Épiais-Rhus

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Épiais-Rhus
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Jean-Pierre Stalmach
2014-2020
Code postal 95810
Code commune 95213
Démographie
Gentilé Épiais-Rhussiens
Population
municipale
652 hab. (2012)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ N 2° 04′ 00″ E / 49.1167, 2.066749° 07′ 00″ Nord 2° 04′ 00″ Est / 49.1167, 2.0667
Altitude 172 m (min. : 56 m) (max. : 186 m)
Superficie 10,46 km2
Localisation

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Épiais-Rhus

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Épiais-Rhus
Liens
Site web epiais-rhus.fr

Épiais-Rhus est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Épiais-Rhussiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 43 km au nord de Paris, au cœur du Vexin français, et se compose des deux villages d'Épiais et de Rhus. Épiais se situe sur le flanc méridional d'une butte-témoin gypseuse, et Rhus dans un vallon de la vallée du Sausseron.

Communes limitrophes d’Épiais-Rhus[1]
Grisy-les-Plâtres Theuville
Épiais-Rhus[1] Vallangoujard
Génicourt Livilliers

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tire probablement son nom du latin spicarium, grange à épis, et Rhus, peut-être du germanique ruda ou riuti, défrichement ou lié au ru du Sausseron[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des outils, pierres tranchantes et hache en silex, et des fondations d'habitations découverts en 1848 attestent la présence humaine sur le territoire de la commune dès la préhistoire.

La découverte d'un important site archéologique de cinquante hectares au hameau de Rhus, sur la voie antique de Pontoise à Beauvais, atteste également l'occupation du site à partir du IIIe siècle av. J.-C. et ce pendant plus de sept-cent ans.

Le village vit jusqu'au XXIe siècle de la grande culture céréalière et de l'élevage ; des vignobles étaient plantés sur les coteaux, ils ont disparu au début du XXe siècle.

La commune fut traversée de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer à voie métrique Valmondois - Marines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Juliette Pellé-Machet    
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Jean-Pierre Stalmach[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 652 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 508 528 489 522 516 509 482 475
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
479 486 445 466 461 459 453 444 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416 414 397 387 372 347 342 351 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
293 324 385 452 529 636 629 621 645
2012 - - - - - - - -
652 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

L'église, vue depuis le sud.

Épiais-Rhus compte deux monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Épiais-Rhus.
  • Église Notre-Dame (classée monument historique par arrêté du 23 septembre 1911[6]) : C'est un vaste édifice de style Renaissance, sans commune mesure avec le modeste village, qui a été édifié d'un seul jet entre 1570 et 1590 selon les plans du maître-maçon Nicolas Le Mercier. Dans le département, c'est l'une des rares églises tout à fait homogènes de cette époque. Son style très dépouillé est en rupture avec les premiers édifices Renaissance de la région, et préfigure l'architecture classique. Des influences gothiques persistent néanmoins, comme le montrent le voûtement d'ogives, les nervures pénétrantes des voûtes, l'ordonnancement des élévations et le plan cruciforme. À l'extérieur, seul le clocher avec sa coupole en pierre est remarquable. À l'intérieur, le grand retable baroque et la frise des Apôtres et Évangélistes, qui orne le chœur, retiennent surtout l'attention. Une frise tout à fait semblable existe en l'église Saint-Aubin d'Ennery, dont le transept et le chœur sont identiques à l'extérieur, mais richement décorés à l'intérieur[7],[8].
  • Site archéologique gallo-romain d'Épiais-Rhus, aux lieux-dits Les Terres Noires et Le Chemin de Pontoise (inscrit monument historique par arrêté du 25 mars 1983[9]) : Cet important site de 50 ha se situe en partie sur la commune voisine de Vallangoujard. Il comprend un théâtre, des thermes, un temple, un forum, un système d'adduction d'eau, une nécropole et une villa. Des indices laissent penser à l'existence d'ateliers d'artisanat. De nombreux objets y furent mis au jour : des monnaies figurant l'empereur Néron, une statuette en terre cuite de Vénus, une statuette en bronze représentant Éros endormi, deux meules à grains en grès et de nombreux objets de la vie quotidienne ; ces objets sont présentés au musée archéologique départemental du Val-d'Oise à Guiry-en-Vexin.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Abreuvoir, à l'entrée du village, rue des Chantereines.
  • Ancien relais de chasse, 1 rue des Chanteraines : Il date de 1850[8].
  • Maison d'André Deslignères, 3 chemin de la Vieille-Rue : L'artiste conserva sa presse de graveur dans cette maison attestée dès le XVIIIe siècle[8].
  • Colombier cylindrique, sur la cour de l'ancienne grande ferme, place du Colombier.
  • Lavoir des Doux, au bout d'une impasse partant de la place du Colombier : Ce fut un petit édifice très simple, avec un toit en appentis protégeant les lavandières des intempéries et un mur porteur coupe-vent de deux côtés. Après une première restauration, le lavoir est à nouveau ruiné et le toit a disparu. Les abords du bassin rectangulaire sont pavés, mais sont maintenant envahis par la végétation[8].
  • Fontaine du Petit-Vin, au bout de la sente rurale no 37, partant de la route de Rhus : La source est abritée par un édicule à hauteur d'homme, voûté en berceau et avec un portail plein cintre entouré d'une moulure simple. Un petit lavoir accompagne la source[8].
  • Ancienne gare, près du hameau de Rhus : Elle se situait sur la ligne d'intérêt local Valmondois - Marines, fermé au trafic voyageurs en 1949. Le bâtiment-voyageurs avec sa halle à marchandises accolée correspond à un plan-type de la Société générale des chemins de fer économiques, appliqué sur de nombreux autres réseaux exploités par cette compagnie en France.
  • Croix de Rhus, au centre du hameau du même nom : Cette croix en fer forgé du XIXe siècle est montée sur une colonne dont la partie supérieure est ornée de moulures. Le socle est recouvert d'une dalle et également mouluré en sa partie supérieure[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Épiais-Rhus

La commune de Épiais-Rhus ne dispose pas de blason.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Épiais-Rhus sur Géoportail.
  2. Liste des maires de 1793 à 2008.
  3. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  6. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Épiais-Rhus, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 120-121.
  8. a, b, c, d, e, f, g et h Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Épiais-Rhus », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 644-649 (ISBN 2-84234-056-6).
  9. « Site archéologique », base Mérimée, ministère français de la Culture.