Nesles-la-Vallée

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Nesles-la-Vallée
Mairie et monument aux morts.
Mairie et monument aux morts.
Blason de Nesles-la-Vallée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Saint-Ouen-l'Aumône
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Philippe Guéroult
2014-2020
Code postal 95690
Code commune 95446
Démographie
Gentilé Neslois
Population
municipale
1 780 hab. (2014)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ nord, 2° 11′ 00″ est
Altitude 48 m (min. : 33 m) (max. : 162 m)
Superficie 13,46 km2
Localisation

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Nesles-la-Vallée est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. C'est une commune du parc naturel régional du Vexin français.

Ses habitants sont appelés les Neslois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nesles-la-Vallée se situe dans la vallée du Sausseron, à 35 km au nord-ouest de Paris, sur le plateau du Vexin français.

La commune est limitrophe de Parmain, Hédouville, Frouville, Labbeville, Hérouville, Auvers-sur-Oise (sans liaison routière directe pour cette dernière) et Valmondois.

Communes limitrophes de Nesles-la-Vallée[1]
Frouville Hédouville
Labbeville Nesles-la-Vallée[1]
Hédouville
Auvers-sur-Oise
Valmondois Parmain

Elle comprend les hameaux de Fontenelles, ancienne paroisse, de Verville et les écarts appelés la Frileuse et les Groux. Verville, cité dès 1331, est construit le long du Sausseron et d'un chemin de randonnée vestige de l'ancienne voie ferrée ligne de Valmondois à Marines. Le bois de la Tour du Lay est en partie situé sur le territoire de Nesles-la-Vallée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement Niallae, puis Nigella en 1205[2], le nom du village est devenu Nesles puis enfin « Nesles-la-Vallée » en 1869. La première mention du village date de 775.

Le toponyme vient d'une forme nige villa (nouveau domaine), du germanique nige ( nouveau)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Stèle commémorant le voyage de Jacques Charles.

Une nécropole gallo-romaine, le Vieux Moulin, a été découverte à Verville[4].

L'église Saint-Symphorien est construite entre 1185 et 1200. La paroisse est une possession de l'abbaye de Chelles au XIIe siècle.
Le manoir Launay, situé dans le fief de Launay[5], fut reconstruit vers 1600 pour Goeffroy de Cœuret de Nesles (vers 1560-1639) qui était chevalier et seigneur de Nesles. Devenu possession de Henri II de Bourbon-Condé, celui-ci l'offre à Jean de Santeuil hôte assidu des Condé de Chantilly. Vendu comme bien national il deviendra une ferme.

Le château seigneurial est construit au début du XVIIe siècle également pour Goeffroy de Cœuret de Nesles. Un second château élevé en 1705 pour la famille Balincourt, sera vendu comme bien national durant la Révolution française puis démoli.

La seigneurie appartient ensuite, et ce jusqu'en 1705 aux comtes de Beaumont, date à laquelle elle est rachetée par la prestigieuse famille des Conti.

Le 1er décembre 1783, Jacques Alexandre César Charles et Marie-Noël Robert atterrirent à Nesles, au lieu-dit les Grands-Herbages, à la suite du premier vol en ballon à hydrogène de l'histoire. Ils étaient partis du jardin des Tuileries à Paris. Charles décolla à nouveau sans son mécanicien et se posa ensuite près d'Hédouville, commune voisine.

En 1831, le roi Louis-Philippe, de passage par la commune, finança la construction d'un pont sur le Sausseron après qu'une de ses voitures se fut renversée au passage à gué du ruisseau. Ce pont existe toujours, sous le nom de pont du Pontenay. Il a été doublé en 2004 par un passage piéton fait de bois et métal.

Nesles absorbe en 1838 la commune de Fontenelles.

En 1869, le conseil municipal de Nesles ajoute-la-Vallée au nom officiel de la commune pour éviter les confusions postales liées aux homonymies.

La commune fut traversée de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer à voie métrique Valmondois - Marines. Si la voie ferrée a disparu, la gare réhabilitée en 2008 existe toujours.

En 1892, le hameau des Groues est distrait de la commune pour être rattaché à Valmondois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune faisait historiquement partie du canton de la Vallée-du-Sausseron. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Ouen-l'Aumône.

Elle se trouve dans l'arrondissement de Pontoise

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes de la Vallée du Sausseron.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

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Résultats majoritaires au second tour

  • Élections législatives : (Nesles-la-Vallée fait partie de la 1re circonscription électorale du Val-d'Oise dont le député est, depuis 1993, Philippe Houillon, maire de Pontoise)
    • 2002 : 62,03 % pour le candidat UMP (circonscription 58,18 %)
    • 2007 : 63,15 % pour le candidat UMP (circonscription 58,64 %)
  • Élections présidentielles :
    • 2002 : Jacques Chirac : 83,58 % (national 82,21 %)
    • 2007 : Nicolas Sarkozy : 52,30 % (national 53,06 %)
  • Autres élections et scrutins (résultats majoritaires dans la commune)
    • élections régionales de 2004 : au deuxième tour, les électeurs de la commune ont voté à 49,80 % pour la liste du Parti socialiste (régional 49,16 %)
    • élections européennes :
      • 1999 : liste du RPF (17,66 %) (régional 13,05 %)
      • 2004 : liste de l'UMP (20,61 %) (régional 17,80 %)
    • référendum relatif au traité de Maastricht de 1992 : 54,08 % de réponse oui (national 51,04 %)
    • référendum relatif au traité établissant une constitution pour l'Europe de 2005 : 57,68 % de réponse oui (national 45,33 %)[8]

En synthèse, les électeurs de Nesles-la-Vallée semblent plutôt pro-européens (en gardant à l'esprit que le vote non aux référendums relatifs aux questions européennes ne peut pas être systématiquement interprété comme une attitude opposée à la construction européenne[réf. nécessaire]).

Par ailleurs, le scrutin municipal de 2014 a vu, pour la deuxième fois consécutive, deux listes s’affronter. La modification de la loi en 2013 a introduit pour toutes les communes de plus de 1000 habitants le mode de scrutin proportionnel de liste à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête. Ce mode de scrutin permet ainsi l’expression de la représentation minoritaire au sein du conseil municipal (soit 19 sièges pour la commune de Nesles). Le nouveau conseil municipal dont le mandat a pris effet le 23 mars 2014 pour 6 ans comprend ainsi 17 élus de la liste majoritaire (Passion Rurale) ayant obtenu 73,28% des suffrages exprimés, et 2 élus « minoritaires » de la liste AlterNesles ayant recueilli 26,71% des suffrages exprimés (voir le site Web de l’association AlterNesles).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 29 avril 2014)
Philippe Guéroult[9] SE Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

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Le taux de la taxe d'habitation en 2006 est de 7,81 %, celui de la taxe foncière (bâti) de 16,12 % (non-bâti 32,32 %) et de la taxe professionnelle de 17,74 %[réf. nécessaire]. En 2015, le taux des «  3 taxes », voté par le conseil municipal de Nesles-la-Vallée, est resté inchangé par rapport à 2014 [12] :

  • le taux de la taxe d’habitation est de 8,72 %
  • le taux de la taxe foncière sur le bâti est de 8,79 %
  • le taux de la taxe foncière sur le non bâti est de 11,15 %

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 780 habitants, en diminution de -2,79 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
779 764 806 822 905 862 833 792 813
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
774 878 839 825 833 829 877 790 861
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
784 840 936 1 008 1 069 1 066 1 073 1 138 1 124
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 079 1 081 1 214 1 297 1 670 1 829 1 843 1 808 1 780
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006 [16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Symphorien, vue sur la façade occidentale depuis la rue Pierre-Pilon.

Nesles-la-Vallée compte cinq monuments historiques sur son territoire, dont un a été volé.

  • Église Saint-Symphorien, rue Pierre-Pilon / boulevard Pasteur (classée monument historique par liste de 1862[17]) : Construite entre 1180 à 1185 dans le style gothique primitif en intégrant le clocher roman subsistant de l'église précédente, et achevé vers 1140 environ, l'église n'a pas subi de modifications importantes depuis, hormis l'ajout d'une sacristie disgracieuse encombrant le chevet. L'église est parmi les premières dans l'actuel département du Val-d'Oise à être classées, mais son délabrement provoque son déclassement dès 1879. Une restauration intervient une dizaine d'années plus tard sous la direction des architectes Vernier et Danjoy, beaucoup trop radicale dans le chœur. Dans la nef, la plupart des chapiteau sont remplacés, mais ici, le style d'origine est respecté. Sur l'initiative de Gabriel Ruprich-Robert, l'église est de nouveau classée en 1910. Elle se compose d'une nef de quatre travées barlongues ; d'un chœur de deux travées, dont la seconde est plus courte et comporte le chevet à pans coupés ; de deux bas-côtés sur toute la longueur de l'édifice ; et bien entendu du clocher roman avec sa pyramide octogonale en pierre se dressant au-dessus de la dernière travée du bas-côté sud. La travée homologue au nord est un peu plus long et se termine par un chevet plat. Dans son ensemble, l'église Saint-Symphorien reflète le meilleur niveau de l'architecture sacrale de son temps, et s'inspire de l'élévation sur trois niveaux des cathédrales, avec bien sûr des simplifications. Ainsi, au-dessus de grandes arcades en arc brisé la faisant communiquer avec les bas-côtés, la nef possède un étage de triforium avec deux arcades en arc brisé par travée, sans arc de décharge, puis suit un étage de baies hautes en tiers-point, sans remplage. Par contre, la largeur de la nef n'est que de 5,30 m. Les voûtes sexpartites ne se retrouvent nulle part ailleurs dans le Vexin français ; elles favorisent l'installation de baies hautes sans obtenir des murs latéraux trop hauts posant des problèmes de stabilité. En effet, les arc-boutants n'existaient pas encore au XIIe siècle. La toiture a été partiellement restaurée en 2009[18],[19],[20].
  • Ferme de Bertheuil, rue Pierre-Pilon (inscrite monument historique par arrêté du 12 juin 1984[21]) : Son logis, dit aussi manoir de Nasselles, date des XVe et XVIIe siècles et fut la demeure d'Antoine de Cugnac, seigneur local de 1485 à 1526 et premier maître d'hôtel de Louis XII. Depuis la rue, on peut voir une fenêtre à meneau de la Renaissance et le toit en poivrière d'une tour d'escalier octogonale, à l'angle entre le logis et un bâtiment agricole côté cour. Son portail possède une ornementation de style Renaissance avec deux têtes d'ange et le blason des Cugnac. La ferme comporte également un colombier remarquable des XIVe et XVe siècles, passant pour être le plus ancien d'Île-de-France non remanié. Viollet-le-Duc le reproduit dans son dictionnaire d'architecture. Les bâtiments d'exploitation semblent dater du XVIIIe siècle[19],[22].
  • Manoir de Launay, RD 151, à l'extérieur du village au nord (tour de Santeuil inscrite monument historique par arrêté du 2 novembre 1926[23]) : Il a été reconstruit pour Geoffroy de Cœuret vers la fin du XVe siècle, et a été longtemps faussement attribué à l'architecte Nicolas Le Mercier. Grand Condé l'offre à Jean de Santeuil (1630-1697), poète latin et érudit excentrique pour l'époque, fréquentant régulièrement la cour de Chantilly. De Santeuil fit aménager une chambre à chaque étage de la tour carrée, d'où il passait de l'une à l'autre élevant ainsi son inspiration. Un oratoire trouvait alors sa place à la base de la tour. L'édifice est également pris en exemple par Viollet-le-Duc comme modèle de manoir du XVe siècle. Il est entouré d'une enceinte polygonale et d'une porte fortifiée, et des vestiges de mâchicoulis sont visibles en haut. Les autres bâtiments de la ferme ont par contre été reconstruits vers 1880[19],[24].
  • Polissoir du néolithique, dans la forêt départementale de la Tour du Lay (classée monument historique par arrêté du 23 juin 1976[25])
  • Croix pattée romane dite la Croix Verte, chemin des Bourbottes, à l'extérieur du village au sud-est (classée monument historique par arrêté du 21 février 1907[26]) : Cette croix pattée du XIIe siècle a été volée le 19 septembre 1966, et une réplique a pris sa place[27].
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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Ancien château seigneurial.
  • Croix des Friches, sente au Beurre : Cette croix pattée haute de 91 cm, représentant d'un type de croix emblématique du Vexin français, date du XIIe siècle et marquait la limite entre les paroisses de Nesles et de Parmain. Un parchemin daté de 1206 en fait mention[28].
  • Ancien château seigneurial de Nesles, avenue Émile-Henriot : Le château du début du XVIIe siècle a été probablement édifié pour Geoffroy de Cœuret, également propriétaire du manoir de Launay (voir ci-dessus). Un second château fut construit à côté pour les Balincourt vers 1705, mais démoli après 1796 à la suite de sa vente comme bien national. Quant au premier château, il a été transformé en ferme et subsiste toujours en partie sous cette forme, reconnaissable par une tour carrée de deux étages[29].
  • Cave voûtée, rue Saint-Jean : Elle remonte au XIVe siècle et occupe l'emplacement présumé d'une chapelle de 1344 aujourd'hui disparue[19].
  • Château de la Garenne : Avec son architecture en pierre et brique, cette maison de maître caractéristique du Second Empire a appartenu à un écuyer de Napoléon III[19].
  • Maison rose : La maison en briques rouges construite en 1886 a été habitée par le peintre Fernand Quignon[19].
  • Moulin de Cézanne : Construit au XIXe siècle et converti depuis pour partie en HLM, il a servi de modèle à Paul Cézanne[19].
  • Mairie-école, sur la place centrale du village : Elle a été édifiée à partir de 1883 selon les plans de Louis-Charles Boileau, théoricien architectural connu pour avoir réalisé certaines des charpentes métalliques du Bon Marché à Paris. La façade du corps principal abritant la mairie est surmontée par un fronton avec une horloge, et flanquée de deux tourelles rondes. Elles contiennent les escaliers donnant accès aux logements des instituteurs. Les vastes salles d'école pour les filles et les garçons se situent dans des ailes latérales sans étage à gauche et à droite. Chacune était conçue pour recevoir quatre rangées de huit bancs pour deux élèves, soit soixante-quatre élèves par classe[30],[19].
  • Auberge du Faisan Doré, route de Parmain : Cette auberge du début du XXe siècle a attiré dans les années 1920 Robert Delaunay et son épouse Sonia qui à leur tour la feront connaître et y amèneront Marc Chagall, Albert Gleizes, Hans Arp ou encore Le Corbusier à l'époque du projet dit de la Vallée des artistes. Ces artistes avaient alors pour idée, dans l'entre-deux-guerres, de réaliser un musée utopique, de taille extensible, à destination des artistes vivants (Le Corbusier, Le musée à croissance illimitée, 1939[31])[19]. Des terrains sont achetés à Nesles pour réaliser ce projet fou qui n'y verra jamais le jour.
  • Lavoir couvert, rue de la Falaise : Ce lavoir établi sur le Sausseron est protégé par un édicule en moellons, couvert par un toit en appentis. Il date du XIXe siècle. Le plancher mobile en bois s'adaptait automatiquement au niveau d'eau du ruisseau, afin de faciliter la tâche des lavandières y venant rincer le linge[32].
  • Lavoir couvert, route de Pontoise : Contemporain du premier, il possède un édicule semblable, mais est plus long et doté d'un sol en pierre[33].
  • Presbytère, boulevard Pasteur : Ce bâtiment du XVIIIe siècle soigneusement construit en pierre de taille a été vendu comme bien national à la Révolution française, puis a racheté par la commune en 1838 pour servir de nouveau de presbytère[34].
  • Bureau de poste, boulevard Pasteur : Il date de 1868[19].
  • Maison « La Pommeraie », boulevard Pasteur : Ce fut au XIXe siècle la demeure du docteur Lebettre, ancien maire, et a été habitée également par Roland Dorgelès[19].
  • Ferme de Fontenelles, route de Nesles à Hérouville : Elle fut érigée du XIIe siècle au XIVe siècle. C'est un ensemble typique des granges céréalières du Moyen Âge dans le Vexin. Le bâtiment, garni de contreforts, est composé de huit travées. Le hameau de Fontenelles sera érigé en commune en 1790 mais rattaché à Nesles dès 1838[35].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Nesles-la-Vallee.svg

Les armes de Nesles-la-Vallée se blasonnent ainsi : D'argent au lion de sable lampassé de gueules, au chef d'azur chargé de trois quintefeuilles d'or.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ont été tournés à Nesles-la-Vallée dont :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Aubert, La grande histoire du Val d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)
  • M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert, Amélie Marty et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nesles-la-Vallée », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 906-913 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Catherine Crnokrak, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), La vallée du Sausseron : Auvers-sur-Oise — Val d'Oise, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine Île-de-France et Conseil général du Val d'Oise, coll. « Images du patrimoine / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France », , 84 p. (ISBN 2-905913-09-6), p. 59-64
  • E. Coüard, « À travers le canton de L'Isle-Adam : Souvenirs d'inspection : Nesles-la-Vallée », Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise, Versailles, vol. 27,‎ , p. 128-130 (ISSN 1146-9994, lire en ligne)
  • Nouveau Guide du Vexin Français, Éd. du Valhermeil, 2002, 363p. (ISBN 2-913328-30-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Nesles-la-Vallée sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Jean-Marie Cassagne, Mariola Korsak, J.-M. Bordessoules, 2009 , Origine des noms de lieux de Paris et grande couronne, 2009, page 246
  4. Nouveau guide du Vexin Français
  5. LA SEIGNEURIE ET LES SEIGNEURS DE NELLE
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. Site du ministère de l'intérieur[réf. incomplète].
  9. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  10. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  11. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise,‎ (consulté le 9 octobre 2015).
  12. http://alternesles.eu/2015/04/20/les-impots-locaux/
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Église Saint-Symphorien », notice no PA00080139, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Nesles-la-Vallée, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 243-246.
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert, Amélie Marty et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nesles-la-Vallée », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 906-913 (ISBN 2-84234-056-6).
  20. « Inventaire général du patrimoine culturel - église Saint-Symphorien », notice no IA00122240, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Ferme de Bertheuil », notice no PA00080140, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Inventaire général du patrimoine culturel - manoir de la derme de Bertheuil », notice no IA00122244, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Tour de Santeuil », notice no PA00080142, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Inventaire général du patrimoine culturel - manoir de Launay », notice no IA00122245, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Polissoir », notice no PA00080141, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Croix-Verte », notice no PA00080138, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Inventaire général du patrimoine culturel - Croix-Verte », notice no IA00122267, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Inventaire général du patrimoine culturel - croix des Friches », notice no IA00122266, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Inventaire général du patrimoine culturel - château », notice no IA00122243, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Inventaire général du patrimoine culturel - mairie-école », notice no IA00122241, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. musée à croissance illimitée.
  32. « Inventaire général du patrimoine culturel - lavoir rue de la Falaise », notice no IA00122270, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Inventaire général du patrimoine culturel - lavoir route de Pontoise », notice no IA00122268, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Inventaire général du patrimoine culturel - presbytère », notice no IA00122242, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Inventaire général du patrimoine culturel - ferme de Fontenelles », notice no IA00122225, base Mérimée, ministère français de la Culture.