Épiais-Rhus

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Épiais-Rhus
Épiais-Rhus
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC Sausseron Impressionnistes
Maire
Mandat
Brahim Moha
2020-2026
Code postal 95810
Code commune 95213
Démographie
Gentilé Épiais-Rhussiens
Population
municipale
616 hab. (2019 en diminution de 4,35 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ nord, 2° 04′ 00″ est
Altitude 172 m
Min. 56 m
Max. 186 m
Superficie 10,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontoise
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Épiais-Rhus
Liens
Site web http://www.epiais-rhus.fr

Épiais-Rhus est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Épiais-Rhussiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Paysage urbain : me carrefour rue des Chantereines / rue Saint-Didier.

La commune est située au cœur du Vexin français, et se compose des deux villages d'Épiais et de Rhus. Épiais se situe sur le flanc méridional d'une butte-témoin gypseuse, et Rhus dans un vallon de la vallée du Sausseron. Elle est incluse dans le Parc naturel régional du Vexin français.

La commune se trouve à 43 km au nord de Paris, à 9 km au nord de Pontoise, 33 km au sud de Beauvais et à 27 km au sud-est de Gisors. Elle est aisément accessible par le tracé initial de l'ancienne RN 15 et par l'ancienne RN 327 (actuelles RD 915 et 927).

Le sentier de grande randonnée GR1 traverse le territoire de la commune et se prolonge vers Grisy-les-Plâtres au nord-ouest et Livilliers au sud-est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Épiais-Rhus[1]
Grisy-les-Plâtres Theuville
Épiais-Rhus[1] Vallangoujard
Génicourt Livilliers


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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Épiais-Rhus est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme Espeis en 1060.

Le village tire probablement son nom du latin spicarium, grange à épis, et Rhus, peut-être du germanique ruda ou riuti, défrichement ou lié au ru du Sausseron[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des outils, pierres tranchantes et hache en silex, et des fondations d'habitations découverts en 1848] attestent la présence humaine sur le territoire de la commune dès la Préhistoire.

Plan du Théâtre gallo-romain.

La découverte d'un important site archéologique de cinquante hectares au hameau de Rhus (thermes, temples, forum, Théâtre gallo-romain d'Épiais-Rhus), sur la voie antique de Pontoise à Beauvais, atteste également l'occupation du site à partir du IIIe siècle av. J.-C. et ce pendant plus de sept-cents ans[7]. Un bracelet gaulois en verre bleu aux décors très raffinésa été trouvé sur le territoire, et est l'une des pièces maîtresses de l'exposition « Bling-bling, les Gaulois ? » organisée en 2021 au musée archéologique du Val-d’Oise de Guiry-en-Vexin[8]

Le village vit jusqu'au XXIe siècle de la grande culture céréalière et de l'élevage ; des vignobles étaient plantés sur les coteaux, ils ont disparu au début du XXe siècle.

La commune est desservie de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique Valmondois - Marines.

Horaires de la ligne Valmondois-Marines en mai 1914.

Au début de la Première Guerre mondiale, après la bataille de Senlis, des éclaireurs ulhans allemands sont signalés à Épiais-Rhus[9]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[10], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de Marines de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre le canton de Vigny [11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Pontoise

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Épiais-Rhus est membre de la communauté de communes de la Vallée du Sausseron (CCVS), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales, qui a pris en 2015 le nom de communauté de communes Sausseron Impressionnistes (CCVSI).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988   Claude Suran    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Juliette Pellé-Machet    
mars 2008[13] juillet 2020[14] Jean-Pierre Stalmach[15]   Vice-président de la CC Vallée du Sausseron (2014 →)
juillet 2020[16] En cours
(au 2 décembre 2020)
Brahim Moha    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2019, la commune comptait 616 habitants[Note 3], en diminution de 4,35 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +4,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520508528489522516509482475
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
479486445466461459453444444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416414397387372347342351298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
293324385452529636629621645
2015 2019 - - - - - - -
628616-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose en 2017 de l’école des Bosquets[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, vue depuis le sud.

Épiais-Rhus compte deux monuments historiques sur son territoire :

On peut également signaler :

  • Abreuvoir, à l'entrée du village, rue des Chantereines.
  • Ancien relais de chasse, 1 rue des Chanteraines : Il date de 1850[23].
  • Maison d'André Deslignères, 3 chemin de la Vieille-Rue : L'artiste conserva sa presse de graveur dans cette maison attestée dès le XVIIIe siècle[23].
  • Colombier cylindrique, sur la cour de l'ancienne grande ferme, place du Colombier.
  • Lavoir des Doux, au bout d'une impasse partant de la place du Colombier : Ce fut un petit édifice très simple, avec un toit en appentis protégeant les lavandières des intempéries et un mur porteur coupe-vent de deux côtés. Après une première restauration, le lavoir est à nouveau ruiné et le toit a disparu. Les abords du bassin rectangulaire sont pavés, mais sont maintenant envahis par la végétation[23].
  • Fontaine du Petit-Vin, au bout de la sente rurale no 37, partant de la route de Rhus : La source est abritée par un édicule à hauteur d'homme, voûté en berceau et avec un portail plein cintre entouré d'une moulure simple. Un petit lavoir accompagne la source[23].
  • Ancienne gare, près du hameau de Rhus : Elle se situait sur la ligne d'intérêt local Valmondois - Marines, fermée au trafic voyageurs en 1949. Le bâtiment-voyageurs avec sa halle à marchandises accolée correspond à un plan-type de la Société générale des chemins de fer économiques, appliqué sur de nombreux autres réseaux exploités par cette compagnie en France.
  • Croix de Rhus, au centre du hameau du même nom : Cette croix en fer forgé du XIXe siècle est montée sur une colonne dont la partie supérieure est ornée de moulures. Le socle est recouvert d'une dalle et également mouluré en sa partie supérieure[23].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Épiais-Rhus », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, 132/7/2021.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes d'Épiais-Rhus » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Jean-Luc Maire, « La necropole d'Epiais-Rhus (Val d'Oise) : Approche du rituel funéraire gaulois à travers les déformations des céramiques (urnes à incinération) », Revue archéologique de Picardie, nos 1-2 « Les celtes dans le nord du bassin parisien »,‎ , p. 15-162 (DOI https://doi.org/10.3406/pica.1983.2991, lire en ligne, consulté le ), sur Persée.
  8. Marie Persidat, « Val-d’Oise : le mystère du bracelet d’Epiais-Rhus au cœur de l’exposition « Bling-bling, les Gaulois ? » : Le musée archéologique du Val-d’Oise, à Guiry-en-Vexin, retrace la passion des Gaulois pour les bijoux. Et expose une pièce en verre bleu extrêmement sophistiquée, découverte en 1980, et irréalisable de nos jours », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. L'âne en guerre
  10. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Liste des maires de 1793 à 2008.
  13. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  14. Maxime Laffiac, « Val-d'Oise. Dominique Loizeau arrive en tête à Épiais-Rhus : Il a recueilli 44,02% des voix lors du second tour des élections municipales à Épiais-Rhus (Val-d'Oise) », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « C’est en revanche un sacré désaveu pour le maire sortant Jean-Pierre Stalmach, qui n’a recueilli que 20,92% des suffrages (soit 77 voix). ».
  15. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le ).
  16. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Joseph Canu, « Une Idée Folle. Les élèves de l'éco-école des Bosquets jouent dans un film ! : Ce n'est pas l'invention de Charlemagne, mais un documentaire qui sera présenté le vendredi 27 janvier, dans le foyer rural d'Ennery », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « Église Notre-Dame », notice no PA00080054, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Épiais-Rhus, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 120-121.
  23. a b c d e f g et h Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Épiais-Rhus », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 644-649 (ISBN 2-84234-056-6).
  24. « Site archéologique », notice no PA95000010, base Mérimée, ministère français de la Culture.