La Frette-sur-Seine

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La Frette-sur-Seine
La Frette-sur-Seine
Mairie de La Frette.
Blason de La Frette-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Argenteuil
Canton Herblay
Intercommunalité Communauté d'agglomération Val Parisis
Maire
Mandat
Maurice Chevigny
2014-2020
Code postal 95530
Code commune 95257
Démographie
Gentilé Frettois
Population
municipale
4 668 hab. (2016 en augmentation de 2,06 % par rapport à 2011)
Densité 2 311 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 00″ nord, 2° 11′ 00″ est
Altitude 80 m
Min. 23 m
Max. 83 m
Superficie 2,02 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-la-frette95.fr
La commune en bord de Seine.

La Frette-sur-Seine est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Frettois[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive droite de la Seine, à 20 km environ au nord-ouest de Paris, en limite des Yvelines. La commune est à 18 km de la Porte Maillot en passant par la D392, l'A86, ainsi que l'A14 puis la N13.

La superficie de la commune n'est que de 2,02 km2, majoritairement sur la rive droite de la Seine. Comme particularité, une bande de terre inconstructible de 17 ha se trouve sur la rive gauche, dépendant du SIAAP, usine d'épuration d'Achères. Le point culminant de la commune se trouve au Tartre Mulet à 83 m au-dessus du niveau de la mer ; quant au point le plus bas, il correspond à l'endroit où la Seine quitte le territoire communal, à 23 m.

Communes limitrophes de La Frette-sur-Seine[2]
Herblay-sur-Seine Herblay-sur-Seine Montigny-lès-Cormeilles
Achères La Frette-sur-Seine[2] Cormeilles-en-Parisis
Maisons-Laffitte Cormeilles-en-Parisis Cormeilles-en-Parisis


Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s’est installée entre deux formations géo morphologiques importantes : les buttes témoins du Parisis (appartenant à la commune de Cormeilles-en-Parisis) et un méandre de la Seine. La butte est très perceptible sur le territoire communal depuis le plateau. Les sols de la Frette se constituent d’un empilement de couches sédimentaires. On y retrouve : des formations calcaires, excellent support pour les constructions, la présence de gypse, nécessaire à la création de plâtre fin, la présence de craie, pour fabriquer de la chaux, du mastic ou encore de la peinture, des marnières pour l’amendement des cultures.

Le sous-sol de la Frette-sur-Seine, comme dans le reste de l’Île-de-France, est constitué d’un empilement de couches sédimentaires de l’ère tertiaire, quasiment horizontales, reposant sur une assise de craie de l’ère secondaire, couches entaillées par la Seine. Sur le territoire communal on peut observer des traces de calcaire. En effet, c’est la plateforme de calcaire de Saint Ouen (et/ou le calcaire de Ducy) qui apparaît. D’âge oligocène et éocène supérieur, elle est alignée selon les directions nord-ouest/sud-est correspondant à la direction armoricaine. Elle témoigne des dépôts successifs avant l’action de l’érosion qui a modelé le relief lorsque les terrains ont émergé.

La zone calcaire est responsable de fontis, c'est-à-dire de remblaiement d’ancienne carrière par effondrement successifs. Il s’agit d’un phénomène brutal qu’il est impossible de prévoir.

Le gypse, ou pierre à plâtre, est composé de sulfate de chaux, instable au contact de l’eau. Après son dépôt, la couche rocheuse, fracturée, a fait l’objet d’une érosion interne (dissolution) responsable de cavités. Ce sont ces cavités naturelles qui sont à l’origine de l’instabilité des terrains situés au-dessus du gypse.

La craie est une roche sédimentaire elle aussi responsable de mouvements de terrain.

Les marnières sont des cavités artificielles creusées par l’homme afin d’extraire de la marne. Les phénomènes d'érosion et de dissolution conduisent quelquefois à des effondrements de ces cavités[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est baignée par la Seine.

La distance fluviale de la commune à Paris est de 63 km, avec deux écluses, compte tenu des méandres du fleuve, et l'estuaire du fleuve est éloigné de 283 km en passant encore par quatre écluses[4].

La commune est touchée par les risques d’inondation de plaine occasionnés par la montée des eaux de la Seine qui peut être relativement lente mais peut connaître parfois de fortes variations de débit dues à des pluies abondantes. Les surfaces inondables se situent au niveau des quais de Seine, de la rue de la Gare, de la rue Jean Lefebvre et de la rue Victor Hugo. Divers épisodes telles que les crues de 1910, 1983 et 1995 ont conduit à la mise en place d’un PER (Plan d’exposition aux risques) le 29 janvier 1990. Celui-ci s’accompagne du Plan de Prévention des Risques d’Inondations (PPRI) approuvé par la commune le 03 novembre 1999[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Val-d'Oise.
Relevé météorologique d'Argenteuil
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,6 3 4,2 7,9 11,5 13,9 15,8 14,8 13,1 10,4 6,3 2,4 8,8
Température moyenne (°C) 5,1 5,9 7,9 12,6 16 19,1 20,9 19 17,3 13,7 9 4,8 12,6
Température maximale moyenne (°C) 7,7 9,1 12 17,7 20,8 24,1 26,2 24 22,3 17,6 11,9 7,3 16,7
Record de froid (°C)
date du record
−11,6
7/1/2009
−8,2
28/2/2018
−8,3
13/3/2013
−1,5
1/4/2013
1,8
1/5/2016
6,7
1/6/2006
8,9
10/7/2004
7,3
21/8/2014
6,4
16/9/2017
0,8
29/10/2008
−3,5
30/11/2010
−6
18/12/2009
−11,6
7/1/2009
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−0,7
25/1/2017
−2,2
27/2/2018
0,3
19/3/2018
7,8
5/4/2013
8,8
24/5/2013
11
13/6/2013
15,1
10/7/2014
15,3
25/8/2013
15,2
17/9/2017
6,4
15/10/2015
2,9
7/11/2016
−1,8
31/12/2016
−2,2
27/2/2018
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
10,8
24/1/2018
10,4
1/2/2016
13,8
31/3/2017
15,8
22/4/2018
18,3
28/5/2018
22,9
15/6/2017
24
19/7/2017
22,7
2/8/2013
21,8
13/9/2016
15,7
4/10/2013
14,4
7/11/2015
11
1/12/2015
24
19/7/2017
Record de chaleur (°C)
date du record
16,1
9/1/2007
18,2
5/2/2004
23,8
16/3/2012
29,1
20/4/2018
33
27/5/2005
35,7
20/6/2005
37,4
12/7/2006
37,1
19/8/2012
32,6
12/9/2012
29,8
3/10/2011
22,8
25/11/2006
18,7
5/12/2006
37,4
12/7/2006
Record de vent (km/h)
date du record
56,3
15/1/2015
70,8
9/2/2016
66
28/3/2016
45,1
7/4/2014
45,1
6/5/2015
49,9
8/6/2014
40,2
25/7/2015
57,9
24/8/2015
49,9
22/9/2015
54,7
28/10/2013
53,1
20/11/2016
67,6
24/12/2013
70,8
9/2/2016
Record de la pression la plus basse (hPa) 976,7 982,1 985,6 994,3 993,5 994,7 1 001 995,2 987,2 996,5 987,1 967,4 967,4
Record de la pression la plus haute (hPa) 1 038,6 1 040,3 1 039,7 1 036,1 1 034 1 029,7 1 028 1 028,8 1 032,7 1 035 1 036,1 1 044,1 1 044,1
Précipitations (mm) 45,3 39,9 38,6 38,8 57,4 41,9 51,5 73,6 26,2 51,2 44,6 46,3 555,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
15
13/1/2004
16,8
19/2/2006
19
27/3/2008
15
4/4/2005
32,6
30/5/2016
45,6
11/6/2018
37
14/7/2010
55
8/8/2007
19,2
12/9/2015
36
29/10/2007
17
6/11/2010
18,8
27/12/2013
55
8/8/2007
Source : infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,7
2,6
45,3
 
 
 
9,1
3
39,9
 
 
 
12
4,2
38,6
 
 
 
17,7
7,9
38,8
 
 
 
20,8
11,5
57,4
 
 
 
24,1
13,9
41,9
 
 
 
26,2
15,8
51,5
 
 
 
24
14,8
73,6
 
 
 
22,3
13,1
26,2
 
 
 
17,6
10,4
51,2
 
 
 
11,9
6,3
44,6
 
 
 
7,3
2,4
46,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Les voies communales atteignent[Quand ?] une longueur cumulée de 17 km[5]. De plus, la commune est traversée par la D392.

Transports[modifier | modifier le code]

La Frette-sur-Seine est desservie par la gare de La Frette - Montigny sur le réseau Transilien Paris Saint-Lazare (ligne de Paris-Saint-Lazare à Mantes-Station par Conflans-Sainte-Honorine).

Plusieurs arrêts de bus des réseaux Cars Lacroix et Transdev Île-de-France desservent La Frette-sur-Seine.

Les principales lignes de bus sont :

Les principales lignes de trains sont :

  • TransilienLigne J du Transilien

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Deux types de tissus se distinguent :

Le bourg ancien qui s'agit du noyau urbain historique, structuré linéairement par rapport à la Seine, peu large (parfois limité à la longueur d'une parcelle), s'étirant sur plusieurs kilomètres et s'étageant en terrasse le long du coteau. Ces longs axes majeurs se constituent au Moyen Âge. Ce développement linéaire s'est opéré jusqu'au début du XXème siècle. Un sentiment d'intimité est donné par la proximité entre le cordon bâti linéaire qui se détache sur un fond végétal vertical et le fleuve. Fleuve, alignements végétaux, voirie, bâti, relief, marquent une forte continuité par un effet de redondance géométrique. La continuité, la linéarité, la densité du bâti ainsi que la typologie créent à la fois l'image de bourg rural et d'ambiance de villégiature attachée au centre historique. Le traitement actuel des berges est relativement récent et a éloigné la Seine du quai (création d'un espace entre voie et fleuve, alignement d'arbres). Cette rupture entre le territoire de la commune et le fleuve est accentuée par la circulation automobile sur les berges. Ces espaces sont utilisés pour la promenade et des manifestations festives.

Le tissu pavillonnaire, où le réseau parcellaire a été favorisé dès le milieu du XIXème siècle en même temps que l’arrivée du chemin de fer. Il garde encore par endroits ses anciennes caractéristiques du parcellaire agricole. S'y est développé un tissu pavillonnaire qui peut présenter des variations perceptibles selon les époques de constructions, avec parfois des références aux archétypes architecturaux rencontrés sur le quai (rue Jean Lefebvre par exemple on distingue de belles demeures caractéristiques des bâtiments de villégiature comme les maisons Lecoeur). Dans ces secteurs, la plupart des rues sont traitées de façon uniforme, sans hiérarchisation ce qui banalise le paysage. La place de la gare constitue l'espace public le plus important du plateau. C'est une succession d'espaces indéterminés : stationnements, aire de marché, parking de la gare. Son organisation et l'aménagement de cet espace ne répondant pas à l'importance de cette seconde centralité urbaine de la commune[3].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre total de logements dans la commune était de 2 035, alors qu'il était de 1 946 en 2010.

Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,8 % des appartements.

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 80,6 %, en légère baisse par rapport à 2010 (81,8 %). Le reste (17,8 % en 2015, 16 % en 2010) étant louées avec une partie de logements HLM loués vides qui était de 2,8 % en 2015 contre 1,2 % en 2010, leur nombre ayant doublé 52 en 2015 contre 21 en 2010[6].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Plusieurs aménagements sont prévus dans le secteur de la Mardelle, le secteur Calmette et le secteur Avenue des Lilas. La volonté de la mairie étant de « préserver le caractère général de la commune, sans dénaturer l’esprit village pour une commune à échelle humaine, la préservation du caractère paysagé et la création de logements sociaux pour tendre vers l’objectif de 20 % de logements locatifs aidés. ». La surface totale prévue pour les aménagements est de 5 ha dont 1,3 pour le secteur de la Mardelle, 0,6 pour le secteur Calmette et enfin 3,1 pour le secteur Avenue des Lilas[7].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risque inondation[modifier | modifier le code]

La commune étant concernée par les risques d'inondations, les surfaces inondables se situent au niveau des quais de Seine, de la rue de la Gare, de la rue Jean Lefebvre et de la rue Victor Hugo. Divers épisodes telles que les crues de 1910, 1983 et 1995 ont conduit à la mise en place d’un PER (Plan d’exposition aux risques) le 29 janvier 1990. Celui-ci s’accompagne du Plan de Prévention des Risques d’Inondations (PPRI) approuvé par la commune le 03 novembre 1999.

Risque industriel[modifier | modifier le code]

Des conduites de transport d’hydrocarbure (TRAPIL) traversent la commune ce qui peut potentiellement présenter des risques.

Plusieurs sites industriels sont recensés sur la commune comme potentiellement pollués. Il s’agit de : 122 rue d’Argenteuil (ancienne carrosserie), 34 ter rue Pasteur, 129 bis boulevard de Pontoise (garage), avenue des Lilas (négoce de pneus d’occasion)[8]. On note également la proximité de l’usine d’épuration des eaux usées Seine-Aval. Cette installation est classée en site SEVESO seuil haut depuis le 10 décembre 2010. Pour la Frette-sur-Seine, les espaces habités sont situés à plus de 400 m des installations classées.

Risque mouvements de terrains[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur un sol géologique particulièrement faible. Plusieurs carrières souterraines abandonnées sont situées sur la commune. La Frette est située sur une zone de risques. Ces carrières sont susceptibles d’être responsables d’effondrements de terrain sous-minés comme cela a déjà eu lieu plusieurs fois depuis les années 1770. Un premier arrêté de réglementation avait été mis en place dès les années 1881 pour limiter les constructions en zone sensible. Ces 20 dernières années, les principaux mouvements de terrain ont eu lieu boulevard de Pontoise et rue Marcellin Berthelot. Trois fontis étaient apparus : un de 6 m³ en 1981, un de 18 m³ en 1996 et un de 5 m³ en 1997[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de "La Frette" provient peut-être du latin fraustrum, terre inculte, de l'ancien français fraite, fossé, ou selon des historiens locaux du bas latin fretta, fret, liée à l'activité portuaire : le fret, c'est-à-dire le prix de location d'un bateau ou de son contenu. Elle serait liée à la topographie des lieux. Le nom latin « Fractam Cormeilliarum » étant traduit par La Frette de Cormeilles (Frette ayant le sens de brèche), soit : le passage par lequel on pouvait atteindre Cormeilles-en-Parisis. Une autre origine, liée (d’après l’abbé Lebeuf) au rôle portuaire de La Frette, serait le fret des bateaux, mais ceci sans lien avec les textes latins[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Bien qu’aucun site préhistorique n’ait été trouvé à La Frette, il est certain que l’occupation de la région est très ancienne. Les découvertes faites dans les communes d’Herblay, de Cormeilles, de Montigny ou d’Achères le démontrent. Les deux haches, datant du néolithique, trouvées à La Frette en sont autant de preuves.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Gaulois « les Parisii » habitaient cette partie du Bassin Parisien à laquelle ils ont laissé leur nom le « Parisis ».

Des restes de poteries gallo-romaines, trouvés en bas de la Rue Jean Lefebvre, laissent penser que dans les premiers siècles de notre ère, il y avait là une occupation peut-être en relation avec celle de Montigny.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au VIIIe siècle, l’Abbaye de Saint-Denis reçoit en donation un territoire entourant Cormeilles sur lequel s’implantera le village de La Frette qui sera placé sous l’autorité de la Châtellenie de Cormeilles. La Paroisse, d’abord rattachée à celle de Cormeilles, deviendra annexe de Montigny vers 1450. L’importance du port de La Frette fait que cette annexe a les mêmes prérogatives que celle de Montigny (on y célèbre l’office et des fonts baptismaux permettent de donner le baptême).

La situation des Frettois aurait été simple si leur village n’avait pas été partagé entre Cormeilles (lieu de la châtellenie) et Montigny dont la paroisse était une annexe depuis 1450 (alors que l’église est située sur Cormeilles).

De plus, le village était englobé dans les chasses royales de Saint Germain créées sous Louis XIV. Un mur (ou des escarpements) empêchait les « bêtes féroces » de quitter la forêt en traversant la Seine et des portes, fermées en temps de chasse, limitaient les déplacements des Frettois.

La carte la plus ancienne de La Frette que nous possédons date de 1744 (elle est due à l’abbé Delagrive). On y voit un village au bord de l’eau et un plateau, couvert de vignobles, dominant l’agglomération. En 1781, on compte, sur les cartes d’intendance, une soixantaine d’habitations alignées le long du chemin de halage et reliées au « plateau » par une sente et deux chemins.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Ce n’est qu’en 1790, à la Révolution, que les Frettois ont pu obtenir la création d’une commune et, en 1791, la délimitation d’un territoire pris sur ceux de Cormeilles et de Montigny. Ce ne fut pas chose aisée et si, après 1799, le territoire n’a pas pu être remis en question, la paroisse redevint annexe de Montigny vers 1810.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1844, par décision royale, la paroisse a eu le statut de succursale et a pu avoir, à partir de 1851, son curé. Cette situation dura jusqu’en 1905, ensuite le culte fut assuré par les paroisses de Cormeilles, Herblay ou Montigny.

C’est à la fin du XIXe siècle que des changements importants se produisent dans la vie de la commune.

Tout d’abord l’arrivée du train en 1892 et la création d’une halte en 1894 facilite la venue des Parisiens qui profitent des nombreux hôtels et restaurants au bord de l’eau.

La vigne, attaquée par plusieurs maladies ou parasites et surtout placée en concurrence avec les vins du sud de la France, perd de son importance.

La récolte se vendant mal, les vignes sont abandonnées. Les terrains sont vendus pour y construire des résidences. Les enfants de vignerons vont travailler à Paris. On construit une nouvelle voie (l’actuelle rue de la Gare) et bientôt, la fête des vendanges va tomber dans l’oubli.

Progressivement la population rurale laisse la place aux « banlieusards ». Après la Première Guerre mondiale Louis Schreck, un industriel constructeur d’hydravions, est le premier maire qui ne soit pas un descendant d’une lignée de cultivateurs ou de vignerons.

En 1988, le recensement indique encore trois exploitations agricoles pour une superficie de vingt hectares (en grandes cultures). Aujourd’hui, il n’y en a plus.

En un siècle, la population est passée de 420 habitants (en 1899) à 4 626 (estimation 2015).

Une telle croissance a nécessité une transformation profonde de La Frette. De nombreuses installations nouvelles ont été créées pour répondre aux besoins de la population :

  • trois écoles ont été construites :
    • une au dessus de la mairie en 1908,
    • une sur le plateau en 1937 (Aristide Briand),
    • la dernière, au sud de la ville, en 1966 (Calmette et Guérin).
  • La mairie, construite en 1877 (qui fut mairie-école jusqu’en 1937), a été agrandie en 1997.
  • L’aménagement du plateau, essentiellement agricole jusqu’aux années 60, s’est accompagné de la création de nombreuses voies de circulation.
  • La base de loisirs « René Chollet », installée sur les bords de la Seine en 1975, permet la pratique des sports dans un cadre verdoyant.

La création de ces aménagements s’est faite en préservant le caractère de « village » de La Frette et le site qui en fait la réputation.

Les différents types de revenus au fils des siècles[modifier | modifier le code]

La vie à La Frette jusqu’à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant près de 800 ans, vin et plâtre ont été les raisons de vivre des habitants de La Frette dont le métier est lié à la viticulture ou aux activités portuaires.

La vigne[modifier | modifier le code]

La vigne a été implantée dans la région parisienne dès le IVe siècle. Mais ce sont les abbés de Saint-Denis qui, pour les besoins de l’abbaye, ont développé la vigne dans cette région car l’exposition des pentes frettoises était très favorable à cette culture.

La Frette s’est alors trouvée au cœur du vignoble qui produisait ce qu’on appelait alors « le vin de France ». Ce vin a été longtemps celui que l’on buvait à la cour royale. Pendant des siècles, la vigne fut alors la principale ressource du pays et la plupart des métiers exercés dans la commune en dépendait.

Les habitants du village qui n’étaient pas vignerons, vivaient des travaux du port, de la pêche, ou bien étaient employés d’octroi. En effet, toutes les embarcations passant devant l’Ile Epineuse (aujourd’hui disparue) devaient s’acquitter d’un droit de passage. Enfin, l’entretien aux frais de la commune, d’un chemin de halage qui devait permettre le passage régulier de couples de chevaux tirant les bateaux, procurait un travail permanent aux habitants du village.


Cette activité disparaîtra presque totalement au début du XXe siècle.


Le port[modifier | modifier le code]

L’activité du port fluvial existerait depuis l’époque gallo-romaine : un chemin conduisait de l’oppidum de Taverny au port de La Frette. Il semblerait que déjà au IXe siècle on chargeait à La Frette de la pierre à plâtre ; mais ce n’est qu’à partir du XIIIe siècle que La Frette est citée dans plusieurs documents.

Le calcaire, qui constitue l’essentiel des coteaux, a été très tôt exploité et des plâtrières se sont implantées à Herblay, Cormeilles et Montigny. La voie la plus pratique pour expédier leur production était, bien sûr la Seine, qui permettait d’atteindre aussi bien Paris que la Normandie et l’Angleterre.

Nombreux sont les bateaux qui viennent y charger le plâtre ou le vin et leur passage donne lieu à prélèvement de taxes. L’activité était si prospère, qu’au XIVe siècle (en 1370), on demanda au port et au champ à « plastre » une contribution de 40 livres pour payer la rançon du Roi Jean Le Bon.

À certaines époques, il existait trois lieux d’embarquement sur les rives frettoises :

Le premier, à l’emplacement actuel du square encore appelé de nos jours « Port aux Plâtres » (mais devenu Square Marcel Deshayes en 2015),

Le deuxième à l’endroit de la Base des Sports Nautiques, a fonctionné jusqu’en 1920,

Le troisième, entre l’église et la Côte à Boivin, était probablement réservé aux expéditions de vin.

Dès le Moyen Âge des liens forts s’étaient déjà tissés entre le fleuve et ses habitants puisque la petite église, édifiée entre le XIIe et le XIIIe siècle, avait été consacrée à Saint-Nicolas, patron des enfants, des écoliers et des marins, assurant ainsi la protection des mariniers.


Le lilas[modifier | modifier le code]

Depuis le début du XIXe siècle, les lilas constituèrent une source de revenu pour les Frettois.

Dès le début de la floraison, tous les travaux étaient suspendus. Dans la journée on faisait les bouquets et le soir, on les portait aux Halles de Paris. Une bonne année pouvait rapporter une vingtaine de mille francs (de l’époque) aux ramasseurs. Le spectacle unique de ces coteaux couverts de fleurs enchanta plus d’un artiste, et parmi les écrivains : Guy de Maupassant[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise.

Depuis 2001, Maurice Chevigny (qui se revendique comme Divers droit) et sa liste sont au pouvoir de la commune.

Quand aux élections présidentielles, en 2002, Jacques Chirac est arrivé au second tour très largement en tête avec 84.32 % des suffrages exprimés face aux 15.68 % de Jean-Marie Le Pen. En 2007, Nicolas Sarkozy y a raflé 56.69 % des suffrages exprimés contre Ségolène Royal qui elle, en a obtenu 43.31 %. Finalement, en 2017, Emmanuel Macron, a obtenues la confiance des Frettois en terminant au second tour des présidentielles avec 75.55 % des suffrages exprimés face à son adversaire, Marine Le Pen qui est apparue largement vaincue avec 24.45 %.

Nous pouvons donc conclure que La Frette-sur-Seine a une tendance politique qui va de droite à centre droit.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Étant en 2014 une commune de de moins de 5 000 habitants, La Frette dispose d'un conseil municipal composé de 27 membres dont le Maire (Maurice Chevigny), 8 Adjoints et 2 conseillères déléguées. Il se réunit dans la salle du Conseil de la Mairie[10]. La commune dispose aussi d'un conseil municipal de jeunes (CMJ)[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 novembre 1944 Félix Lefèvre    
novembre 1944 mai 1945 Edouard Boutefroy   Architecte
mai 1945 1956
(décès)
Marcel Deshayes    
1956 mars 1965 Auguste Alaurent   Général retraité
mars 1965 mars 1977 René Chollet   Ingénieur
mars 1977 mars 1983 Henri Paulin PCF  
mars 1983 mars 2001[13] Michel Bourdin RPR  
mars 2001 En cours
(au 28 février 2018[14])
Maurice Chevigny DVD Retraité
Président de la CC du Parisis[15] (2005 → 2011)
13e vice-président de la CA Val Parisis (2015 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[16],[17]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[18], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement d'Argenteuil, après un transfert administratif effectif au .

Elle était de 1793 à 1964 fait partie du canton d'Argenteuil, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée au canton de Cormeilles-en-Parisis. En 1976, la commune intègre le canton d'Herblay[19].Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de deux à trois communes.

La Frette-sur-Seine relève du tribunal d'instance de Sannois, du tribunal de grande instance de Pontoise, de la cour d'appel de Versailles, du tribunal pour enfants de Pontoise, du conseil de prud'hommes d'Argenteuil, du tribunal de commerce de Pontoise, du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et de la cour administrative d'appel de Versailles[20].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère fin 2005 à la communauté de Communes du Parisis, qui se transforme en communauté d'agglomération en 2011 sous le nom de communauté d'agglomération du Parisis (CALP)

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du 27 janvier 2014, qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, le préfet de la région d'Île-de-France approuve le 4 mars 2015 un schéma régional de coopération intercommunale qui prévoit notamment « l'extension du périmètre de la communauté d'agglomération Le Parisis aux communes de Frépillon, Saint-Leu-la-Forêt, Le Plessis-Bouchard, Ermont et Eaubonne[21] ».

Dans ce cadre, la CALP fusionne avec sa voisine, formant le la communauté d'agglomération Val Parisis (CAVP), dont la commune est désormais membre.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

La construction, l’entretien et l’exploitation des ouvrages intercommunaux nécessaires à l’assainissement sont assurés par la ville et le SIARC (Syndicat Intercommunal d’Assainissement de la Région de Cormeilles) depuis février 1961. Le réseau communal dispose d'une capacité totale de 10 400 ml dont 8 800 ml réseau unitaire et 1 600 ml de réseau séparatif. La station dispose d'un volume d'eaux usées collectées de 215 000 m3. Le réseau du SIARC comprend : 1 bassin de retenue eaux pluviales de 30 000 m3 environ, 3 postes de refoulement, 3 chambres de dessablement, 7 déversoirs d’orage en bordure de Seine, 18 vannes murales de diamètres divers, 10 ouvrages de débouché en Seine[22].

Gestion de l'énergie[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Le Syndicat Mixte pour la Valorisation des Déchets Ménagers AZUR est chargé de la collecte des déchets de la totalité de la commune. Les déchets collectés sont transportés à l’Unité d’Incinération des Ordures Ménagères (UIOM) du Syndicat Azur, à Argenteuil. Les déchets « emballages » ainsi que les déchets végétaux sont transportés à l’usine de tri de Montlignon. Une déchèterie[23] du Syndicat Azur est à la disposition des habitants à Argenteuil[24].

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune, dont la population est aisée[Note 1], ne dispose en 2015 que de 76 logements sociaux soit 4 % de son parc de résidences principales, bien loin des 25 % prévus par l'article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). Sur la période 2014-2015, elle n'a construit que 56 logements sociaux sur les 104 prévus.

En conséquence, le préfet a constaté l'état de carence de la commune, entraînant le triplement de la contribution financière payée par la commune à l'État, qui passe de 58 000  en 2017 à 195 000  en 2018, malgré les protestations de la municipalité, qui rappelle la faible superficie de la ville, l’espace boisé classé sur les coteaux, le plan de prévention des risques inondations sur les quais de Seine, la zone architectes des Bâtiments de France et les 17 ha inconstructibles sur les 202 que compte La Frette, et allègue également la carence de l'Établissement public foncier d'Île-de-France à l'accompagner dans une opération de construction de 200 logements, avenue des Lilas[14].

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune avait accumulée un total de 5 907 000 € de recettes ce qui représente 1 265 € par habitants. D'un autre côté, l'année s'est soldée par un total de dépense de 5 486 000 € ce qui représente 1 174 € par habitants. De plus, le 31/12/2016, elle encourait 2 250 000 € de dette ce qui représente 481 € par habitants. Pour finir, la capacité d'autofinancement brute (CAF) était cette année là de 347 000 € donc 74 € par habitants[25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Frette-sur-Seine n'est jumelée à aucune commune dans le monde.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 4 625 habitants, en augmentation de 1,34 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355349360351356357348346362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
359385416439433427414441420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4715275517121 0461 5071 5491 8142 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 8403 5733 6813 8294 1264 3784 4764 5744 625
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2004 d'un équipement à destination de la petite enfance qui comprend une crèche d'une capacité de 30 lits ainsi que de deux groupes scolaires qui combinent école maternelle et primaire : Aristide Briand ainsi que Calmette et Guérin.

Santé[modifier | modifier le code]

Les soins banals peuvent être dispensés au niveau communal par : 3 médecins généralistes, 1 gynécologue, 1 psychologue, 2 dentistes, 2 kinésithérapeutes, 3 infirmières, 2 pharmacies et 1 podologue. Certains de ces praticiens sont regroupés dans le centre médical et paramédical situé dans le secteur de la Gare, rue M. Berthelot.


Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs sont essentiellement regroupés sur la base de loisirs René Chollet et comprennent : des courts de tennis couverts et extérieurs complétés par un club-house avec restauration, un terrain de football engazonné et un terrain d'entraînement en stabilisé, un plateau d'évolution bitumé, un gymnase dont la construction date de 1982, réhabilité en 2011, un terrain de jeux de boules, un stand de tir et un dojo / vestiaire football.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint Nicolas

La commune dispose de l'église Saint Nicolas sur les quais de Seine appartenant à la paroisse de Cormeilles-en-Parisis ainsi qu'au diocèse de Pontoise.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 900 € (l'INSEE utilisant les le système d'unité de consommation) avec une part de 80,8 % de ménages fiscaux imposés. Le taux de pauvreté était de 6,3 %.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 957 personnes, parmi lesquelles on comptait 78,9 % d'actifs dont 71,5 % ayant un emploi et 7,3 % de chômeurs.

On comptait 509 emplois dans la zone d'emploi, contre 385 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 146, l'indicateur de concentration d'emploi est de 23,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi pour quatre habitants actifs.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2015, La Frette comptait 256 établissements : 13 dans l'industrie, 40 dans la construction, 54 dans le commerce-transports-services divers, 102 dans les services aux entreprises et 47 dans les services aux particuliers.

En 2016, 42 entreprises y ont été créées, dont 33 par des autoentrepreneurs.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

La commune ne possède aucune entreprise spécialisée dans le secteur primaire.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Se trouvent dans la commune sept entreprises du secteur secondaire ce qui représente 16,3 % du nombre d'entreprises total.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le reste (36 entreprises) se classe dans la catégorie d'activités de service ce qui représente 83,7 % du nombre d'entreprises total[6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de la Frette-sur-Seine et les tableaux impressionnistes.

Aucun monument historique classé ou inscrit n'est présent sur le territoire communal. On peut néanmoins mentionner :

  • Maison-atelier d'Albert-Marquet, 30 quai de Seine : le peintre paysagiste et dessinateur, élève de Gustave Moreau, s'installa en 1939 dans cette maison du XIXe siècle ; de nombreuses toiles de la Seine furent peintes en ce lieu[29].
  • Maison de l'écrivain Jacques Chardonne, 26 rue Aristide-Briand : cette maison édifiée en 1925 est décrite dans Romanesques en 1938. L'écrivain y est mort en 1968[29].
  • Église Saint-Nicolas : dédiée au patron des bateliers, cette église du XVIe siècle se situe sur les bords de Seine et fait partie d'un site classé. Un christ en bois, classé au titre des objets[30], est exposé dans le fond du chœur[29].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La bibliothèque située sur le plateau, à proximité du pôle marché/gare, occupe un bâtiment d'angle dans lequel se trouve aussi la Poste. L’espace Roger Ikor qui s’agit d’un espace culturel implanté en bord de Seine à côté de la Mairie et qui occupe environ 150 m2 sur trois niveaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Polin (1863-1927), chanteur de café-concert, a vécu et est mort à La Frette.
  • Alfred Jarry (1873-1907), écrivain, poète et dramaturge, y séjourna quelque temps en 1899[31].
  • Alfred Marie Le Petit (1876-1953), peintre, décorateur, graveur et dessinateur humoriste français, a vécu et est mort à La Frette.
  • Jacques Chardonne (1884-1968), écrivain, a vécu et est mort à La Frette.
  • Roger Ikor (1912-1986), écrivain, y a situé son roman les eaux mélées dans un village fictif du Val d'Oise (baptisé Virelay) qui est un collage de La Frette et d'Herblay, la commune voisine. En son honneur la médiathèque locale est baptisée Centre culturel Roger Ikor.
  • André Bay (1916-2013), éditeur et écrivain, a vécu et est mort à La Frette.
  • Théo Sarapo (1936-1970), chanteur et mari d'Édith Piaf, a vécu à La Frette où son père tenait un salon de coiffure.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Frette-sur-Seine Blason Parti : au premier d'or à la nef équipée et habillée d'azur, au second du même à la grappe de raisin tigée et feuillée aussi d'or ; au chef parti d'azur et d'or fretté de l'un en l'autre
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

La Frette-sur-Seine dans les arts[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'artistes ont peint La Frette : Paul Cézanne, Charles-François Daubigny, Albert Marquet, Paul Signac, Anne-Pierre de Kat, Alfred Marie Le Petit, ou encore Maurice Vlaminck. Le peintre japonais Tadashi Kaminagai y avait un atelier. Les écrivains Jacques Chardonne et Roger Ikor ont habité La Frette ainsi que le dessinateur de bande dessinée Philippe Druillet. Dans Les Eaux mêlées (1955, prix Goncourt), Roger Ikor décrit les paysages, les coteaux, de La Frette (sous le nom de Virelay).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Hitier, « Les ports au plâtre de la Frette-sur-Seine », Vivre en Val-d'Oise, no 48,‎
  • Jean-Pierre Denis, « Henri Lecœur, l'architecte du Parisis des années 1900 », Vivre en Val-d'Oise, no 118,‎ , p. 28-33 (ISSN 1146-2191)
  • Jean Hourseau, « Autrefois La Frette : Sur les traces d'Henri Lecœur, un bâtisseur en Parisis », Le courrier frettois, no 48,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon les données du recensement de 2014, seuls 6,5 % des foyers de la commune ont un revenu inférieur au taux de pauvreté (tableau REV G1), et les 10 % les plus aisés de la commune ont un revenu moyen de 48 787,80  par unité de consommation, pour un revenu médian de 29 272  (Tableau REV T3).
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capeutservir.com/postaux/
  2. « Communes limitrophes de La Frette-sur-Seine » sur Géoportail.
  3. a b c et d « Rapport de présentation », Plan Local d'Urbanisme [PDF], sur ville-la-frette95.fr, (consulté le 31 juillet 2018)
  4. « La Frette géographique - La Frette sur Seine », sur www.ville-la-frette95.fr (consulté le 2 août 2018)
  5. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 29 juillet 2018)
  6. a et b « Dossier complet − Commune de la Frette-sur-Seine (95257) | Insee »,
  7. « Orientations d’aménagement et de programmation » [PDF], sur ville-la-frette95.fr,
  8. « BASIAS | Géorisques », sur basias.brgm.fr (consulté le 3 août 2018)
  9. a et b « La Frette dans l’Histoire - La Frette sur Seine »,
  10. « Le Conseil Municipal - La Frette sur Seine », sur www.ville-la-frette95.fr (consulté le 4 août 2018)
  11. « Conseil Municipal des Jeunes - CMJ - La Frette sur Seine », sur www.ville-la-frette95.fr (consulté le 4 août 2018)
  12. Liste des maires de La Frette-sur-Seine
  13. « Ils raccrochent », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2018) « A La Frette-sur-Seine (4 378 habitants). Michel Bourdin (SE), 61 ans, maire depuis 1983. Après l'échec du référendum municipal l'an dernier concernant le projet d'aménagement du quartier de la gare, le maire sortant a décidé de se retirer. La bataille se jouera entre deux adjointes, Heyliett Aribaud-Duqenoy et Joëlle Cartron (non-inscrite), investie par le RPR-UDF-DL ».
  14. a et b Alexandre Boucher, « La Frette et le Plessis-Bouchard bien remontés contre la loi SRU : Furieux des fortes amendes attribuées à leur ville pour non-respect de la loi SRU, les maires des deux communes ont déposé des recours gracieux », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2018).
  15. « Chevigny reste président de la communauté de communes », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. Alexandre Boucher, « Maurice Chevigny vise la passe de trois à La Frette-sur-Seine », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  17. Daniel Chollet, « Maurice Chevigny réélu maire : Le maire sortant (Se) a retrouvé son fauteuil lors du premier conseil municipal, samedi 29 mars », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2018) « Naturellement, Maurice Chevigny (Se), très largement réélu le 23 mars, a retrouvé son fauteuil de maire ».
  18. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  19. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. « Justice / Annuaires et contacts / Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur www.annuaires.justice.gouv.fr (consulté le 4 août 2018)
  21. « Arrêté du Préfet de la région Île-de-France du 4 mars 2015 portant adoption du schéma régional de coopération intercommunale » [PDF], sur http://www.marneetgondoire.fr (consulté le 14 janvier 2016).
  22. « Gestion de l’eau - Assainissement », Plan Local d'Urbanisme [PDF], sur ville-la-frette95.fr,
  23. Le terme Déchetterie est une marque déposée par l'Ademe (« Déchèterie » dans le lexique du site de la SITA). « déchèterie » est l'orthographe choisie par l'Académie française, le suffixe -terie (déchetterie) n'existant pas, on lui préférera le suffixe -erie (déchèterie).
  24. « Collecte et traitement des déchets », Plan Local d'Urbanisme [PDF], sur ville-la-frette95.fr,
  25. « Ccl-Loc - Chiffres clés », sur impots.gouv.fr,
  26. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  29. a b et c Claude Adam, Gilbert Forget, Jacques Hitier et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : La Frette-sur-Seine », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 377-383 (ISBN 2-84234-056-6).
  30. Notice no PM95000266, base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « Vie et œuvres de Jarry (1896-1902) », Les amis d'Alfred Jarry (consulté le 1er mars 2018).