Montigny-lès-Cormeilles

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Montigny-lès-Cormeilles
Immeubles, vus depuis la zone commerciale.
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Blason de Montigny-lès-Cormeilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Argenteuil
Canton Herblay
Intercommunalité Communauté d'agglomération Val Parisis
Maire
Mandat
Jean-Noël Carpentier
2014-2020
Code postal 95370
Code commune 95424 (ex 78424)
Démographie
Gentilé Ignymontains, Ignymontaines
Population
municipale
21 116 hab. (2014)
Densité 5 188 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 00″ nord, 2° 11′ 00″ est
Altitude 130 m
Min. 61 m
Max. 168 m
Superficie 4,07 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-montigny95.fr

Montigny-lès-Cormeilles est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Tout comme ceux de Montigny-le-Bretonneux dans les Yvelines, ses habitants se nomment les Ignymontains et Ignymontaines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune a une superficie de 407 hectares dont 10 hectares de forêts aménagées ou en cours d'aménagement. Les communes limitrophes sont Cormeilles-en-Parisis, La Frette-sur-Seine, Franconville, Herblay, Pierrelaye, Beauchamp et Le Plessis-Bouchard.

Communes limitrophes de Montigny-lès-Cormeilles[2]
Pierrelaye Beauchamp Franconville
Herblay Montigny-lès-Cormeilles[2]
La Frette-sur-Seine Cormeilles-en-Parisis

Le vieux village est situé sur le versant nord /nord-ouest des buttes du Parisis qui sont formées de marne argileuse et de sables de Fontainebleau. Certaines rues et chemins du vieux village ont une pente très forte, surtout sur la face ouest qui descend vers la RD 392.

Les voies routières les plus importantes en trafic qui traversent la commune sont l'autoroute A15 (2×3 voies), la départementale 14 qui traverse une importante zone commerciale et la départementale 392.

Deux gares SNCF desservent la ville : la gare de Montigny - Beauchamp (Réseau Nord et RER C) et celle de La Frette - Montigny (réseau Saint-Lazare).

Climat[modifier | modifier le code]

Montigny-lès-Cormeilles comme toute l'Île-de-France est soumise à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le Sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1 719 heures[3].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C). Tg 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[4]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Montigneium juxta villam de Cormellis en 1200[5], Montiliacus[5], Montiniacus[5], Montignacum en 1207[5] au XIIIe siècle[6].

Albert Dauzat[7] et à sa suite Ernest Nègre assignent une même origine à tous les Montigny, qui viendraient d'une même forme *Montaniacum : le nom de personne roman *Montanius auquel on a adjoint le suffixe d'origine gaulois -acum. Il s'agirait donc du nom d'un domaine rural de l'ancienne Gaule[8], et la première attestation de Montigny-lès-Cormeilles remonterait à l'an 862 sous la forme Montiniacus. Même opinion chez Marie-Thérèse Morlet qui cite nommément Montigny-les-Cormeilles[9]. Le fait de savoir si tel ou tel *Montaniacum est formé sur un anthroponyme (« domaine de Montanius ») ou sur un nom commun (« domaine montagneux »), l'un et l'autre dérivé de mons peut néanmoins être source de discussion. Le fait que le vieux village soit situé sur la butte de Cormeilles (parfois appelée La Montagne), est un élément à prendre en compte et Michel Roblin y voit un dérivé du bas latin montanea « montagne » suivi du suffixe -acum au sens locatif qu'il possède à l'origine[10].

La liaison lès signifie « près de » et se rapporte à Cormeilles-en-Parisis qui est le chef-lieu de canton de Montigny-lès-Cormeilles. L'élément Cormeilles quant à lui est dérivé du nom du cormier, un arbre très commun sur la butte très justement appelée « Butte de Cormeilles ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Charlemagne a cédé Montigny à l'abbaye de Saint-Denis qui en a conservé la propriété jusqu'à la Révolution.

Montigny a été source d'inspiration pour certains peintres, par exemple Jean-Baptiste Camille Corot, qui a peint l'auberge Corot (aujourd'hui un espace destiné à accueillir des expositions) située sur la place de l'église, ou encore Maurice Utrillo.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Instances administratives[modifier | modifier le code]

Montigny-lès-Cormeilles est membre de la communauté d'agglomération du Parisis qui inclut Cormeilles-en-Parisis, La Frette-sur-Seine, Pierrelaye, Herblay et Beauchamp.

La commune fait partie de la juridiction d’instance de Sannois, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[11],[12].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Denis Quartier    
1791 1792 Louis Baudin    
1792 1800 Jean-Guillaume Fleurier    
1800 1806 Louis Baudin    
1806 1813 Jean-François Reveche Duperon    
1813 1820 Pierre Rippert    
1820 1827 Pierre-Louis Dagoty    
1827 1828 Régis-Auguste de Foucault    
1828 1831 Pierre-François Guillaume Boullay    
1831 1838 Jean-Vincent Legat    
1838 1855 P.F.G. Boullay    
1855 1858 René Duvoir    
1858 1867 Barthélémy Vielle    
1867 1870 Jean-Marie Pilleux    
1870 1873 Gabriel Vielle    
1873 1875 Émile Bonnaud    
1875 1879 Eugène Foulon    
1879 1880 François Binet    
1880 1889 Gustave Michel    
1889 1901 Alexandre Aubert    
Les données manquantes sont à compléter.
1917 1919 Auguste Charlot    
1919 1922 Victor Bordier    
1922 1925 Auguste Charlot    
1925 1945 Victor Bordier   A noter que Fortuné CHARLOT, qui a habité le 219 boulevard de Pontoise, n'a jamais été maire. Il est devenu 2e adjoint de Victor BORDIER lors du renouvellement le 17 mai 1929
1945 1947 Robert Meniere    
1947 1959 Paul Metten    
1959 1965 Marcel Tache    
1965 1971 André Clement    
1971 1977 Robert Mulot    
mars 1977 mars 2009 Robert Hue PCF puis MUP Infirmier
Secrétaire général puis président
du Parti communiste français (1994 → 2003)
Conseiller général de Cormeilles-en-Parisis (1988 → 2001)
Député du Val-d'Oise (5e. circ) (1997 → 2002)
Sénateur du Val-d'Oise (2004 → 2017)
mars 2009 en cours Jean-Noël Carpentier PCF puis MUP puis MdP Cadre du secteur privé
Député du Val-d'Oise (3e circ. (2012 → 2017)
Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 21 116 habitants, en augmentation de 13,2 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 369 347 376 464 581 472 487 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
505 526 581 577 682 781 806 705 811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
791 858 1 059 1 456 2 201 2 852 3 180 3 166 4 158
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 555 7 022 8 288 13 644 17 012 17 183 18 935 19 442 21 116
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une source fut exploitée en affermage jusque dans les années 1980 dans le village même, avec embouteillage et commercialisation du produit. Elle a été fermée à cause d'un manque de mise aux normes et de la vétusté des installations et du bâtiment qui a été démoli. Les travaux ont coûté ~2 millions €.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.

Aucun monument historique classé ou inscrit n'est présent sur le territoire communal.

  • Église Saint-Martin : L'église primitive de Montigny n'a été construite qu'en 1710 sur le même emplacement, mais elle menace déjà ruine vers le milieu du XIXe siècle. Une nouvelle église est construite et terminée en 1898, selon les plans dessinés par Marcel Lambert, architecte en chef du domaine de Versailles et des Trianons. Seul le clocher du XVIIIe siècle est conservé, qui a la particularité d'être octogonal[18]. L'église contient un riche mobilier dont douze éléments sont classés au titre du mobilier[19].
  • Manoir Plisson, rue Fortué-Charlot : cette villa de la fin du XIXe siècle abrite la mairie depuis 1939[18].
  • Maison du Coq Hardi, située près du quartier de la Croix Blanche, et qui présente sous le toit la peinture d'un coq écrasant un serpent[18].
  • Belles villas de l'architecte Henri Lecoeur (1867-1951) construites vers 1920 au no 2 rue de la Halte et la Belle-Isloise au no 7 rue du Panorama[18].
  • De nombreuses propriétés privées ou lotissement privé ou copropriété sont implantés à Montigny : Le Hameau du Parisis (situé au niveau de la rue E.Degas), les Arcades (situé derrière l'école Van Gogh, derrière la rue colette), Diderot-Marmontel (au niveau de la rue Daguerre), Les Hauts de Bruyères (situés avenue Aristide Maillol), Les Sources (situées avenue Aristide Maillol et rue du Plessis Bouchard)...

Montigny-lès-Cormeilles au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le « Salon du polar » est organisé sur la commune au début du mois de décembre de chaque année depuis 1997.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montigny-lès-Cormeilles

Les armes de Montigny-lès-Cormeilles se blasonnent ainsi :

D'or à la fasce ondée d'azur, au mantel du même chargé en chef d'un têtu de carrier d'argent accosté de deux fleurs de lys d'or.

Symbolique : évocation de la colline où étaient les carrières à plâtre exploitées par l'abbaye de Saint-Denis ; la fasce ondée rappelle la source de Montigny.

Source : Jean-Paul de Gassowski, L'Armorial des communes du Val-d'Oise, édition Gaso, 1996, s.p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capeutservir.com/postaux/
  2. Communes limitrophes de Montigny-lès-Cormeilles sur Géoportail.
  3. Météo France - Climatologie
  4. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 25 kilomètres au sud-est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  5. a, b, c et d Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 477b
  7. ibidem
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, où Montigny-lès-Cormeilles est nommément cité au § 9328.
  9. Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, tome III, 1985.
  10. Michel Roblin, Le Terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque : peuplement et défrichement dans la Civitas des Parisii (Seine, Seine-et-Oise), préface de M. Albert Grenier, membre de l’Institut, éd. A. et J. Picard, Paris, 1951, 381 p.; rééd. A. et J. Picard, Paris, 1971, XIV-491 p. — Thèse soutenue à l’Université de Paris. — Compte-rendu d'Albert Dauzat in Revue Internationale d'Onomastique III, 1951, p. 231-236
  11. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  12. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  13. Daniel Chollet, « J.-Noël Carpentier réélu maire, mais un recours de M. Marques : Vainqueur de 12 voix, le maire, Jean-Noël Carpentier (Mup), a retrouvé vendredi son fauteuil le 4 avril. Mais Modeste Marques (Ump) a déposé un recours au tribunal administratif. », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  14. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. a, b, c et d M. Farion, Daniel Renard, M. Rigault, Bernard Chahmirian, Carel de Gaube et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Montigny-lès-Cormeilles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 170-175 (ISBN 2-84234-056-6).
  19. « Liste des objets classés de Montigny-lès-Cormeilles », sur Base Palissy (consulté le 17 novembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Denis, « Henri Lecœur, l'architecte du Parisis des années 1900 », Vivre en Val-d'Oise, no 118,‎ , p. 28-33 (ISSN 1146-2191)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]