Montreuil-sur-Epte

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Montreuil-sur-Epte
L'église Saint-Denis et le monument.
L'église Saint-Denis et le monument.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Jean-Pierre Javelot
2014-2020
Code postal 95770
Code commune 95429
Démographie
Gentilé Montreuillois, Montreuilloises
Population
municipale
431 hab. (2014)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 00″ nord, 1° 41′ 00″ est
Altitude 46 m (min. : 27 m) (max. : 157 m)
Superficie 7,15 km2
Localisation

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Montreuil-sur-Epte
Liens
Site web http://www.montreuil-sur-epte.fr/

Montreuil-sur-Epte est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans la vallée de l'Epte, dans le Vexin français, à la limite du Vexin normand, dans la région Normandie.

La commune est limitrophe de : Saint-Clair-sur-Epte, Buhy, La Chapelle-en-Vexin, Ambleville, Bray-et-Lû (dans le département du Val-d'Oise) ainsi que Dampsmesnil et Berthenonville (dans le département voisin de l'Eure).

Communes limitrophes de Montreuil-sur-Epte[1]
Berthenonville (Eure) Saint-Clair-sur-Epte Buhy
Dampsmesnil (Eure) Montreuil-sur-Epte[1] La Chapelle-en-Vexin
Bray-et-Lû Ambleville

Deux hameaux sont rattachés à Montreuil-sur-Epte : Ansicourt et Copierres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom provient du bas latin *monasteriolum, diminutif de monasterium, couvent, et du cours d'eau éponyme.

Le territoire de la commune est occupé depuis la préhistoire comme l'atteste la découverte de silex taillés. Anciennement "Monstreuil", le village est une dépendance à l'époque féodale de Coulombs et du diocèse de Rouen. Menacé durant la guerre de Cent Ans, les habitants trouvent refuge au château de Coppières, hameau alors plus peuplé que l'actuel village. Essentiellement agricole, le village s'ouvre à l'industrie au cours du XIXe siècle avec l'installation en 1862 d'une usine de chaises, qui emploie alors 12 employés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1925  ? M. Reinneville    
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Martine Versyck DVD[3]  
mars 2008[4],[5] en cours
(au 29 avril 2014)
Jean-Pierre Javelot   Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 431 habitants, en diminution de -2,71 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
298 304 326 362 355 368 364 357 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
383 366 350 317 315 320 304 305 289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
286 246 257 219 245 209 191 211 230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
202 231 182 202 299 350 438 442 431
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Vue sur l'église depuis l'est.
Le pont d'Aveny, côté nord.

Montreuil-sur-Epte compte trois monuments historiques sur son territoire, dont un (le pont d'Aveny) est à moitié situé sur la commune limitrophe de Dampsmesnil.

  • Église Saint-Denis (inscrite monument historique par arrêté du 14 novembre 1985, y compris l'escalier extérieur[11]) : de style gothique, elle se situe sur le flanc d'une butte dominant la rue principale du village depuis le nord. De l'église du XIIIe siècle, ne subsiste que le chœur au chevet plat, long de deux travées, ainsi que des pans de mur de la nef. Les dommages subis pendant la guerre de Cent Ans n'ont jamais été correctement réparés, de sorte que les autres parties doivent être remplacés au cours du XVIe siècle. D'abord, à partir de 1520, le chœur est doté d'une chapelle latérale de style gothique flamboyant au nord, portant sur une travée. Une seconde chapelle suit un peu plus tard, avec un toit indépendant et un pignon tourné vers le nord, mais formant un collatéral avec la chapelle précédente. Le chœur et ce collatéral sont voûtés sur croisées d'ogives, et le chœur présente des chapiteaux de crochets et de feuillages, alors que les nervures sont pénétrantes dans le collatéral. En 1578 seulement, la nef reçoit un bas-côté au nord, non voûté et communiquant avec la nef par trois arcades en tiers-point. Le nef est rebâtie également, mais conserve son plafond plat en bois. Les baies sont en plein cintre, du fait de l'influence de l'architecture Renaissance, mais leur remplage de ciment est de date récente. En 1598, un porche est ajouté devant le portail principal, qui se situe au centre de la façade méridionale de la nef. Les pilastres encadrant la porte, l'écusson ornant le linteau, le fronton et son petit clocheton en font une œuvre représentatif de la Renaissance. Le clocher en charpente s'élève au-dessus de la première travée du chœur. Il est couvert d'ardoise et abrite trois cloches dont l'une pèse 500 kg, fondue en 1842. Un escalier de vingt-quatre marches donne accès au porche depuis la rue[12],[13].
  • Pont d'Aveny, sur la voie communale reliant le hameau de Copierres au hameau d'Aveny (classé monument historique par arrêté du 4 juillet 1995[14]) : il franchit l'Epte et en même temps la limite entre les départements du Val-d'Oise et de l'Eure, et la limite entre l'Île-de-France et la Haute-Normandie. Le pont en pierre de taille comporte trois arches voûtées en anse de panier. Les avant et arrière-becs symétriques de section triangulaire servent à réduire la résistance à l'eau. Ces éléments ainsi que la corniche à la base du parapet sont caractéristiques des ponts du XVIIIe siècle. Le pont d'Aveny a été construit entre 1744 et 1746 sous la direction de M. Martinet, ingénieur des ponts et chaussées, en remplacement d'un vieux pont en bois[14]. C'est un des derniers édifices de ce type à subsister, les autres ayant bien souvent été détruits pour l'élargissement des voies de communication[13]. Fermé à la circulation automobile en 1993[14], le pont a été rouvert une quinzaine d'années plus tard.
  • Allée couverte de la Roche-à-Clet, à Copierres, au lieu-dit Les Fontaines, en contrebas du chemin rural n° 11 - GR de pays (classé monument historique par arrêté du 7 mai 1895[15]) : elle a été découverte en 1886 et étudiée en 1891 par le préhistorien Émile Collin. Elle se compose de parois de grandes dalles calcaires formant couloir et d'une chambre funéraire ; l'ensemble était peut-être enfoui à l'origine sous un tumulus. Le remblai autour de l'allée couverte ne date toutefois que de l'époque romaine. Il s'agit d'une sépulture collective de la civilisation Seine-Oise-Marne, où les corps étaient allongés sur un lit de chaux afin d'accélérer leur décomposition. Les défunts étaient inhumés avec des bijoux, des armes et des outils de différente nature[13]. Contrairement à ce que son nom indique, l'allée couverte est aujourd'hui dépourvue des dalles qui la recouvraient. La végétation envahit l'intérieur et les abords. Le monument se situe au sein d'un champ et appartient à une association. Aucun sentier n'y donne accès, et la présence du monument n'est pas indiquée.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Croix de cimetière : la croix elle-même n'est qu’une petite croix en fer forgé toute simple, montée en haut d'un fût cylindrique sur un socle cubique. Le soubassement octogonal avec ses trois paliers est digne d'intérêt.
  • L'ancienne remise de la pompe à incendie, RD 37, en bas de l'église : elle a été construite peu avant ou après l'an 1900 et représente un exemple caractéristique de ce type de bâtiment. Outre la pompe à incendie, les seaux et les tuyaux, elle abritait le corbillard[13],[16].
  • La mairie abrite une collection d'outils préhistoriques trouvés sur le territoire de la commune par François-Arsène Foucard (1858-1942), journalier passionné par la préhistoire[13],[17]. (Sans illustration.)
  • Le moulin d'En-bas : situé à l'ouest de la RD 37, elle est accessible en haut par un court chemin privée depuis la route, et en bas par le chemin rural dit des Marais, qui passe par « la Cavée » (voir ci-dessous). La vocation de la maison de moulin à eau n'est pas facilement visible, la roue à aubes et le bief se situant à l'arrière, au nord. L'eau arrive en haut de la roue, disposition prise en raison du faible débit[13]. (Sans illustration.)
  • « La Cavée » : chemin passant par-dessous de la RD 37 grâce à un pont, afin de permettre l'accès au moulin d'En-bas. Le canal de déversement du bief accompagne en grande partie ce chemin, sauf sur la rampe d'accès. La différence de niveau a nécessité l'aménagement d'une petite cascade artificielle.
  • Le lavoir, rue du Ruisseau : il est alimenté en eau par le ruisseau canalisé qui court le long de la rue (voir ci-dessous), et qui change de côté pour passer près du lavoir. Le petit bassin en béton est entouré de murs badigeonnés de trois côtés, et les emplacements des lavandières sont protégés par trois toits en appentis formant atrium. Ils sont couverts de tuiles mécaniques. Dans sa forme actuelle, le lavoir ne date que de 1929[18], ce qui en fait l'un des plus récents du Vexin français.
  • Le moulin d'En-haut : Elle conserve sa roue à aubes, dissimulé sous un appentis devant le pignon nord du bâtiment. Ce dernier reste à peu près dans son état d'origine, ce qui fait son intérêt architectural en dépit de l'absence d'un style particulier.
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  • Le bief des moulins, rue du Ruisseau : Un ruisseau à fort débit prenant sa source en haut du village, au nord-est, a été canalisé de sorte de pouvoir servir de bief aux deux moulins à eau, le moulin d'En-haut et le moulin d'En-bas. Le bief longe la rue du Ruisseau sur toute sa longueur, essentiellement à découvert, changeant trois fois de côté. En amont du moulin d'En-haut, où la déclivité de la rue est trop importante, une solution originale a été appliqué : le bief est aménagé au haut du mur de clôture du terrain à droite de la rue et prend la forme d'un aqueduc[13].
  • Croix de chemin, à la sortie sud du village, RD 37 : la petite croix monolithique est plantée en haut du talus, à gauche en sortant du village. Ses bras sont courts et larges, mais il ne s'agit pas d'une croix pattée. La datation est incertaine[19].
  • Croix de Copierres, devant le portail sud du domaine du château, RD 37 : elle provient de la place de Copierres et date du XIXe siècle, au moins en ce qui concerne la petite croix en fer forgé et le fût tout simple[19]. Le piédestal composé de deux blocs de pierre et d'une dalle portent les marques du temps et paraît plus ancien.
  • Château de Copierres : un château du XIXe siècle et une ferme occupent l'emplacement du château du Moyen Âge édifié par la famille de Trie. Quelques pans du mur subsistent du château d'origine. La cour de ferme se situe côté rue ; curieusement, la remise en colombages est directement attenante au château. La façade principale ouest du château donne sur le parc est n'est pas visible depuis le domaine public.
  • Fontaine de Copierres, RD 37 à Copierres : elle se situe dans un renfoncement du mur de soutènement d'une propriété, sous une basse arcade au profil non symétrique. L'eau sort par un trou dans le mur et se déverse dans une auge taillée dans un bloc de pierre, puis le surplus d'eau se jette sur le trottoir où il est absorbé par la canalisation publique.
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  • Petit lavoir avec source, RD 37 à Copierres : il est pris entre deux propriétés privés et n'est guère visible depuis la rue, mais le bruissement de l'eau de la source indique sa position. Le bassin n'est accessible que du côté droit, et la plate-forme destinée aux lavandières est protégé par un toit sommaire. La source du lavoir est recouverte de mousses et entouré de plantes appréciant le milieu humide[18].
  • L'ancienne halte d'Aveny-Montreuil, sur la voie communal reliant Copierres à Aveny par le pont d'Aveny : elle se situe sur l'ancienne ligne de Gisors à Vernon, transformée en voie verte. Le petit bâtiment se présente sous la forme caractéristique des maisons de garde-barrière, avec un petit annexe servant à l'accueil des voyageurs. Curieusement, le nom de la halte associe le nom d'un hameau (Aveny fait partie de la commune de Dampsmesnil) au nom d'une commune. Bien qu'Aveny soit mentionné en premier lieu, l'ancienne halte se situe sur la commune de Montreuil-sur-Epte.
  • Lavoir des Fontaines, rue des Fontaines à Copierres : l'aspect de ce lavoir situé en haut du hameau, à la lisière d'un bois, n'a que peu changé depuis des décennies. Le bassin n'est accessible que d'un côté, et il n'y a point de couverture. La fontaine se situe au chevet du bassin et se présente comme un bac où se déverse l'eau de la source[18].
  • « La Croix Penchée », à l'est de Copierres sur le plateau, sur la voie communale d'Aveny à Magny-en-Vexin, près de la limite avec la commune d'Ambleville et face à son hameau du Vaumion : datée du XVIIe siècle, cette croix monolithique se présente comme une colonne de pierre en état brut, dont seule l'extrémité supérieure est sculpté avec soin (les angles sont chanfreinés)[19]. Les bras de la croix étant très courts, elle est souvent qualifiée à tort de croix pattée.

Montreuil-sur-Epte au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Montreuil-sur-Epte sur Géoportail.
  2. « Les maires de Montreuil-sur-Epte », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 11 octobre 2015).
  3. Annuaire des Mairies du Val d'Oise (95), Editions Céline / EIP, 2006-2007, 102 p. (ISBN 9782352581956, lire en ligne), p. 74.
  4. « La réunion du Conseil Municipal du 29 mars 2008 », Montreuil-Infos, no 1,‎ (lire en ligne [PDF]).
  5. Site officiel de la préfecture du Val-d’Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  6. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Église Saint-Denis », notice no PA00080133, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Montreuil-sur-Epte, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 239-240.
  13. a, b, c, d, e, f et g Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Montreuil-sur-Epte », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 573-577 (ISBN 2-84234-056-6).
  14. a, b et c « Pont d'Aveny », notice no PA00135713, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Dolmen de Copierres », notice no PA00080132, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Le local à incendie », sur Montreuil-sur-Epte (site officiel) (consulté le 27 octobre 2012).
  17. « L'allée couverte / outils », sur Montreuil-sur-Epte (site officiel) (consulté le 27 octobre 2012).
  18. a, b et c « Les lavoirs », sur Montreuil-sur-Epte (site officiel) (consulté le 27 octobre 2012).
  19. a, b et c « Les croix », sur Montreuil-sur-Epte (site officiel) (consulté le 27 octobre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]