Montgeroult

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Montgeroult
Vue du village depuis la chaussée Jules César à Courcelles-sur-Viosne.
Vue du village depuis la chaussée Jules César à Courcelles-sur-Viosne.
Blason de Montgeroult
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Alain Mateos
2014-2020
Code postal 95650
Code commune 95422
Démographie
Gentilé Montgeroldiennes, Montgeroldiens
Population
municipale
395 hab. (2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ Nord, 2° 00′ 00″ Est
Altitude 85 m (min. : 40 m) (max. : 101 m)
Superficie 4,97 km2
Localisation

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Montgeroult

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Montgeroult

Montgeroult est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitant(e)s sont les Montgeroldien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe à flanc de coteau de la vallée de la Viosne, petite rivière du Vexin français. La commune est limitrophe de Cormeilles-en-Vexin, Boissy-l'Aillerie, Courcelles-sur-Viosne et Ableiges.

Communes limitrophes de Montgeroult[1]
Cormeilles-en-Vexin
Ableiges Montgeroult[1] Boissy-l'Aillerie
Courcelles-sur-Viosne

Montgeroult est desservie par la gare de Montgeroult - Courcelles) sur la ligne de Saint-Denis à Dieppe, desservie depuis la gare de Paris-Saint-Lazare par les trains de la ligne J du Transilien de la direction de Gisors.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montgeroult

Les armes de Montgeroult se blasonnent ainsi : D'or aux trois hures de sanglier arrachées de sable et défendues d'argent

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom provient du latin mons, mont et de l'anthroponyme germanique Gerold ; « mont Gerulfi » ou « mont Gerold », du nom d'un guerrier franc enterré dans le village[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Les moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Denis étaient installés à Montgeroult où depuis le IXe siècle il y avait une maison « Le Moutier » qui se trouvait à l'emplacement actuel de château, ils y possédaient « toute justice », ils construisirent une chapelle base de l'église actuelle

Le village est érigé en paroisse dépendant de l'abbaye de Saint-Denis en 1071. Les moines s’étant ruinés, la seigneurie de Montgeroult fut vendue en cette année à Jean de Donon, conseiller du Roi, commissaire ordinaire des guerres, contrôleur général des bâtiments, seigneur de Châtres en Brie et autres lieux. Il épousa Marie fille de Jean de Longueval, il eut plusieurs enfants dont les deux premiers furent seigneurs de Montgeroult. Jean Ier de Donon fit construire à l’emplacement des ruines de l’ancienne abbaye la partie centrale du château, entre 1609 et 1640.

Jean de Donon, par l'acquisition successive de biens 1573 à Claude d'Ailly, puis des droits seigneuriaux de l'abbaye de Saint-Denis et enfin de la seigneurie de Longueval, devint « seigneur en totalité de Montgeroult » et fit construire le château actuel (du début du XVIIe siècle) à l'emplacement des ruines du Moutier des moines de Saint-Denis. La seigneurie est la propriété en 1683 d'Antoine Le Féron, président au Parlement de Paris.

En 1701 Louis Chevalier, président de la Haute Cour du Parlement, acheta le château pour la somme de 135 000 livres.

Louis Chevalier[2] était chevalier, conseiller du Roi en la Cour des Aides, puis président de la Haute Cour du Parlement, seigneur de Bagnolet, Boissy, Théméricourt, Longueval et autres lieux. Son père était l’un des quarante fermiers généraux du Roi. Louis Chevalier apporta de nombreuses améliorations à sa propriété de Montgeroult en adjoignant une aile au château et en faisant édifier les communs. Il fit aussi réparer l’église.

À sa mort en 1750 son fils vendit ses terres à Jacques Gaultier, écuyer du Roi, dont la famille appartenait à la riche bourgeoisie commerçante de Paris; à sa mort son fils André Gaultier se déclara aussitôt marquis de Montgeroult ; il épousa Hélène de Nervo.

La marquise de Montgeroult était douée d'un talent incomparable pour la musique, elle fut une des premières à jouer du piano-forte qui venait de remplacer le clavecin. En 1792, madame de Montgeroult fut enfermée à la Conciergerie et n'eut la vie sauve qu'en jouant La Marseillaise devant le Comité de salut public. Son mari, participant à une expédition visant à sauver Marie-Antoinette de la guillotine, fut arrêté par les Autrichiens et mourut dans les cachots de Mantoue[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la Communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1946 1971 Olivier Riant SE  
mars 1971 1989 Henri Le Rouzic DVD  
mars 1989 2008 Bernard Toublanc DVD  
mars 2008[5] en cours
(au 29 avril 2014)
Alain Mateos   Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Politique de la protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

Le marais d'Ableiges, de part et d'autre de l'étang des Aunes est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, sous le numéro régional n°00006019 [7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 395 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
284 233 243 265 278 264 260 244 220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
222 223 244 231 280 300 277 297 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
313 302 306 292 270 319 283 297 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
314 332 316 297 347 411 427 395 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame.
Château de Montgeroult.

Montgeroult compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue Neuve (classée monument historique par arrêté du 8 avril 1941[10]) : Fondée probablement vers 1070, l'église dépendait de l'abbaye de Saint-Denis sous tout l'Ancien Régime. Aucun élément concret ne confirme toutefois la tradition locale, selon laquelle un monastère aurait été associé à l'église avant la construction du château, et l'église ne constitue pas non plus l'ancienne chapelle du château. Pour un édifice d'aussi petites dimensions, son architecture atteint un très bon niveau, et son chœur possède même des galeries anciennement ouvertes sur combles. Les six travées orientales ont été édifiées en trois campagnes entre 1190 et 1240 environ, et reflètent les différentes étapes de développement de l'architecture gothique, jusqu'à l'apparition du style gothique rayonnant qui se manifeste sur l'étage supérieur du clocher. La base du clocher utilise des piliers antérieurs à tout le reste, et l'arc triomphal en plein cintre ouvrant sur la nef permet de faire remonter ces éléments aux débuts de la paroisse. La courte nef et ses deux bas-côtés sont les parties les plus récentes. Édifiées vers 1570 / 1590, ils portent les marques du style de la Renaissance, et reprennent des caractéristiques de certaines œuvres de l'architecte Nicolas Le Mercier, de Pontoise. Dès 1640, la façade occidentale est rendue caduque par son enfermement dans le parc du château. En 1714, l'ajout d'un porche devant le portail du sud endommage la frise des Apôtres, l'un des joyaux de l'église[11],[12].
  • Château de Montgeroult, rue Neuve (inscrit monument historique en 1958, classé en 1977 puis classé avec tout son domaine par arrêté du 12 décembre 1996[13]) : Bel exemple du style Louis XIII, il comporte trois pavillons coiffés d'une haute toiture d'ardoise. L'importance du corps principal de logis est soulignée par une légère saillie par rapport aux pavillons latéraux, un escalier d'honneur à double révolution en fer à cheval, un fronton brisé et l’indépendance des toits à croupe avec dominante du toit principal. Les fenêtres plus allongées que sous le règne suivant, sont à petits carreaux, les combles à la française et les lucarnes, surmontées de globes, alternativement arquées et triangulaires ont un aspect qui rappelle la Renaissance. L’ensemble du château est en pierre de taille, deux pavillons entourant le bâtiment central, la toiture de ce dernier étant décoré par un grand fronton triangulaire surmonté d’un vase encadré de draperies et surmonté de guirlandes de fleurs. Il y avait quatre pavillons aux toitures d’ardoise, il n’en reste que deux aujourd’hui, ceux qui entourent la grille d’entrée. les deux autres se trouvaient à chaque angle de la cour pavée. - Jean Ier de Donon fit construire la partie centrale du château à l’emplacement des ruines de l’ancienne abbaye, entre 1609 et 1640. Le parc fut créé en 1660. Le gros pavillon carré à droite, l'orangerie, les communs (les plus remarquables du Vexin avec La Roche-Guyon) furent ajoutés par Louis Chevalier en 1704. Il fit également édifier la citerne de la cour du château, en 1723. Elle mesure 12 mètres de long sur 8 mètres de large et peut contenir 300 000 litres d'eau. Ayant par miracle survécu à la période révolutionnaire et ayant servi à stocker de la farine, le château fut acheté par le baron de Bray, gentilhomme de la cour de Charles X. Le château est depuis 1830 dans la même famille[réf. nécessaire].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Montgeroult au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Montgeroult sur Géoportail.
  2. Le président Chevalier
  3. Hélène de Montgeroult, la marquise et la Marseillaise par Jérôme Dorival, éditions Symétrie
  4. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise,‎ (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  5. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  6. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise,‎ (consulté le 13 septembre 2015).
  7. « Oucherotte », Inventaire national du Patrimoine naturel
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  10. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Montgeroult, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 235-236.
  12. Claire Perusset et Anne Prache (dir.), Étude architecturale de l'église Notre-Dame de Montgeroult dans le Vexin français (tome 1), Paris, Université Paris IV-Sorbonne, , 63 p..
  13. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Loisel, Notice historique sur Montgeroult, Pontoise, Imprimerie de Villemer, , 181 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]