugient dans des valeurs jugées plus sûres comme la fonction publique ou le droit. L'arrivée des classes creuses de 1914-1918 et la crise économique augmentent encore la difficulté de la situation. L'école se voit contrainte d'accepter d'office les bacheliers, les non-bacheliers sur examen et même des auditeurs libres qui viennent suivre les cours sans prétendre au diplôme, moyennant des frais de scolarité[5].

En 1932, le Bureau des Elèves (BDE) est créé et en 1937 les premières bourses sont distribuées, marquant le début d'une politique d'aides sociales[8].

Décollage (1940-1960)[modifier | modifier le code]

Le décollage se fait sous l'impulsion de Camille Donjon (Père Donjon) à partir de 1939 avec la mise en place de la sélection à l'entrée. Une classe préparatoire à l'examen est mis en place en 1941 qui devient un concours en 1947, le nombre de candidats le permettant[5]. L'ESSEC (avec HEC et l'EDHEC) refuse cependant de rejoindre le système unifié des ESCAE fixé par le décret du 3 décembre 1947[10] l'État prend désormais en charge l'implantation des classes préparatoires sur le territoire (il y en a une trentaine à l'époque, pour une vingtaine d'ESC). En échange les ESCAE délivrent un diplôme commun, passent leur scolarité de deux à trois ans et s'organisent en réseau avec épreuves et sujets communs à l'écrit des concours.

Si HEC et l'ESCP rejoignent ce système, l'ESSEC se positionne en challenger et garde ses propres classes préparatoires et concours. Deux systèmes cohabitent ainsi[11]. Pour se situer au niveau de ses concurrentes, l'ESSEC passe toutefois sa scolarité de deux à trois ans dès l'année 1947. Cette situation dure jusqu'en 1951, date à laquelle l'ESSEC ferme ses classes préparatoires pour s'ouvrir aux candidats des classes préparatoires publiques, plus nombreuses, et éviter ainsi la marginalisation de son concours[5].

Si la direction de l'ESSEC critique le modèle universitaire, elle comprend bien que la légitimité de l'école passe par une reconnaissance accrue de l'État, qui la reconnait en 1942 et vise son diplôme à partir de 1962. L'école multiplie également les équivalences : Chemins de Fer Français et Banque de France en 1937, Diplôme d'Études Supérieures en Comptabilité (DESC) en 1967 et en 1970 le diplôme de l'ESSEC permet de se présenter au concours de l'ENA et du CAPET[6].

Entre 1945 et 1950, l'ESSEC innove peu et tire sa crédibilité académique du droit, ce qui répond aux attentes des familles bourgeoises : 64 % des étudiants suivent des études de droit à l'université en parallèle de l'ESSEC en 1964[6]. Les méthodes pédagogiques sont très scolaires et passent par des cours magistraux. Des pointeuses contrôlent la présence des étudiants jusque dans les années 1960. Faute de moyens et sous l'influence de l'ICP, la promesse initiale d'une pédagogie adaptée au rythme de chacun n'est pas tenue[5].

En 1950, le premier stage obligatoire est mis en place. D'une durée de 3 mois, il se déroule en fin d'études.

À partir des années 1950, des critiques se font entendre envers la tutelle de l'ICP. Les étudiants de l'ESSEC revendiquent leur différence par rapport aux autres étudiants de la faculté qui ne forment pas un groupe aussi soudé. L'ESSEC n'a en effet pas d'autonomie juridique ou administrative de l'ICP[réf. nécessaire].

La vie associative se met en place au début des années 1960 avec la création des Mardis de l'ESSEC en 1961 et de la Junior Entreprise en 1967[5].

Mutation en Grande École (1960-1970)[modifier | modifier le code]

En 1960, Gilbert Olivier remplace le Père Donjon à la tête de l'ESSEC. L'arrivée de ce laïc à la tête de l'école, couplée aux évolutions liées à la concurrence, vont faire fléchir l'identité chrétienne de l'école[5]. Il commence par lancer une enquête auprès des étudiants sur le contenu des cours et la pédagogie mise en place : seuls 47 % des étudiants de première année sont satisfaits, 21 % des secondes années et 22 % des troisièmes années[6]. La pédagogie peu personnalisée et la prépondérance des cours de droit dispensés par des professeurs de l'ICP est dénoncée. L'enseignement est jugé « scolaire, sérieux et manquant d'ouverture d'esprit ». L'enquête souligne que 7 % des premières années pensent que l'ESSEC est passive, 29 % en seconde année et jusqu'à 37 % en troisième année[6].

Devant les résultats de cette enquête, une réforme progressive se met en place. Les matières techniques telles que la chimie et la physique sont abandonnées, le contenu des enseignements s'adapte à l'entreprise et le facteur humain est pris en compte avec la mise en place de cours de sociologie et de ressources humaines. En 1965, des cours de marketing apparaissent. Des conférences de méthode sont mises en place, comme à HEC et à Sciences Po et l'enseignement programmé est importé des États-Unis. Le recrutement se diversifie avec l'ouverture aux Admis sur Titre (AST) en 1966 qui marque également l'ouverture de l'école aux femmes, les classes préparatoires ne leur étant pas encore ouvertes. L'école compte 17 AST en 1968 et 52 en 1975[5].

Le concours est remanié en 1969 avec la disparition des épreuves de chimie et de physique et surtout un remodelage de l'oral qui vise désormais à tester le raisonnement logique des candidats et plus uniquement leurs connaissances. Les tests psychotechniques et les entretiens de personnalité sont instaurés. Gilbert Olivier tente également de réformer le programme des classes préparatoires pour les rapprocher de l'enseignement commercial mais doit abandonner devant l'opposition d'HEC et des autres ESC[5].

Déménagement à Cergy et ses conséquences (1970-1990)[modifier | modifier le code]

Les effectifs grandissent et l'école manque de place. Elle occupe désormais trois amphithéâtres à l'ICP et en 1971 les services administratifs sont déménagés vers le Boulevard Raspail. En 1965 une commission est mise en place pour réfléchir aux possibilités de déménagement de l'ESSEC. Des projets sont envisagés à Bagneux ou encore à Gentilly puis abandonnés[12]. Le 5 juillet 1967, une option est prise par l'ESSEC sur un terrain de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise où sera construit le campus actuel[6]. Parallèlement, l'ESSEC s'émancipe de l'ICP. En 1968, cette dernière reconnait l'indépendance financière et administrative de l'école. En 1969, le groupe ESSEC est fondé, constitué de l'école, du CERESSEC (Centre de Recherche) et de l'ISSEC (Institut des cadres). L'ICP garde néanmoins un tiers des sièges du conseil d'administration et la nomination du directeur de l'école doit être approuvée par le recteur de l'ICP, qui garde également un droit de regard sur les professeurs de l'ESSEC.[5]

Le déménagement vers Cergy-Pontoise est diversement accueilli par la communauté : les étudiants (600 à l'époque) le jugent absurde, d'autant qu'aucun train n'y conduit directement. Il faut prendre un train jusqu'à Nanterre puis une navette. Il est à noter toutefois qu'un projet d'aérotrain était alors prévu permettant de relier La Défense à Cergy en moins de dix minutes[13]. Il sera abandonné en 1975 et la ligne L dessert Cergy dès 1979 et le RER A dès 1988. Certains professeurs alimentent la polémique, conscients qu'un tel déménagement entraine nécessairement un renouvellement du corps professoral. Les étudiants vivent ensemble dans les HLM de l'ALEGESSEC, contribuant à leur cohésion[5]. La nouvelle école "s'étend sur 1 700 m2 et comprend un grand amphithéâtre de 300 places, huit petits amphithéâtres de 80 places équipés de télévisions en circuit fermé, un centre de calcul, un vaste laboratoire de langue, une bibliothèque, une salle omnisports, un restaurant universitaire et 48 salles de cours[6]". Le bâtiment se veut un anti-campus : l'école est insérée dans la ville et ouverte sur l'extérieure, mélangeant élèves et habitants à la différence de celui d'HEC à Jouy-en-Josas[14]. Ses locaux d'accueil (foyers, caféterias, chapelle) devaient être la disposition des cergyssois. En échange, les étudiants disposaient des équipements et des logements HLM de la ville[15].

Avant 1971, l'ESSEC s'appuie essentiellement sur des cadres travaillant en entreprise pour son enseignement. À partir de son implantation à Cergy, l'ESSEC met en place un corps professoral permanent. Les bourses octroyées par la FNEGE pour financer les études aux États-Unis de jeunes professeurs ou de cadres désireux de se reconvertir vers l'enseignement afin de combler le « management gap » français permettent à l'ESSEC de se constituer un vivier de professeurs qualifiés. En 1972, sur 20 professeurs, on compte alors 9 anciens ESSEC ayant complété leur formation aux États-Unis. Cette arrivée de boursiers FNEGE, revenus des États-Unis pleins d'idées, va enclencher la réforme du cursus. Un tronc commun est mis en place en première année articulé autour des fondamentaux tandis qu'un parcours à la carte est instauré dès la deuxième année. Il est encore en vigueur aujourd'hui. Une durée minimum de 12 mois de stage est également mise en place, que l'étudiant peut réaliser quand il le souhaite. Le projet jésuite initial d'une pédagogie fondée sur la responsabilisation et l'individualisation des études revient ainsi de manière sécularisée[5].

La sélectivité de l'ESSEC s'accroit de manière significative : de 700 candidats en 1960, elle en compte 2800 en 1973[5].

Pour s'installer à Cergy, l'ESSEC, ne disposant d'aucun fonds public, s'endette considérablement auprès de la Caisse d'Epargne et de l'ANFESP (Association Nationale pour le Financement d'Equipement Scolaire Privé), le Conseil général du Val d'Oise se portant garant. Les remboursements s'élèvent à 4 à 5 millions de francs par an. Ces frais financiers représentent 11,7 % du budget de l'ESSEC en 1975 (contre 5 % pour l'INSEAD). Le budget de fonctionnement explose, passant de 6 millions de francs en 1972 à 28 millions en 1979. Les frais de scolarité augmentent et atteignent 11 400 francs en 1978-1979, soit le double de ceux d'HEC[6]. En 1979, la crise financière éclate, exacerbée par un contexte de taux d'intérêts élevés et d'un ralentissement économique lié au choc pétrolier. L'école accuse un déficit de 10,4 millions de francs cette année-là[16]. La taxe d'apprentissage, la formation continue et l'implication des anciens sont envisagées comme sources de financement, mais encore trop faibles pour faire face aux échéances. La question de la nationalisation de l'ESSEC et de son rattachement à l'université est mise sur la table[16], des idées entrant dans le champ des possibles avec l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

Gilbert Olivier y est fermement opposé, y voyant un échec du projet initial de l'école de s'émanciper du système d'enseignement supérieur public. Le sauvetage est rendu possible par la Chambre de Commerce de Versailles qui injecte 10 millions de francs pour combler le déficit de l'ESSEC, rachète 51 % de la SCI ESSEC pour 12 millions de francs et s'engage à verser une subvention annuelle de 6 millions de francs de 1982 à 1989. En échange, l'ESSEC conserve son autonomie juridique (et ne devient pas un service de la CCIV comme c'est le cas d'HEC et de l'ESCP avec la CCIP) et se dote d'un système de gouvernance avec directoire et conseil de surveillance. Cette intrusion d'une tutelle ainsi que l'absence de représentation des étudiants et des professeurs dans l'assemblée générale et le directoire déclenchent des grèves et le lancement de pétitions. L'accord est finalement signé le 6 avril 1981. La crainte d'une mainmise de la CCIV sur l'école et sa pédagogie ne se révèlera finalement pas fondée[5].

À partir de 1981, l'ESSEC est à l'abri de toute perspective de faillite mais son ambition est bridée par ses moyens financiers. Les années 1980 seront source d'instabilité pour l'école mais cette dernière continue à innover : lancement de chaires et du premier mastère spécialisé en 1986, mise en place de l'apprentissage en 1994[5]...

Évolutions récentes (2000-aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

En 1999, l'école décide de changer l'appellation de son programme Grande École pour la dénomination de MBA (Master in Business Administration), un standard anglo-saxon normalement réservé aux cadres possédant déjà de nombreuses années d'expérience. L'ESSEC entend alors mettre en avant son accréditation par l'AACSB (organisme d'accréditation américain) ainsi que les 18 mois de stages de ses étudiants, chiffre le plus élevé de toutes les écoles de commerce françaises. Des écoles comme ICN Nancy ou l'ESC Grenoble se déclarent prêts à la suivre dans cette voie. L'ESSEC revoit alors ses accords internationaux pour les porter au niveau de MBA ou de Master[17]. Un étudiant de l'ESSEC faisant alors un double-diplôme avec une université partenaire peut en revenir avec un MBA plus traditionnel (pour cadres ayant déjà de l'expérience professionnelle) délivré par ce partenaire.

Ce positionnement de MBA est critiqué par HEC, l'EM Lyon ou encore l'Université Paris-Dauphine[18], à tel point qu'Ali Laïdi dans son livre Les Secrets de la guerre économique (2004) affirme qu'HEC aurait monté une opération de déstabilisation de l'ESSEC en attaquant notamment son positionnement de MBA. L'affaire entraîne une ouverture d'enquête par la Chambre de Commerce de Paris et un démenti catégorique est apporté par HEC[19].

En 2005, l'ESSEC agrandit son campus avec l'inauguration du bâtiment du Nautile (6 500 m2) destiné aux professeurs[20] puis en 2007 avec la salle polyvalente du Dôme (2 400 m2, capacité de 2 700 places debout) et le Galion (6 500 m2)[21]. Les réalisations sont signées Marc Seifert, fils de Ivan Seifert qui avait dessiné le campus originel en 1973. Elles s'inscrivent dans la continuité des bâtiments déjà existants. En 2008, la bibliothèque est agrandie et rénovée (3 000 m2)[22] de même que l'espace de restauration en 2009[23].

En mars 2006, l'ESSEC Business School inaugure un campus à Singapour au sein de la National Library, l'ESSEC Asian Center.

En 2009, l'école est condamnée à requalifier en CDI les contrats de 19 enseignants vacataires et à verser 1 million d'euros de dommages et intérêts et de rappels de salaires[24].

En 2010, l'ESSEC présente son plan stratégique pour 2010-2015. Le portefeuille de programme est repositionné : l'EPSCI (programme post-bac) devient le bachelor de l'ESSEC, l'appellation de MBA est abandonnée pour celui de Msc in Management. La communication du groupe est unifiée sous le nom ESSEC Business School. Une levée de fonds de 150 millions d'euros est prévue. L'objectif est de faire partie des 20 meilleures Business Schools dans le monde, d'intégrer les 10 meilleures écoles en Asie et de s'imposer durablement dans le top 5 européen[25]. L'abandon de l'appellation de MBA est une vraie rupture stratégique pour l'école. Son programme n'apparaissait ni dans le classement du Financial Times des Masters in Management depuis sa création en 2005 ni dans celui des MBA du fait de son caractère hybride[26]. Le directeur général de l'époque, Pierre Tapie, ne regrette cependant pas cette décision de 1999, car il estime que l'école y a gagné en notoriété[27]. En effet, en 2007, le Wall Street Journal avait classé ce programme Grande École ESSEC MBA 7e mondial, devant HEC et l'INSEAD[28].

L'école multiplie les accords de double-diplômes : avec Indian Institute of Management Ahmedabad en 2006[29], avec Centrale Paris[30] et l'université de Keio[31] en 2009, avec l'École du Louvre, l'ENSAE et Saint-Cyr en 2010, avec l'ENS en 2011[32], avec l'Université de Queensland et trois institutions sud-coréennes[33] en 2014 ou encore avec l'université Bocconi en 2015[34].

En 2011 une crise éclate entre Pierre Tapie et le corps professoral sur fond de désaccords stratégiques[35].

En 2013, l'ESSEC est le premier établissement à se doter de l'intranet carrières développé par JobTeaser, afin d'améliorer l'insertion professionnelle de ses étudiants[36].

En 2014, l'école renoue avec l'équilibre budgétaire après un déficit de 7 millions d'euros l'année précédente[37].

La même année, Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l'école nommé en 2013, annonce le plan stratégique « ESSEC 3I 2020 » (Internationalisation, Innovation et Implication)[38]. L'internationalisation passe entre autres par un nouveau campus ESSEC Asie-Pacifique, qui ouvre en 2015 et un campus ESSEC Afrique-Atlantique qui ouvre en 2017[39], l'innovation par une alliance stratégique avec l'école CentraleSupélec, et l'implication par la possibilité pour les étudiants de créer leurs propres cours et la mise en place de mentors[40]. L'école lance ses premiers MOOCs et inaugure son fablab, le K-Lab[41].

Liste des directeurs[modifier | modifier le code]

Année d'arrivée Année de départ Nom
1939 1960 Camille Donjon
1960 1980 Gilbert Olivier
1980 1987 Julien Coudy
1987 1988 Jean-Claude Tournand
1988 1989 Jean Castarède
1990 1997 Jean-Pierre Boisivon
1998 2000 Gérard Valin[42]
2001 2013 Pierre Tapie
2013 2017 Jean-Michel Blanquer
2017 Vincenzo Esposito Vinzi

En 2017, Jean-Michel Blanquer quitte la direction générale du groupe ESSEC après avoir été nommé ministre de l'Éducation nationale par le président Emmanuel Macron dans le gouvernement d'Édouard Philippe[43].

En décembre 2017, Vincenzo Esposito Vinzi est nommé Directeur Général du Groupe ESSEC[réf. nécessaire].

Institution[modifier | modifier le code]

Accréditations[modifier | modifier le code]

En 1997[44], l'ESSEC est la première école de commerce hors Amérique du Nord à obtenir l'accréditation AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business), lançant la course aux accréditations des écoles de commerce françaises.

Depuis 2003[45], elle est également accréditée EQUIS (European Quality Improvement System).

En 2017, l'ESSEC est accréditée AMBA (Association of MBAs) pour ses programmes Global MBA, Executive MBA et MSc in Management (Programme Grande École). Un processus d'accréditation prenant entre 3 et 5 ans, ce retard relatif pour cette accréditation peut s'expliquer par le positionnement MBA hybride de son programme Grande École entre 1999 et 2010 qui a pu retarder l'entrée dans la procédure[46].

Elle fait partie du cercle très fermé des écoles (moins de 1 % des écoles de management dans le monde) détentrices de la « Triple Couronne » : AACSB, EQUIS et AMBA.

L'ESSEC est membre de la Conférence des grandes écoles, qui fut présidée par l'ancien directeur de l'ESSEC, Pierre Tapie.

Classements[modifier | modifier le code]

De l'école[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Financial Times - Meilleures écoles de commerce d'Europe 27e 21e 14e 12e 11e 11e 14e 10e 19e 14e 15e 16e 18e 23e

Ce classement est un synthèse des classements de plusieurs programmes de chaque école, dont les Global MBA. L'ESSEC n'ayant pas de Global MBA avant 2011 et ce dernier n'étant classé que depuis 2017, ceci a un effet négatif sur le classement de l'école.

En France[modifier | modifier le code]

En France, l'ESSEC est classée quasi-systématiquement depuis des décennies 2ème meilleure école de commerce derrière HEC et devant l'ESCP Europe.

Dans la presse nationale

En particulier en 2018 :

2018
Le Parisien (Grandes Ecoles de commerce grade master) 2e
Le Figaro (Meilleures écoles de commerce) 2e
L'Etudiant (Palmarès général des grandes écoles de commerce) 2e
Challenges (Ecoles de commerce post-prépa) 3e
Le Point (Grandes écoles de commerce grade master) 2e
L'Express (Palmarès des meilleures écoles de commerce) 2e

Dans le SIGEM

Depuis sa création en 2001, l'ESSEC est systématiquement classée 2e dans le SIGEM qui affecte les préparationnaires dans les écoles selon leurs résultats de concours et leurs vœux. Elle est donc la 2e école préférée des préparationnaires derrière HEC. Chaque année, un certain nombre de bi-admis HEC/ESSEC se désistent d'HEC pour intégrer l'ESSEC (sauf entre 2011 et 2013). En 2008, le major d'HEC se désiste pour intégrer l'ESSEC[47] . L'absence de désistements à partir de 2011 peut être lié au fait que l'ESSEC augmente fortement ses frais de scolarité cette année là, devenant plus chère que sa rivale[48].

1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Désistements d'HEC pour l'ESSEC 9[49] 8[49] 12[49] 14[49] 3[49] 3[50] 6[50] 11[51] 15[52] 13[53] 11[54] 11[55] 5[56] 1[57] 0[58] 0[59] 0[60] 2[61] 1[62] 5[63] 7[64]
Désistements de l'ESSEC pour l'ESCP-Europe ? ? ? ? ? ? ? 26[65] 15[65] 11[65] 17[65] 13[65] 17[65] 14[65] 30[65] 31[65] 24[65] 16[65] 6[66] 5[67] 5[68]

Il est à noter que si certaines épreuves sont communes entre HEC et l'ESSEC, il s'agit de concours distincts (les épreuves de géopolitique et de culture générale sont différentes entre les deux écoles par exemple), avec des formats d'oraux différents. En particulier, il n'est pas impossible qu'un admis à HEC ne soit pas admissible à l'ESSEC. En 2017, sur les 380 admis à HEC, 293 étaient également admis à l'ESSEC[64], soit près de 23 % de la promotion qui ne pouvait pas prétendre intégrer l'ESSEC.

Des programmes[modifier | modifier le code]

MSc in Management - « Grande École » (post-prépa)

2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Financial Times - Master in Management (Monde) 9e 8e 5e 8e 3e 3e 3e 5e
The Economist - Master in Management (Monde) - - - - - - - 4e

À noter que le classement de The Economist n'existe que depuis 2017[69], celui de QS World University depuis 2018, et que le master Grande École n'est classée par le Financial Times que depuis 2010, date du changement de l'appellation du programme de MBA en Msc in Management[70].

Mastère Spécialisé Strategy & Management of International Business (SMIB)

Bien qu'il s'agisse d'un Mastère Spécialisé, l'ESSEC a soumis ce programme à la place de son programme Grande Ecole dans le classements des Master in Management du Financial Times entre 2005 (année de création du classement) et 2009 (dernière année où le programme Grande Ecole de l'ESSEC a été appelé MBA), là où HEC et ESCP Europe proposaient leur programme Grande Ecole post-prépa. Ceci est du au fait que l'ESSEC avait renommé son master Grande Ecole post-prépa en MBA depuis 1999 et ne pouvait donc pas concourir dans le classement des Master in Management mais uniquement dans le classement des MBA (ce qu'elle n'arrivera jamais à faire).

2005 2006 2007 2008 2009
Financial Times - Master in Management (Monde) 7e 6e 5e 6e 5e
2018
QS World University - Master in Management (Monde) 4e

En 2018, pour le premier classement de QS World University des Master in Management, l'ESSEC soumet son SMIB à concourir plutôt que son MSc in Management. De même, HEC Paris, première de ce classement, a soumis son programme MSc in Strategic Management et non son programme Grande Ecole.

Ainsi, malgré le nom commun de classement de Master in Management, ces classements peuvent en réalité classer des programmes différents. C'est le choix de chaque école que de soumettre tel ou tel programme et qui relève d'une stratégie pour être le mieux classé possible selon les critères du classement.

Master in Finance

À noter que le Master in Finance remplace l'ancien Master Spécialisé Techniques Financières depuis la rentrée 2016 afin de lui donner une lisibilité plus internationale. Ce programme est enseigné à 100 % en anglais et peut être suivi soit en France ou à Singapour. Environ 75 % de la promotion est composée d'étudiants internationaux. Le Master in Finance est également partenaire avec le Chartered Financial Analyst (CFA).

Il existe toujours 3 spécialisations possibles :

  • La spécialisation "Corporate Finance" : pour les métiers du M&A, du Private Equity, ECM, DCM ou encore de la finance structurée ;
  • La spécialisation "Finance de Marché" : pour les métiers de trading, sales-trading, quant, risk management, structuration ou de gérant de portefeuille ;
  • La spécialisation "Asset Management" : pour les métiers d'analystes sell-side, buy-side (equity research) et de gestion de portefeuille.
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Financial Times - Master in Finance (Monde) 3e 2e 2e 4e 6e 7e 3e 5e
QS World University - Master in Finance (Monde) - - - - - - - 10e

Executive Education

2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Financial Times - Executive Education Open (Monde) 8e 7e 19e 12e 15e 18e 24e
Financial Times - Executive Education Customised (Monde) 14e - 32e 25e 25e 15e 17e

Global BBA (Bachelor of Business Administration, ex-EPSCI)

2013 2014 2015 2016 2017
Le Point - Classement des Bachelors (France) 1er 1er 1er 1er 1er
L'Étudiant - Classement des Bachelors (France) 1er 1er 1er 1er 1er
Le Parisien - Classement des Bachelors (France) 1er 1er 1er 1er 1er
Challenges - Classement des Bachelors (France) - 1er - 1er -

Le classement Challenges parait tous les deux ans.

Global MBA

2018
Financial Times - Global MBA (Monde) 96e
QS World University - Global MBA (Monde) 27e

A noter que le Global MBA n'existe que depuis 2011 et n'est classé que depuis 2018 (les classements portant sur des diplômés étant dans la vie active depuis plusieurs années).

ESSEC & Mannheim Executive MBA

2013 2014 2015 2016 2017
Financial Times - Executive MBA (Monde) - 50e 45e 45e 47e
The Economist - Executive MBA (Monde) 16e - 26e -
QS World University - Joint Executive MBA (Monde) - - - - 7e

Budget[modifier | modifier le code]

L'ESSEC a choisi l'innovation pour trouver de nouvelles sources de financement face à ses rivales financées historiquement par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

En 2011, 22 % du budget de l'école provient de la taxe d'apprentissage (contre 10 à 15 % du budget des autres grandes écoles)[71],[72] ; 8 % provient du mécénat[72].

Le budget permet de financer, notamment, 26 à 28 000 heures de vacations[71].

Gamme de formation[modifier | modifier le code]

Grande École - Master of Science in Management[modifier | modifier le code]

Admissions au MSc in Management[modifier | modifier le code]

Admission sur Concours en 1re année de la Grande École

Le lycée Louis-le-Grand envoie chaque année un nombre important d'étudiants à l'ESSEC

Le programme Grande École de l'ESSEC sélectionne une partie de ses étudiants à la suite d'un concours très sélectif ouvert aux étudiants de classes préparatoires. En 2016, sur 10 434 étudiants en classes préparatoires, 5 638 ont postulé au concours de l'ESSEC (celui-ci étant considéré comme l'un des plus difficiles on remarque qu'une auto-censure s'opère), seuls 891 ont été admissibles et invités aux examens oraux et 380 ont été finalement admis[73].

Le concours d'entrée repose sur plusieurs épreuves : mathématiques, économie, histoire géographie, philosophie, culture générale et langues, selon la filière considérée. Les candidats sélectionnés après l'examen écrit sont désignés comme « admissibles » (environ 890 chaque année sur 5500 candidats). En effet, ils ne seront définitivement « admis » qu'après leur succès aux différentes épreuves orales (entretien de personnalité, LV1 et LV2). Une des spécificités du concours ESSEC est le test « psychotechnique », qui correspond plus ou moins à un test de QI (une partie logique et une partie verbale), et que passent les préparationnaires admissibles. L'ESSEC admet chaque année une proportion relativement importante de khâgneux (11 % en 2016)[74].

Admission sur Titre en 2e année de la Grande École (cycle MSc)

Après une 1re année se terminant par l'obtention d'un BSc in Economics and Management, les étudiants sont rejoints par environ 200 étudiants Admis sur Titre. Ces étudiants sont diplômés d'un niveau Bac+4 au minimum (le plus souvent bac+5) en droit, gestion, LSH, etc. d'un diplôme d'une École d'ingénieur, d'un IEP, pharmacie, médecine, vétérinaire, etc.[75]

L'admission se fait sur examen d'un dossier (excellence académique antérieure), lettres de recommandation, score à un test d'anglais (TOEIC, TOEFL, Cambridge Test ou IELTS), score à un test d'aptitude au management (GMAT ou Tage Mage), engagement associatif, etc., puis par un oral de motivation, exigeant, d'une heure devant un jury de trois personnes (un professeur, un professionnel, un étudiant)[76].

S'ajoutent aux admis sur diplôme français environ 120 étudiants admis sur un diplôme d'un pays étranger, d'un niveau Bachelor minimum (équivalent Bac+3). Le dossier d'admission est constitué des mêmes exigences que pour les diplômes français, détaillées ci-dessus.

Depuis 2013, les titulaires d’un diplôme international de type Bachelor of Business Administration ou d’un Bachelor of Economics peuvent désormais intégrer le programme directement sur le campus de Singapour[77].

Flexibilité des parcours[modifier | modifier le code]

Une des principales spécificités du programme « Grande École » de l'ESSEC est la flexibilité de son cursus. Après une année de tronc commun où l'accent est mis sur les cours dits fondamentaux, les étudiants organisent eux-mêmes leur parcours trimestre par trimestre sous réserve de valider au minimum 25 cours de gestion, 18 mois d'expérience professionnelle significative (stages et apprentissage) et 9 mois d'expérience à l'international (échanges universitaires, stages, association).

La pédagogie de ce programme "à la carte", pour laquelle l'ESSEC est pionnière, vise à pousser le questionnement des étudiants et à en faire les véritables acteurs de leur choix de carrière. Dans cette optique, chaque étudiant est accompagné par un tuteur (généralement un cadre supérieur issu du monde de l'entreprise) tout au long de son parcours. Les étudiants ont ainsi la possibilité, entre autres :

Débouchés[modifier | modifier le code]

Selon l'enquête emploi et carrière[82] de 2016 portant sur la promotion Grande École 2015, 70 % des étudiants avaient trouvé un emploi avant l'obtention de leur diplôme (le pourcentage monte à 98 % 6 mois après), avec un salaire annuel moyen égal à 77 451 $[83]. Le programme a été classé 1er ex aequo en France en 2015 par Le Point dans la catégorie « rémunération »[84].

En 2015, 16 diplômés de l'ESSEC figurent au sein du classement Choiseul des « 100 leaders économiques de demain », le nombre le plus élevé parmi toutes les écoles de commerce françaises[85].

L'école se targue de former des profils atypiques qui ne s'engagent pas toujours dans les débouchés traditionnels des grandes écoles de commerce : c'est une école qui « mène à tout »[86].

Global BBA (Bachelor in Business Administration, ex-EPSCI)[modifier | modifier le code]

L'ESSEC Global BBA est le programme post-bac (en 4 ans) de l'ESSEC. Il a été créé en 1975 avec l'École des Praticiens du Commerce International (EPSCI), l'école post-bac du groupe ESSEC. En 2010, l'EPSCI devient le Bachelor in Business Administration et fait l'objet de communications sous la marque ESSEC Global BBA[87] depuis 2015. Le diplôme demeure intitulé officiellement ESSEC-EPSCI[88].

Les étudiants du Global BBA ont la possibilité de débuter leurs études sur l'un des trois campus de l'ESSEC : Cergy, Singapour ou Rabat. Il est possible de faire l'intégralité de sa scolarité en anglais. Dès la 2e année et sous conditions, les étudiants peuvent réaliser des mobilités inter-campus. À partir de la 3e année, trois filières sont proposées : la filière apprentissage, la filière double-diplôme et la filière échange dans l'une des 156 universités internationales partenaires du programme. En 4e année, les étudiants peuvent prétendre à l'un des huit doubles-diplômes internationaux proposés.

Plus globalement, le programme est structuré de la manière suivante :

  • La 1re année a pour objectif la découverte de ce nouveau milieu et de l’entreprise, et l’acquisition de nouvelles compétences
  • La 2e année a pour objectif l’expérimentation des nouveaux acquis et la mise en pratique
  • La 3e année, la construction et la réflexion autour de son projet professionnel et personnel
  • La 4e et dernière année, le déploiement du projet et la préparation à l’après BBA

En 2017, ce programme introduit un parcours entrepreneuriat s'appuyant sur les deux incubateurs ESSEC Ventures et Antropia, des cours en ligne obligatoires, et un séminaire de culture managériale à l'arrivée des étudiants[89].

Le diplôme est visé au niveau bac+4 par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les étudiants sont sélectionnés et admis soit par le biais d'un concours post-bac, le concours Sésame (environ 70 % d'une promotion), soit par le biais de l'admission internationale (environ 25 % d'une promotion), soit en admission parallèle (environ 5 % d'une promotion). Près de 60 nationalités sont représentées. Pour le concours Sésame, le taux de sélectivité est de 12 %[90], ce qui fait de ce programme le plus sélectif du concours.

Le programme est régulièrement classé 1er en France dans la catégorie des écoles de commerce post-bac au niveau bac+4 [91].

Les étudiants réalisent 10 à 16 mois de stage en entreprise, et au minimum 6 mois d'expérience à l'international[92]. La filière International Business Éducation Alliance (IBEA) (11 places), permet de suivre le cursus académique chez trois partenaires : Mannheim Business School, Darla Moore School of Business ou Fondacao Getulio Vargas (FGV).

MBAs (Master in Business Administration)[modifier | modifier le code]

ESSEC Global MBA[modifier | modifier le code]

L'ESSEC lance son Global MBA en 2011. Il complète alors les deux MBAs spécialisés de l'école déjà existants : le MBA in Hospitality Management IMHI depuis 1981 (en partenariat avec l'université Cornell) et le MBA in International Luxury Brand Management depuis 1995. En 2017, ces deux MBAs spécialisés disparaissent et deviennent deux des six majeures du Global MBA (avec Finance, Strategy & Management, Enterprise Innovation, Digital Business).

Ce programme est classé 27ème Global MBA mondial par le QS World University Rankings[93] et 96ème Global MBA mondial par le Financial Times en 2017[94] (28ème mondial dans la catégorie "Meilleurs MBA pour des femmes"[95]).

ESSEC & Mannheim Executive MBA[modifier | modifier le code]

L'ESSEC & Mannheim Executive MBA résulte d'un partenariat signé entre l'ESSEC et l'université allemande de Mannheim en 2004.

Il s'agit d'un programme international à temps partiel d'un an et demi. Il s'adresse à des cadres d'entreprise avec environ 12 ans d'expérience. L'âge moyen y est de 38 ans.

Le format modulaire permet aux participants de suivre des cours et electives pendant 5 à 6 jours toutes les 6 semaines sur les campus des deux écoles de commerce (La Défense, Singapour et Mannheim). Deux séminaires sont également inclus en Asie et aux États-Unis dans des universités partenaires.

Ce programme est classé 7ème Joint Executive MBA mondial par le QS World University Rankings en 2017[96], 47ème Executive MBA mondial par le Financial Times en 2018 (20ème pour la progression de carrière et 11ème pour l'expérience internationale) [97] et 17ème Executive MBA mondial par The Economist en 2018[98].

Recherche[modifier | modifier le code]

En 2012, l'ESSEC lance son site ESSEC Knowledge pour mettre à disposition du plus grand nombre les résultats de la recherche de son corps professoral[99].

En 2016, avec 20 publications dans les revues de recherche les plus exigeantes, l'ESSEC est en tête du palmarès de recherche des écoles de commerce françaises[100].

Départements[modifier | modifier le code]

L'ESSEC est composée de 8 départements de recherche[101] :

  • Comptabilité - Contrôle de Gestion
  • Droit et Environnement de l'Entreprise
  • Économie
  • Finance
  • Management
  • Management des Opérations
  • Marketing
  • Systèmes d’Information, Sciences de la Décision et Statistiques

International[modifier | modifier le code]

L'ESSEC est ouverte sur l'international comme en témoignent les 36 nationalités représentées parmi les 162 professeurs permanents, les 24 double-diplômes internationaux, les 195 universités partenaires dans 43 pays, les 34 % d'étudiants internationaux en formation initiale et les 98 nationalités présentes sur le campus[102]

En 2011, l'ESSEC est co-fondatrice (avec l'université Mannheim, l'université Fudan, l'université Keio et le Dartmouth College) du Council on Business and Society, alliance mondiale d'institutions académiques dont l'objectif est d’organiser des forums à travers le monde pour sensibiliser aux différents enjeux et thématiques managériales et économiques contemporaines, grâce au rayonnement scientifique de ces écoles, leur programme de recherche réputé et aux liens qu’elles entretiennent avec les acteurs économiques[103].

Annoncé en 2016, le projet de campus ESSEC Afrique-Océan Indien à l'ile Maurice est annulé en 2017[104].

Les campus à l'étranger[modifier | modifier le code]

Campus ESSEC Asie-Pacifique[modifier | modifier le code]

Le campus ESSEC Asie-Pacifique à Singapour a été annoncé en octobre 2012[105] par Pierre Tapie peu avant son départ et inauguré en mai 2015 par Jean-Michel Blanquer[106]. L'ESSEC était déjà présente en Asie depuis 1980 avec un bureau permanent au Japon[107] et à Singapour depuis 2005 à travers l'ESSEC Asian Center situé dans le National Library Building. Après avoir hésité entre Tokyo, Shanghaï et Singapour, l'école avait choisi finalement cette dernière en 2005 pour sa position stratégique de porte d'entrée vers l'Asie, son condensé de culture, son soutien des autorités locales, sa stabilité politique, ses infrastructures de transport efficace, son caractère anglophone, sa qualité de vie et son excellence en matière d'éducation[108].

Situé à Nepal Hill, le campus s'étend sur cinq niveaux, 6 500 m2, peut accueillir 1 500 étudiants à l'année et a coûté 24 millions d'euros, entièrement financés par l'ESSEC[109]. Il a été conçu par l'architecte singapourien Dr. Liu Thai Ker (ex-architecte de la planification de Singapour) : le bâtiment se veut une fusion entre les styles européens et asiatiques. L'autorité de la construction de Singapour lui remet un prix récompensant sa conception et son efficacité énergétique. L'accent y est mis sur le digital[110].

Les étudiants du programme Grande École peuvent y suivre les programmes suivants :

  • Asian Strategy Project : mission de conseil de 6 mois en partenariat avec Capgemini auprès d'entrepreneurs et d'entreprises digitales en Asie.
  • Corporate Finance Track : ensemble de cours intensifs axés sur la finance d'entreprise pendant 3 mois.
  • Financial Markets Track : ensemble de cours intensifs axés sur la finance de marché pendant 3 mois.
  • Global Manager in Asia : ensemble de cours (géopolitique de la région, langue, économie, société...) intensifs pendant 3 mois pour comprendre les spécificités du management en Asie.
  • Luxury Brands Track : ensemble de cours intensifs axés sur le luxe pendant 3 mois.
  • Operation Management Track : ensemble de cours intensifs axés sur la logistique et la supply-chain pendant 3 mois.

Le campus est ouvert à tous les programmes (BBA, MBA...) et la vie associative s'y développe (1re campagne BDE en 2016[111]).

Il s'y trouve 22 professeurs permanents sur les 158 que compte le groupe[112].

Campus ESSEC Afrique-Atlantique[modifier | modifier le code]

La création de ce campus a été annoncée en novembre 2015 par Jean-Michel Blanquer[113] et il a été inauguré en avril 2017[114].

Le Maroc a été choisi pour la présence déjà effective du partenaire de l'ESSEC qu'est CentraleSupélec, sa proximité avec la France et le nombre important d'alumnis marocains[115].

Situé à 15 km de Rabat (30 min en voiture) et à 300 m de la mer, le campus s'étend sur 6 000 m2 (dont 2 000 m2 de résidences, 80 lits) et a une capacité de 480 étudiants. Le campus se trouve en plein dans l'axe Casablanca-Rabat-Kenitra, appelé à devenir le poumon économique du pays dans les dix prochaines années[116]. Reste que pour le moment Sidi Bouknadel, la commune où se trouve le campus ne compte encore que 800 habitants, loin des 50 000 espérés d'ici 20 ans. La ville, la prolongation du tramway, les magasins, les appartements et surtout les futures écoles des 10 ha de la zone éducative restent encore à construire[117]. Il s'agit donc d'un pari pour l'ESSEC, qui en avait fait un du même ordre en s'installant en 1973 à Cergy où l'urbanisation était encore balbutiante[118].

Le campus a été construit spécifiquement pour l'ESSEC par le groupe immobilier Addoha a qui l'école reverse un loyer (proportionnel au nombre d'étudiant accueillis pendant les 3 premières années, puis 360 000 €/an au-delà), avec possibilité de racheter les locaux au bout de 9 ans. L'ESSEC n'a ainsi eu qu'un investissement initial de 600 000  pour l'équipement et le mobilier[119], qui sont les mêmes que dans les autres campus, dans un souci d'unité[116].

En parallèle de la constitution d'un corps de professeurs permanents, les cours sont donnés en binôme par des professeurs de Cergy ou Singapour, ainsi que par des professionnels actifs sur place[120].

L'ESSEC entend également y développer un portefeuille de formation continue, un centre d'analyse sur l'économie africaine à travers une recherche irriguée par un corps professoral permanent, ainsi qu'un écosystème entrepreneurial avec la mise en place d'incubateurs et d'une chaire d'entreprenariat social [119]

Lors de sa première rentrée, le campus comptait 70 étudiants, dont 18 marocains[121].

ESSEC Alumni[modifier | modifier le code]

L'association des diplômés du groupe ESSEC ou ESSEC Alumni est une association loi 1901 fondée en 1923. Elle rassemble les 50 000 diplômés[122] de l'ESSEC, ce qui en fait une des associations d'anciens élèves les plus importantes en France, écoles de commerce et écoles d'ingénieur confondues. Elle s'étend sur les 5 continents dans 75 pays. Elle organise plus de 1000 évènements par an grâce à ses 200 bénévoles et salariés[123], ses 23 clubs professionnels, ses 11 clubs sports & loisirs, ses 60 correspondants d'entreprise, ses 17 clubs régionaux et ses 73 chapters dans le monde[122]. L'association publie également 5 fois par an le magazine des alumnis, Reflets[124].

En 2014, ESSEC Alumni comptait 12 permanents et un budget de 1,9 million d'euros[125].

Depuis 2017, l'association est présente physiquement sur le campus de Cergy et bientôt à Singapour à travers un bureau ouvert aux étudiants afin de renforcer les liens étudiants/diplômés[126].

Depuis la rentrée 2017, l'adhésion à vie à ESSEC Alumni est comprise dans les frais de scolarité des nouveaux intégrés[127], sur le modèle des plus grandes universités internationales.

Fondation ESSEC[modifier | modifier le code]

La Fondation ESSEC est créée en 2011 et est placée sous l'égide de la Fondation de France.

Ses missions sont multiples :

  1. Financer des bourses sociales et d'excellence (œuvrer pour que le financement des études ne soit jamais un obstacle pour intégrer l'ESSEC). Plus de 2 millions d'euros y ont été dévolus depuis la création de la Fondation[128].
  2. Soutenir l'excellence académique de l'ESSEC (en distinguant les travaux de recherche et de pédagogie, en aidant à la production de cette recherche et en attirant les meilleurs professeurs internationaux).
  3. Développer un fonds capitalisé pour accompagner les ambitions de l'ESSEC sur le long-terme. Plus de 1,6 million d'euros y ont été dévolus depuis la création de la Fondation[128].

Depuis sa création, la Fondation ESSEC a collecté grâce à 2044 donateurs plus de 7,3 millions d'euros [129], dont 16 % ont été consacrés au développement et rayonnement académique de l'école, 47 % aux fonds capitalisés, 17 % aux bourses et 37 % sont restés libres d'affectation[130].

En 2016, Thierry Fritsch succède à Gilles Pellisson à sa tête[131].

Si ses rivales HEC et ESCP Europe ont leur fondation bien avant 2011 (respectivement 1972 et 2005), l'ESSEC estime ne pas être en retard sur le sujet[132] car a longtemps profité de son statut d'association pour faire ses levées de fonds et faisait partie des premières écoles à en lancer dès 2002.

Vie associative[modifier | modifier le code]

François Hollande reçu par Les Mardis de l'ESSEC en 2011
  • Les Mardis de l'ESSEC : 1re tribune étudiante de France (créée en 1961), l'association accueille chaque année la fine fleur de l'élite artistique, sportive, politique et économique française. Ouverts à tous et prenant place sur le campus de Cergy-Pontoise, les débats sont animés par deux étudiants de l'association. Ses débats sont souvent repris dans la presse nationale[133].
  • Le BDE (Bureau des Elèves) : 1er BDE de France par le chiffre d'affaires[134], organisant notamment la Nuit de l'ESSEC[135] chaque année, plus grande soirée électro de France (6 000 participants). La Nuit de l'ESSEC a déjà accueilli Daniel Balavoine, Nino Ferrer, Bob Sinclar, Kavinski, Bakermat, Laurent Wolf, Martin Solveig ou encore Pony Pony Run Run. Chaque année également, le BDE ESSEC organise une soirée de prestige où de nombreux Alumni sont conviés : le Gala de l'ESSEC[136]. L'édition 2015 fut, par exemple, parrainé par Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du MEDEF tandis que l'édition 2017 s'est déroulée au Château de Versailles[137].
  • RACE ESSEC qui promeut le monde de l'automobile sur le campus. L'association organise depuis 1995 les "24 Karting ESSEC", plus grosse course étudiante de kart en Europe[138].
  • UN'ESSEC : l'association de diplomatie, géopolitique et négociation de l'ESSEC. Ses membres partent chaque année au National Model United Nation de New-York rassemblant les meilleurs étudiants au monde, ainsi qu'à Londres pour le Young European Summit[139]. En partenariat avec IRENE, l'association accueille également des conférences[140] sur le campus afin de promouvoir la géopolitique auprès des étudiants, publie des articles dans la presse[141] et organise le MUN de l'ESSEC : la SimuNation[142].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.journal-officiel.gouv.fr/publications/assoccpt/pdf/2016/3108/775663958_31082016.pdf
  2. http://www.essecalumni.com/ Site ESSEC Alumni
  3. « L'ESSEC va passer sous le contrôle de la chambre de commerce de Versailles », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  4. « Gouvernance - ESSEC Business School, l'esprit pionnier - À propos de l'ESSEC », sur www.essec.edu (consulté le 28 décembre 2017)
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Patrice de Fournas, Quelle identité pour les Grandes Ecoles de commerce françaises ?, Polytechnique, , 420 p. (lire en ligne)
  6. a b c d e f g h et i V. Languille, Histoire de l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales (1913-1990), , p. 115
  7. Prospectus de présentation de l'Institut Economique,
  8. a et b « Histoire - Valeurs - À propos de l'ESSEC », sur www.essec.edu (consulté le 29 décembre 2017)
  9. « Histoire - Valeurs - À propos de l'ESSEC », sur m.essec.edu (consulté le 30 décembre 2017)
  10. « Fac-similé JO du 05/12/1947, page 11891 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 janvier 2018)
  11. Paul Lenormand, La Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris (1803-2003), DROZ (lire en ligne), p. 213
  12. « L'Essec fête trente ans de réussite à Cergy », leparisien.fr,‎ 2003-10-16cest00:00:00+02:00 (lire en ligne)
  13. « L’Aérotrain, ce projet qui voulait mettre Cergy à dix minutes de La Défense - Defense-92.fr », Defense-92.fr,‎ (lire en ligne)
  14. Benjamin Masse, « Rites scolaires et rites festifs : les « manieres de boire » dans les grandes écoles », Sociétés contemporaines, vol. no 47, no 3,‎ , p. 101–129 (ISSN 1150-1944, DOI 10.3917/soco.047.0101, lire en ligne)
  15. « Gertrude - école de commerce ; école supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) - Inventaire Général du Patrimoine Culturel (1.3.1 (Build: 99)) », sur inventaire.iledefrance.fr (consulté le 30 décembre 2017)
  16. a et b « Faut-il nationaliser l'ESSEC ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  17. « Echanges ESSEC MBA - SDA Bocconi », Studyrama.com,‎ (lire en ligne)
  18. « Que vaut vraiment mon MBA ? », LExpansion.com,‎ (lire en ligne)
  19. « HEC-Essec : un livre crée la tourmente », sur m.lesechos.fr (consulté le 30 décembre 2017)
  20. « Cergy-Pontoise Le campus de l’Essec s’agrandit encore - Etat et collectivités », Le Moniteur,‎ (lire en ligne)
  21. « Cergy-Pontoise Nouvelle extension pour l’Essec - Etat et collectivités », Le Moniteur,‎ (lire en ligne)
  22. « Jean-Pierre Choulet (DSI de l'Essec) : 'Le learning center fait du campus un lieu incontournable' », L'Etudiant,‎ (lire en ligne)
  23. « Christophe Teissier » Cafétéria de l’ESSEC », sur christopheteissier.com (consulté le 30 décembre 2017)
  24. « Crise de management à l'Essec », Capital.fr,‎ (lire en ligne)
  25. « Présentation de la stratégie de l'ESSEC pour 2010-2015 », Ecoles2commerce.com,‎ (lire en ligne)
  26. « L’Essec abandonne l’appellation MBA pour sa grande école », L'Etudiant,‎ (lire en ligne)
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]