Montlignon

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Montlignon
L'église Saint-André
L'église Saint-André
Blason de Montlignon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Montmorency
Intercommunalité Communauté d'agglomération Val-et-Forêt
Maire
Mandat
Alain Goujon
2014-2020
Code postal 95680
Code commune 95426
Démographie
Gentilé Montlignonnais
Population
municipale
2 653 hab. (2012)
Densité 934 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 36″ N 2° 17′ 06″ E / 49.01, 2.28549° 00′ 36″ Nord 2° 17′ 06″ Est / 49.01, 2.285  
Altitude 75 m (min. : 62 m) (max. : 185 m)
Superficie 2,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.montlignon.fr

Montlignon est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Située dans une vallée relativement encaissée de la forêt de Montmorency et malgré son intégration progressive à l'agglomération parisienne, la commune au caractère résidentiel affirmé a conservé sa structure villageoise avec, autour de sa place et de sa fontaine, la mairie, l’église et les écoles, dans un environnement verdoyant et peu dense de vergers couronnés par la forêt.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montlignon est une petite commune à caractère résidentiel située dans la vallée de Montmorency, à 18 kilomètres au nord de Paris. Elle se situe dans un petit « canyon » exposée au sud, entouré par la forêt de Montmorency sur les hauteurs qu'elle sépare en deux parties égales.

La commune est limitrophe de Saint-Prix, Eaubonne, Margency, Andilly et Domont.

Communes limitrophes de Montlignon[1]
Domont
Saint-Prix Montlignon[1] Andilly
Eaubonne Margency

Géologie[modifier | modifier le code]

Le village repose sur un sol sableux qui surmonte une couche de marne. Elle protège la couche de gypse sous-jacente des infiltrations d'eau, empêchant sa dissolution ce qui permet son exploitation souterraine. Les eaux de ruissellement et d'infiltration, retenues par la marne, forment une nappe souterraine nommée « nappe perchée ». Cette dernière, par effet tampon, retarde le gel du sol en cas de températures inférieures à 0 °C[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par deux cours d'eau :

  • Le ru d'Enghien, d'une longueur de 14,2 kilomètres naît en forêt au nord-est de Montlignon, dans la commune de Bouffémont et se jette dans la Seine après avoir traversé, canalisé pour l'essentiel, les territoires d'Eaubonne, Enghien-les-Bains, Épinay-sur-Seine et alimenté les deux étangs du Château de la Chasse en amont, puis le lac d'Enghien en aval[3].
  • Le ru de Corbon naît également en forêt à l'ouest du village, dans la commune de Saint-Leu-la-Forêt, traversant Saint-Prix, avant de rejoindre le ru d'Enghien à Montlignon, à hauteur du 78 rue de Paris, après avoir traversé l'ex N309, son cours est de 3,9 kilomètres[4].
  • Jusque dans les années 1970, les deux rus à leur jonction, alimentaient un lac artificiel situé à quelques dizaines de mètres, dans la propriété Larive, célèbre comédien du XVIIIe siècle et sociétaire de la Comédie-Française. À la mort du comédien en 1827, cette grande propriété a changé plusieurs fois de mains, pour finir par être racheté par un banquier parisien (Hervé), les héritiers décideront de céder le domaine à un promoteur, qui fera combler le lac pour y construire des maisons individuelles.

La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia environnement. L'eau potable à Montlignon est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[5]. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[6],[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La rue de Paris, axe principal du village.

Les voies les plus importantes qui traversent la commune sont deux routes départementale.

La route départementale 144 relie Montmorency à Saint-Leu-la-Forêt par le nord de la vallée de Montmorency en suivant un axe est-ouest. Après avoir coupé le tiers septentrional de Soisy-sous-Montmorency et le sud d'Andilly, elle traverse entièrement Margency avant de former la limite méridionale de Montlignon avec Eaubonne. Elle se poursuit à travers Saint-Prix.

La route départementale 909 (ex RN309) relie la porte d'Asnières à Paris à Baillet-en-France par Argenteuil et le centre de la vallée de Montmorency. Après avoir traversé plusieurs villes, elle traverse entièrement la commune du sud au nord et se poursuit à travers la forêt de Montmorency, Domont, Bouffémont et Moisselles. La route se sépare en deux chaussées à voie unique dans la commune. La direction nord passe par le centre du village constituant la voie principale. La direction sud contourne le centre par l'ouest, à travers les quartiers pavillonnaires.

Vu l'importance de la circulation (entre 500 et 700 véhicules par sens aux heures de pointe), un contournement bidirectionnel à deux voies par l'ouest du village d'une longueur de 3,8 kilomètres est prévu de longue date, et devrait être prochainement mis en œuvre. Il possédera des trottoirs ou accotements selon les sections ainsi qu'un aménagement cyclable[8].

Ces infrastructures terrestres ont un impact moyen voire relativement important en termes de pollution sonore selon la réglementation[9]. Les principales voies routières sont classée de catégorie 4, de niveau modéré, mais une petite portion de la D 144 est classée de niveau 3 (à proximité du giratoire D 909/D 144), ainsi que la D 909 dans sa section au centre du village, classée de catégorie 3 et même 2 (nuisance élevée) dans une partie de la rue principale. La déviation ouest du village prévue est classée de niveau 3, assez modéré[10].

La commune n'a jamais été traversée par aucune ligne de chemin de fer. Il faut se rendre à la gare d'Ermont - Eaubonne puis emprunter la ligne de bus 38.01 des cars Rose qui dessert la commune. L'entreprise de transports (transports réguliers et tourisme scolaire) a son siège et son garage, 2 rue des Métiger.

Montlignon se situe dans l'axe des pistes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, situé à une quinzaine de kilomètres à l'est, dont les avions en survol provoquent d'importantes nuisances acoustiques comme dans la quasi-totalité des communes du sud du Val-d'Oise.

Climat[modifier | modifier le code]

Montlignon comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune à la marge septentrionale de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. De plus, la situation de la commune dans un repli abrité de la forêt protégé des vents de nord ne rend pas rare un écart de plusieurs degrés avec les environs par temps calme et anticyclonique. Ce microclimat complétant la nature des sols permet à certaines variétés de fleurs et de palmiers de prospérer.

La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[11].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[12]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté en 1099 sous le nom de Métiger, lorsque Raoul Deliès, comte de Pontoise, donne ses droits sur ce dernier et le village voisin de Tour (devenu Saint-Prix) à l'abbaye Saint-Martin-des-Champs. De Molinnom en 1160[13], le nom de Moulignon apparaît pour la première fois en 1249[13], Molignon, Molignum au XIIIe siècle, Molinons en 1271, Molennium au XIVe siècle[14].

Montlignon est une déformation progressive de Moulignon, nom du village jusqu'au XVIIIe siècle. L'origine du nom proviendrait du latin mollinum, petit moulin, ce qui semble confirmé par l'existence attestée de plusieurs moulins à eau sur le cours du ru de Corbon.

Une variante, toujours en langue d'oïl, molin et suffixe diminutif -ion, a donné molinion, « petit moulin », nom qui, au fil du temps, a été mal compris, subissant l'attraction de "mont" et "oignon' pour devenir les Montlognon (Oise), Montlignon (Val-d'Oise) ou Moulignon (Seine-et-Marne).

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue de Paris vers 1900.
L'omnibus Eaubonne - Margency - Montlignon permettait aux habitants de prendre le train vers 1900.

Au XIIe siècle, la seigneurie est rachetée par Suger, abbé de Saint-Denis qui avait été hypothéquée à un juif nommé Ursellus[15], et la conserve de 1122 à 1151. Suite à un échange en 1294, le fief devient la propriété de la famille de Montmorency. En 1470, le village ne comptait que douze habitants.

Parmi les autres seigneurs, on peut citer Monseigneur Pierre de Moulinoux vers 1271, Jean de Hangest jusqu'en 1379, Charles V, qui la cède au chapitre de la Sainte-Chapelle de Vincennes, et différents ordres religieux.

Montlignon a été le siège d’un bailliage royal, et aurait joui d’un rôle judiciaire relativement important. En 1542, l'existence d'une prison est attestée. Elle est démolie en 1768 et reconstruite à l’angle de la Grand'rue (rue de Paris) et de la ruelle Pigis (allée Lucien-Simonnet). Elle est surtout utilisée pour y tenir les assemblées communales.

La municipalité est créée en 1787 par édit de Louis XVI.

La population augmente fortement au cours du XIXe siècle, passant de 130 habitants en 1792 à 883 au recensement de 1901. Durant cette période, le village s'entoure de belles propriétés, lieux de séjour pour les écrivains et compositeurs. La forte urbanisation connue par la vallée de Montmorency n'a que peu affectée Montlignon. Le vieux village rassemblé le long de la rue de Paris a continué à s'entourer progressivement de propriétés sur les coteaux parmi les vergers au pied de la forêt ce qui en fait un lieu résidentiel et verdoyant à proximité immédiate de Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Le Conseil municipal est composé du maire, de cinq adjoints, quatre conseillers municipaux délégués et neuf conseillers municipaux.

La commune est membre de la communauté d'agglomération Val-et-Forêt. Elle est également membre de plusieurs syndicats intercommunaux : le Syndicat intercommunal d'assainissement de la région d'Enghien-les-Bains (SIARE), la piscine intercommunale des Bussys à Eaubonne, l'association des communes du massif forestier de Montmorency et le syndicat Émeraude (ordures ménagères).

Montlignon fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[16],[17].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Montlignon est une commune fortement ancrée à droite.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 25,4 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 16,5 %, François Bayrou avec 9,0 %, Alain Madelin avec 8,8 %, Lionel Jospin avec 8,7 %, Jean-Pierre Chevènement avec 8,1 %, puis Noël Mamère avec 5,1 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86,0 % pour Jacques Chirac contre 14,0 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 16,5 %, résultat supérieur aux tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[18].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Montlignonnais ont approuvé à une large majorité la Constitution Européenne, avec 61,85 % de Oui contre 38,15 % de Non avec un taux d’abstention de 23,64 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais supérieurs aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[19].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 42,68 %, suivi par François Bayrou avec 23,66 %, Ségolène Royal avec 16,24 %, Jean-Marie Le Pen avec 9,08 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy à une très forte majorité avec 68,27 % contre 31,73 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53,06 et 46,94 %)[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2014 Alain Goujon[22] RPR puis UMP Vice-président de l'Union des Maires

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Avec un taux de taxe d’habitation de 14,57 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Montlignon est dans la moyenne du département. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 13,87 % à Saint-Prix, 14,57 % à Eaubonne 15,60 % à Margency ou de 17,11 % à Montmorency, communes voisines de population équivalente[23],[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 653 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209 264 245 283 299 344 380 405 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
521 609 758 652 690 726 788 803 860
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
883 859 860 874 1 045 1 157 1 051 1 064 1 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 487 1 759 2 041 2 205 2 505 2 427 2 505 2 527 2 653
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

L'ACSM propose des activités culturelles et sportives aux habitants, comme la peinture, la gymnastique, le tennis, l'aïkido, le judo ou la danse. La commune possède des terrains de tennis (allée Lucien-Simonnet).

Santé[modifier | modifier le code]

Montlignon compte trois médecins, un kinésithérapeuthe, deux infirmières, un pédicure et une maison de retraite (Résidence de Montlignon, 17, rue Larive).

Économie[modifier | modifier le code]

Montlignon est une petite commune à vocation essentiellement résidentielle et sa vie économique reste limitée malgré un tissu commercial non négligeable.

En 2007, la commune possède une épicerie-station service, un garage, trois cafés-restaurants, une boulangerie-pâtisserie, une pharmacie, un salon de coiffure et un institut esthétique. La commune possède un bureau de poste (12, rue de Paris), ouvert du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 15h00 à 17h00 et le samedi de 9h00 à 12h00.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Montlignon ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Église Saint-André, 8 rue de Paris : Un petit sanctuaire dépendant de la paroisse d'Andilly est attesté en ce lieu dès 1160, et il devient une possession du prieuré bénédictin de Saint-Prix (dit Prieuré noir de Tour) au début du XIIIe siècle. En 1836 seulement, le lieu de culte alors en abandon est officiellement érigé en chapelle par ordonnance royale, et il faudra attendre huit ans de plus pour que Montlignon ne devienne une paroisse indépendante de Saint-Prix. La chapelle est ensuite largement remaniée et agrandie, mais le chevet et les contreforts des collatéraux semblent subsister comme vestiges médiévaux[27]. L'église actuelle se compose d'une nef de trois travées avec des collatéraux au nord et au sud, d'un chœur carré au chevet plat et de deux chapelles latérales du chœur, dans la suite des collatéraux. Ces chapelles ont des façades avec pignons vers le nord et vers le sud, tout comme la deuxième et troisième travée du collatéral nord. La première travée supporte le haut clocher, se terminant par un étage supérieur néogothique et une flèche en charpente, flanquée de quatre pinacles. La façade occidentale est précédée par un porche arborant également le style néogothique. L’horloge date de 1874. La cloche, mise en place en 1707, a été baptisée Charlotte.
  • Tour ronde et école des filles, rue des Rosiers : La petite tour en moellons avec son toit en poivrière est une fabrique de jardin du XIXe siècle, ayant fait partie du parc d'une grande propriété. Depuis son rachat par la commune en 1877, elle a cédé la place à l'école des filles et à une place publique. L'école est construite en 1889 sur l'insistance de l'inspecteur d'académie, selon les plans de l'architecte Beaudoin. Elle ne comporte à l'origine qu'une unique grande salle de classe et un logement d'instituteur d'un seul étage. En 1904, le conseil municipal décide le doublement de la capacité de l'école, avec rehaussement du logement et construction d'une deuxième aile, en respectant scrupuleusement le style architectural d'origine. En 1957, ont été construites l’école maternelle et l’école primaire et de nouveaux bâtiments ont été ajoutés en 1997[27].
  • Bûcher, rue des Rosiers : Petit édifice d'une charpente sur solin, avec palées de stabilisation sur les murs gouttereaux et les pignons, à l'instar d'une maison à colombages. Menacé par la démolition sur la propriété où il se trouvait à l'origine, le bûcher a été transporté vers son emplacement actuel afin d'assurer sa préservation[27].
  • Lavoir municipal, rue du Lavoir : Ce grand lavoir couvert est perpendiculaire à la rue, et son long bassin rectangulaire se trouve au-dessous du niveau de cette dernière. Le bâtiment en briques ne comporte pas de mur du côté du pignon sur la rue, et le mur oriental est percé de fenêtres plein cintre pour laisser entrer le jour. Subsistent encore les barres en bois servant a étendre le linge, ainsi qu'un support mural pour accrocher des ustensiles[27].
  • Ancienne briqueterie Max Lefebvre, rue de Paris : La briqueterie était une industrie implantée de longue date à Montlignon, traditionnellement en conflit avec les pépiniéristes en raison des fumées nocives dégagées lors de la cuisson. Ce problème est résolu avec la construction de fours annulaires fermés à feu continu, remplaçant la cuisson en tas, et l'édification de cheminées de 30 m de hauteur. La dernière briqueterie, celle de Max Lefebvre, cesse toutefois son activité en 1970[27].
  • Villa « La Mayotte », 165 rue de Paris : Cette grande maison à colombages de 1892 reprend le style traditionnel alsacien et a été construite justement pour un industriel d'origine alsacienne, Frédéric Schœn (1840-1912). La maison a fait forte impression sur les habitants de l'époque, se croyant transportés dans les montagnes des Vosges. Au cimetière, l'on peut toujours voir la stèle funéraire de Fritz (Frédéric) Schœn et son épouse Marie, née Schlumberger, bienfaiteurs de la commune : Le bas-relief sur la stèle représente les deux époux[27].
  • Château Larive, rue Larive : Datant de la fin du XVIIIe siècle, ce grand pavillon d'un étage et demi est l'une des premières constructions aux murs en meulière apparente, avec des chaînages d'angle en pierre de taille. Appelé également moulin Larive, le domaine de ce petit château a été créé par le comédien Larive (1747-1827, plusieurs fois maire de Montlignon, avec l'intention de créer un établissement thermal en concurrence d'Enghien-les-Bains. Le forage provoque une coulée de boue dans le village et tourne au fiasco, contraignant le propriétaire de morceler son domaine. Sont ainsi créés les domaines du hameau Larive et du bois Larive. Rue de Rubelles, une stèle conserve le souvenir de Larive, Jean Mauduit de son vrai nom[27].
  • Orangerie et colombier du château dit la Maison-Blanche : Ce sont des dépendances de l'ancien hôtel seigneurial, propriété des chanoines de la Sainte-Chapelle de Vincennes depuis le XIVe siècle et vendu comme bien national en 1790. Le château proprement dit a été démoli vers le milieu du XXe siècle, et le domaine d'une dizaine d'hectares est aujourd'hui la propriété du ministère de l'Éducation nationale. L'orangerie de style classique avec sept grandes baies vitrées et un toit à la Mansart et le petit pigeonnier octogonal en bois peint avec son toit en zinc datent de la première moitié du XIXe siècle[27].
  • Fondation Pigny, place du Souvenir : Créée en 1906 par la veuve de l'architecte Pigny natif de Montlignon, son objet est d'offrir un enseignement scolaire et une formation professionnelle aux orphelins[27].
  • Monument aux morts, place du Souvenir : Érigé en 1921 devant la fondation Pignyi, il porte les noms des quarante-deux Montlignonnais morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Ce monument présente un motif inhabituel. Le sculpteur F. Stoll a façonné un bas-relief représentant un poilu retrouvant son vieux père après le retour des champs de bataille, lui racontant les épisodes douloureux de la victoire. L'inscription en haut de la stèle en arrière-plan de la scène fait référence à ce récit : « Père, ils sont morts en héros. »[27].
  • Fort de Montlignon : Il a été construit en 1874 pour défendre la vallée de Montmorency et plus particulièrement la route d'Eaubonne à Domont. Il est bâti à cheval sur les communes de Montlignon et d'Andilly. Aujourd’hui, le fort abrite le Centre national de tir de la police.
  • Château de la Chasse dans la forêt de Montmorency : Ce château, destination de promenade populaire, est souvent associé à Montlignon, mais se situe en réalité sur le territoire de Saint-Prix, à moins de 200 m de la limite de la commune. Montlignon atteint la rive sud-est de l'étang près du château, et aussi pratiquement une grande partie de la rive sud-ouest.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La maison des Arts Pierre-Salvi.

La commune à vocation essentiellement résidentielle ne possède qu'une vie culturelle relativement limitée. Mais elle possède néanmoins un tissu associatif, une maison des Arts (4, rue des écoles), une école de musique (créée en 1995) et une salle de fêtes (10, rue des écoles).

Une petite bibliothèque municipale (3, place des écoles) est maintenant mise en réseau avec les autres médiathèques des communes de la communauté d'agglomération (informatisation du fond, carte d'accès unique). Elle était ouverte en 2007 le lundi soir, le mardi après-midi, le mercredi matin et après-midi et le samedi matin, avec une cotisation annuelle de dix euros (avec la gratuité appliquée pour les moins de dix-huit ans). L'heure du conte était organisée à 15h30 le mercredi pour les enfants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre hôte de Montlignon est Victor Hugo, qui en a immortalisé le nom dans les Contemplations.

Connaissez-vous sur la colline
Qui joint Montlignon à Saint-Leu
Une terrasse qui s’incline
Entre un bois sombre et le ciel bleu ?

Alfred de Musset a séjourné un temps au château du Grand-Bury, à la limite du territoire de Margency. Il y a invité George Sand. Plus tard, Paul Éluard a également séjourné à Montlignon, dans une propriété de la rue des écoles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montlignon

Les armes de Montlignon se blasonnent ainsi :

D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'une croisette pattée du même

Le blason de Montlignon est celui de la famille de Maleyssie, seigneurs du fief de Maugarny. Il fut choisi pour représenter la commune au début des années 1970.

Montlignon au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Bastard, Jacques Delaplace, Montlignon d'hier et d'aujourd'hui, éd. du Valhermeil, 2009, 175 p.
  • Jean Delbée, Histoire de Montlignon, Société française d'impressions, Paris, 1914, 155 pages.
  • M. et Mme Ducœur et Claude Adam, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Montlignon », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 751-759 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Montlignon sur Géoportail.
  2. Carte des retrait-gonflement
  3. SANDRE - Cours d'eau : ru d'Enghien
  4. SANDRE - Cours d'eau : ru de Corbon
  5. Site de la DDASS95
  6. Voir l'Atlas de l'eau en Val d'Oise
  7. SEDIF - Méry-sur-Oise
  8. Site du Conseil général du Val-d'Oise - Déviation de la RD 909 - Communes d'Eaubonne, Montlignon, Saint-Prix
  9. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation
  10. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise
  11. Météo France - Climatologie
  12. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 15 kilomètres environ à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  13. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1352
  14. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  15. Xavier Barral i Altet, Artistes, artisans et production artistique au Moyen Âge, page 168
  16. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  17. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  18. Scrutin présidentiel de 2002 - Montlignon
  19. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Montlignon
  20. Scrutin présidentiel de 2007 - Montlignon
  21. Histoire de Montlignon, p. 152
  22. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  23. Site officiel de la direction générale des Impôts
  24. Taxe.com - Montlignon
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  27. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j M. et Mme Ducœur et Claude Adam, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Montlignon », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 751-759 (ISBN 2-84234-056-6).
  28. a et b [PDF] Comité du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, Val-d'Oise - terre de tournages (lire en ligne), p. 65-66.