Omerville

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Omerville
La Croix fromage et le manoir
La Croix fromage et le manoir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Denys de Magnitot
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95462
Démographie
Gentilé Omervillois
Population
municipale
309 hab. (2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ Nord 1° 43′ 00″ Est / 49.1333, 1.7167
Altitude 125 m (min. : 42 m) (max. : 157 m)
Superficie 11,98 km2
Localisation

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Omerville
Liens
Site web http://www.omerville.fr/

Omerville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Le village est fortement regroupé autour de son église et de son manoir et possède un important patrimoine.

Ses habitants sont appelés les Omervillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe sur le rebord du plateau du Vexin français et domine la rive sud de l'Aubette de Magny. Il possède quatre écarts : Gerville, Louvières, Le Mesnil, et Amiel, tous situés sur la moitié nord du territoire communal, de l'autre côté de l'Aubette de Magny.

Communes limitrophes d’Omerville[1]
Saint-Gervais
Ambleville Omerville[1] Hodent
Chaussy Genainville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Omervilla en 1240[2].

Omerville est mentionné pour la première fois dans un document datant de l'an mille. Il s’agit d’une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », précédé de l'anthroponyme germanique Aldemarus[3], autrement Audomar que l'on retrouve dans Omécourt (Oise, Omercurt 1152)[4] à environ 71 km au nord d’Omerville.

Histoire[modifier | modifier le code]

On peut supposer que le site a été occupé anciennement comme l'attestent les nombreuses découvertes d'objets préhistoriques dans les communes voisines. Les hospitaliers y installent à partir de 1212 la maison de Louvières et de Vaumion, qui deviendra la commanderie Louviers-Vaumion à Omerville à partir de 1633[5].

Ninon de Lenclos séjourne au manoir au XVIIe siècle. Depuis, Omerville est demeuré un village à vocation agricole, malgré l'existence de quelques activités artisanales au XIXe siècle (fabrique de petits objets, tire-bouchons, tire-gants, pinces...)[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie et école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  2001 Roger Doré    
mars 2001 mai 2009 Jean-Paul Drut    
mai 2009 en cours
(au 29 avril 2014)
Denys de Magnitot   Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Pays de Galles Llangedwyn (Pays de Galles)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375 336 363 364 400 416 401 400 408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
443 534 505 439 415 396 385 350 328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
323 341 319 305 307 296 244 260 288
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
256 207 241 252 280 337 300 303 311
2013 - - - - - - - -
309 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Omerville possède un riche patrimoine historique, dont l'église et un calvaire sont classés au titre des monuments historiques, et trois autres éléments inscrits.

  • Église Saint-Martin (inscrite partiellement puis classée monument historique par arrêté du 27 avril 1927[10]) : Elle se singularise par son plan allongé, à vaisseau unique, avec des travées de quatre époques différentes qui se succèdent en enfilade, et un clocher central roman. Avec les murs de la deuxième et de la troisième travée de la nef, il représente la partie la plus ancienne de l'église, et devrait remonter au moins au dernier quart du XIe siècle, ou sinon au tout début du XIIe siècle. Malheureusement, l'élégante flèche de pierre ajoutée au milieu du XIIe siècle a été démolie vers 1905, et remplacée par un simple toit. À l'intérieur, le caractère roman s'est bien conservé dans la base du clocher voûtée en berceau. Un chœur de deux travées, dont le style du voûtement reflète les dernières années de la première période gothique, est substitué à l'abside primitive vers 1220-1230. Lors de l'agrandissement du chœur par l'adjonction d'une abside à pans coupés au dernier quart du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, la seconde travée est partiellement démolie pour des raisons inconnues. Sa voûte avec des supports de style gothique rayonnant appartient donc à la campagne de construction de l'abside. Elle constitue la partie la plus élégante de l'église, même si le remplage de la plupart de ses fenêtres a été simplifié lors de restaurations anciennes. Une fois le nouveau chevet achevé, l'église ne peut être allongée qu'en ajoutant une travée devant la façade de la nef romane. Par son style reflétant la transition du gothique flamboyant vers la Renaissance, ce qu'illustrent parfaitement bien les fonts baptismaux, elle peut être datée du milieu du XVIe siècle. Par manque de place à l'ouest, l'accès se fait par le sud, par un portail de style classique aménagé au XVIIe siècle. Ainsi, pratiquement toutes les époques sont représentées en l'église d'Omerville. Son caractère hétérogène constitue plutôt la règle dans le Vexin français, qu'une exception, et son architecture n'offre rien d'exceptionnel, si ce n'est la facture archaïque du clocher. C'est surtout par sa silhouette particulière et par son bon état de conservation que l'église Saint-Martin séduit[11].
  • Manoir de Mornay-Villarceaux, sur la place du village (inscrit monument historique par arrêté du 2 mai 1927[12]) : Dit également hôtel des Essarts, il remplace l'ancien château seigneurial des Essarts. À en juger d'après les armoiries figurant sur un bandeau de cheminée, le constructeur du manoir pourrait être Jean d'Isque, héritier de la seigneurie. La longue façade sur la place est assez simple, seules les deux échauguettes de taille différente et l'impressionnant portail permettant de deviner la fonction initiale du bâtiment. La plus petite des deux portes s'inscrit par ailleurs sous un arc ogival. La partie droite de la façade garde ses petites fenêtres d'origine, alors que la partie gauche est percé de vastes baies entourées en partie de moulures du goût de la Renaissance. La corniche aux modillons sculptés renvoie également à cette époque. La façade sur cour présente un ensemble rustique à colombages avec des galeries à balustres. Louis de Mornay acquiert le manoir en 1647 et y abrite un temps ses amours avec Ninon de Lenclos[13].
  • Croix monumentale dite « croix fromage », sur la place du village (inscrite monument historique par arrêté du 2 mai 1927[14]) : La colonne qui se rajeunit vers le sommet et la croix sont taillées dans un seul bloc de pierre monolithique, peut-être un menhir. L'ensemble mesure 2,5 m de haut. La croix elle-même se présente comme un disque ajouré avec la forme d'une croix pattée en son centre[15].
  • Croix de cimetière (classée monument historique par arrêté du 2 mai 1927[16]): C'est l'une des deux croix de cimetière de la commune, Omerville ayant possédé un deuxième cimetière plus petit, au sud de l'église, jusqu'en 1862. Sa croix est entreposée sous la chaire de l'église depuis. Elle possède les mêmes caractéristiques que la croix en place sur le cimetière actuel. La croix est dotée d'une ornementation très filigrange sculptée dans la pierre, dans le style flamboyant. La colonne octogonale repose sur un socle et un soubassement à trois paliers, également octogonaux[15].
  • Ancienne commanderie de Louvières, écart au nord de la commune (inscrite monument historique par arrêté du 4 juin 1926[17]) : Elle a été fondée par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1222. La commanderie templière de Villedieu-les-Maurepas y fut rattachée en 1312, après la dissolution de l'ordre du Temple. Jusqu'à sa dissolution à la suite de la Révolution française, quarante-deux commandeurs se succèdent à sa tête. Vendue comme bien national en 1790, il n'en subsiste que des caves voûtées d'ogives, intégrées à une ferme. Ce ne sont pas les seuls vestiges dignes d'intérêt : des différents remaniements au XVIe et XVIIe siècle, subsistent une tour et une porte du bâtiment sud. La ferme reste par ailleurs entourée d'une haute mur d'enceinte[18].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Croix pattée d'Omerville : Petite croix trapue de seulement 52 cm de haut, située originellement à la sortie du village, puis ramenée sur la place de l'église au XXe siècle. La vocation de ces croix était celle d'une borne[19]. Des croix similaires existent à Villers-en-Arthies (croix de Carnage) et près du hameau de Ducourt, sur la commune de Saint-Gervais (croix Dançon)[15].
  • Croix latine dite « Croix quatre-pieds », à la sortie du village en direction de Magny-en-Vexin : Elle tient son nom des quatre blocs de pierre sur lesquels elle repose. Au XIXe siècle, elle a été faussement identifiée comme monument mégalithique par Paul de Mortillet[20] (sans illustration).
  • Manoir de Trie, du XVe siècle, aménagé en ferme[21].
  • Ancien abreuvoir, à l'entrée sud du village, rue Charles-de-Gaulle[19].
  • Ancien réservoir à eau, rue de l'École : Exemple intéressant de bâtiment utilitaire de la fin du XIXe siècle. Le réservoir était initialement alimenté en eau par un bélier hydraulique[19] (sans illustration).
  • Domaine de Gerville, au hameau du même nom à la limite nord du territoire communal, près du château de Magnitot : Ce fut un fief des hospitaliers, dépendant de la commanderie de Louvières. En subsistent notamment un portail cantonné par deux courtes demi-tours, ainsi qu'un pan de mur de l'ancienne tour carré. Le mur est percé d'une meurtrière, ainsi que de deux petites baies ogivales géminées au premier étage[22].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Omerville sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 507b
  5. Eugène Mannier, Ordre de Malte : Les commanderies du grand-prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux Archives nationales à Paris, Aubry & Dumoulin, , 808 p., p. 105
  6. Jean Aubert, La grande histoire du Val-d'Oise, p. 130
  7. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise,‎ (consulté le 9 octobre 2015).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  10. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Vasseur et Waro 1988, p. 79-98.
  12. « Manoir de Mornay-Villarceaux », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Vasseur et Waro 1988, p. 24-38.
  14. « Croix fromage », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. a, b et c Vasseur et Waro 1988, p. 99.
  16. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Ancienne commanderie des Templiers », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Vasseur et Waro 1988, p. 18-21.
  19. a, b et c Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Omerville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 578-582 (ISBN 2-84234-056-6).
  20. Vasseur et Waro 1988, p. 99-100.
  21. Vasseur et Waro 1988, p. 22-23.
  22. Vasseur et Waro 1988, p. 17-18.
  23. Le guide du Vexin français, p. 241.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Vasseur et Françoise Waro, Villages du Vexin : Omerville : architecture et société, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, , 112 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]